L'impossible unité syndicale (pour l'instant) face aux réformes sociales de Macron

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Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, veut lutter contre les ordonnances Macron dans les entreprises... pas dans la rue, à la différence de la CGT. En revanche, la CFDT est très claire, elle est prête à se mobiliser si l’Exécutif remet en cause le fonctionnement de l'assurance chômage.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, veut lutter contre les ordonnances Macron dans les entreprises... pas dans la rue, à la différence de la CGT. En revanche, la CFDT est très claire, elle est prête à se mobiliser si l’Exécutif remet en cause le fonctionnement de l'assurance chômage. (Crédits : Philippe Wojazer)
Face aux ordonnances réformant le droit du travail, les syndicats affichent une totale désunion. La CGT veut lutter dans la rue, la CFDT dans les entreprises. Mais le prochain chantier de la réforme de l'assurance chômage pourrait ressouder l'unité.

Emmanuel Macron va-t-il gagner la bataille sociale, faute d'unité syndicale pour contester ses réformes menées au pas de charge ? Il est un peu tôt pour répondre à cette question mais, force est de constater que, pour l'instant, la « mayonnaise » ne prend pas : les actions des diverses fédérations de routiers n'ont pas bloqué le pays ; les journées de manifestations organisées par la CGT les 12 et 21 septembre n'ont pas permis, à ce stade, d'enclencher un rassemblement plus large, même si au sein de la CFDT et de Force Ouvrière de fortes minorités appellent aussi à descendre dans la rue.

Unité... dans la seule fonction publique

Il n'y a que dans la fonction publique que l'unité se retrouve avec l'organisation d'une journée de protestation le 10 octobre à laquelle se rallient l'ensemble des organisations. Il faut dire que les fonctionnaires constituent les gros bataillons des organisations syndicales. Or, les élections professionnelles dans la fonction publique se profilent - elles auront lieu en décembre 2018 - aussi, malheur à l'organisation syndicale qui « négligerait » les fonctionnaires. C'est ce qu'a bien compris la CFDT qui ambitionne de devenir la première organisation dans la fonction publique - après avoir déjà ravi la première place dans le privé, aux dépens de la CGT - qui a appelé à descendre dans la rue le 10 octobre, alors qu'elle ne l'a pas fait pour les ordonnances réformant le droit du travail. D'ailleurs, la direction de la CFDT, Laurent Berger en tête, s'est fait invectiver par de nombreux adhérents, lors du grand rassemblement parisien de la CFDT du 10 octobre qui a réuni 10.000 militants.

« Qu'est-ce qu'on attend pour descendre dans la rue ? », a ainsi lancé un délégué du personnel. « Soit vous ne comprenez pas, soit vous faites semblant de ne pas comprendre que derrière toutes ces réformes, il y a un projet patronal » a relevé un autre, évoquant les lois Rebsamen de 2015 et El Khomri de 2016. Lui aussi réclame des « actions beaucoup plus fortes et vigoureuses pour contrer les ordonnances ».

Très serein, le secrétaire général de la CFDT leur a répondu dans son discours :

"Je comprends l'envie légitime de certains d'entre nous d'enfiler les baskets pour exprimer notre colère. Mais avec quels résultats possibles ? Avec quel soutien des salariés ? Ne donnons pas au gouvernement les arguments pour nous ranger sur l'étagère du vieux monde, au rayon des râleurs impuissants".

CGT, CFDT, FO des conceptions différentes du syndicalisme

La CFDT a donc décidé de combattre les ordonnances dans les entreprises plutôt que dans la rue. C'est sa conception du syndicalisme. Laurent Berger a prévenu que les délégués syndicaux CFDT ne signeront pas des accords remettant en cause les droits des salariés. Or, et c'est tout le pari des ordonnances : sans accord d'entreprise, il sera difficile de faire bouger les lignes. Sur ce dossier précis, FO est grosso modo dans le même registre : le syndicat de Jean-Claude Mailly préfère se battre sur le contenu des décrets d'application ou lors des négociations en entreprises plutôt que de descendre dans la rue. Sauf que les instances de Force Ouvrière ont quelque peu désavoué l'attitude « modérée » de Jean-Claude Mailly. Résultat, celui-ci a lâché un peu de lest. Il assure maintenant que d'ici le 20 novembre - quand le projet de loi ratifiant les ordonnances pour leur donner force de lois sera examiné par le Parlement - FO va manifester. Mais, d'ici là, Jean-Claude Mailly va rencontrer les autres patrons de confédérations pour se concerter.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT n'attend que ça. Il a parfaitement conscience des limites des deux journées organisées par sa confédération les 12 et 21 septembre. Certes, les rassemblements étaient honorables, les défilés étaient loin d'être clairsemés. De nombreuses fédérations FO et CFDT étaient même présentes. Mais rien ne vaut une « vraie » journée d'actions appelée par les cinq centrales représentatives. Aussi, à plusieurs reprises, Philippe Martinez a appelé à « l'unité syndicale ». Pour autant, il semble peu probable de voir dans les semaines à venir les cinq leaders syndicaux défiler main dans la main. Car CFDT et CGT ne sont pas sur la même longueur d'onde... Pour le plus grand soulagement d'Emmanuel Macron.

La CGT veut rallier à elle les opposants et les déçus du macronisme pour se refaire une santé. De fait, en 2017, la CGT a perdu sa place historique de première confédération syndicale dans le privé, on l'a dit, au profit de la CFDT. Certes, elle reste la première centrale si l'on tient compte du public. Mais en tout état de cause, la CGT perd du terrain. Elle pense donc qu'en musclant son discours et en se posant en principale force de contestation à Emmanuel Macron et sa majorité cela lui fera gagner des points.

La CFDT, elle, ne croit plus aux manifestations systématiques dans la rue. Elle pense que les vrais combats se mènent dans les entreprises. Surtout, Laurent Berger veut tenir compte du calendrier politique :

« Nous ne sommes pas à l'époque du contrat première embauche (CPE), quand nous avons pu faire reculer Chirac, alors en fin de quinquennat. Là, avec Macron, nous en sommes au tout début. Et Macron a annoncé tout ce qu'il ferait durant la campagne; il a une forme de légitimité politique dont nous sommes obligés de tenir compte », expliquait-il devant la presse lors du rassemblement parisien de la CFDT le 3 octobre.

Mais tout le monde dans le camp syndical ne partage pas ce point de vue. A la CGT, mais aussi dans les rangs de la CFDT et de FO, nombreux sont ceux qui rappellent que la largesse de l'élection d'Emmanuel Macron au second tour face à Marine Le Pen n'avait pas valeur d'adhésion mais exprimait surtout un rejet du Front National.

L'assurance chômage au secours de l'unité syndicale

La divergence d'analyse empêche donc le front syndical. Mais, ce scénario idéal pour le gouvernement peut être remis en cause dans les semaines à venir, quand les dossiers de l'assurance chômage ou de la formation professionnelle vont être abordés. Emmanuel Macron en a tellement conscience qu'il va de nouveau rencontrer en entretiens bilatéraux l'ensemble des leaders syndicaux et patronaux les 12 et 13 octobre, afin de connaître les lignes rouges à ne pas franchir. Soit exactement la même méthode que celle employée pour les ordonnances.

De fait, Laurent Berger a déjà été très clair. Si, pour lui, les ordonnances constituaient le volet « flexibilité » de la réforme, il exige maintenant un volet « sécurité » pour les salariés, via notamment de vraies meilleures garanties en matière de formation. Il refuse également une remise en cause du principe même de l'assurance chômage. Il s'inquiète à cet égard de la disparition en 2018 de la cotisation salariale d'assurance chômage : « il n'est pas question de renoncer au caractère assurantiel de l'assurance chômage au profit d'une allocation universelle identique pour tous .Or, la disparition de la cotisation assurance chômage est un mauvais signal. »

Les autres organisations syndicales sont exactement sur la même longueur d'onde : pas question de toucher au caractère assurantiel de l'assurance chômage. Or, On sait qu'Emmanuel Macron veut ouvrir l'indemnisation aux indépendants et aux commerçants notamment. Soit des non-salariés. Ce qui, logiquement, signifierait que le financement des indemnités ne serait plus assuré par les seules cotisations salariale et patronales d'assurance chômage comme c'est le cas aujourd'hui. Or, si à l'avenir, les allocations chômage sont financées par la CSG ou une autre ressource universelle, il y a en effet un risque pour un salarié perdant son emploi de ne plus être indemnisé en fonction de son ancien salaire. On ne serait plus en effet dans la logique du salaire différé.

Les syndicats avertissent l'Exécutif

Très inquiets sur ce possible glissement, l'ensemble des responsables syndicaux (et patronaux) ont d'ailleurs écrit le 5 septembre à l'Exécutif pour l'alerter sur le sujet :

L'assurance chômage est aujourd'hui, de fait, un régime assurantiel versant au demandeur d'emploi une indemnisation, calculée en fonction des cotisations versées, au regard de la survenance d'un risque - en l'occurrence la perte involontaire de son emploi. Le financement du régime est en conséquence aujourd'hui basé sur des contributions sociales. Si les débats à venir doivent permettre de discuter de l'ensemble des sujets relatifs à une évolution du régime, il convient pour cela de n'en préempter aucune conclusion, en particulier sur les modalités de financement de l'assurance chômage. »

Emmanuel Macron doit donc faire attention. L'assurance chômage est le « bébé » des organisations syndicales et patronales. Ce sont elles qui l'on instituée en 1958... pas l'Etat. Et même la CFDT est prête à se mobiliser pour défendre le régime. Un front syndical est donc tout à fait envisageable sur ce dossier. Et il sera aisé pour les organisations syndicales de rassembler du monde, si les allocations chômage venaient à diminuer du fait de la réforme. Le match est donc loin d'être terminé entre le gouvernement et les organisations syndicales, même si le premier mène actuellement par « un à zéro ».

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a écrit le 06/10/2017 à 10:21 :
Souvenir :

Venu au secours de sa ministre du Travail Myriam El Khomri, Manuel Valls a avancé un nouvel argument dans un entretien accordé le 6 mars au Journal du Dimanche : "Nous devons réformer le droit du travail comme nos voisins l'ont fait", a souligné le Premier ministre dans une référence implicite aux réformes menées récemment en Espagne ( Rajoy en 2012) ou en Italie ( Job act ) ou Belgique avec Kris peters en 2016 .On voit donc qu'il s'agit d'une géneralisation de la précarité des salariés avec des textes quasiment identique d'un pays à l'autre ,voulu par une commission europenne de droite et appliquée par des gouvernements de droite et socialiste en europe ( la fameuse aile droite du PS en france chez LREM aujourd'hui).
a écrit le 05/10/2017 à 23:25 :
"Elles comportent des baisses des salaires et des retraites, des hausses fiscales, des coupes dans les dépenses publiques et sociales, des privatisations ou, encore, des réformes du marché du travail. Avec un prétexte : améliorer la compétitivité et la productivité hellènes. Mais l’économie plonge dans une récession incessante, à court de liquidités. Deux autres prêts et leur corollaire, deux mémorandums, viendront donc s’ajouter. Ironie du sort, c’est celui paraphé en 2012 par Loukas Papadimos qui va le plus loin dans les « réformes ».

« Il est plus institutionnel que le précédent ; il sape les négociations collectives », analyse Savas Robolis, professeur à l’Université Panteion d’Athènes. Et pour cause, au programme : suppression des conventions collectives et primauté́ aux accords d’entreprise qui peuvent même être conclus avec des « associations de personnes » au détriment de la représentation syndicale, abolition des Prud’hommes, fin du financement des syndicats ou encore baisse du salaire minimum, qui passe de 751 euros pour tous à 586 euros bruts, et même 510 euros pour les moins de vingt-cinq ans."
Du côté des syndicats grecs, un interlocuteur sourit à l’évocation des lois Macron : « Bienvenue dans la jungle grecque. Nous n’étions qu’un cobaye. Sourire amer, averti. Et prévenant.
C' est demain la France au régime Macron ....
http://www.investigaction.net/…/en-grece-les-lois-macron-a…/
a écrit le 05/10/2017 à 19:02 :
pourquoi faire peur d'une bataille qui n'aura jamais lieu ! alors qu' en connaissance de cause, il a été appelé à voter pour lui
a écrit le 05/10/2017 à 18:32 :
les propos d un dignitaire (.) n arrange rien la grogne est bien la.. voir latente . la jeunesse peut réagir rien n est prévisible dans ce mauvais climat
a écrit le 05/10/2017 à 16:27 :
Macron devrait se méfier les français aiment bien les commémorations et 2018 ce sont les cinquante ans de mai 68!
Réponse de le 05/10/2017 à 17:17 :
"ce sont les cinquante ans de mai 68! "

On peut rappeler quand même que cette génération de 64 et + vient de donner 5 points de + à Macron ( 56% favorable). Comme quoi avec l'âge et les médocs l'intensité des conviction s’émousse et ce sont pas leur gosse élevé à l"individualisme depuis les années 80 devenu petit manager dans des boites qui devrait changer la donne.Je pense qu'il faudra attendre encore, peut-être grâce a la généralisation de la précarité voulu par Macron et encore c'est pas sur .
a écrit le 05/10/2017 à 14:54 :
A défaut d'avoir un programme autre que celui de veiller aux seuls intérêts mercantiles de ses petits copains de l'industrie et de la finance, à défaut d'avoir une vision socio-économique d'avenir, l'illuminé élyséen fait la seule chose qu'il parvient à faire plus ou moins correctement : diviser pour mieux régner. On peut qualifier cette stratégie de pitoyable, mais elle est jusqu'à présent la seule qu'a réussi à mettre en avant le locataire de l'élysée, tant pendant sa fumeuse campagne que pendant les débuts (très médiatisés pour pas grand-chose) de son mandat. Diviser pour mieux régner a toujours été une stratégie de ceux qui, petits despotes, n'avaient aucune vision ni aucun programme autre que de se maintenir à tout prix au pouvoir et d'asservir leurs populations. Macron, aujourd'hui, s'inscrit parfaitement dans cette lignée qui, il est vrai, ne compte ni grands esprits, ni visionnaires, ni grands dirigeants, ni démocrates.
Réponse de le 05/10/2017 à 21:26 :
Vous pouvez voir les choses comme ça si vous voulez. Il y a plein de discours brillants comme le vôtre en France.
Pour que surtout rien en bouge.
Mais c'est trop tard : ça change.
Que vous le vouliez ou non.
Réponse de le 06/10/2017 à 7:18 :
vous êtes bien comme nombre de français qui croient que faire du vent, c'est s'exprimer et qui imaginent que gesticuler fait avancer les choses. Il n'est pas question de ne pas bouger du tout, il est plutôt question de bouger... avec intelligence, avec une vraie vision d'avenir et pour le bien des populations et non pas celui de quelques entreprises de l'industrie ou de la finance. Intelligence ? Vision d'avenir ? Bien de la population ? Il suffisait d'entendre (à défaut d'écouter vraiment) la logorrhée verbale de macron avant son élection pour savoir que ce type qui n'alignait que slogans vides et phrases creuses n'avait rien dans le ventre, ni dans le cerveau. Alors de là à bouger intelligemment... Mais oui, les choses bougent en france... A contre-courant, comme toujours
a écrit le 05/10/2017 à 12:37 :
Il y a un syndicalisme qui a que des visées politique et de toute façon défilera toujours car ils crient et veulent le grand soir ou on mettra les chefs d'entreprises aux champ, les hommes politiques libéraux ou socio démocrates en prison et on fermera les frontières du pays pour créer un nouveau Cuba.
Ceux-ci descendront toujours dans la rue...sauf après le grand soir.
Personne ne se reconnaîtra, tous les personnages évoqués ne sont sortis que de l'imagination.
Réponse de le 05/10/2017 à 16:47 :
"Il y a un syndicalisme qui a que des visées politique "

Je suppose que tu évoques la CPME et le Medef.
a écrit le 05/10/2017 à 12:09 :
Malheureusement toutes ces organisations patronales ou syndicales ne sont plus en phase avec leur siècle , la digitalisation de monde , les enjeux environnementaux etc... elles ne cherchent qu'à conserver leur pouvoir de nuisance sans chercher à s'adapter ...hélas pour nous tous !!!
a écrit le 05/10/2017 à 11:38 :
Je leur souhaite bien du courage, de mobiliser sur le financement du mode de financement de l'indemnisation du chômage...ça va passionner les foules...

Par contre, ce qui est certain c'est que les syndicats vont être chauds car formation et chômage, sont 2 mamelles essentielles de leur financement et placement de permanents.
a écrit le 05/10/2017 à 11:01 :
L'unité syndicale n'existe pas et ne peut pas exister, car les syndicats sont la branche ouvrière des partis politiques. Mélanchon a la CGT, Macron a la CFDT et LR a FO, le syndicat qu'il leur faut :-)
a écrit le 05/10/2017 à 9:24 :
les syndicats manifestent....... pour montrer qu'ils existent et qu'il ne faut pas toucher a leur grisbi des 30 milliards de la formation, du 1% CE, la retraite a 30 ans pour tous a la sncf, etc etc etc......
pour le reste, les syndicats francais, c'est 8% des gens, essentiellement recrutes dans... le public........ he oui, ils ont coule l'industrie, alors forcement ca se concentre un peu
Réponse de le 06/10/2017 à 11:28 :
" ils ont coulé l'industrie " ...sont forts les syndicats, avec l'un des taux de syndicalisation les + faibles d'Europe ! Ils n'ont pas trop gêné l'industrie qui coule toute seule !
a écrit le 05/10/2017 à 9:07 :
Les réformes Macron partent du principe qu'il n'est pas normal qu'on mette autant de temps à retrouver du travail en France.
Ce qui, malheureusement, est la réalité. Et coûte très cher à beaucoup de gens : ceux qui ont perdu leur boulot.
Les syndicats devraient plutôt être pour : il y aura plus de syndiqués après.
Réponse de le 05/10/2017 à 11:28 :
@Asimon-plus les contribuables parce que se sont eux qui cotissent plus que les employees et les employeurs et curiosement c'est l'Unedic qui decide comment a depenser l'argent publique.
Réponse de le 05/10/2017 à 11:31 :
@Asimon-plus les contribuables parce que se sont eux qui cotissent plus que les employees et les employeurs et curiosement c'est l'Unedic qui decide comment a depenser l'argent public.
Réponse de le 05/10/2017 à 17:06 :
"Les syndicats devraient plutôt être pour : il y aura plus de syndiqués après".

En tête la Finlande, plus de 72%, les pays nordiques (Suède, Norvège, Danemark), la Belgique, 50%. Précisons que dans ces pays, si vous n'êtes pas adhérent d'un syndicat vous ne pouvez pas bénéficier des accords qu'il signe, et même toucher le chômage, c'est le cas, notamment en Belgique. Forcément, c'est très incitatif. En France, au contraire tout le monde bénéficie des accords, y compris les entreprises qui n'ont pas de représentants syndicaux (ce qui devrait changer avec la loi travail) .D'ailleurs, j'ai rarement vu un salarié de droite refusé un avantage obtenu sous prétexte que cela avait été signé par un syndicat.
a écrit le 05/10/2017 à 8:00 :
Entre européistes et opportunistes, on ne peut se faire la guerre!
a écrit le 04/10/2017 à 22:22 :
Les syndicats ne sont pas là pour contrer Macron mais pour l' aider sauf à ce que la base déborde la tête. Car les syndicats sont pro Ue puisque financés par la CES comme le ..président Macron assujetti à l' UE via les GOPE ..

Ils font semblant de s' opposer et finissent très vite par se coucher en nous laissant à penser que le job est fait, et bien non, catégoriquement non, le job n' est pas fait.
Ce n' est plus des pseudos syndicats dont nous avons besoin dans ce pays mais d' une presse véritablement plurielle ..

https://www.youtube.com/watch?v=s-tsd32p9uQ
a écrit le 04/10/2017 à 18:58 :
APL, retraites, CSG, ISF , code du travail, les syndicats peuvent-ils rester inertes?
Pour les salariés , retraités, chômeurs, ça serait dommage. Macron gouverne seul , les députés En Marche semblant hors jeu.
Réponse de le 04/10/2017 à 22:39 :
Ils vont attendre d'ètre débordés par la base pour bouger ensemble mais pas seulement dans la rue, sinon c'est la mort lente de la France..Désolant !!!!
Réponse de le 04/10/2017 à 23:38 :
Dans un document publié à la fin du mois de mai 2013, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase ne réclamait-t'- il pas l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires ?

Les macronistes ont retenu l’injonction le doigt sur la couture du pantalon avec la mise en oeuvre immédiate et méthodique du coup d’état social ...

De plus avec la loi antiterroriste des réactionnaires Macron et Philippe, la France abandonne ses libertés collectives et individuelles*. En effet nous assistons au renforcement sans précédent des pouvoirs de l’autorité administrative (préfets, ministre de l’Intérieur) pour assigner quelqu’un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune), réaliser des perquisitions, fermer un lieu de culte ou faire des contrôles d’identité près des frontières.
Réponse de le 05/10/2017 à 10:21 :
c'est pas fini :

Un article du projet de loi de finances rectificative (PLFSS) prévoit de soumettre les revenus des placements à des prélèvements sociaux de 17,2 % quelle que soit la date de réalisation des gains.
a écrit le 04/10/2017 à 17:59 :
"La CGT veut rallier à elle les opposants et les déçus du macronisme pour se refaire une santé. De fait, en 2017, la CGT a perdu sa place historique de première confédération syndicale dans le privé".

Étonnant d'écrire cela puisque ce résultat est un condensé de plusieurs élections de salariés (CE,D/P etc ) qui s'est déroulé sur une période de ...4 ans , donc bien avant Macron.La loi El Khomri date du 8 août 2016 c'est à dire la dernière année des quatre ans, ce qui veut dire que pendant 3 ans des salariés ont mis un bulletin dans l'urne avant de connaitre la position de la CFDT sur la loi El Khomri .Sa première place est donc à relativiser.

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