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La nouvelle banque des collectivités locales s'appellera « La Banque Postale Développement Local »

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Mathias Thépot  |   -  491  mots
Un document que s'est procuré La Tribune détaille l'organisation de la future banque dédiée au financement des collectivités locales. L'établissement s'appellera « La Banque Postale Développement Local ».

Le nom de la nouvelle banque des collectivités locales est désormais connu. Baptisée, "La Banque Postale Développement Local", elle sera détenue à 65% par La Banque Postale et à 35% par la Caisse des dépôts (CDC). "La Banque Postale Développement Local" devrait voir le jour en juin. Elle sera chargée de gérer les nouveaux prêts accordés aux collectivités locales, en remplacement de Dexia Crédit local (DCL), le leader historique du marché du financement du secteur public local en France.
Le stock de prêts encore détenu par Dexia Crédit local sera logé au sein de Dexma, le véhicule de refinancement de DCL. Il sera détenu à parts égales par L'Etat, la CDC et Dexia Crédit local, le solde de 5% revenant à La Banque Postale. Dexma sera également utilisé par la CDC et La Banque Postale pour refinancer les nouveaux prêts aux collectivités locales.

Le montage de ces nouvelles entités est détaillé dans ce document qui circule en interne à La Banque Postale et que La Tribune s'est procuré : l'organigramme.


Accord de principe sur le dossier Dexma


Les conseils d?administration de Dexia et de La Poste, dont La Banque Postale est filiale à 100%, et la Commission de surveillance de la CDC ont donné la semaine dernière leur accord de principe sur le dossier Dexma, qui faisait débat. La CDC était en effet peu encline à prendre en charge 65% du capital de Dexma, comme prévu initialement. Cette dernière gère plus de 70 milliards de prêts accordés par DCL aux collectivités locales dont environ 10 milliards sont jugés risqués.
 

La Banque Postale devrait monter progressivement dans Dexma

Ne voulant pas assumer ce portefeuille explosif, la vieille dame de la rue de Lille demandait donc à l'Etat de prendre une partie du capital de Dexma et a finalement obtenu gain de cause. La Caisse des dépôts a annoncé dans un communiqué qu?elle participerait "aux besoins de trésorerie du dispositif d?ensemble par un apport de liquidités, à des conditions de marché, qui pourra atteindre un montant maximal de 12,5 milliards d?euros".
De son côté, La Banque Postale devrait, avec le temps, prendre les parts de Dexia Crédit Local et donc monter davantage dans le capital de Dexma. Ce qui paraît logique puisque La Banque Postale détiendra 65% de "La Banque Postale Développement Local", tandis que Dexia Crédit Local s'occupera de gérer les stocks de prêts déjà existants en extinction.
La banque franco-belge a par ailleurs indiqué dans un communiqué que "le prix de cession de Dexia Municipal Agency à 100 % est de 380 millions d?euros, ce qui engendrera une perte de l?ordre de 1 milliard d?euros pour le groupe Dexia". Et d'ajouter que "la transaction permettra d?améliorer le profil de liquidité du groupe de l?ordre de 12 milliards d?euros".

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Commentaires

bertrand  a écrit le 15/02/2012 à 15:38 :

combien de milliards y perdra-t-on payés par le contribuable pour le clientélisme des élus QUI SONT LES R E S P O N S A B L E S de LA C R I S E

Greg le Prolétaire  a répondu le 15/02/2012 à 16:53:

C'est vrai, ce n'est pas comme si les subprimes avaient tout déclenchées... Ce n'est pas comme si les problèmes d'endettement public ne venait pas du sauvetage des banques... Irlande, Islande, Espagne, Portugal n'avaient aucun problème d'endettement public à la base et maintenant ce sont les malades de l'Europe. Quant à la Grèce, c'est un problème de citoyens qui ne payent pas leurs impôts : les mêmes qui viennent faire la leçon aux plus pauvres et qui font tout pour échapper à l'impôt...