60% des Français trouvent que leur pouvoir d'achat a baissé depuis l'arrivée de Hollande

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Trois ans après son arrivée au pouvoir, la gauche va-t-elle perdre la bataille du pouvoir d'achat ? Le "Baromètre des projets des Français", un sondage réalisé par Viavoice-BPCE, en partenariat avec "Le Monde" et France Info, pourrait conduire à cette conclusion.
Ce sondage nous apprend que, si les Français sont moins inquiets que les mois précédents pour leur pouvoir d'achat, quelque 59% des personnes interrogées estiment que "depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en 2012", "leur pouvoir d'achat dans l'ensemble s'est détérioré", 32% qu'il "n'a pas changé", et 4% seulement qu'il "s'est amélioré".
Les différences varient fortement en fonction des catégories sociales. Ainsi, les retraités (73%), les personnes résidant en milieu rural (65%) et les ouvriers (59%) s'estiment "le plus pénalisées". Les cadres sont, de leur côté, un peu moins nombreux à le ressentir (54%).
Comme le note l'étude ViaVoice-BPCE, les estimations des personnes sondées ont de quoi surprendre puisqu'elles ne reflètent pas les données de l'Insee, publiées le 26 mars : le pouvoir d'achat des ménages a augmenté de 1,1% en 2013, après avoir stagné en 2013.
Si seulement 20% des Français étaient préoccupés par la fiscalité en mars 2012, ils sont aujourd'hui 46% à l'être. Comme le note l'étude, le pic d'inquiétude avait été atteint en septembre 2013 avec 54% des personnes interrogées.
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Parmi les autres dépenses, accusées de plomber leur pouvoir d'achat, 33% des Français citent l'alimentation, 25% l'électricité. La santé, l'essence et le logement n'inquiètent que 24% des sondés. Un recul que l'étude justifie par la baisse des prix.
Parmi les solutions envisagées par les sondés, 52% considèrent qu'"il faut encourager une baisse des prix à la consommation", 46% "une baisse de l'impôt sur le revenu", et 43% "une baisse de la TVA".
L'étude constate que les pistes pour améliorer le pouvoir d'achat varient en fonction des catégories socio-professionnelles : ainsi, les ouvriers privilégient à 51% l'augmentation du Smic et des bas salaires (contre 31% en moyenne), tandis que 61% des cadres citent la baisse de l'impôt sur le revenu, contre 46% en moyenne. Les jeunes de 18 à 24 ans citent, quant à eux, la baisse des prix de l'immobilier pour améliorer leur pouvoir d'achat.
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En revanche, et l'information a de quoi surprendre, les Français n'ont pas forcément l'intention de se priver malgré le contexte. 46% ont prévu de "dépenser autant d'argent que ces dernier mois", contre 42% qui seront plus regardants avant de dépenser.
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