La Tribune

La stupidité comme mode de management

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Sophie Péters  |   -  971  mots
La culture de la stupidité serait à l'origine de la crise financière de la City. Une étude anglo-saxonne note que l'intelligence des salariés est systématiquement découragée en temps de crise.

Voilà une étude qui devrait pousser les managers à s'interroger. Un rapport rédigé par les professeurs Andre Spicer (de la Cass Business School, qui fait partie de l'université City University de Londres) et Mats Alvesson (de l'université de Lund, en Suède), suggèrent que la culture au sein des entreprises de services financiers décourage les employés d'utiliser l'ensemble de leurs capacités intellectuelles..... Cela signifie que des questions importantes ne sont pas posées et que les oublis qui en résultent peuvent aboutir à des scandales comme la manipulation du LIBOR.
Dans « A stupdity-Based Theory of Organizations », ces deux professeurs vont jusqu'à indiquer que la série de scandales qui a frappé le monde de la finance en 2012 peut être attribuée à une culture largement répandue de la « stupidité fonctionnelle ». Des entreprises au sein desquelles la connaissance prime, comme les banques, ont développé une culture prônant l'attitude « N'y réfléchissez pas, faites-le. ». Réfléchir trop longuement à des difficultés et poser des questions gênantes sont des attitudes systématiquement découragées.

Quand la bêtise désarme

Les auteurs soulignent que les compétences des employés ne se sont pas réduites, mais qu'une véritable culture organisationnelle s'est développée : « De nombreuses entreprises, où l'intelligence des employés est primordiale, telles que les banques et les sociétés de services professionnels, assurent que les compétences sont à la base de leurs activités. Cependant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que la vérité est à l'opposé de cette affirmation. En réalité, la stupidité prime dans nombre de ces entreprises. Elles ne sont pourtant pas composées de personnes présentant de faibles QI. Habituellement, c'est même loin d'être le cas. Au contraire, ce sont plutôt ces entreprises qui incitent des personnes très intelligentes à ne pas mettre à profit l'ensemble de leurs capacités intellectuelles. Au lieu de cela, les employés sont supposés ne pas trop réfléchir et simplement faire leur travail », explique le professeur Spicer. Comme l'indique Robert Musil dans son opuscule intitulé « De la bêtise », celle-ci « endort la méfiance, désarme ». « On retrouve quelques traces de ce genre de finauderie dans certains rapports de dépendance où les forces sont à tel point inégales que le plus faible essaie de s'en tirer en se faisant passer pour plus bête qu'il n'est. (...) le faible qui ne peut pas irrite moins le détenteur du pouvoir que celui qui ne veut pas », écrit Musil. Mais aussi, comme le souligne cet intellectuel allemand dans cette conférence donnée en 1937, le phénomène de bêtise prend toute sa mesure dans des moments de panique....donc de crise, quand quelqu'un ou un organisme est soumis à une épreuve trop lourde ou une trop longue pression. De fait l'étude parue dans le « Journal of Management Studies » souligne  que la « stupidité fonctionnelle contribue à maintenir et renforcer l'ordre dans les organisations ». Un phénomène bien connu des psychologues qui relèvent dans la peur une suspension d'activité et de l'intelligence, qui pousse à remplacer la qualité des actions par la quantité.

Un mode managérial basé sur la persuasion

Rien d'étonnant donc à ce que des problèmes résultant de cette culture se révèlent d'après les deux professeurs uniquement lors de périodes économiques difficiles. Durant les périodes de croissance, cette culture permet, à l'inverse, aux employés de mieux collaborer et garantit que le travail est accompli de manière efficace et sans soulever de questions. Andre Spicer poursuit : « Quand les employés d'une entreprise posent peu de questions, ils ont tendance à mieux s'entendre et à travailler plus efficacement. Cela leur rend la tâche plus facile : ils en profitent également. » Tout simplement parce que confiance et bienveillance génèrent une autonomie propre à effectuer son travail sans non plus se poser de questions...
Ce qui caractérise ces situations de crise, note les deux auteurs, c'est le développement d'un mode managérial basé sur la persuasion avec force images et symboles visant à manipuler les troupes dans une seule et même direction. Sorte de lobotomisation qui permet de calmer toute velléité de sortir de la route tracée et qui, soulignent les professeurs, « bloque l'action ». Autrement dit, en évitant toute forme de confrontation constructive, les organisations se privent de ce qui fait l'essence même de l'échange des savoirs entre les salariés. Cette étude souligne ainsi à quel point les capacités cognitives des individus peuvent être limitées dès lors que s'instaurent des relations de pouvoir et de domination au lieu de faire appel aux ressources des individus.

"La plus dangereuse des maladies de l'esprit"

En 1937, Musil était visionnaire lorsqu'il déclarait dans sa conférence sur la bêtise : « on parle beaucoup aujourd'hui d'une crise de confiance de l'humanisme, d'une crise qui menacerait la confiance que l'on a mise en l'homme jusqu'ici ; on pourrait ainsi parler d'une sorte de panique sur le point de succéder à l'assurance où nous étions de pouvoir mener notre barque sous le signe de la liberté et de la raison (...) la bêtise « intelligente » entraîne l'instabilité et la stérilité de la vie de l'esprit. Ce n'est pas une maladie mentale. Ce n'en est pas moins la plus dangereuse des maladies de l'esprit, parce que c'est la vie même qu'elle menace ». Par un mode de management qui ne laisse pas de place à la singularité et aux ressources des individus, les organisations se privent de compétences essentielles pour continuer de se développer. Comme le dit le réalisateur belge Jacques Sternberg, peut-être qu'un jour on découvrira que la bêtise n'est rien d'autre qu'un virus".

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Commentaires

J'y crois pas !  a écrit le 14/03/2013 à 8:54 :

Dans mon usine, des (vrais) bonnets d?âne pour les mauvais salariés:

http://www.rue89.com/2013/03/12/port-du-bonnet-dane-pour-les-mauvais-salaries-je-manque-dhumour-240474?google_editors_picks=true

Réalité  a écrit le 11/03/2013 à 8:23 :

(...) "Loin de miser sur l'intelligence collective pour innover et gagner des parts de marché, le management français a opté pour une attaque en règle de la professionnalité et de l'engagement de ses salariés, compromettant leur santé physique et psychique, tout autant que notre avenir."

Danièle Linhart, sociologue du travail ; directrice de recherche émérite au CNRS

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/03/07/stigmatisation-des-salaries_1844382_3232.html>

Noob Be Here  a écrit le 03/03/2013 à 19:03 :

Drôle d'hypothèse de penser que les plupart des comportements de nos dirigeants, de nos chefs de grandes entreprise et PME, des énarques pilotant les vaisseaux de l'état sont dictés par la stupidité,Aussi simpliste que de prétendre que le SIDA a été transmis à l'homme par des singes...Je dirai même plus, en amenant ce scénario, nous sommes dans le dénie total de la causalité. On voudrait nous faire croire que c'est le renoncement à l'acte de pensée qui est la source de dysfonctionnement de notre société ? Quel humour, digne d'un pur Tony Blair ou Richard Nixon. S'il y a renoncement, ce n'est pas à l'acte de pensée, mais plutôt à la résistance. L'opacité de plus en plus complexe des fonds détenus par des organisations criminelles dans les grandes banques et grandes entreprises (voir d'autres tissus économiques comme des PME, des collectivités territoriales, des organismes internationaux,...) est un début de réponse au déplacement des valeurs de notre "Grand" capital. La seule chose que l'on demande dans ces établissements MIXTES c'est de savoir "fermer les yeux" lorsque cela est nécessaire. Modifier le système judiciaire Européen et vous changerez la face du monde. Mais il y a les lobbyistes de la construction européennes, à bien y réfléchir on se demande pourquoi !!!

Des cadres illetrés !  a écrit le 18/02/2013 à 19:20 :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/16/l-illettrisme-des-cadres-un-phenomene-meconnu-et-tabou_1833722_3224.html?google_editors_picks=true

Du chiffre, du chiffre, du chiffre !

Valcrav  a répondu le 21/02/2013 à 15:53:

Une faute à ´´ illettrés ´´, pas mal....

fausses valeurs et vrais imposteurs  a écrit le 18/02/2013 à 8:08 :

Lisez aussi le dossier de votre confrère Marianne du 19 au 20 janvier 2013 pages 20 à 27, intitulé: "Comment les imposteurs ont pris le pouvoir: au travail, à la télévision, en économie, en politique, dans les sciences, les arts ou la littérature, les fausses valeurs ont la cote. Et cela n'a rien du hasard. Explications. Par Elodie Emery.

La stupidite  a écrit le 17/02/2013 à 17:18 :

Curieux de penser que dans nos société se disant évoluée, nous aurions des décideurs suffisammernt stupide pour mettre en périle leur entreprise par ignorance, par bétise. Je ne crois pas en cette fable qui n'est à mon sens n'est que du verbiage. Les temps sont suffisamment dure pour les entrepreneurs puisse se dispenser de réfléchir à leur management. Le seul critère qui prévauit aujourd'hui " Je dégage combien" j'ai pratiqué bien autrement dans mon entreprise, en créant ce qu'on appelle un collectif de travail. Cela m'a permis de faire et se développer une dynamique de groupe. Contrairement aux allégations de l'article les entrepreneurs ont tout intéret à avoir l'adhésion de leur équipe sur des objectifs. L'efficacité opérationnelle est une nécessité quotidienne. Il en est de meme sur le plan militaire, la notion de groupe opérationnel repose en effet sur l'osmose des services de support, d'aide et de soutien avec les troupes de l'avant. L'efficacité d'une armée dépend de l'efficacité de tout son ensemble. Un objectif, des moyens, et l'esprit d'initiative de tous les intervenants dans le but de la réussite de lamission.Un management stupide conduirait les membres de l'entreprise à s'interroger rapidement car ces derniers sont quand meme les acteurs de la pérénisation de leur emploi. .

Point d'interrogations  a répondu le 17/02/2013 à 18:00:

Voilà l'abstract du papier. Vous verrez qu'il est plus rentable de centrer le management sur une certaine forme de stupidité: cette stupidité est une stupidité fonctionnelle qui induit notamment la diminution ou la négation de la réflexivité. L'optimisation purement économique est souvent (pas toujours) opposée à une certaine intelligence et réflexivité.
"Un management stupide conduirait les membres de l'entreprise à s'interroger rapidement car ces derniers sont quand meme les acteurs de la pérénisation de leur emploi." C'est à peu le contraire: les employés sont souvent contraints à ne pas réfléchir pour ne pas perdre leur emploi. En outre, la formation purement opérationnelle des futurs gestionnaires ne permet pas de pouvoir penser la remise en question (cela se voit particulièrement dans le contexte de la RSE).

"In this paper we question the one-sided thesis that contemporary organizations rely on the mobilization of cognitive capacities. We suggest that severe restrictions on these capacities in the form of what we call functional stupidity are an equally important if under-recognized part of organizational life. Functional stupidity refers to an absence of reflexivity, a refusal to use intellectual capacities in other than myopic ways, and avoidance of justifications. We argue that functional stupidity is prevalent in contexts dominated by economy in persuasion which emphasizes image and symbolic manipulation. This gives rise to forms of stupidity management that repress or marginalize doubt and block communicative action. In turn, this structures individuals' internal conversations in ways that emphasize positive and coherent narratives and marginalize more negative or ambiguous ones. This can have productive outcomes such as providing a degree of certainty for individuals and organizations. But it can have corrosive consequences such as creating a sense of dissonance among individuals and the organization as a whole. The positive consequences can give rise to self-reinforcing stupidity. The negative consequences can spark dialogue, which may undermine functional stupidity."

thierapido  a répondu le 19/02/2013 à 11:56:

autorité comme base du pouvoir amène à décourager tout rival potentiel, donc favorise une émulation "controlée",...la culture de la bêtise et celle de l'intelligence partagée vont de paire...en période de crise on encourage à ne pas trop se faire remarquer, c'est évident...mais il est évident qu'à long terme une société meurt de cette stupidité car elle traduit un individualisme forcené...personne ne fait alors de vieux os ds l'entreprise, l'air n'y est pas sain.

françoise  a répondu le 19/02/2013 à 16:33:

difficile à croire?
j'ai rencontré pendant moult années des patrons d'entreprises qui faisaient appel à des coachs, des formateurs qui s'avéraient avoir la casquette voyants/médium côté pile, formateurs conseillers côté face..;faut voir les con**ries qu'on leur faisait gober!!!

L'imposteur qui faisait foi  a écrit le 16/02/2013 à 13:57 :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/01/m-anti-austerite-etait-un-imposteur_1825242_3234.html>

curieux37  a écrit le 16/02/2013 à 11:44 :

ce que je retire de votre article, c'est que période faste ou pas.... on bosse sans se poser de question...... encore moins dans les périodes fastes parceque quoiqu'on fasse, l'argent rentre.....

je crois malheureusement que ce modèle de management est présent partout, en particulier en france...... mais aussi au sein de nos élites politiques et économiques..... les écosytèmes de pouvoir fonctionnant comme le groupe humain en entreprise.......

la résultante: c'est comme ça que ce doit être, point"....... le désastre planétaire en cours en est la plus belle preuve...... même si certain pays sont mieux loti que d'autre..... c'est le "dogme" consummériste qui dirige tout.... il faut faire marcher la machine croissance à tout pri.... (mais quelle croissance......?????)... le reste n'importe pas.......

hors la croissance à tout prix est in fine destructrice de valeur, et c'est bien cela qui manque......

Anas  a répondu le 17/02/2013 à 0:50:

L'expression "Management par la stupidité" n'est surement pas adaptée. Il ne s'agit ni plus ni moins que de management rationnel en temps de crise. Si vous êtes à la tête d'une entreprise et que vous essayer de passer la période difficile vous comptez tout simplement vos sous et rationnez vos dépenses. Si vous devez embaucher un opérateur qui va visser un écrous dans la chaîne de fabrication, vous ne postez pas votre offre d'emploi à l'école normale sup. Vous embauchez un opérateur qui vous coutera moin chère qu'un X, dont la fonction sera de visser, visser et visser, pour produire et garder en vie l'entreprise et tout les emplois qui vont avec. S'il est intelligent et prend de l'initiative, c'est tant mieux, tant que ça ne remet pas en cause sa fonction principale. En temps de crise, sa fonction principale de visser est plus vitale et importante que ses prises d'initiatives.

Réalité de la crise  a répondu le 17/02/2013 à 18:03:

"En temps de crise, sa fonction principale de visser est plus vitale et importante que ses prises d'initiatives. " C'est exactement l'inverse: en temps de crise, il est crucial de trouver d'autres formes d'organisations de façons de travailler. Ce raisonnement est celui qui conduit à un moins-disant social et économique. On se résout pas un problème en ne réfléchissant pas.

Anas  a répondu le 17/02/2013 à 23:09:

"[...]il est crucial de trouver d'autres formes d'organisations de façons de travailler [...]". Tout est dit dans votre phrase. Il s'agit bien méthodes de travail ... de nouveau processus, une nouvelle organisation des activités "bêtes et méchantes" mais organisées différemment. Il y a des spécialistes dans ce domaines dont le boulot est de concevoir de nouveau processus. Mais ça reste des processus opérationnels de productions de produit ou services. Fondamentalement ça ne change pas grand chose, c'est de nouvelle activités "bêtes et méchantes"organisée différemment pour toujours produire.

Réalité de la crise  a répondu le 18/02/2013 à 12:18:

" "bêtes et méchantes" " Je n'ai jamais sous-entendu cela. Des méthodes basées sur la coopération (qui font partie des New Business Models d'ailleurs) et la concertation sont des exemples d'organisations intelligentes du travail. Vous restez dans une conception du travail assez classique qui justement ne permet pas de résoudre les nouveaux défis actuels.

Anas  a écrit le 15/02/2013 à 18:25 :

Le meilleur exemple de ce type de management c'est l'armée. D'ailleurs un des critère de sélection est la capacité à obéir à un ordre même s'il est "bête".
En cybernétique, pour ne citer que le domaine que je connaît, tout système, qu'elle qu'il soit, se caractérise par des composants (dit également des "sous-systèmes" ou des "agents" pour ce qui concerne les système d'être vivants) qui sont orientés pour consolider le noyau du système et d'autres qui sont orientés pour permettre au système de s'adapter à son environnement.
Le premiers doivent appliquer des règles strictes en ayant une activité déterminées de manière mécaniste et procédurale, sinon c'est le noyau du système qui est en danger et par conséquent le système aussi. Les seconds doivent être plutôt curieux et créatif pour trouver d'autres possibilité d'évolution du système, sinon celui-ci ne pourras pas évoluer et il sera en danger de mort aussi.
Les deux catégories de composants ont leur lot de zélés, d'extrémistes, de modérés et de laxistes avec généralement une grande majorité de modérés.
Ainsi, le système a deux caractéristique antinomique et vitales pour son existence: la consolidation du noyau et l'adaptation à l'environnement. Pour pouvoir survivre, il oscille entre les deux, pour éviter qu'elles "dorment", sinon c'est la mort programmée du système.
C'est étonnant d'observer que les civilisations se caractérisent de la sorte et évoluent de manière cyclique et oscillent entre période où c'est la consolidation qui prime et période ou c'est l'adaptation et la recherche du nouveau qui prime.
C'est encore plus étonnant d'observer par exemple que, en période de bulle financière, les seconds agents avaient pignon sur rue (chez Goldman Sax et confrères, on y inventait une panoplie de produits financier toxiques packagés de manière très ingénieuses ... la créativité prime) , et en période de crise, on se concentre sur le noyau, la survie du système, en durcissant les règles avec des procédure mécanistes qui n'auront pas besoins de polytechniciens et autres génies pour les exécuter.
Les exemples ne manquent pas.

Varela et consorts  a répondu le 15/02/2013 à 23:47:

La cybernétique est basée notamment sur le feed-back qui devrait normalement être corrélé à une certaine notion de réflexivité. D'un point systémique, le management par la stupidité ne peut conduire qu'à la mort du système.

CADOUDAL  a répondu le 16/02/2013 à 11:54:

Le management de l'armée n'est pas ce que vous pensez,il me semble que votre vision simpliste doit etre revue et corrigée. Lorsque l'on est décideur à l'armée, ce n'est pas du matériel que l'on a gérer, mais des hommes face à un ennemi. La vie d'un homme nj'est pas une marchandise qui se négocie au rabais, tout chef qui se respecte à le devoir de protection de ses hommes, en perdre un est un échec affectif. L'ordre bete que vous citez, n'a plus de mise dans les armées modernes, les hommes ont évolués et vous dévalorisez fortement le niveau des hommes qui sont chargés de votre défense. La guerre n'est pas un jeu et chaque militaire dispose d'initiatve pour assumer sa mission. Tout le reste n'est que du verbiage qui est loin de la dure réalité du terrain.

grenadier voltigeur  a répondu le 16/02/2013 à 14:05:

tout a fait ok a avec cadoudal

Anas  a répondu le 17/02/2013 à 0:19:

Un militaire qui se respecte est quelqu'un de très observateur, et vous vous remarquerez que j'ai mis le terme "bête" entre guillemet. Il ne faut donc pas le prendre au pied de la lettre comme les ordres que vous avez l'habitude de recevoir ;-)

Anas  a répondu le 17/02/2013 à 0:40:

Réponse à "Varela et consorts". Expliquez nous un peu vos propos, en quoi "réflexivité" et "feed-back" (concepts à corréler ...!!) induisent nécessairement la mort du système à cause les agents spécialisés dans la consolidation.
Ce qui est appelé "management par la stupidité" n'est ni plus ni moins que la management rationnel.
Là où il n'y a pas besoin d'acteurs hautement diplômés et donc onéreux, le bon sens voudrait qu'on mette un acteur qui ne l'est pas nécessairement. En d'autres terme il n'y a pas besoins de polytechnicien pour visser les écrous d'un moteur à la chaîne de fabrication, sinon la voiture couterais un million d'euros. Cela ne dévalorise en aucun cas l'opérateur qui visse le boulon. La valeur des homme ne se mesure pas à leur diplôme et leur intelligences. Hitler et Staline étaient des homme intelligents et pourtant .... Gandi n'était pas un génie, c'était un homme normal et pourtant ...
Ne mélangeons pas tout.

Varela et consorts  a répondu le 17/02/2013 à 11:16:

Ce que je voulais mettre en évidence est que la cybernétique (en tout cas de seconde et troisième génération -au passage comme il s'agit de systèmes sociaux on se situe dans cette dernière optique-) explique notamment qu'un système ne peut survivre sans feed-back. Ce feed-back permet en permanence de contrôler l'homéostasie du système. Ce feedback dans un système social peut être effectué de manière automatique (par des sortes d'algorithmes organisationnels) mais cette régulation particulière ne permet pas de survivre dans des milieux très changeants (la société actuelle en étant un exemple). Ainsi, sans mettre des polytechniciens à tous les postes, il est nécessaire de mettre des acteurs capables de reconfigurer si besoin la façon dont l'organisation se régule face à son environnement. Or ceci ne peut pas se faire sans un minimum de réflexivité de la part de ces acteurs.

cyrano  a répondu le 18/02/2013 à 11:45:

Dans un système complexe, les acteurs fonctionnent en information partiel. L'expert aura donc moins d'information que l'ouvrier sur la chaine (exemple extrême, l'article parle de banque et de service). De même, pour trouver une solution, une dizaine de petite main, peuvent être plus efficace qu'un expert, quand la pose même du problème est difficile.

Varela et consorts  a répondu le 18/02/2013 à 12:14:

Mon propos n'était pas d'opposer "experts" et "petites mains". Il était d'opposer traitement de l'information automatisée et réflexive. Un système sans possibilité de traitement de l'information de manière réflexive y compris et surtout, je dirais, par les "petites mains" ne peut s'adapter dans un environnement changeant.

john the fish  a répondu le 18/02/2013 à 18:40:

Si vous voulez absolument faire un lien avec la cybernétique et la théorie générale des systèmes, n'oubliez pas que le seul point de vue qui permette de juger de la pertinence des boucles de rétroaction se situe en dehors du système lui-même... on parle de "méta"-quelque chose. En réalité, c'est facile de qualifier de "stupide" un management qui n'a aucun moyen de prendre du recul - ce qui est particulièrement vrai en temps de crise. Il n'est nullement question d'intelligence, mais de hauteur de vue.

Varela et consorts  a répondu le 18/02/2013 à 22:59:

@john the fish: je suis entièrement d'accord sur le fait qu'il est nécessaire de sortir du système en lui-même et c'est bien pour cela que je parlais d' "environnement changeant" (au sens systémique).
"Il n'est nullement question d'intelligence, mais de hauteur de vue." Le problème tient à la définition du terme "intelligence", c'est pourquoi je parlais avant tout de réflexivité (ou peut aussi introduire la notion de néguentropie éventuellement mais c'est à discuter). D'ailleurs dans l'article originel, il est question d'absence de réflexivité pour définir le management par la stupidité.

Bob  a écrit le 15/02/2013 à 15:49 :

"penser c'est désobéir" !

gilles  a écrit le 15/02/2013 à 15:11 :

C'est une des conséquences du principe de Peter.

@ Gilles  a répondu le 15/02/2013 à 23:38:

Non. Le principe de Peter est basé sur l'incompétence qui serait forcément atteinte à un moment ou un autre du fait de promotions. Là, on parle de stupidité organisée et pas par des incompétents...

Onze  a écrit le 15/02/2013 à 10:23 :

Il y a une coquille dans le titre: il faut remplacer "management" par "gouvernement".

Julio Béa  a écrit le 15/02/2013 à 9:28 :


Orwell au secours !
C?est pourtant une question simpliste que le politicien refuse de se poser : la crise des subprimes puis celle de la titrisation ne sont-elles pas seulement des escroqueries mondialisées, de haut vol ? Et le deal entre Goldman Sachs et le gouvernement grec pour bidouiller les comptes nationaux, est-il un accord entre adultes consentants ou un vrai traquenard en bandes organisées ?
Bien entendu, un tel abus indécent du droit d?usage nous fera bientôt prendre un cheval pour un b?uf : il suffit de le transformer en minerai ! Nul n?y avait songé mais c?est forcément un progrès car c?est bien la raison de vivre du libéralisme, que vous le qualifiez de néo, d?ultra ou mieux de libéralo-capitalisme ou libéralo-totalitarisme.
Lénine avait souligné que l?intellectuel était « l?idiot utile » de l?Etat. On sait aussi depuis l?exécution de Lavoisier que la République n?a pas besoin de savants !
Dénommer escroquerie cet abus de langage et ce détournement des procédures comptables nationales fait du politique un « idiot collabo » ! Mais serait-ce là son but ultime et la raison du succès de cette activité ? Orwell au secours, toi qui rêvait d?une République basée sur « la décence ordinaire » !

coco-rico  a écrit le 14/02/2013 à 21:59 :

Cette méthode irresponsable a fait ces preuves depuis longtemps, chez les instances Européennes les politiques, la haute administration, beaucoup de tête pensantes l'appliquent avec succès. Il n'y a qu'à voir les résultats obtenus. Quand aux entreprises, si elles veulent se saborder, elle n'ont qu'à l'appliquer pour (dé)motiver les salariés..Remarquez beaucoup d'entreprise(défuntes..) l'ont déjà appliquée avec succès. Attention !! c'est contagieux

Mosss  a écrit le 14/02/2013 à 19:08 :

Et bien le niveau de réflexion est plutôt élevé dans vos commentaires. ça change des autres sites remplis de vulgarité. De plus vous développez tous des points de vu intéressants. A tous je dis bravo. Même si La Tribune ne fait pas partie de mes lectures, je vous trouve très urbains.

@Mosss  a répondu le 19/02/2013 à 10:25:

Si vous venez du forum de Yahoo (où cet article est passé), il n'y a pas beaucoup de difficultés à être moins vulgaire et extrémiste. Vu la haine et l'ignorance qui s'y développe, ce forum devrait être soit plus sévèrement modéré, soit fermé.

SanKuKai  a écrit le 14/02/2013 à 18:17 :

"les organisations se privent de compétences essentielles pour continuer de se développer."

Oui, sauf que se développer n'est pas leur objectif. Elles cherchent uniquement à faire les 15% de rendement annuel demandés par leur actionnaires...

hades  a répondu le 15/02/2013 à 9:49:

que de souvenirs !
j'aime votre pseudo !

Anas  a écrit le 14/02/2013 à 17:47 :

Je ne voudrais surtout pas faire l'éloge de la stupidité et du conformisme, mais il faut noter que lorsqu'une entreprise arrive à sa vitesse de croisière après une période de décollage, les procédé de production de ses produits et services on tendance à devenir de plus en plus mécanistes et rigides et de moins en moins enclin à changer. Quand l'argent rentre, il n'y a plus de raisons pour que ça change.
L'activité se transforme de plus en plus en activité d'opérateur ("bête et méchant") où l'intelligence peut être une entrave à la machine bien huilée. C'est pour cela qu'il est conseillé aux cadres ayant soif de nouveauté et de créativité de changer.
C'est un phénomène connu dans le monde de l'informatique, après une période de conception et développement d'un système d'information, on remplace progressivement les cadre concepteur et développeur par des technicien et opérateurs qui coûtent moins chère pour maintenir le système en fonctionnement.
D'après mon expérience, ce phénomène semble être généralisable pour les organisations qui atteignent leur vitesse de croisière.
L'exemple le plus frappant est celui du projet Manhattan où dans certaine usines de séparation des isotopes, les résultats étaient meilleurs quand les opérateur qui étaient des ingénieurs on été remplacé par des opératrices n'ayant aucune formation scientifique.

Anas  a répondu le 14/02/2013 à 18:09:

"C'est pour cela qu'il est conseillé aux cadres ayant soif de nouveauté et de créativité de changer" ... il s'agit de changer de boîte, d'aller là ou c'est en construction.

La Machine Infernale  a répondu le 14/02/2013 à 18:55:

Ou en d'autres termes, quand on a lancé la machine, il suffit de mettre un caillou sur l'accélérateur pour qu'elle roule toute seule. Et après, on s'étonne qu'elle aille dans le décor en écrasant des gens au passage... Comme on dit: "The greatest danger in modern technology isn't that machines will begin to think like people, but that people will begin to think like machines"

Realityshow  a répondu le 15/02/2013 à 17:10:

J'ai aussi observé ce phénomène d'une meilleure productivité des opératrices. La raison est simple : elles ne se rendent pas compte des dangers de leur poste et prennent moins de précautions. Elles vont donc plus vite mais leur santé en pâti énormément, surtout leurs enfant à qui elles sont susceptibles de donner naissance...

Anas  a répondu le 15/02/2013 à 18:36:

Les premiers à avoir subit des radiations à cette époque pionnières dans le domaine nucléaire étaient des ingénieurs et des chercheurs. Quand les opératrices sont arrivées, le système était déjà relativement sécurisé.
S'il n'est pas nécessaire de mettre un polytechnicien à un poste ou il suffit de mettre un bac pro, et bien le bon sens voudrait qu'on mette le second, d'où l'expression populaire "tuer une mouche avec un canon". La sagesse populaire est souvent très pertinente.

phil  a écrit le 14/02/2013 à 15:34 :

Vous auriez aussi pu citer Christine Lagarde, thuriféraire de la fin de la pensée : « Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C?est pourquoi j?aimerais vous dire : assez pensé maintenant. Retroussons nos manches. »

Christine L'Hagarde  a répondu le 14/02/2013 à 16:55:

Dans sa bibliothèque, peut-être a-t-elle Hannah Arendt (La crise de la Culture) : "réfléchir cela signifie toujours penser de manière critique [et] penser de manière critique cela signifie que chaque pensée sape ce qu?il y a de règles rigides et de convictions générales [...] le seul fait de penser est en lui-même une entreprise très dangereuse [...] mais ne pas réfléchir est encore plus dangereux."
Finalement non: si elle avait Hannah Arendt, elle ne serait pas au FMI (entre autres).

Roland S  a écrit le 14/02/2013 à 14:02 :

La stupidité est la conclusion mais la réalité du management est trop souvent conduite par des primes sur l'alignement des résultats sur les budgets préalablement établis.
Ce qui fait que l'essentiel est d'atteindre les résultats à n'importe quel prix, quitte à scier la branche sur laquelle on est assis, l'organisation fonctionnelle de l'entreprise ainsi construite.
La 'faute' de la crise serait alors due 'au système' alors que celui-ci n'existe que par l'action et les comportements des individus. Il est nécessaire d'avoir plus de réalisme sur les responsabilités de chacun comme acteur et non esclave d'un tout.

krys2  a écrit le 14/02/2013 à 13:00 :

Quand on aura compris que pour enseigner le management, il faut soi-même avoir travaillé un certain nombre d'années dans es entreprises, et accumulé plusieurs expériences, tout ira un peu mieux. Il faut absolument interdire à des enseignants de le faire dans les écoles de commerce, dans les universités car l'enseignement est beaucoup trop théorique. Il n'est pas inintéressant, mais il est très insuffisant.
Il en est de même dans nos assemblées qui sont trustées par des fonctionnaires, des énarques, sans aucune expérience de la vie économique au quotidien et qui mènent le pays à la catastrophe depuis plusieurs décennies. Aux Etats-Unis le nombre de représentants au Sénat et au Congrès venant du privé est beaucoup plus élevé que chez nous.
Et enfin, il faut impérativement limiter les mandats de députés, sénateurs, Pdt de Conseil Régional, Général etc..., il faut "déprofessionnaliser" la politique.

Réflexivité  a répondu le 14/02/2013 à 14:04:

"il faut soi-même avoir travaillé un certain nombre d'années dans es entreprises, et accumulé plusieurs expériences [...] l'enseignement est beaucoup trop théorique" Je suis très loin d'être d'accord avec votre assertion. Il est effectivement absolument nécessaire d'avoir des professionnels comme intervenants. Cependant, et pour aller dans le sens de l'article, il est tout aussi nécessaire de faire en sorte que les étudiants en écoles de commerces aient des bases théoriques mais pas n'importe lesquels: ainsi il est indispensable d'ajouter des cours de RSE, Développement Durable, Ethique de l'Entreprise, Histoire de la Gestion, etc... c'est-à-dire un ensemble de cours dont le but est justement de dégager enfin la gestion de la pure "opérabilité" et de permettre aux futurs gestionnaires, financiers, etc... d'articuler à la base pratique et réflexion. Ce n'est qu'à cette condition que les choses changeront et surement en ne faisant que reproduire ce qui pose en entreprise actuellement. En fait, ce que je propose est à peu près ce qui s'est passé dans la majorité des disciplines universitaires: faire entrer un principe de réflexivité dans l'enseignement.

roro  a répondu le 14/02/2013 à 15:28:

Kyrs2 : Le management..en France s'apparente à de la gestion de sectes..provenance Us ; ex les séminaires ,hauts responsables et hiérarchie...les retours sont affligents nos chefs directs n'ont plus de personnalité...liquide fait ce que je te dit la com!! au revoir . Je pense que beaucoup de gens se referment et que l' intérèt de l'entreprise passe au second plan....

fred73  a écrit le 14/02/2013 à 12:01 :

S il n y avait que dans les secteurs cites ce ne serait pas mal.

Demetrius  a écrit le 13/02/2013 à 19:38 :

Madame Sophie Péters vous avez effectivement mis en évidence une preuve du principe de ... Peters!

momo  a écrit le 13/02/2013 à 17:26 :

de plus en plus d employés réfléchissent plus que leur responsable et ont de moins en moins d'estime

roro  a écrit le 13/02/2013 à 15:26 :

Le management en France ....vini-vici après moi le déluge le tout en cinq ans ? embaler c'est pesé....
j'ai fait le tour, je vais voir ailleurs....

chat botté  a écrit le 13/02/2013 à 14:20 :

Nous sommes globalement d'accord entre personnes intelligentes pour dénoncer le système ambiant de l'asservissement de la pensée.
Ce que nous pouvons faire individuellement et collectivement : penser et communiquer, échanger nos experiences sur le front de la résistance á la passivité de la pensée....et partager nos petites victoires dans le domaine: trés important pour le moral des troupes!

Jack le haricot  a écrit le 13/02/2013 à 13:52 :

Jacques Sternberg, réalisateur ??????????

phase3  a écrit le 13/02/2013 à 13:38 :

oui, stupides et ... prétentieux.

Frédéric  a écrit le 13/02/2013 à 12:53 :

Le plus grave est au niveau politique. Les gouvernements, comme actuellement celui de la France, qui encourage la bêtise et l'immaturité de la population pour mieux l?endormir et la manipuler. La méthode souvent la plus simple, prendre une minorité comme bouc émissaire pour masquer leurs incompétences et protéger leurs privilèges.
L?Allemagne nazi c?était le Juifs, le socialiste français c?est les riches.

the snipers  a répondu le 13/02/2013 à 14:04:

c est un peu exagere il n y a pas de camps en france

Cap2006  a répondu le 13/02/2013 à 17:25:

la recherche de bouc émissaire est en effet plus facile que la pédagogie...

l'Europe est utilisée dans ce but par tous les partis, et ce dans tous les pays d'europe...
Nous venons de passer 5 ans avec des cibles assez mouvantes : les jeunes , les étrangers, les fainéants de chômeurs, ... bref... l'autre en général...
Nous commençons ce quinquennat par l'entrepreneur, le riche héritier, ...

Et je le concède, j'ai personnellement un faible pour plusieurs catégories professionnelles qui me permettent de me sentir plus intelligent que je ne le suis ;-))

Godwin  a répondu le 14/02/2013 à 17:18:

@Frederic: un point Godwin et bien mérité! Dans votre "analyse" d'une pertinence douteuse, rajoutons "le libéral français c'est les droitsdelhommistes, les (pseudo-)assistés, les (pseudo-)improductifs, ..." Avec des slogans comme "travailler plus pour gagner plus", je pense qu'on avait effectivement gagné en maturité et intelligence...
Le problème n'est pas "le riche" mais l'attitude sociétale de celui-ci (comme de tout individu en fait).

the snipers  a écrit le 13/02/2013 à 12:28 :

je w en bqe et je me retrouve dans cet article tais toi et fais ce que je dis et pas ce que je fais ca devient du taylorisme du tertiare voir du taylorisme intellectuel

Xav  a écrit le 13/02/2013 à 12:07 :

La bêtise est autant présente dans le système éducatif. Les élèves doués ou surdoués doivent se rabaisser pour se mettre "au niveau" des autres. Idem à l'université où les examens ne visent pas à faire parler l'intelligence des élèves mais bien le rabâchage stupide de connaissances accumulées. La crise est partout \o

Miami cuban  a répondu le 13/02/2013 à 15:37:

Je pense que nous sommes nombreux à l'avoir vécu en effet. Mais cela n'était rien à côté du monde du travail où la débilité est omniprésente. Et plus mon statut social augmente plus j'en croise (des débilos ndlr). Je suis dépité. On a troqué les Humanistes, les Universalistes par des traders, des bling-bling et des chefaillons gris !!

phidias  a écrit le 13/02/2013 à 11:51 :

Il en va strictement de même avec les questions de société, comme le mariage gay ou l'immigration, débats escamotés en permanence par une police de la pensée dans les média, au profit de minorités actives. l'intelligence moyenne se définit comme l'intellignce du plus bête divisé par le nombre de lecteurs..

salah  a répondu le 13/02/2013 à 14:41:

j'aime bien ton commentaire et j'y adhère.c'est pour ça entre autres que ce sont toujours les -moins nantis intellectuellement (!) qui dirigent ce monde

@Phidias  a répondu le 16/02/2013 à 10:36:

exactement: les minorités actives de l'extrême droite et affiliées imposent une véritable police de la pensée sur des thèmes comme l'immigration ou le mariage gay, ce qui fait que les grands media nationaux sont toujours à l'affût du moindre sondage permettant d'aller ce sens. C'est ainsi qu'au lieu de réfléchir, cette dictature de la pensée basée sur la peur et l'ignorance (et même l'agnotologie) permet aux citoyens de se cacher (et se déresponsabiliser) derrière leurs pulsions pour appréhender des problématiques sociétales complexes.

Guetteur  a écrit le 13/02/2013 à 11:30 :

Ce type d'article a pour objet de faire croire que c'est la bétise et non l'avidité qui est l'origine de la crise dur a faire avaler. Par contre c'est certainement de la bétise de vouloir recupérer a n'importe quel prix ces pertes en tuant la poule aux oeufs d'or et obtenir le désordre qui deviendra incontrolable.

+1  a répondu le 18/02/2013 à 12:24:

+1

STONE1  a écrit le 13/02/2013 à 11:24 :

La croissance financière des entreprises et donc le maintien de l'emploi passe par le moutonnariat et la docilité des employés qui loin d'être stupides sont avant tout cupides et pragmatiques ! La stupidité est à mettre avant tout sur le compte de décideurs souvent psychorigides,incapables de s'adapter à une crise , persuadés d'avoir raison envers et contre tous et rattrapés finalement par la réalité économique! Cela ne vous rappelle rien ? Obéir sans discuter aux ordres de vos supérieurs? Non alors c'est que vous êtes beaucoup plus jeune que moi et que vous n'avez pas fait votre "service" militaire !!!

Realityshow  a écrit le 13/02/2013 à 11:23 :

Citation : "Durant les périodes de croissance, cette culture ('de la bêtise') permet, à l'inverse, aux employés de mieux collaborer et garantit que le travail est accompli de manière efficace et sans soulever de questions."
Raisonnement biaisé : c'est justement ce comportement en période calme qui mène inéluctablement à la crise par les dérives qu'il autorise.
Mais la bêtise est aussi un moyen de faire de l'argent : J'ai vu un sous-traitant réaliser la commande d'un client alors qu'il savait sciemment que c'était une erreur. Il a fallu tout refaire. J'ai aussi vu un salarié intérim résoudre un problème rencontré par son client. Le sous-traitant n'a pas renouvelé le contrat du salarié car il n'a pas pu facturer son client sur ce problème. Par contre son collègue beaucoup moins compétent a vu son contrat reconduit.
La bêtise conduit à la crise qui profite aux spéculateurs. La bêtise est indispensable au système ultra-libéral spéculatif et ce système n'est pas prêt de disparaître.

naif  a écrit le 13/02/2013 à 11:00 :

je trouve cet article assez intéressant en cela qu´il jette une lumière crue et apporte un peu de transparence sur les paramètres de l´action du "système". A vrai dire, guère surprenant pour moi que tout cela. Aussi, au lieu de prolonger ces analyses par quelques rappels de base en sociologie des organisations, comme je ne crois pas au hasard j´ai envie de poser cette question sibylline: à supposer que cette organisation ne doive rien au hasard et qu´elle ait été consciemment mise en place, alors à qui profite le crime? ;-)

Guetteur  a répondu le 13/02/2013 à 11:15:

Ce n'est pas une question vu que votre remarque demontre que vous avez la réponse, mais je ne résiste a rappeler l'affaire de SG et du trader fusible.

voltR  a écrit le 13/02/2013 à 10:43 :

Très connu en France, dans le monde du travail en général : "il vaut mieux avoir tort avec les autres que raison tout seul". Au même titre que l'échec en France est montré du doigt! alors que dans les pays anglo-saxons, l'échec sert d'appui pour rebondir !

Guetteur  a répondu le 13/02/2013 à 11:10:

non en france et notament en Politique vous n'avez que des "louseurs" contrairement à nos voisins d'outre atlantique un echec aux elections et c'est terminé. je ne sais pas pour les GB, mais aux US un echec et c'est la porte. Si non je suis d'accord il n'est pas bon être seul a avoir raison et encore plus si vous le faite remarqué après.

L'autre niais  a répondu le 14/02/2013 à 12:52:

Votre remarque ne s'applique qu'au domaine politique : dans les pays anglosaxons, un échec professionnel n'est jamais considéré comme rédhibitoire, contrairement en France - merci donc pour votre commentaire hors-sujet.

John the Fish  a répondu le 18/02/2013 à 18:51:

En effet, l'échec est une notion bien Française! Chez les anglo-saxons, on laisse le droit aux gens d'apprendre de leurs erreurs...
Mais ceci n'est pas la question! On peut être très intelligent et faire des erreurs. Comme j'ai déjà écrit dans un autre post sur ce sujet, ce qui compte c'est de pouvoir prendre de la hauteur pour examiner le fonctionnement du système. En situation de crise, même les gens très doués peuvent avoir la tête dans le guidon et foncer dans le mur.
N'oublions pas non plus que la sacro-sainte productivité que nous apporte les systèmes automatisés devrait toujours être challengée à l'aune d'une réflexion mesurée. On a vu par ailleurs que l'ordinateur rend idiot! Combien d'employés qui fut un temps étaient des experts de leur domaine seraient désormais incapable de faire leur travail "à la main"?

Henri Canne  a écrit le 13/02/2013 à 10:24 :

on peut étendre sans difficulté, la comparaison au domaine du journalisme !
C'est même une évidence.

cmoi  a écrit le 13/02/2013 à 10:09 :

La France, hélas, n'est pas à l'écart de cette tendance très nette et assez générale.

@cmoi  a répondu le 13/02/2013 à 11:32:

ou nous avons le ponpon avec l'administration.

GE92  a écrit le 13/02/2013 à 10:04 :

Comme le suggère l'article, mais pas son titre, la bêtise en question n'est pas le fait uniquement des manager, mais plutôt de l'ensemble de l'entreprise. C'est une "bêtise intelligente" qui sert à passer les mauvais caps en montrant le moins d?intelligence possible, pendant une période, pour que les coups, inévitables, retombent, éventuellement, sur ceux qui prennent malgré tout des décisions. C'est une stratégie de mise à l'abri, de passage de patate chaude, en suivant scrupuleusement les procédures, et en prenant les solutions les pus conformistes. Comme le montrent certains commentaires, ce sont alors les managers de plus haut niveau qui sont obligés d'assumer la bêtise de l'organisation, qui les laisse s'enfoncer dans des erreurs qu'ils auraient signalées plus tôt en des temps moins agités. C'est bien une bêtise de protection. Je la vois tous les jours à l'oeuvre actuellement.

Ecolb  a écrit le 13/02/2013 à 9:23 :

Dans le même esprit : "Les lois fondamentales de la stupidité humaine" de Carlo M. Cipolla

mjj  a écrit le 13/02/2013 à 8:28 :

J'ajouterai mégalomanie, autoritarisme, dilution des responsabilités qui peuvent être aussi une conséquence de ce management pas la stupidité; on demande aux collaborateurs d'être d'accord ce qu'en étant stupide on peut faire plus facilement qu'en étant intelligent. Un bel exemple Anne Lauvergeon qui ne supportait pas qu'on lui apporte la contradiction. Tout son board s'est écrasé devant elle dans l'affaire Uramin pour ne pas risquer la porte ou le placard. Malheureusement elle n'est pas la seule à ne rien écouter.
Sarko dans le genre était pas mal non plus; personne dans son entourage ne prenait le risque de le contredire. Ca lui aurait éviter des histoires style EPAD qui ont grandement nui à son image

L'autre niais  a répondu le 14/02/2013 à 12:54:

Dans l'affaire de l'EPAD Sarkozy n'est jamais intervenu.

Pistol  a écrit le 13/02/2013 à 0:49 :

La bêtise a bon dos. Lucre, avidité, raisonnements à court terme... Voilà le problème.

johnmckagan  a répondu le 13/02/2013 à 13:52:

exactement

Sirius  a répondu le 13/02/2013 à 19:05:

Ah, parce qu'être avide et raisonner à court terme ne sont pas des comportements stupides ?

Leopoldine  a répondu le 14/02/2013 à 5:57:

...non seulement stupides mais aussi irresponsables; Diplômée de l'enseignement supérieur, j'ai travaillé dans bon nombres de PME lors de mes études ; or, les patrons et managers sont à l'image de la societé dans son ensemble, et se divisent en 2 groupes distincts : ceux qui accordent instinctivement leur confiance aux éléments intelligents et donc rapidement autonomes, et ceux qui s'en méfient...donnant par là même une piètre idée de l'estime dans laquelle ils tiennent leurs propres facultés....

De plus, pour avoir côtoyé au long de ma carrière des patrons incapables d'écrire une ligne sans y faire 4 fautes, d'autres manifestement psychotiques ou destructeurs (y compris contre leur propre activité), me vient l'idée qu'à l'instar du permis de conduire, mis en place pour garantir sa propre sécurité mais aussi et surtout celle des autres, un permis de gérer ne devrait pas être mis en place : les patrons et les managers, eux aussi, ont la vie (financière, sociale et psychique) de leurs subordonnés entre les mains...

Lapin crétin  a répondu le 16/02/2013 à 7:56:

Votre permis pour patron a déjà été pensé ça s'appelle "les soviets". Ça a donné de mauvais résultats économiques (comme d'ailleurs la crise engendrée par le systÚme capitaliste actuel...)

Lapin bien crétin  a répondu le 19/02/2013 à 16:25:

@Lapin crétin: "ça s'appelle "les soviets" ". C'est incroyable de lire de telles stupidités pour le coup. Primo, je vous laisse vous replonger dans l'Histoire de la Russie pour voir qu'à l'origine les Soviets sont foncièrement anti-bolchévique (comme l'a expliqué H. Arendt). Si le sens de votre propos était d'effrayer le pékin moyen en invoquant le diable communiste, il faudrait choisir d'autres références.
Secundo, ce qui est proposé ici n'a même rien à voir avec les Soviets. Il s'agit juste du constat qu'il y a un réel problème de formation, de réflexivité et de contrôle au niveau du management. Quand je parle de contrôle, il s'agit du même type de contrôle qui fait qu'un restaurateur doit rendre des compte auprès des services de l'Hygiène, qu'une entreprise rend des compte auprès des commissaires aux comptes, etc...
Finalement, on comprend que le management, contrairement à la quasi-totalité des autres métiers, n'a pas de code de déontologie, ce qui est inacceptable.

johnmckagan  a écrit le 13/02/2013 à 0:12 :

"Cela signifie que des questions importantes ne sont pas posées et que les oublis qui en résultent peuvent aboutir à des scandales comme la manipulation du LIBOR."

... ou plutôt permettent d'étouffer des scandales comme la manipulation du LIBOR.

simple citoyen  a écrit le 13/02/2013 à 0:00 :

Ben voyons! On nous prend vraiment pour des idiots. La corruption n'existerait donc pas? La perte de l'aléa moral (le fait que l'on puisse faire des bénéfices mais ne pas assumer les dettes) non plus? Seule existerait la bêtise, et du middle management encore, je suppose? Lamentable de relayer de telles idioties destinées à dévoyer le bon sens.

Certes  a écrit le 12/02/2013 à 23:18 :

mais la bétise et la stupidité ont prévalu dans les banques avant la crise : quand tout allait bien, les banques ont massivement fait des crédits subprimes, préter à des gens qui ne peuvent pas rembourser, ce qui est totalement stupide, et la manipulation du Libor a commencé en 2006, donc avant la crise, et non pas en 2012 comme le sous-entend l'article. Les "génies de la finance" sont donc relativement stupides en fait...

@certes  a répondu le 13/02/2013 à 11:35:

je suis d'accord, sauf sur un point la crise a débutée en 1973 avec le premier choc petrolier.

DRRW  a écrit le 12/02/2013 à 22:38 :

Il y a quelques mois le FT rapportait une enquete selon laquelle une part important des cadres de la City 940% de memoire) declarait etre disposee a se placer en dehors du champ de la loi si cela leur permettait d'ameliorer leur profit. En etant totalement cynique il donc serait possible de dire que cette nouvelle etude est deja un progres car de malhonnetes ces gens sont passes a idiots

Patrickb  a répondu le 13/02/2013 à 0:40:

@DDRW: il y aurait matière à discussion, car gagner de l'argent par tous les moyens, même "illégaux", est une des caractéristiques du système capitaliste qui nous régit, non ?

ABasl'ISF  a répondu le 13/02/2013 à 10:34:

@Patrickb: D'où sortez vous cette affirmation ? Le "système capitaliste" ne prévoit pas la malhonnêteté, il utilise l'économie de marché au contraire du système marxiste qui lui est malhonnête dans sa gestion du bien public aux bénéfices d'une "nomenklatura" !
Comme dans toute activité humaine, il y a des "déviants" mais le système en lui même est sain, certainement plus en tout cas que le système marxiste.

onawanta  a répondu le 13/02/2013 à 11:22:

@ABasl'ISF : quoi ! le système capitaliste est sain ! il ne prévoit pas la malhonnêteté ! mais de quelle planète venez-vous, prédator ?

Patrickb  a répondu le 13/02/2013 à 14:49:

@Abasl'isf: tu dois vivre sur une autre planète :-)

Sirius  a répondu le 13/02/2013 à 19:13:

Ce n'est pas le système qui mène à l'illégalité, mais plutôt certaines personnes qui y travaillent qui profitent illégalement des failles.

Meuh  a répondu le 17/05/2013 à 14:56:

Le système capitaliste fonctionne dans un cadre légal. Ce qui semble évident puisque vous parlez d'illégalité... Il y a certe déviance, mais la majorité des personnes n'agissent pas dans l'illégalité. De plus il ne faut pas oublier ce que le "méchant" système capitaliste et les "horribles" banquiers permettre et on permis à des millions de personnes et d'entreprise... Dans la même veine, au lieu de baver, soyez dans l'action :) . Vous semblez plein de bonnes idées ! :D

@ Meuh  a répondu le 10/10/2013 à 14:38:

Réponse tardive mais réponse quand même à Meuh: cet argumentaire promouvant le système capitaliste est fallacieux pour quatre raisons essentielles, dont deux relevant de la simple logique. Votre propos classique s'articule sur la relation: capitalisme --> amélioration générale des conditions de vie humaine.
1) Cette relation est en soi une vision idéologique dont la courbe de Kuznet a été la caution "scientifique" (bien que jamais prouvée). Il serait donc nécessaire d'étudier la relation entre la prémisse et la conclusion car une corrélation n'implique pas une causalité (erreur standard en statistique).
1-bis) Le fait de donner un biscuit à un enfant dans un parc génère des miettes qui nourriront des pigeons: on pourrait donc établir que l'on a nourri les pigeons par cette action voire que "donner un biscuit à son enfant" --> "nourrir les pigeons", mais cette relation non intentionnelle est une simple relation logique contextuelle qui n'a aucune vocation à être durable. En clair, une relation logique établie à un moment donné peut l'être pour des raisons qui l'amèneront à ne plus l'être l'instant d'après. Pouvons-nous construire un monde durable si la relation "capitalisme" --> "amélioration générale des conditions de vie humaine" est de ce type?
2) Il ne faut pas confondre moyens et fins: la seule finalité est la conclusion. Le problème est de basculer dans un propos déclarant que cette conclusion ne peut advenir que grâce à la prémisse "capitalisme", ce qui relève d'une erreur logique.
3) la notion de "amélioration générale" peut renvoyer à un sens moyen ou "individualisé". Toujours d'un point de vue statistique, une moyenne n'a aucun sens si l'écart-type est trop important: c'est ce qui conduit à constituer des sous-groupes pertinents. Ainsi, une amélioration générale en moyenne générant un écart-type trop important n'a aucune utilité en soi.
4) Enfin, la notion de "conditions de vie" est une problématique très subjective et politique (au sens noble du terme). Dans ces conditions, il est impossible de savoir si la relation initiale est valide simplement car la conclusion est en soi dépendante des individus, de la temporalité, des conditions à un moment donné, etc...

Bref, tout cela conduit à des amalgames problématiques d'autant plus quand ils sont couplés à une vision binaire capitalisme/communisme. Il existe une multitude d'alternatives au capitalisme et différentes du communisme. L'ONU travaille ainsi par exemple avec l'économiste R. Costanza à établir les grandes lignes d'un système économique sans croissance. Mais évidemment on en parle pas beaucoup...

nEtRICk  a écrit le 12/02/2013 à 20:40 :

Robert Musil était juif, et il voyait trés bien que la montée du nazisme qui allait engloutir
son pays, l'Autriche, par la volonté d'un autre Autrichien d'origine, était largement basée
sur l'anéantissement de l'intelligence. Visionnaire.

MARRE DES PAUVRES  a écrit le 12/02/2013 à 19:21 :

...comme mode de gouvernance de nos hommes politiques également..

effectivement  a répondu le 13/02/2013 à 5:29:

cela semble absolument transposable aux "démocraties modernes"

churchill  a écrit le 12/02/2013 à 19:18 :

"" Cependant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que la vérité est à l'opposé de cette affirmation."" ce qui est drole avec les universitaires, c'est quand ils enfoncent des portes ouvertes en hurlant ' eureka' ( comme d'autres hurlent ' c'est la faute a sarkozy' en voyant la france couler ;-) )

Kadoudou  a répondu le 12/02/2013 à 20:04:

Les evidences sont toujours bonnes a etre dite, c est le debut du bon sens!

Patrickb  a répondu le 12/02/2013 à 20:27:

@churchill: peut-être, mais les choses sont quand même plus claires quand elles sont dites tout haut plutôt que sous-entendues :-)

bravo  a écrit le 12/02/2013 à 18:50 :

quel bon papier. enfind es vérités qui sont bonnes à dire !

pablo  a répondu le 12/02/2013 à 21:41:

ces entreprises reprennent en fait souvent un mode d'organisation militaire, mais avec plus de finesse ou d'hypocrisie, c'est selon (image de marque oblige pour séduire clients, employés et actionnaires); mais après analyse, comme ds l'étude reprise ds cet article, le parallèle me semble souvent évident (on pourrait aussi y voir une forme de fascisme ds certains cas).