Le taux de rémunération minimum du PEL fixé à 2,5%

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Cette enveloppe fiscale est en perte de vitesse depuis plusieurs années. Bercy a décidé de la relancer

Comme l'avait annoncé Christine Lagarde en fin d'année dernière, le taux de rémunération plancher du plan épargne logement (PEL) sera fixé à 2,50% à compter du 1er mars, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel.

"Le taux de rémunération des sommes inscrites au compte du souscripteur d'un plan d'épargne logement ne peut être inférieur au taux plancher de 2,50%", stipule le texte.

Il s'agit du taux offert hors prime d'Etat. Avec la prime, celui-ci atteint 3,5%.

Cet arrêté fait suite à un précédent, publié le 24 janvier, pour fixer la nouvelle formule de calcul de la rémunération du PEL. En tenant compte des taux de "Swap" actuel, cette nouvelle formule n'aboutirait, pour le moment, à aucun changement de taux. La formule donnant un résultat légèrement ingérieur à 2,35%, c'est donc le taux de plancher, de 2,5%, qui serait appliqué au 1er mars.

Jusqu'ici, le taux était fixé par les ministres de l'Economie et du Logement. Depuis 2003, il était resté inchangé à 2,50%.

La nouvelle formule s'appliquera à l'ensemble des PEL ouverts au cours de l'année concernée et pour toute la durée de vie de ces PEL.

Ces changements ont été élaborés par Bercy afin d'endiguer la chute des encours de cette enveloppe fiscale. Si le taux de rémunération est attractif par rapport aux taux d'intérêt actuellement en vigueur, le taux proposé pour emprûnter n'est, lui, pas vraiment intéressant puisqu'il s'établit aux alentour de 4,5%

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Commentaires
a écrit le 06/02/2011 à 13:11 :
2,5% c'est très peu, quand on sait que les banques cherchent à avoir une rémunération de 15% pour leurs fonds propres, et que l'inflation est à 2,4% en zone euro. C'est parce que la population, et surtout les banques centrales, leurs fournissent des liquidités illimitées à taux historiquement bas que les banques peuvent faire autant de bénéfices. Sachant que, bien-sûr, si elles font des pertes, l'état épongera leurs dettes, afin qu'elles puissent continuer à verser des bonus énormes à leurs traders. Ouf !
a écrit le 06/02/2011 à 7:52 :
Alors que l'2tat cherche des économies a réalisé le voilà inquiet de voir une "niche fiscal diminuée".. Consternant mais surtout révélateur d'un manque de volonté de purger notre système de ces subventions qui bénéficient au plus opportunistes. En effet si on peut justifier une aide au plus défavoriser pour l'acquisition de leur résidence principale, comment peut-on la justifier pour des prets accordés pour l'achat de parts de scpi ou d'une résidence secondaire ? Même si les taux de rémunération, net de csg, et le taux d'emprunt ne sont guère attrayants il reste un placement sûr
a écrit le 05/02/2011 à 18:16 :
2.50% moins 12.5 % de taxes sociales = 2.19 % : Quel taux fantastique !!!
Bercy va être attaqué pour publicité mensongère .
Réponse de le 06/02/2011 à 11:54 :
Alors que l'inflation est supérieure a ce taux ce n'est pas du tout un cadeau;
Pourquoi l'état paye sa dette à un taux plus élevé a l'extérieur et au citoyen un
taux qui ne suit meme pas l'inflation?

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