Brexit : la livre sterling continue sa chute face à l'euro et au dollar

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La livre a subi un mouvement de ventes agressives à l'ouverture des échanges, observait Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.
"La livre a subi un mouvement de ventes agressives à l'ouverture des échanges", observait Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group. (Crédits : Statista*)
La livre a atteint 87,66 pence pour un euro mardi matin, son niveau le plus faible depuis début août 2013. Mercredi matin, face au billet vert, la monnaie britannique est tombée à son niveau de mi-1985, en-dessous de 1,27 dollar.

Papier publié lundi 3 octobre, mis à jour mercredi 5 octobre

Les effets de l'annonce de Theresa May sur le Brexit ne se sont pas faits attendre sur les marchés financiers. Vers 9 heures 30 GMT (11 heures 30 à Paris), mardi matin, la livre a atteint 87,66 pence pour un euro, son niveau le plus faible depuis début août 2013.

"La livre a subi un mouvement de ventes agressives à l'ouverture des échanges à Londres alors que la Première ministre britannique a annoncé (dimanche) qu'elle activerait le Brexit d'ici mars 2017, cherchant à quitter l'UE sous deux ans", observait Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

La livre souffrait également face au billet vert, tombant même à 1,2740 dollar pour une livre, son niveau le plus faible depuis début... juin 1985 (1,2841 dollar la veille lundi) ! Mercredi matin, elle est même tombée sous la barre de 1,27 dollar, à 1,2687 dollar (-0,3%).

Le spectre d'un 'Brexit dur'

"Cette décision veut dire que nous avons le temps de développer notre stratégie pour les négociations et (mettre au point) nos objectifs", a déclaré Theresa May lors d'un discours devant le congrès des conservateurs à Birmingham (centre de l'Angleterre).

La monnaie britannique poursuivait ainsi la dégringolade entamée la veille suite à l'annonce d'un calendrier pour le début des négociations sur le Brexit et un regain d'inquiétude des cambistes qui craignent que le Royaume-Uni opte pour une ligne sans concession vis-à-vis de l'UE.

Un sentiment confirmé par Ipek Ozkardeskaya pour qui ces déclarations "laissent à penser que le Royaume-Uni penche pour ce que l'on appelle un 'Brexit dur' (c'est-à-dire une ligne sans concession vis-à-vis de Bruxelles, NDLR) qui risquerait d'ôter aux marchés la flexibilité dont ils auront besoin pour digérer les changements post-Brexit, de réduire le temps dont auront besoin les entreprises pour adopter la nouvelle configuration, et ainsi mettre en péril une éventuelle coopération en douceur" pendant la procédure de divorce entre les marchés britannique et européen.

*Un graphique de notre partenaire Statista

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/10/2016 à 14:19 :
Au rythme où vont les choses on va bientôt devoir accueillir la reine d'Angleterre à Versailles comme l'impératrice Eugénie l'avait été par l'Angleterre en octobre 1870 après la défaite de Napoléon 3 à Sedan !
a écrit le 06/10/2016 à 9:53 :
LES ANGLAIS S EN SORTIRONS MEME SI C EST LE PEUPLE QUI VAS SOUFRIR AUX DEBUT. IL ONT UN BUT C EST DE DEVENIR UN REFUGES DES BANQUES INTERNATIONALES? UN PARADIS FICAL CA PEUT MARCHE? IL ONT LA SUISSE COMME EXENPLE? ET EN SUISSE TOUT VAS BIEN? C EST L UE QUI A UN GROS PROBLEME CAR SI LES RATS QUITTENT LE NAVIRE C EST QUE LE BATEAU PREND L EAU ET QUE L EUROPE TEL QUEL ET FAITE AUJOURDHUI N A PAS D AVENIR???
a écrit le 06/10/2016 à 9:20 :
@cricri : pour votre info. Une monnaie faible pénalise d'abord les pauvres via l'inflation et le renchérissement des produits. Demandez donc aux Allemands traumatises par la grande inflation de 1923. Sans l'euro, on aurait connu une terrible crise monétaire qui aurait réduit nombre de personnes à la misère...les vieux, les salariés, tous ceux qui dépendent d'un revenu fixe...alors, réfléchissez un peu avant de mettre en avant des slogans sans pertinence...
Réponse de le 06/10/2016 à 9:54 :
Mais oui, c'est cela, l'euro nous sauve de tout, même de la misère, ça se voit.
Pour l'inflation, ce n'est pas un problème si les salaires y sont indéxés. Comme c'était le cas jusqu'à début des années 80. ça marchait bien...
Réponse de le 07/10/2016 à 5:29 :
@ Yukimuras : non çà ne marchait pas il y avait en permanence des dévaluations dites compétitives avec de lourdes conséquences pour les entreprises. Vous comparez de plus 2 périodes très différentes avec alors bien moins de mondialisation et non dérégulation des années 80. Quant à l'indexation vous devriez vous douter qu'elle n'est pas généralisée, notamment aux retraites, ce n'est pas sérieux de répondre ainsi. Le fait d'avoir l'euro comporte plus d'avantages que d'inconvénients, le tout est de mettre en place les conditions requises à une monnaie commune et sur ce plan ce n'est pas achevé. Les problèmes ne sont qu'en partie liés à l'euro pour certains pays. Mais si on parle de la Grèce il faut juger la situation bien avant l'euro et le bilan global. L'entrée dans l'Union et l'euro a été très profitable à l'origine à la Grèce. Après çà se complique mais ce n'est pas loin s'en faut uniquement la faute de l'euro. D'ailleurs Stiglitz qui préconise plutôt une sortie de l'euro si rien n'est fait juge au contraire qu'il faut faire le nécessaire pour conserver l'euro mais qu'il ne croit pas que l'on va le faire, il faut bien le lire avant de se précipiter comme Marine le Pen sans l'avoir compris.
a écrit le 05/10/2016 à 21:08 :
Vous devriez calmer votre troll néolibéral, cette haine de ceux qui ne respectent pas le dogme est franchement écœurante et ne donne vraiment pas envie de commenter.

Si vous ne voulez que des prêtes et des curés néolibéraux dites le nous, nous n'avons pas autant de temps qu'eux à perdre.

Merci.
a écrit le 05/10/2016 à 20:24 :
Ce n'est pas le Royaume-Uni qui est un situation de choisir entre brexit dur et brexit soft, mais l'UE. Le Royaume-Uni sera mal s'il est privé de tout accès au marché unique, surtout pour ses services financiers ! A chaque demande du RU, il faudra que l'UE exige des contreparties significatives.
a écrit le 05/10/2016 à 14:06 :
perte de PIB de 15 % en valeur $, la GB n'est plus que la 8 eme puissance mondiale, derrière la Californie ? la GB bientot le 51eme état américain ?
Réponse de le 05/10/2016 à 16:58 :
Obama a clairement dit qu'un Royaume-Uni hors UE n'intéressait pas DU TOUT les USA.
a écrit le 05/10/2016 à 12:16 :
Cela va booster les exportations Britanniques et inciter les investisseurs à s'intéresser au RU.
De plus les ventes de pétrole de la mer du nord, exprimées en dollars, vont rapporter plus une fois converties en livres.
Il y a certes des inconvénients comme la perte de valeur du patrimoine des Britanniques exprimée € ou en $ mais franchement je pense que ça ne gênera qu'une minorité de Britanniques.
Il reste beaucoup de variables inconnues dans cette affaire de Brexit mais pour l'instant le RU s'en sort plutôt bien.
Réponse de le 05/10/2016 à 17:01 :
Non, les exportations "matérielles" que parvient à faire de Royaume-Uni concernent des produits où la compétitivité-coût est peu importante. Qu'apportera une baisse de 10% à l'export des Rolls-Royce ? Le principal élément de la balance des paiements britannique est les services notamment financiers dont l'éventuelle perte du passeport européen en cas de "Brexit dur" sera un coup quasi fatal.
a écrit le 04/10/2016 à 23:06 :
Et le Footsie avec 7074,34 est au plus haut depuis 2008 voir plus ( la courbe du FTSE sur la Tribune ne va pas au delà ). Alors que faut-il en conclure ?
Réponse de le 05/10/2016 à 9:26 :
Le FTSE 100 représente la santé des multinationales actives hors R-U pour l'essentiel de leurs activités. Convertissez l'indice FTSE en dollar et comparez la valeur ;) Par ailleurs, les marchés étant innondés de liquidité par les banques centrales, cela fait automatiquement monter (artificiellement) le cour des actions. Patience est la mère de toute vertu. Les effets négatifs du brexit sur l'economie se matéraliseront lorsque le processus sera enclenché pleinement et que le futur apparaitra clairement. L'indication d'un hard brexit ne donne donc qu'un avant gout .
a écrit le 04/10/2016 à 22:34 :
Les britanniques ont un pourcentage d'entreprises qui se foutent de la planète supérieur à la moyenne. Mais ils vont triquer un maximum avec la montée des eaux. Et ce n'est que justice! Magouilles et planques dans les paradis fiscaux vont de pair.
a écrit le 04/10/2016 à 22:13 :
C'est une lutte de pouvoir. Les Britanniques cherchent à déstabiliser l'UE, l'UE va chercher à déstabiliser le Royaume-Uni. Les pro-brexit sont des bisounours. Ils doivent s'attendre à un rapport de force de 65 (voire moins de 60 millions d'habitants si les Ecossais quittent le navire) contre 445. Cela donne une idée de leur égo démesuré aujourd'hui.
a écrit le 04/10/2016 à 19:39 :
Une baisse avant une remontée spectaculaire....on connaît la chanson, petit jeu des financiers qui se font des frayeurs car ils s'ennuient.....habile manoeuvre pour justifier quelques réformes au printemps....oh le joli mois de May....
Réponse de le 05/10/2016 à 17:03 :
On peine à voir quel élément dans les perspectives économiques britanniques hors UE pourrait faire remonter la livre...
a écrit le 04/10/2016 à 19:39 :
Beaucoup de choses peuvent se passer, et du méchant.
Un nouveau Georges Soros pourrait en spéculant sur une monnaie affaiblie faire sauter une fois de plus la banque d'Angleterre.
Dans le même ordre d"idée, comme personne n'est à l'abri d'une nouvelle crise bancaire, cette fois la BCE pourrait considérer que la solidarité européenne ne s'applique plus, ce qui laisserait la finance en très mauvaise posture.
Un brexit très (trop) dur pourrait amener l'Europe à retirer aux banques anglaises leur agrément, ce qui leur enlèverai un marché de 400 millions de clients parmi les plus solvables au monde etc etc....

Je fais confiance à l'Histoire et à l'imbécilité de l'homme, surtout quand il a un portefeuille greffé à la place d'un cerveau et d'un coeur, pour nous inventer des trucs inattendus, le genre de comportement qui nous fait dire "ils n'ont tout de même pas osé faire ca !!!"... et bien si!
a écrit le 04/10/2016 à 16:28 :
Le PIB diminue de même, puis bientôt dans 10 ans après le Brexit, 1£ = 1€ !
a écrit le 04/10/2016 à 12:12 :
Pour mémoire la baisse de la monnaie n'est que temporaire et ne résout pas les problèmes structurels. Le commerce GB dépend à 55% de l'Union européenne, la balance commerciale est déficitaire malgré l'excédent des services financiers qui lui va se réduire et l'endettement est de 125% du Pib. Si la baisse d'une monnaie résolvait durablement les problèmes d'un pays çà se saurait et beaucoup comme le Venezuela, l'Ukraine etc s'en sortirait rapidement et ce n'est pas le cas.
a écrit le 03/10/2016 à 17:57 :
Excellent pour les exportations. Avec une politique fiscale ambitieuse, le redressement de la GB ne devrait pas tarder et les chiffres de la croissance - à terme- vont sûrement étonner l'U.E.
Réponse de le 04/10/2016 à 13:51 :
A part du Stilton et de la jelly, qu'est-ce qu'il y a à exporter ? L'industrie automobile est aux mains des allemands (Mini et Rolls-Royce=BMW, Bentley=VW), des Indiens (Land Rover et Jaguar), des japonais Honda et Nissan. Ce sont des marques chères à forte image et forte marge dont la dépréciation de la monnaie ne boostera pas les ventes et renchérira le prix des éléments importés. C'est d'ailleurs un peu le cas de toute la production britannique exportée dont la dépréciation de la monnaie ne boostera pas les exportations, en revanche pour les consommateurs britanniques le prix en monnaie locale des importations va grimper ce qui réduira d'autant leur pouvoir d'achat pour acheter des produits britanniques. Le décrochage économique britannique risque d'être tellement brutal qu'il risque effectivement d'étonner l'UE.
Réponse de le 04/10/2016 à 17:58 :
@Bruno_bd: certain que le secteur automobile va souffrir, car les constructeurs étrangers avaient choisi la Grande-Bretagne pour sa fiscalité, mais aussi pour contourner les quotas. Mais faut pas exagérer non plus, l'économie britannique repose principalement sur la finance et les services, et je ne crois pas qu'une autre place boursière européenne puisse remplacer Londres. D'autre part, ils ont un réseau bien organisé. Il y aura des soubresauts et de la spéculation, mais les Anglais, à mon avis, s'en sortiront. De toute manière, de façon générale, je ne crois pas au défaitisme et au fatalisme. Après moi le déluge, non. Après moi, il y en aura un autre et la roue continuera de tourner :-)
Réponse de le 04/10/2016 à 23:12 :
A @patrickb : tout à fait d'accord avec vous. Les britanniques sont réactifs et pragmatiques. Aucun doute qu'ils s'en sortiront sûrement bien mieux qu'avec le poids de l'U.E ( car il sont contributeurs nets même s'il le sont moins que nous...). Ils ont toujours eu le contrôle de leur monnaie et les ressources en pétrole du RU sont loin d'être négligeables. La situation de la France en revanche est beaucoup plus inquiétante...
a écrit le 03/10/2016 à 15:29 :
C'est parfait pour relancer une politique de ré-industrialisation reposant sur les exportations, les américains ne laisseront de toute façon jamais tomber les anglais, les corveaux de mauvais augures non contents de s'être trompé déjà une fois continue sur le même air de pipeau.

Il y en a franchement marre de cette propagande générale anti brexit, les anglais ont voté pour la sortie de l'europe alors plutôt que de leur vouloir sans cesse le plus grand mal en ne parlant de ce qu'il pourrait arriver de pire, soyez un minimum objectif je vous prie.

Les médias nous avait annoncé la mort immédiate de l’Angleterre trois moi sont passés et le RU ne brule toujours pas, un peu de recul, un peu de respect pour les gens qui ne pensent pas comme l'oligarchie européenne svp, merci.
Réponse de le 03/10/2016 à 20:25 :
ils ne sont toujours pas sortis au cas vous ne l'auriez pas remarqué....le plus rigolo c'est que vous n'avez toujours pas compris que ce Brexit est fait par vos pires ennemis politiques, ils en ont rien à faire du peuple et de l'industrie. Je vous invite à étudier de plus près le CV de Farage par exemple...Quand ils seront devenus un vrai paradis fiscal et un trou noir financier, vous reviendrez ici pleurer j'en suis sure, car c est la seule chose qu'ils veulent.
Un Britannique pourrait vous dire qu'officiellement, ils ne se sont prononcés que pour donner un avis consultatif. Par ailleurs, le vote portait sur l UE (pas l'Europe). "Brexit mean Brexit", mais personne ne sait ce que ça veut dire au fond...Faut aller vous renseigner un peu, mais c'est le Parlement qui est souverain en GB, donc on verra bien ce qui se passera. Je précise que je me fiche qu il reste ou pas et que je leur souhaite le meilleur dans tous les cas.
Réponse de le 04/10/2016 à 14:00 :
Il n'est quand même pas neutre que les chantres du brexit se soient défilés au moment de prendre leurs responsabilités et reconnaissent avoir menti, notamment sur la possibilité de financer le NHS sur les économies de cotisation britannique à l'UE. Le pipeau, il est de ce côté là, tant pis pour les pigeons qui les ont cru. Le Royaume-Uni a tenu 3 mois essentiellement parce que rien n'a été entrepris jusqu'à présent, à un point tel que semble-t-il les marchés ne croyaient plus guère à autre chose qu'un Brexit de pure forme. Les années Thatcher ont prouvé que les britanniques pouvaient endurer beaucoup sans broncher (soit dit en passant, quoique eurosceptique notoire, Mme Thatcher n'a jamais engagé son pays dans la voie du brexit, il devait bien y avoir quelque raison et quelque avantage à rester dans l'UE...), ils auront bien besoin de cette résilience pour supporter les changements économiques que cette sortie va entraîner inéluctablement.
Réponse de le 04/10/2016 à 15:51 :
"ce Brexit est fait par vos pires ennemis politiques,"

Nico

Refusant les raisonnements binaires ce n'est pas le genre d'argument qui me touche.

Afin d'éluder ce genre de raisonnement automatique il existe un exemple que je trouve particulièrement explicite:"J'aime les bergers allemands, hitler aussi aimait les berges allemands, donc je validerais hitler parce que aimant la même chose que lui."

Il est temps d'arrêter ce genre de fonctionnement ne pouvant que nous tirer vers le bas. Le but n'étant pas de faire un débat sur hitler hein svp...

L’Europe s'enlise dans les plans d'austérités et le dépeçage sans fin des services publics au profit des actionnaires milliardaires, son fonctionnement ne peut pas engendrer un quelconque épanouissement économique puisque tout la mène vers le négatif pour le peuple bien entendu, les actionnaires milliardaires eux, se gavant sur le dos de la bête ne vont pas en dire du mal, d'ailleurs leurs médias n'en disent pas de mal sauf sur les quelques idées progressistes qu'elle peut avoir de temps en temps.

Elle a fait son choix souhaitons lui la meilleure réussite possible et arrêtons de sans arrêt, comme des vautours affamés, d'attendre le moindre faux pas pour en faire la pire des catastrophes.

bruno-bd, comme d'habitude beaucoup de prédictions, or les prédictions sont liés aux voyants et autres magnétiseurs.

On attend on voit ce qu'il se passe et on arrête d'espérer qu'il leur arrive tous les malheurs du monde parce que n'ayant pas respectés le dogme néolibéral européen.

Notre comportement à leur égard ne peut que les conforter de nous avoir rejeté étant donné que nous sommes complètement incapables du moindre signe de solidarité, du moindre respect envers eux.

Pourquoi dans ces conditions seraient ils resté ?
Réponse de le 05/10/2016 à 0:26 :
je maintiens, ce sont vos pires ennemis ou adversaires si vous préférez qui étaient et sont encore aux manettes.. Les gouvernements conservateurs britanniques sont les chantres des politiques austéritaires que vous dénoncez. Vous avez une vision faussée par nos débats français à mon avis sur ce sujet. Encore une fois sortir de l'UE ça veut tout dire et rien dire et même les leaders de la campagne du leave n'étaient pas d'accord entre eux. Marché commun ou pas? Erasmus ou pas? visa pour venir en France ou pas etc etc. Ne vous faites aucune illusion ce qui vont encore déguster c'est les classes laborieuses, celle là même qui ont été manipulées et intoxiquées par des tabloïds depuis plus de 30ans et qui ont voté leur propre nouvelle ration de punition.
Je ne me réjouis de rien du tout (bon j'avoue voir notre meilleur ennemi faire une grosse connerie, ça fait un peu plaisir...) mais c'est passionnant à de multiples égards de suivre les évolutions de cette affaire.
Je vous conseille une visite du site du Guardian, vous aurez une vision moins franco centré.
Réponse de le 05/10/2016 à 9:50 :
" je maintiens, ce sont vos pires ennemis ou adversaires si vous préférez qui étaient et sont encore aux manettes.."

Ok donc vous persistez au sein d'un raisonnement binaire, très bien, on y va comme ça alors.

L'autre dérangé avec ses cheveux blonds est une véritable tare j'en conviens sans aucun problème, les financiers d'ailleurs espéraient bien que cela soit lui aux commandes étant donné qu'en effet l’Angleterre se serait rapidement cassée la gueule c'est sûr et certain.

Maintenant ce n'est pas lui c'est Theresa May qui gère le pays et pour l'instant toutes ses annonces de réformes pour le pays dont une volonté évidente car vitale de réindustrialiser le pays que la finance a totalement annihilé, sont franchement de bonne augure en ce qui concerne la gestion à moyen terme du pays, elle n'a fait politiquement, en tout cas, aucun faux pas.

JE comprends que cela embête fortement les néolibéraux qu'une personne compétente soit au pouvoir du coup cet acharnement médiatique contre les anglais devient carrément indécent car plus (+) l'expression d'un ressentiment que d'une analyse cohérente et prise avec du recul. D'ailleurs on ne fait que prouver aux anglais qu'ils ont eu raison de se barrer car vu comme nos médias et nos dirigeants semblent les détester pourquoi seraient ils restés ?

Cet England Bashing est franchement désespérant quant à la capacité de progressisme et d'adaptation de notre économie européenne sur le plan international, plutôt que d'accompagner l’Angleterre afin que celle-ci sorte au mieux de l'UE et que l'UE économiquement s'en sorte bien également on est en train de les précipiter dans les bras des américains qui savant parfaitement comment gérer ce genre de situation qui deviendra favorable pour ces deux nations c'est certain.

Notre immaturité politique et économique donne une image particulièrement déplorable de l'europe sur le plan international, ça risque fortement de dégouter plus d'une nation de faire des affaires avec nous voyant que l'europe n'est en fait que l'expression d'une politique liée sur l'autoritarisme et donc le ressentiment.

Inquiétant.
Réponse de le 05/10/2016 à 17:09 :
Accompagner les Anglais? qu'est ce que vous entendez par là? vous estimez qu ils n'ont pas assez profité de nous toutes ces dernières années ? qu'est ce que vous vous voulez leur donner de plus?? J'attends de l'UE qu'elle défende les intérêts de ses membres pas des autres. On les a pas viré je vous le rappelle.
Vous êtes dans le faux complet sur Mme May, elle faisait partie des gouvernements Cameron (purge de fonctionnaires, contrat 0 heure etc...), elle est une pure néolibérale comme vous dites. Regardez un peu son gouvernement, Liam Fox ferait de Macron un néo marxiste...
Quant aux Américains ils attendent qu'une chose c'est de piquer des activités de la City pour Wall Street.
Je suis sure que les Anglais s'en sortiront à terme et je n'ai aucun ressentiment vis à vis d'eux, mais ils vont vers une période troublée politiquement, socialement et économiquement (ça ne veut pas dire que chez nous c'est le paradis!). Je respecte les votes, mais je peux vous dire que si on me retirait des libertés, comme celle de voyager, travailler, étudier où je veux en Europe, je suis dans la rue direct. On verra bien, le processus va être long...
Réponse de le 05/10/2016 à 17:17 :
@citoyenblasé : on se demande franchement si T. May gère le pays, tout ce qu'elle a su dire à ce jour c'est Brexit is brexit, et n'a esquissé aucune piste sur ce que pourraient être par exemple les relations entre l'UE et le Royaume (momentanément encore)-Uni. Sans doute parce qu'elle n'en a pas elle-même la moindre idée. Quant à réindustrialiser le pays, si quelqu'un détenait la martingale qui permet de le faire, j'espère que ça se saurait. D'une certaine façon l'Allemagne y est arrivée (elle a créé des emplois industriels depuis 2007), et il semblerait que l'Espagne y parvienne maintenant aussi, dans les deux cas au prix d'une action vigoureuse sur la compétitivité-coût (c'est à dire des coûts salariaux drastiquement réduits). Et l'appartenance à l'UE ou pas n'y changera rien. Le brexit réduit au contraire les débouchés britanniques. Enfin on a appris que la dirigeante de UKIP récemment désignée a récemment à son tour jeté l'éponge, c'est dire si le brouillard où se trouve le Royaume-Uni s'épaissit, alors que ce parti devrait logiquement avoir le vent en poupe.
Réponse de le 05/10/2016 à 21:05 :
Bon allez, puisque vous n'écoutez pas mes arguments, puisqu'en fait vous n'en avez absolument rien à faire de ce que je vous dis, vous ne pensez qu'à asséner vos vérités, votre dogme, je vous laisse avoir le dernier mot, cela semble tellement vous tenir à coeur peut-être que cela éliminera un peu de ressentiment en vous.

Je n'ai hélas pas autant de temps que vous à perdre, j'ai une vie passionnante à vivre.

Bonne prêche !

Amen
a écrit le 03/10/2016 à 13:19 :
La monnaie est au service de l'économie et non pas le contraire!
Réponse de le 03/10/2016 à 16:02 :
Non, la monnaie n'est qu'un moyen de paiement, rien de plus. Le seul hic étant que sa dépréciation signifie que ceux qui l'utilisent voient leur pouvoir d'achat dégringoler avec.
Réponse de le 03/10/2016 à 18:50 :
@kida : bien entendu, + 1. Il faut être ignorant pour penser que l'on peut contrôler sa monnaie !!!
Réponse de le 04/10/2016 à 8:55 :
Tiens! C'est quoi un paiement? Un acte économique? Sa dépréciation comme son appréciation touche surtout ceux qui thésaurise!
Réponse de le 04/10/2016 à 13:47 :
@bah : ah bon ? Et vous croyez que la dépréciation de la monnaie ne touche pas les consommateurs ? Avec la plus fort déficit de la balance des paiements au monde, je puis vous dire que l'Anglais de base va s'en apercevoir !!!!
Réponse de le 04/10/2016 à 15:43 :
@Maduf: Vous voulez parler de cet "inflation" qui va pousser les Britanniques a consommer local, à rapatrier les entreprises parce que moins compétitive à l'extérieur? Au frais de douane qui ralentira les importations?
Réponse de le 05/10/2016 à 22:05 :
@bah : mais non, le déficit abyssal de la balance des paiements UK signifie que les Brits importent l'essentiel de leurs produits consommés. Une monnaie, donc la livre, qui se déprécie renchérit mécaniquement les importations et donc le prix payé par le consommateur.
a écrit le 03/10/2016 à 13:08 :
Pour l'économie Anglaise ce la est certainement une bonne chose car les exportations vont être dopées et importent moins d'hydrocarbures que nous .
Réponse de le 03/10/2016 à 14:16 :
D'autant plus qu'ils sont exportateurs net d'hydrocarbures
Réponse de le 03/10/2016 à 15:54 :
Les Anglais exportent principalement et de loin des services financiers, en perdant le passeport européen, c'est le plongeon assuré, d'où la chute de la Livre...Sans compter qu'en matière industriel ils sont ultra dépendants des implantations d'entreprises étrangères et en particulier européennes. Je vous laisse imaginer ce qu il risque de se passer s ils ne suivent plus les normes du marché commun voir si il y avait des barrière douanières (auxquelles je n'ose croire)...
Enfin, ils importent massivement d'Europe et d'ailleurs et ils ne pourront pas remplacer ses imports par des productions nationales (en tout cas à court terme), ils vont être encore plus beaux leurs déficits, d'où rechute de la Livre.
Pour le pétrole, je rappelle à toutes fins utiles qu il est dans son immense majorité en Ecosse...Avec un hard Brexit, probable game over du Royaume Uni.
Je maintiens ma prédiction élection générale à venir, car ce gouvernement n'a pas pas de légitimité assez forte (Boris Johnson ministre des affaires étrangères, du délire!).
Réponse de le 03/10/2016 à 16:01 :
Sauf que...

Sauf que le Royaume uni a très peu d'industries exportatrices, et que celles-ci ne sont que peu dépendante de la compétitivité cout. Dans leur cas, hormis pour le tourisme de manière marginale (car le RU n'est pas l'Espagne), la chute de la Livre n'a pas d'effet positif, et ne fera que creuser leur immense deficit de la balance des paiements du fait du renchérissement des importations.
Réponse de le 03/10/2016 à 18:53 :
@kida et Nico : + 1. Juste. Vous auriez pu ajouter que UK a le pire déficit de la balance des paiements au monde !!! Ca veut dire qu'ils vont "déguster"....
Réponse de le 03/10/2016 à 21:46 :
Brexit ou pas, le vrai problème est l'accès du peuple à l'exercice de l'état dont le contrôle lui échappe totalement avec Bruxelles et l'ENA notamment. Plus l'exercice du pouvoir s'éloigne de son socle : le peuple , plus les risques de désintégration sont grands. La monnaie n'est que le reflet d'une économie pas l'inverse. La révolution industrielle a précédé l'étalon or pas l'inverse. Une monnaie forte : pourquoi faire si la stagnation enterre le peuple dans la précarité ? Cricri

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