Bitcoin: de Moscou à Paris, qui sont les "pro" et les "anti" ?

Adeline Raynal

Adeline Raynal
Le bitcoin, il y a ceux qui y croient. Et ceux qui s'en méfient. De Moscou à Paris en passant Pékin, la monnaie virtuelle créé en 2009 ne laisse personne indifférent, et surtout pas les gouvernements. Tour du monde des "pro", des "anti" et des curieux.
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Un restaurant de San Francisco, Sake Zone, accepte les bitcoins...

... tout comme une pâtisserie vendant des cupcakes implantée à San Francisco:

A Vancouver, un distributeur automatique de bitcoins a même été installé dans un coffee shop:

Les monnaies électroniques, et surtout le plus connue d'entre elles, le bitcoin, n'en finissent pas de cristalliser les attentions. Créé en 2009 dans le sillage de la crise financière mondialisée, le bitcoin est longtemps resté une monnaie cantonnée à une sphère de "geeks".
Mais au cours de l'année 2013, son cours s'est mis a flamber. Un bitcoin valait environ 20 dollars en janvier 2013, aujourd'hui (mardi 11 février 2014) il en vaut plus de 590 dollars ! Extrêmement volatile, sa valeur a même dépassé les 1.000 dollars le 27 novembre 2013.
La masse de bitcoins en circulation croît également de plus en plus vite. "Aujourd'hui, la masse de bitcoins en circulation dans le monde équivaut à environ 9,6 milliards d'euros" estimait le chercheur en finance Philippe Herlin mardi 11 décembre dans une interview à latribune.fr. L'emballement du cours suscite l'appétit des spéculateurs et l'engouement médiatique et sociétal autour de cette nouvelle monnaie ret éveille l'intérêt des institutions financières.
L'objectif de la création du bitcoin à partir d'un code informatique open source (accessible à tous) était justement d'échapper au contrôle de toute banque centrale ou institution financière, en réaction au séisme qui a touché le système financier mondial en 2008.
Mais les craintes que la monnaie virtuelle puisse servir à financer des activités illicites sont très présentes. Et elles ne sont pas chimériques, comme en témoigne l'arrestation le 28 janvier de "l'évangéliste du bitcoin" Charlie Schrem, accusé de blanchiment d'argent dans le cadre de l'affaire Silk Road ("l'e-bay de la drogue").
Les détracteurs du bitcoin dénoncent régulièrement son usage pour des activités criminelles comme le blanchiment d'argent sale. Plusieurs institutions ont, pour leur part, émis des avis négatifs. En voici quelques uns.
Le régulateur précise qu'aucune compensation n'est prévue en cas de piratage des "porte-monnaies numériques" ou de problèmes d'acheminement de transferts d'argent. Il indique d'ailleurs qu'il est en train d'évaluer "si les monnaies virtuelles peuvent et doivent être régulées et supervisées".
La Banque centrale indienne (RBI): "Les monnaies virtuelles ne reposent sur aucun actif et en tant que tel, leur valeur peut-être sujette à la spéculation", a mis en garde l'institution fin décembre 2013. La RBI n'a pas formellement interdit les échanges de bitcoins, mais la principale plateforme de transaction de bitcoins du pays a suspendu ses opérations suite à cette mise en garde.
La Banque centrale russe: l'emploi de "moyens de paiement anonymes et de monnaies virtuelles, dont la plus célèbre d'entre elles, le bitcoin" est interdit en Russie, rappelle le parquet général dans un communiqué publié le 10 février 2014. L'institution a organisé une table ronde avec la banque centrale, le ministre de l'intérieur et les services de renseignement, au cours de laquelle ont été décidées "des mesures communes concrètes" pour lutter contre la devise virtuelle.
Le régulateur précise qu'aucune compensation n'est prévue en cas de piratage des "porte-monnaies numériques" ou de problèmes d'acheminement de transferts d'argent. Il indique d'ailleurs qu'il est en train d'évaluer "si les monnaies virtuelles peuvent et doivent être régulées et supervisées".
La Banque centrale indienne (RBI): "Les monnaies virtuelles ne reposent sur aucun actif et en tant que tel, leur valeur peut-être sujette à la spéculation", a mis en garde l'institution fin décembre 2013. La RBI n'a pas formellement interdit les échanges de bitcoins, mais la principale plateforme de transaction de bitcoins du pays a suspendu ses opérations suite à cette mise en garde.
La Banque centrale russe: l'emploi de "moyens de paiement anonymes et de monnaies virtuelles, dont la plus célèbre d'entre elles, le bitcoin" est interdit en Russie, rappelle le parquet général dans un communiqué publié le 10 février 2014. L'institution a organisé une table ronde avec la banque centrale, le ministre de l'intérieur et les services de renseignement, au cours de laquelle ont été décidées "des mesures communes concrètes" pour lutter contre la devise virtuelle.
>> Ben Bernanke fait flirter le bitcoin avec les 800 dollars en novembre 2013
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(Article créé le 13/12/2013 09:47, mis à jour le 11/02/2014 13:00)
Adeline Raynal