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Automobile Blogs / Humeurs de marché
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Source : La Tribune.fr - 03/03/2010 | 12:28 - 305 mots  | 

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PSA, la vieille fille à marier

Le constructeur français et son homologue japonais, Mitsubishi, ont mutuellement renoncé à une alliance capitalistique.

Gael Vautrin

C’est décidé. Ces deux là n’apposeront pas leur nom au bas du parchemin. Trois mois après avoir annoncé être en discussions en vue d’un rapprochement, PSA et Mitsubishi ont profité de la grande messe du Mondial de l’auto qui se tient actuellement à Genève, pour renoncer, par consentement mutuel, au mariage. « Tant mieux » serait-on tenté de dire. Car sur le papier l’union n’avait rien d’évident. A l’annonce de ces préliminaires début décembre, le marché avait mal réagi, considérant que le montage financier initialement évoqué avantageait plus les actionnaires de la firme nippone que ceux du constructeur français. Ces considérations mises à part, il est très vite apparu que le français n’avait, par ailleurs, pas les moyens financiers de ses ambitions.

Faut-il pour autant se réjouir que ce nouveau prototype industriel franco-japonais reste aujourd’hui sur le bord de la route ? Loin de là. Certes, comme le soulignait Crédit Suisse début décembre, cette alliance était plus « dictée par la nécessité que pour une raison stratégique convaincante ». Mais sur le fond il y a désormais une réelle « nécessité » pour PSA à nouer une alliance à l’international. Ne serait-ce que pour trouver des relais de croissance sur des marchés porteurs. Mais cela n’est pas tout.

Dans un secteur qui, malgré la crise et la baisse des stocks l’an dernier, reste structurellement en situation de surcapacité, il n’y a plus de place pour tous les constructeurs. Et ce ne sont pas les coopérations industrielles ici et là qui vont changer la donne. Ces initiatives ne sont en fait qu’un écran de fumée à la nécessaire restructuration qui tarde à venir. Quoi que … Certains ont déjà pris les devants à l’image de Volkswagen avec Suzuki et Fiat avec Chrysler. Dans cet environnement incertain et changeant, PSA fait désormais office d’incorrigible vieille fille à marier.

 

 

Gael Vautrin

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  • EMC2 a écrit le 07/03/2010 à 09:11 :

    • Ils préfèrent le PACS?...mieux vaut être seul que mal accompagné...souhaitons qu'ils aient beaucoup de petits bâtards...et qu'ils continuent longtemps cette fructueuse coopération

  • amnésique a écrit le 04/03/2010 à 14:42 :

    • Je trouve étrange de mettre sur le même plan l'accord Volkswagen-Suzuki et l'opération Fiat-Chrysler. Le premier consiste à ajouter une marque de plus à un groupe sain et réellement organisé pour gérer plus de 10 marques. Suzuki arrive avec des produits différents et un territoire de vente différent donc cela va fonctionner. L'opération Fiat Chrysler n'a aucun sens 'automobile'. Chrysler n'est pratiquement que aux US, avec très peu de berlines et une évolution à la baisse rapide. Fiat a très bien réussi la Fiat500 mais n'a pas grand chose d'autre et notamment n'a pas réussi à redresser Lancia. Le seul objectif réel est de sortir le boulet Fiat Auto du groupe Fiat en faisant un 'lot' boursier avec Chrysler. On verra si il y a des acheteurs!

  • Pénélope a écrit le 03/03/2010 à 14:33 :

    • Votre article est très bien écrit et très intéressant. Le seul titre donnait envie de le lire!

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