Paris réfléchit à des mesures pour mieux contrôler Huawei

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L'une des mesures envisagées consisterait en une extension du pouvoir d'agrément de l'Anssi, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, indique le journal.
L'une des mesures envisagées consisterait en une extension du pouvoir d'agrément de l'Anssi, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, indique le journal. (Crédits : Morris MacMatzen)
Le gouvernement envisage de prendre une série de mesures visant à limiter le déploiement de l'équipementier télécoms chinois Huawei en France, rapportent lundi les Echos sur leur site internet, ajoutant qu'il pourrait profiter de la loi Pacte pour y parvenir.

Les choses se compliquent pour Huawei en France. Le gouvernement envisage de prendre une série de mesures visant à limiter le déploiement de l'équipementier télécoms chinois, rapportent lundi les Echos sur leur site internet, ajoutant qu'il pourrait profiter de la loi Pacte pour y parvenir. L'une des mesures envisagées consisterait en une extension du pouvoir d'agrément de l'Anssi, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, indique le journal.

Pour étendre rapidement ses prérogatives, le gouvernement pourrait "profiter de la loi Pacte votée par l'Assemblée nationale en première lecture en octobre et actuellement devant le Sénat, pour faire passer un amendement 'anti-Huawei'", explique le quotidien financier. Il ajoute que cet amendement a été présenté la semaine dernière lors d'une réunion à Bercy rassemblant Orange , SFR, Free, Bouygues Telecom , la Direction générale des entreprises (DGE), l'Arcep (l'Autorité de régulation des télécoms), la Fédération française des télécoms (FFT) et l'Anssi.

Un droit de regard étendu pour l'Anssi

L'Anssi pourrait également avoir un droit de regard "rétroactif" qui toucherait alors les produits Huawei installés lors des précédentes générations mobiles (3G, 4G). Avec un chiffre d'affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d'euros) en 2017, Huawei est le premier équipementier télécoms mondial, mais plusieurs pays occidentaux redoutent que Pékin n'utilise ses infrastructures à des fins d'espionnage.

Aucune preuve n'a jusque-là été apportée pour étayer ces soupçons et le groupe a réfuté à de nombreuses reprises ces accusations. La controverse a toutefois conduit plusieurs pays occidentaux à restreindre l'accès à leurs marchés pour la téléphonie de cinquième génération (5G).

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 27/01/2019 à 13:39 :
c'est tres simple
il suffit que huawei cree en europe une coentreprise ou elle detiendrait 49% et ferait les transferts de tehcnologies
rien de complique, et ca ne pose aucun pb, vu que c'est la regle en chine donc ils sont habitues!
a écrit le 22/01/2019 à 8:50 :
C'est une excellente initiative mais on ne peut qu'être dubitatif de l'attitude de nos gouvernants qui s'il n'y avait pas eu trump auraient continué de valider sans sourciller leur business avec les chinois.

Heureusement que les américains sont là pour nous imposer d'ouvrir les yeux maintenant j'ai bien peur que nos politiciens aient agit seulement de part la puissance des états unis et non par réflexion propre. Oui je sais c'est facile comme analyse vu ce que nous avons au pouvoir actuellement...

Même pour les chinois c'est une bonne chose, cela leur apprendra à essayer de nous espionner plus discrètement, plus finement que leurs téléphones vérolés et fragiles du coup.
a écrit le 22/01/2019 à 2:09 :
À la demande de nos gentils ennemis américains ?
a écrit le 22/01/2019 à 0:22 :
Ça ressemble plus à du protectionnisme déguisé qu'à du contrôle...

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