Il n'est toujours pas question d'une LGV, qui aurait pu relier Paris à Clermont en passant par Orléans : un projet officiellement à l'arrêt depuis 2018, après que son coût ait été évalué à près de 13 milliards d'euros (selon une estimation menée en 2011)... même si une tierce expertise a été demandée par la région voisine, Centre Val-de-Loire début 2022.
Pour l'heure, c'est surtout le sujet de la modernisation de cette ligne Intercités, qui relie aujourd'hui la capitale à la ville auvergnate, qui a été remis sur la table. Cette ligne fait en effet l'objet d'un plan de rénovation de 760 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 700 millions pour le renouvellement des rames, qui avait été confié à l'espagnol CAF, suite à l'établissement d'un nouveau schéma directeur en août 2018. Avec un premier objectif d'améliorer le temps de transport de seulement 10 minutes à l'arrivée, mais surtout de fiabiliser son fonctionnement d'ici à 2025.
Avec un temps de parcours moyen de 2h58, affiché il y a encore quelques années par le direct (contre 3h19 aujourd'hui, lorsqu'il n'y a pas de retard), ce train d'équilibre des territoire (TET) affiche plus ou moins le même temps de trajet qu'en voiture pour ses 400 kms de ligne, connectant l'Île-de-France au Massif central.
Conformément à l'engagement du Ministre des Transports Clément Beaune, l'Etat réunit ce vendredi 28 octobre l'ensemble des parlementaires, des représentants d'usagers, les services de l'État impliqués ainsi que des représentants de SNCF Réseaux, SNCF Voyageurs et SNCF Gares et connexions, au sein d'un groupe de travail technique.
"Il est question, pendant ce temps de rencontres, d'aborder en détail le plan des prochaines étapes de mise en œuvre du schéma directeur de la ligne Clermont-Ferrand - Paris. C'est à cette occasion également qu'un point sur les actions mises en œuvre ou envisagées pour contribuer à l'amélioration de la qualité de service et l'information des voyageurs sera réalisé", précisent les services de la préfecture du Puy-de-Dôme.