Ukraine : l'Union européenne a aussi sa part de responsabilité

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Les manifestations ont dégénéré mardi soir à Kiev, faisant trois morts.
Les manifestations ont dégénéré mardi soir à Kiev, faisant trois morts. (Crédits : Reuters)
L'escalade de la violence place l'Ukraine dans une situation périlleuse. Le pouvoir et l'opposition ont joué avec le feu. Mais Bruxelles aussi.

La situation a donc dégénéré à Kiev. Le sang a coulé et l'Ukraine est désormais au bord d'un conflit civil. L'indéniable brutalité du gouvernement ukrainien - soutenu et inspiré par la Russie de Vladimir Poutine - ne doit cependant pas dissimuler la responsabilité des parties les plus extrémistes de l'opposition. Pas plus qu'elle ne doit minimiser la responsabilité de l'Union européenne.

Car les responsables européens ont beau mercredi verser, comme José Manuel Barroso, des larmes sur les victimes, le comportement européen n'a pas peu contribué à faire monter la pression et à diviser encore plus un pays coupé en deux depuis son indépendance entre l'ouest et l'est. Dans cette affaire, l'UE et ses principaux dirigeants ont nié la réalité ukrainienne pour agir en toute inconscience.

L'erreur de Bruxelles dans les négociations

Ce fut d'abord lors de la négociation du traité d'association avec l'UE, ce traité rejeté deux jours avant le sommet de Vilnius par le président Viktor Yanoukovitch et qui a été le casus belli de la crise. Politiquement, l'UE a systématiquement rejeté toutes les concessions faites par Kiev pour se concentrer sur le cas Timochenko et réclamer, contre la signature de ce partenariat, le transfert de l'ancien premier ministre à Berlin. Comme le soulignait en novembre Cornelius Ochsmann, un expert de l'Europe orientale interrogé par le journal allemand Taz, « cette stratégie était peu réaliste. » Car le président ukrainien, qui avait jusqu'ici pris soin de ne jamais se présenter comme un « valet de Moscou », y a vu une critique implicite de sa légitimité et une immixtion dans les affaires intérieures du pays. Pour ne pas perdre la face, il a durci sa position sur ce point. Et progressivement, la situation est devenue parfaitement bloquée.

L'UE a pris Kiev pour Belgrade

Il faut le reconnaître, l'UE n'a pas cessé de faire la leçon et de malmener son futur « partenaire » durant toutes les négociations et jamais les discussions n'ont été menées sur un pied d'égalité. Elle a clairement laissé entendre qu'elle jugeait l'opposition plus légitime que le gouvernement. Bruxelles a été encouragée dans cette voie par l'exemple de l'ex-Yougoslavie lorsque la perspective d'une adhésion a progressivement fait céder les pouvoirs croates ou serbes sur la livraison des criminels de guerre au tribunal de La Haye ou sur la question du Kosovo. Mais l'Ukraine n'est pas la Serbie. Elle est un pays frontalier de la Russie et une partie de sa population est russophone. Elle avait, à la différence des pays des Balkans, une vraie alternative. Sûre de son fait, Bruxelles n'a pas cru que le pays pouvait oser lui tourner le dos. Elle s'est trompée, mais elle a durci les positions des anti- et des pro-russes dans le pays.

Les 20 milliards d'euros qui auraient pu tout changer

En novembre, L'Ukraine était au bord de la faillite. Viktor Yanoukovitch a naturellement fait monter les enchères. Selon un article du Financial Times de décembre, l'UE aurait proposé un prêt de 20 milliards d'euros à Kiev. Mais cet argent aurait été majoritairement prêté via le FMI et accompagné de conditions drastiques. C'était appliquer à l'Ukraine les recettes d'austérité que l'on a appliqué en 2009 à la Hongrie et à la Roumanie, avec en récompense, un simple partenariat avec l'UE. Or, Viktor Yanoukovitch voulait précisément éviter de passer à nouveau sous les fourches caudines du FMI avant les élections de 2015. L'UE a alors ouvert la voie à la générosité bien moins conditionnelle de Moscou. Une fois le traité d'association abandonné, Kiev a donc, naturellement, été prendre les 20 milliards d'euros dont elle avait besoin dans les mains de Vladimir Poutine, ce qui a encore radicalisé les positions en Ukraine.

Comment l'UE a caricaturé la situation

L'erreur de Bruxelles s'est encore aggravée lorsque les manifestations ont commencé dans le centre de Kiev. L'UE qui, on le sait, lutte contre une vague d'euroscepticisme inquiétant en son sein, y a sans doute vu une chance de redorer son blason en prouvant à son opinion publique combien l'UE pouvait être une chance et un espoir pour les « Ukrainiens opprimés. » Du coup, la situation a été rapidement caricaturée, comme le prouve ce tweet de Carl Bildt, ancien premier ministre suédois aujourd'hui ministre des Affaires étrangères du royaume scandinave : « l'Europe contre l'Eurasie, la répression contre les réformes, le pouvoir contre le peuple. »

 

L'UE a soufflé sur les braises

C'était nier l'Ukraine russophile et la légitimité du gouvernement russe, tout en encourageant les partis les plus extrémistes du camp pro-occidental, notamment les nationalistes du parti Svoboda, à chercher le conflit. L'Europe a, durant le mois de décembre, encore une fois surestimé ses forces, en soufflant sur les braises de la révolte de Kiev et en pensant que le pouvoir cèderait. Mais, désormais, fortement adossé à Moscou, le gouvernement n'a pas voulu céder d'un pouce. Encore une fois, l'UE, aveuglée par ses propres certitudes, s'est lourdement trompée.

Désormais, l'Ukraine de l'est et du sud est fait face à celle de l'ouest. Le fragile équilibre que le gouvernement avait réussi, tant bien que mal et malgré l'affaire Timochenko, à préserver a volé en éclats. L'avenir de l'Ukraine qui aurait pu être un pont entre l'UE et la Russie, semble bien sombre. Et la responsabilité européenne dans cette dégradation est loin d'être nulle. Reste que Bruxelles semble persister dans sa stratégie de la tension. Mercredi, José Manuel Barroso a menacé Kiev de prendre des mesures de rétorsions....

 

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a écrit le 23/01/2014 à 16:22 :
C'est toujours une histoire d'Est contre Ouest, de Russie contre USA. C'est amusant de voir comment une sorte de guerre froide se deroule sous nos yeux. Ca sent les services secrets occidentaux derriere ces "revoltes", ils savent tres bien que Ukraine + Russie = Grande Russie (pour ne pas dire "Coeur de l'URSS").
Réponse de le 24/01/2014 à 5:51 :
Poutine derange la diplomatie americaine qui avait l’habitude d’avoir le monopole mondial et d'assener sa verite bien a elle. Les USA en s'en prenant a l'Ukraine veulent atteindre Poutine 1) pour lui faire payer son soutien et herbergement de Edward Snowden (qui nuit gravement depuis plus d'un an a la diplomatie americaine avec ses revelations regulieres), 2) son opposition a l'intervention en Syrie et 3) d'avoir offert un pret de 15 milliards de dollars a l'Ukraine. Enough is enough, les USA et ses braves caniches europeens sont prets a mettre l'Ukraine dans le desordre absolu pour esperer se venger de Poutine en creant une zone d'instabilite aux portes de la Russie qu'ils esperent va contaminer la Russie.
a écrit le 23/01/2014 à 16:18 :
C'est toujours une histoire d'Est contre Ouest, de Russie contre USA. C'est amusant de voir comment une sorte de guerre froide se deroule sous nos yeux. Ca sent les services secrets occidentaux derriere ces "revoltes", ils savent tres bien que Ukraine + Russie = Grande Russie (pour ne pas dire "Coeur de l'URSS").
a écrit le 23/01/2014 à 14:19 :
L'erreur de Bruxelles est Bruxelles. A force de vouloir à tout prix étendre cette "zone économique" sans se préoccuper le moins du monde de sa consolidation (ce que n'importe quelle entreprise bien gérée fait en rachetant des entités), qui plus est à destination de pays dont la démocratie minimum n'est pas garantie, l'UE se discrédite de plus en plus. Et surtout n'avoir pas les moyens (économiques, politiques, militaires) de s'immiscer de manière plus dure contre des influences qui, elles, les ont (Russie par exemple) est quand même une belle preuve à minima d'angélisme, voire de forte incompétence.
a écrit le 23/01/2014 à 12:18 :
Poutine derange et met a mal la diplomatie americaine depuis bientot 2 ans. Les USA en s'en prenant a l'Ukraine veulent atteindre Poutine pour lui faire payer son soutien et herbergement de Edward Snowden (qui nuit gravement depuis plus d'un an a la diplomatie americaine avec ses revelations regulieres), son opposition a l'intervention en Syrie et d'avoir offert un pret de 15 milliards de dollars a l'Ukraine. Enough is enough, les USA et ses braves vassaux beni oui ouis europeens sont prets a mettre l'Ukraine a dans le desordre pour se venger de Poutine en creant une zone d'instabilite aux portes de la Russie qu'ils esperent va contaminer la Russie.
a écrit le 23/01/2014 à 10:16 :
C'est un travail de sape qui a pour objet d'affaiblir Poutine,l'Ukraine n'est qu'accessoire dans la conquête de l'empire.Me Ashton c'est Dark Vador oui je sais au premier c'est pas évident.
Réponse de le 23/01/2014 à 10:39 :
On peut aussi dire le contraire et çà marche aussi ! Comme quoi...
a écrit le 23/01/2014 à 9:19 :
Mieux aurait valu accepter la proposition de prêt à taux très faible de l'Europe dont il était normal qu'il y ait des conditions qui ont été d'ailleurs bénéfiques dans les cas précédents concernés qui aurait au final évité une chute et un blocage aussi marqué de la situation de l'Ukraine qui est d'ailleurs plus complexe que dans cette rapide analyse. L'histoire dira si le choix de l'affilié de Poutine, Yanoukovitch était le bon mais çà démarre très mal et il est clair que les 28 européens apportaient bien plus sur de nombreux plans.
a écrit le 23/01/2014 à 9:10 :
Voir la vidéo de l'agression de Tetyana Tchornovol le 25 décembre dernier pour constater ce dont est capable le gouvernement actuel en Ukraine et la bande de Yanoukovitch conseillée par les sbires de Poutine. Ou encore celle des votes récents à main levée au parlement avec séance de boxe, pour durcir les conditions des manifestations de façon inacceptable.
a écrit le 23/01/2014 à 8:37 :
L'Europe avait une position si intransigeante peut-être justement parce qu'elle n'était pas très chaude à l'idée d'accueillir l'Ukraine. Elle a déjà bien du mal à faire passer la pillule de la Bulgarie/Roumanie.
a écrit le 23/01/2014 à 3:13 :
Voir la vidéo de l'agression de Tetyana Tchornovol le 25 décembre dernier pour constater ce dont est capable le gouvernement actuel en Ukraine et la bande de Yanoukovitch conseillée par les sbires de Poutine. Ou encore celle des votes récents à main levée au parlement avec séance de boxe, pour durcir les conditions des manifestations de façon inacceptable.
Réponse de le 23/01/2014 à 6:55 :
Manifestants : cocktails molotovs, catapultes a pave, lance pave sur modele de lance roquette, presence repandue d'armes de poings (pistolets, haches, chaines ...)
Réponse de le 23/01/2014 à 7:19 :
Voir aussi les agressions systematiques des forces de l’ordre par des manifestants violents qui envoient une pluie de cocktails molotovs, pierres lancees par dizaines par les catapultes, mortiers faits maisons par ces manifestants armés aussi de pistolets, haches, chaines, barres a mines …
Réponse de le 23/01/2014 à 10:44 :
Ca ne t’a pas choqué qu’en France, le sénat a demandé un vote à main levée l’an dernier après avoir attendu que les sénateurs de l’opposition étaient en minorité… et ceci avant tout débat.

C’est facile de critiquer les démocraties des autres pays… mais quand on critique la paille dans l’œil des autres, il est bon aussi d’enlever la poutre dans le sien !
Réponse de le 23/01/2014 à 11:18 :
Ce n'est pas le problème du vote à main levé qui est en cause, au contraire et y compris dans le cas français. C'est le comptage vu le nombre au parlement ukrainien qui n'a pu se faire et s'est terminé par une décision très importante et inacceptable sur un vote faux et par un pugilat. Faut quand même regarder objectivement avant de faire des amalgames entre une chose et une autre très différente.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:20 :
La démocratie de Yanoukovitch dans un pays ou un précédent dirigeant a été empoisonné au polonium et une opposante est emprisonnée au dela des peines légales, laissez-moi rire !
Réponse de le 23/01/2014 à 12:20 :
L'opposante Timoschenko est tres loin d'etre innocente, demandez aux Ukrainiens cher Henri plutot que de propager la propagande de l'Ouest sans connaitre le sujet. D'ailleurs la villa secondaire de Timoshenko en Ukraine est dans le meme quartier que celle de Ianoukovitch
a écrit le 23/01/2014 à 3:08 :
"Pourquoi Ianoukovitch nous tue" (voir article du 22 janvier 14 dans Courrier International) : Pour Ianoukovitch, être roi, c'est mener une vie de luxe, se faire construire une salle de banquet flottante, toute d'or et d'acajou, c'est s'offrir une table de massage chauffante en marbre, c'est pouvoir se rendre sur ses propriétés en hélicoptère....
Réponse de le 23/01/2014 à 7:50 :
Pour d'autres c'est d'avoir une maitresse et une concubine avec un cabinet personnel de 4 personnes pour sa douce et tendre, payes aux frais du contribuable francais en ces temps de crise. CQFD
a écrit le 23/01/2014 à 3:05 :
Le gouvernement Poutine s'est mis un super boulet à dos avec l'Ukraine alors même qu'il y a fuite de capitaux en Russie. Il faudra voir le bilan à moyen long terme. Mais l'Europe n'est certainement pas la coupable de cette situation. L'Europe a bon dos tous comme les américains, toujours fautifs de tout selon certains propagandistes basiques.
a écrit le 23/01/2014 à 3:05 :
Le gouvernement Poutine s'est mis un super boulet à dos avec l'Ukraine alors même qu'il y a fuite de capitaux en Russie. Il faudra voir le bilan à moyen long terme. Mais l'Europe n'est certainement pas la coupable de cette situation. L'Europe a bon dos tous comme les américains, toujours fautifs de tout selon certains propagandistes basiques.
Réponse de le 23/01/2014 à 7:21 :
Ah la victimisation du grand bon philanthrope americain qui vole au secours du monde et de l'univers pour repandre la paix et la democratie : Irak, Libye, Egypte, Tunisie et avant il y a eu le Chili, Amerique Centrale, Afghanistan (les americains ont soutenus formes et equipes les tlibans dans les annees 80) Cry me a river ... Vous etes un bon exemple de propagandiste basique americain, un joli vassal asservi.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:58 :
Que d'amalgames erronés chez STFU.
Réponse de le 23/01/2014 à 12:21 :
Developpez votre argumentaire cher Louis, plutot que de sortir un reflexion digne d'un eleve de 1er cycle de maternelle. Merci d'avance pour votre avis detaille. L'irak c'est pas les Americains ? Ni le Vietnam ? Ni l'Afghanistan ? Ni le Chili ? .... Bisounours Henri asservi a l'Atlantisme.
a écrit le 23/01/2014 à 2:57 :
L'Europe n'a pas grand chose à voir avec cette situation, c'est plus spécialement le cas du pouvoir ukrainien actuel très contesté d'ailleurs et qui a fait monter les enchères en sachant très bien que ce n'était pas acceptable et que Poutine lui avait fixé des limites. Lisez la presse russe.
Réponse de le 23/01/2014 à 10:46 :
Et pourtant… en Europe, les sondages concernant ce mouvement en sont pas publiés. Il semblerait qu’ils soient minoritaires.
a écrit le 22/01/2014 à 23:36 :
Tres Bon Analyse, ok be faut pas mettre le nez dans les affaires des autres, pour la Syrie la même chose heureusement que la Russie et la Chine ont mis le veto avant en Syrie les gens prouvent s'habiller comme elle veulent aujourd'hui avec les extrémiste bien aide par l'Europe en voie le résultat
Réponse de le 23/01/2014 à 2:47 :
Ridicule, s'il y avait eu intervention de l'Onu dans les 6 mois en Syrie comme prévu il n'y aurait pas eu plus de 160.000 morts et destruction totale du pays avec les islamistes en plus.Poutune a fait une magistrale erreur.
Réponse de le 23/01/2014 à 3:17 :
Bien vu Géopolitique, la crise en Syrie a dérapé à cause du véto russe à l'Onu qui était absurde alors que la communauté internationale était prête à éviter la dérive totale que l'on connaît maintenant. Comme dans tout il est préférable en effet d'intervenir à temps, l'histoire nous le répète quasiment partout et tout le temps.
Réponse de le 23/01/2014 à 6:56 :
@Historien : c'est "vrai" que la situation en Tunisie, Egypte et Lybie est bien apaisée depuis les changements de gouvernement sponsorisés par l'Europe et les USA (+ Qatar et Arabie Saoudite), n'est ce pas ? C'est le pied, d'ailleurs l'economie Tunisienne n'aura meme plus le tourisme en 2014 pour s'en sortir. Bravissimo ! De veritables succes etrangers ces ingerences dans ces pays
Réponse de le 23/01/2014 à 10:07 :
@ Mass : Comme s'il avait suffit d'un sponsoring dont vous seriez d'ailleurs incapable d'apporter la moindre preuve pour les révolutions arabes qui parfois reposent sur des bases anciennes. Soyez un peu sérieux au moins dans vos propos et évitez les almalgames faux et basiques. Avoir Khadafi comme meilleure référence, faut quand même oser de votre part quand on se souvient en plus du motif de l'intervention.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:00 :
Heuuu… vous délirez là ? Regardez quel est le mandat de l’ONU. L’ONU intervient sur des conflits entre pays membres. Pour toute intervention dans un pays, il faut que celui-ci en fasse la demande. L’ONU n’a pas vocation à ingérer dans des politiques intérieures ou à être utiliser pour soutenir la politique de tel ou tel pays.
La « détestation de l’occidental » est la conséquence que les occidentaux utilisent ces agences supra-gouvernementales à leur propre profit.

Et si les occidentaux n’avaient pas armée, financé et soutenu les « rebelles », il n’y aurait pas eu 160 000 morts également !

Et pour vous ouvrir les yeux, essayez de prendre le sujet sous un autre angle :
Que diriez-vous si la Syrie finançait des rebelles en France pour renverser le gouvernement en place ?
Que diriez-vous si la Syrie demandait l’intervention de l’armée en France afin de détruire l’armée, la police et soutenir la rébellion ?
Que diriez si des intégristes venant de Syrie arrivaient armés pour faire des attentats et faire la guerre contre la France ?
Réponse de le 23/01/2014 à 11:48 :
L'Onu pouvait intervenir ou demander une intervention pour stopper les hostilités et permettre des négociations. Au Mali par exemple çà a permis d'éviter le pire et il y a de nombreux exemples. Les occidentaux ne sont qu'une partie des membres de l'Onu qui n'est pas à sa solde, on le constate clairement dans les aspect liés au climat par exemple ou de nombreux occidentaux ne suivent pas les préconisations de l'Onu. Les armes employées en Syrie sont principalement russes ou chinoises comme on a pu le constater par les multiples vidéos de toutes origines et si une décision avait pu être prises dans les premiers mois du dérapage important qui a déclenché cette catastrophe, il n'y aurait évidemment pas eu plus de 160.000 morts etc Le véto russe de Poutine suivi par les chinois a été une catastrophe pour la Syrie, les pays voisins, la suite avec les radicaux formés à la guerre, les armes en circulation etc Ce ne sont pas les occidentaux qui ont spécialement financé et soutenus les rebelles mais l'Arabie Saoudite et le Quatar mais çà c'était après les décisions néfastes de Bachar de faire tirer sur son peuple. Je serais très heureux si nous avions comme en Syrie et malheureusement en France une famille de dictateurs comme Bachar et son ex père, que la Syrie vienne nous aider à le mettre dehors comme les américains en 44 et je n'apprécierais pas le véto de Poutine à une intervention de l'Onu dans les premiers mois qui aurait pu bien mieux régler le problème que cet enlisement total et ses conséquences. Les extrêmistes n'étaient pas là au départ, il s'agissait de simples opposants comme c'est le cas en Ukraine et ces oppopsants sont bien contents d'être soutenus par les visites de politiciens d'autres pays face à leur dictateur qui finit par leur tirer dessus. Mais il est vrai que vous préférez soutenir les dictateurs maffieux chez qui vous voyez des démocrates et qui n'apportent globalement rien à leur pays sur la durée si l'on analyse d'un peu plus près.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:48 :
L'Onu pouvait intervenir ou demander une intervention pour stopper les hostilités et permettre des négociations. Au Mali par exemple çà a permis d'éviter le pire et il y a de nombreux exemples. Les occidentaux ne sont qu'une partie des membres de l'Onu qui n'est pas à sa solde, on le constate clairement dans les aspect liés au climat par exemple ou de nombreux occidentaux ne suivent pas les préconisations de l'Onu. Les armes employées en Syrie sont principalement russes ou chinoises comme on a pu le constater par les multiples vidéos de toutes origines et si une décision avait pu être prises dans les premiers mois du dérapage important qui a déclenché cette catastrophe, il n'y aurait évidemment pas eu plus de 160.000 morts etc Le véto russe de Poutine suivi par les chinois a été une catastrophe pour la Syrie, les pays voisins, la suite avec les radicaux formés à la guerre, les armes en circulation etc Ce ne sont pas les occidentaux qui ont spécialement financé et soutenus les rebelles mais l'Arabie Saoudite et le Quatar mais çà c'était après les décisions néfastes de Bachar de faire tirer sur son peuple. Je serais très heureux si nous avions comme en Syrie et malheureusement en France une famille de dictateurs comme Bachar et son ex père, que la Syrie vienne nous aider à le mettre dehors comme les américains en 44 et je n'apprécierais pas le véto de Poutine à une intervention de l'Onu dans les premiers mois qui aurait pu bien mieux régler le problème que cet enlisement total et ses conséquences. Les extrêmistes n'étaient pas là au départ, il s'agissait de simples opposants comme c'est le cas en Ukraine et ces oppopsants sont bien contents d'être soutenus par les visites de politiciens d'autres pays face à leur dictateur qui finit par leur tirer dessus. Mais il est vrai que vous préférez soutenir les dictateurs maffieux chez qui vous voyez des démocrates et qui n'apportent globalement rien à leur pays sur la durée si l'on analyse d'un peu plus près.
a écrit le 22/01/2014 à 20:55 :
Merci pour ce très bon article qui nuance ce qu'on peut entendre partout ailleurs !
a écrit le 22/01/2014 à 19:27 :
Soros et la clique ricaine qui aime mettre le tawa en faisant de l'ingérence comme ils l'ont fait en Syrie sans succès. Les Americains sont prêts a mettre a feu et a sang un pays pour mener a "bien" leur agenda, en comptant sur la complicité des caniches bien dressés et soumis de l'Union Européenne. Les manifestants lancent des centaines de coktails molotov, ont mis au point des mortiers qui projetent des pavés sur les policiers qui ne bougent pas.
Réponse de le 23/01/2014 à 3:24 :
Si l'Europe était "caniche" des Etats-Unis elle serait intervenue en Syrie, en Irak etc. Cà n'a pas été le cas. Soros ne livre pas des armes comme le fait le gouvernement de Poutine de façon massive comme tout le monde peut le constater avec l'origine des armes majoritairement employées dans le monde sur tous les sites en guerre actuellement et même ailleurs. Les américains ne sont pas intervenus en Syrie mais les français l'ont fait au Mali, en Centrafrique et c'est nettement mieux que de n'avoir rien fait. L'Onu avait prévu de le faire en Syrie mais le véto russe a bloqué, c'est une erreur quand on voit le résultat désormais après 3 ans de guerre pas encore terminée et les conséquences.
Réponse de le 23/01/2014 à 7:36 :
Mon cher Darjeeling : 21 pays europeens sont intervenus en Irak !!! dont l'Angleterre, Irlande, Italie, Espagne, Slovaquie, Hongrie, Hollande, Portugal, Slovenie au titre de la tres officielle COALITION avec les americains.... Peut etre que vous viviez sur une autre planete a cette epoque ou que vous etes simplement de mauvaise foi. De grace, arretez votre desinformation SVP
Réponse de le 23/01/2014 à 7:58 :
La France ne livre pas des armes mais c'est le 3ème marchand de canons au monde. La situation est-elle meilleure en Libye, au Mali, en Centrafrique ? Les chrétiens sont effectivement accueillis à bras ouverts.... comme au Nigéria, ou en Egypte.
Réponse de le 23/01/2014 à 8:18 :
Plus de 20 pays europeens ont participe activement a la guerre en Irak en y envoyant pres de 13.000 hommes ! Les britanniques ont envoye au total plus de 45.000 soldats tout au long de la fumeuse guerre en Irak pour trouver ces fameux "weapons of m.ass destruction"
Réponse de le 23/01/2014 à 10:33 :
Quel amalgame entre l'Europe qui n'a pas pris la décision commune d'intervenir en Irak comme elle ne l'a d'ailleurs jamais fait et les pays souverains et membres de l'Otan. De même qu'entre le nombre de troupes apportées et leur durée de présence et rôle sur le terrain. Tout comme à résumer la guerre d'Irak aux armes de destruction massive alors qu'il y avait eu embargo de l'Irak depuis plusieurs années et pas sans raison et précédemment l'invasion du Koweit qui pouvait aller bien au delà par S. Hussein. Et enfin que d'autres pays hors Europe ont participé.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:08 :
Darjeeling : L’europe est intervenue en Syrie, en Irak etc…
(Fourniture d’arme + logistiques + armée parfois)

Si tu veux comparer les ventes d’armes… tu serais surpris de qui vend le plus visiblement.

Il est vrai que c’est mieux d’intervenir dans des pays pour soutenir un président qui vient de faire un coup d’état, ou virer un président qui vient de faire un coup d’état. La Francafrique dans toute sa splendeur. « Si vous ne suivez pas ce que l’on vous dit, on s’arrange pour vous faire renverser. »
Je préfère encore l’intervention en côte d’Ivoire… ou on intervient parce que celui qui perd les élections ne veut pas partir.
a écrit le 22/01/2014 à 19:20 :
Soros et la clique ricaine qui aime mettre le tawa en faisant de l'ingérence comme ils l'ont fait en Syrie sans succès. Les Americains sont prêts a mettre a feu et a sang un pays pour mener a "bien" leur agenda, en comptant sur la complicité des caniches bien dressés et soumis de l'Union Européenne. Les manifestants lancent des centaines de coktails molotov, ont mis au point des mortiers qui projetent des pavés sur les policiers qui ne bougent pas.
Réponse de le 23/01/2014 à 2:54 :
N'importe quoi lol. Vous soutenez un dictateur psychophathe, regardez comment vit Yanoukovitch et sa bande avant de shématiser avec Soros qui a bon dos et n'a pas les moyens de s'occuper pratique de tous ces pays. Vous ne pouvez d'ailleurs apporter aucune preuve.
Réponse de le 23/01/2014 à 7:03 :
Et comment vit Barroso et sa caste d'eurodeputes parasites ? Lui qui dirige l'Europe SANS jamais avoir ete elu ? Ah et les 3300 noms qui ont disparu opportunement des fichiers UBS une fois que le gouvernement francais les a recu ? Oups ... Soros est la, he's watching ...
Réponse de le 23/01/2014 à 10:51 :
Barroso est élu et pour une durée déterminée. On vote aux européennes et il a déjà été proposé d'élire un président européen au suffrage universel mais comme d'aucun comme vous critiquent l'Europe, pas toujours en tort d'ailleurs, mais ne cherchent pas à la construire plus avant, le projet n'est pas encore abouti mais n'est pas exclu du tout. Faut seulement la vouloir cette Europe "idéale" et ce serait mieux que de revenir à l'Europe des nations et conflits etc. En outre les eurodéputés sont mieux contrôlés quand même que Yanoukovitch. Accuser tous les députes de parasites c'est un peu simpliste aussi.
Réponse de le 23/01/2014 à 12:25 :
Elu par qui Barroso ? Comme Ashton l'incompetente, ils sont NOMMES ! Quand a la paresse des eurodeputes qui le vendredi signe la feuille de presence a 7h et partent directement en week end en TGV a 8h00, pour toucher ainsi 300 euros de presence aux reunions du vendredi ou ils ne sont pas ... Belle preuve d'ethique et de moralite, en effet.
a écrit le 22/01/2014 à 19:11 :
On ne peut pas désigner aussi simplement l'Europe comme coupable, les dés étaient pipés dès le départ, Yanoukovitch devait satisfaire une partie pro-européenne majoritaire de l'opinion qui ne détient pourtant pas la majorité économique du pays et il est pro-Poutine donc il a fait monter les enchères à un seuil inacceptable dans la situation actuelle de l'Europe sachant d'avance le résultat. Rien ne l'empêchait de trouver un compromis. On peut aussi accuser le gouvernement actuel russe d'avoir été encore plus intransigeant que l'Europe comme à son habitude. C'est plutôt Yanoukovitch qui a vu ses intérêts et celui de ses proches et n'a pas été à la hauteur. De plus les intérêts russes en Ukraine sont bien plus importants que ceux de l'Europe qui a déjà du mal a gérer ses 28 partenaires. Les analyses russes sur le seul marché agricole constitué et sa part mondiale en témoigne parmi d'autres. Souvenons nous également que la Syrie ne serait pas dans un tel état aussi complexe et désastreux si le gouvernement russe n'avait pas bloqué une intervention de l'Onu pour séparer les bélligérants et trouver un compromis dans les premiers mois de la guerre civile en Syrie avec désormais ses implications en Irak, Turquie etc. et plus de 160.000 mort aujourd'hui.
Réponse de le 22/01/2014 à 20:01 :
A propos de la Syrie: avec l'intervention il y aurait autant des morts et les islamistes en tête d'Etat comme bonus. A propos d'Ukraine: Yanoukovitch n'est pro-Poutine ou pro-russe, il est représentant des clans oligarchiques d'Ukraine d'Est. Ce n'est pas la même chose.
Réponse de le 22/01/2014 à 22:00 :
@Geopolitique : c'est "vrai" que la situation en Tunisie, Egypte et Lybie est bien apaisée depuis les changements de gouvernement sponsorisés par l'Europe et les USA, n'est ce pas ?
Réponse de le 23/01/2014 à 2:45 :
@ Ex Moscovite : il n'y aurait pas eu plus de 160.000 morts avec une intervention de l'Onu dans les 6 premiers mois. Soyez sérieux. Quant à Yanoukovitch c'est sans nuance un pro-Poutine.
@ "Objectivité" Géopolitique : il n'y a pas eu besoin de sponsoring pour en arriver là, vous manquez d'objectivité et de culture.
Réponse de le 23/01/2014 à 7:05 :
@Geopolitique : Donc Hollande et Merkel et toute la caste europeenne sont pro-Obama n'est ce pas ? Pas de demi mesure dans votre jugement/opinion, donc si Ukraine = pro Poutine, Europe = pro Obama, j'ai tout bon aec votre geopolitique a 2 roubles ? Au fait ca se passe comment en Lybie, Tunisie, Egypte, c'est la joie et l'allegresse ou pas depuis leurs revolutions soutenues par "L'Ouest" ?
Réponse de le 23/01/2014 à 11:04 :
Faire tomber tout un pays qui compte environ 60% de pro-européens et 40% de pro-russes dans un accord qui le lie et le met sous la coupe sur plusieurs aspects dont énergie d'un gouvernement russe ponctuel, c'est une des preuves que Yanoukovitch est pro-Poutine et il ne s'en est d'ailleurs jamais vraiment caché lui et d'autres proches. Il avait pourtant la possibilité de faire un meilleur choix indépendant pour son pays et mieux équilibré ce qui n'aurait pas eu les conséquences actuelles et futures que l'on peut envisager. Les gens se sont révoltés en Tunisie, Lybie, Egypte, respectez leur choix. En Tunisie, Syrie, Egypte, ils ne considèrent pas avoir été spécialement "soutenus" par l'Ouest puisque vous raisonnez toujours comme lors de la guerre froide ce qui va permettre d'avancer (et de maintenir la dictature Poutine sous ce prétexte comme tout dictateur qui prétend une menace extérieure pour perdurer). En Lybie vous regrettez Kadhafi et vous auriez préféré un massacre à Bengasi ?
Réponse de le 23/01/2014 à 12:28 :
Ou sont les 60% de pro europeens, selon qui ? Moi aussi je peux balancer des chiffres qui me plaisent sans citer mes sources. Un minimum de serieux SVP. La Charia est instituee maintenant en Lybie, demandez donc aux femmes libyennes et aux filles qui ne vont plus a l'ecole ? La guerre froide est d'actualite, mais chez les bisounours de l'Ouest il n'est que question de repondre le parfum de la democratie ...
Réponse de le 23/01/2014 à 12:46 :
@Géopolitique: 1. Si, autant de morts à cause des massacres éthniques et réligieux. Voir Irak. 2. Yanukovitch n'est pas pro-Poutine, les clans oligarchiques d'Ukraine d'Est ont ses propres intérêts. Il suffit de rappeler les conflits gaziers avec la Russie sous sa présidence. Dans la situation créée il n'a pas eu de choix, merci à l’"intelligence" des politiciens européens. L'article le dit clairement. La division les pro-russe et pro-européens en Ukraine n'est pas trop stricte, surtout pour ceux qui comprennent un peu l'économie.
Réponse de le 24/01/2014 à 18:42 :
On est un dictateur quand on est un président soutenu par 60%+ de la population et un grand président démocrate lorsque l'on tombe en dessous des 30% d'opinions favorables? Ou alors c'est surtout l'avis des élites qui comptent, le peuple n'étant pas à même de comprendre comment les choses marchent et donc de se faire un avis?
Oui les révolutions en Tunisie, Lybie et Egypte ont été soutenues par l'Occident, via la reconnaissance des gouvernements d'oppositions comme seuls représentants légitimes du pays. Le gouvernement en place a également été attaqué par une coalition militaire internationale, c'est donc bien qu'un camp a été préféré à l'autre. Si ce n'est pas du soutien ...
a écrit le 22/01/2014 à 18:42 :
Excellent analyse
a écrit le 22/01/2014 à 18:35 :
Bon article! Il y a trop des politiciens européens de type Carl Bildt qui prononcent des slogans au lieu de prendre les décisions basant sur l'analyse politique et économique de la réalité de terrain. Où sont les professionnels?

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