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Mathias Thépot | 16/08/2012, 16:36 - 415 mots
Pays périphériques de la zone euro ou zones politiquement instables, les banques françaises n’hésitent pas à sortir de ces régions où elles possèdent des filiales jugées « non stratégiques ». Mardi dernier, l’agence de presse Reuters a ainsi annoncé que la première banque française BNP Paribas était sur le point de céder ses activités de banque de détail en Égypte. Cette opération devrait s'inscrire dans son plan de cessions d’activités « non stratégiques », afin de renforcer ses capitaux propres réglementaires dans la perspective de Bâle III. Le but de cette reglementation étant de contraindre les banques à détenir un niveau de fonds propres suffisamment important et solide pour résister en cas de choc financier de grande ampleur.
Des rumeurs à la Société Générale
Dans la même optique, des rumeurs circulent sur la cession par la Société gGnérale de ses activités italiennes de crédit à la consommation, logées au sein de Société Générale Consumer Finance. Le métier du crédit à la consommation est très consommateur de capitaux propres et de liquidités sous la nouvelle réglementation bancaire. Il est également devenu très régulé.
En Italie toujours, la banque franco-belge Dexia tente désespérément de vendre Crediop. Une filiale dont le bilan pèse 30 milliards d’euros, et spécialisée dans le financement des collectivités locales. Crediop est actuellement invendable, au même titre que son homologue espagnol Dexia Sabadell, et que la banque franco-belge va posséder à 100% après avoir récupéré la participation de 40% de Banco Sabadell.
Crédit Agricole fuit la Grèce
Mais la tentative de cession la plus retentissante de ces dernières semaines reste celle du Crédit Agricole en Grèce. La banque verte a confirmé récemment qu'elle avait reçu "plusieurs" offres pour la reprise de sa filiale grecque Emporiki. La Banque Nationale de Grèce (BNG), première banque commerciale du pays, Eurobank et Alpha Bank ont indiqué être sur les rangs. Il s’agit d'offres fermes.
La cession de cette filiale grecque permettra de minimiser l’impact d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro pour le Crédit Agricole. Au final, Emporiki lui aura coûté plus de dix milliards d'euros depuis 2006, en comptant le coût d'acquisition, les pertes comptables et les augmentations de capital. Et ce n’est pas fini : avant de livrer sa filiale aux appétits des banquiers grecs, Crédit Agricole devra la recapitaliser. Ce, à hauteur de 3 milliards d’euros environ selon le Figaro (2,5 milliards d’euros réclamés par le Trésor grec au titre de la recapitalisation, auxquels s’ajoutent 600 millions d’euros d’exposition en capital de la banque verte).
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recession chronique a écrit le 17/08/2012 à 11:07 :
quand tu pretes l'argent des autres a des creanciers non productifs de richesses , il ne faut pas s'attendre a autre chose qu'un defaut de paiement . les banques se sont engouffres dans l'immobilier et ne reverrons jamais leurs bles car le recession remet les compteurs a zero . on colmatte les breches en innondant les bancaires de papier ce qui provoqie une inflation voir bientot une hyperinflation ...
xavier-marc a écrit le 17/08/2012 à 04:57 :
Je me rappelle il y a quelques années quand une française est allée acheter une banque en grèce, elle avait répondu qu'elle se fichait de la grèce( déjà mal au point ), mais que c'était son réseau dans tous les balkans qui était l'intérêt. Alors là , je me demande si ce ne sont pas uniquement les filiales grecques qui sont revendues, que deviennent les filiales des autres pays des balkans ?
Vegatek13 a écrit le 17/08/2012 à 01:07 depuis un Iphone :
Cette informations sur Dexia qui serait en train de vendre sa filiale Italienne par peur de je ne sais pas quoi est completement fausse. Dexia et Merrill Lynch font l'objet d'une enquête de la justice italienne à propos de pertes liées à des instruments dérivés portant sur 870 millions d'euros d'obligations émises par la région des Pouilles. Dexia veut seulement se débarasser de cette filiale car cette enquête vise à démontrer un certain nombre de malversations financières, dont les dirigeants Français sont subsonnés d'etre parfaitement au courant. Pourquoi vous écrivez vos dépeches sans un minimum de recherches?
jpav a répondu le 17/08/2012 à 10:50:
pouvez-vous citer vos sources svp ?
Stanley a écrit le 16/08/2012 à 19:35 :
les banques font un calcul simples : elles ont besoin de capital / fonds propres et se preparent aux nouvelles réglementations qui va les obliger à en avor davantage encore. Ces pays sont petits , en récession avec des entreprises fragilisees...bref ne represente pas une source de revenu permettant de consolider les fonds propres bien au contraires alourdissent les besoins en capital. donc .. elles se retirent pour limiter la casse et ne pas être reprimender par les agences de notations et les banques centrales. mais à ce rythme on se demande bien qui les banques vont encore financer.
Gilles1 a écrit le 16/08/2012 à 18:53 :
Les sociétaires du CA doivent être ravis. Où sont les responsables de ces placements hasardeux ? Sans doute ne vacances dans leur propriété de bord de mer avec la LH épinglée à leur veston.
mince alors ! a écrit le 16/08/2012 à 17:40 :
La situation grecque doit vraiment être ingérable et financièrement catastrophique pour que le CA décide de céder sa filiale; mais cette situation couvait aussi depuis plusieurs années, et ceux qui en font les frais sont les Grecs eux - mêmes, alors que la grande majorité de cette population n'y est pour rien.
krok a répondu le 16/08/2012 à 18:26:
@ mince alors ! : euh la population est responsable de ce qui arrive à leur pays ! Il ne faut pas oublier que les "largesses" de l'UE ces dernières décennies envers la Grèce profitent aux grecs. Certes à une partie de la population (politiciens véreux, hommes d'affaires et autres "gros bonnets") mais la populace en a bénéficié aussi. C'est comme si en France on disait que la population n'a pas profité des politiques de relance ! On n'en perçoit peu/pas l'impact car au niveau individuel c'est négligeable de recevoir 200 ou 300 ? d'aide/de prime mais multiplié par le nombre de bénéficiaires... Le CA comme beaucoup d'autres acteurs économiques vont passer de la macro (diversification internationale, croissance par endettement, stratégie long terme etc) à la micro (frais de gestion, réorganisation, coupe dans les effectifs etc). Cela sera douloureux! krok
mince alors a répondu le 16/08/2012 à 20:43:
a krok, merci d'avoir formulé en d'autres termes les idées principales de mon commentaire, à savoir la majorité paye pour les égarements de quelques - uns, et cette cession d'emporiki débute le programme de restructuration des coûts du CA pour limiter ses pertes passées et à venir.
krok a répondu le 16/08/2012 à 22:48:
@ mince alors : effectivement c'est la majorité qui paie pour certains. Mais la majorité peut aussi dire "Non" aux politiques laxistes des différents gouvernements. Or je n'ai jamais vu de manifestation pour la rigueur ou la bonne gestion des dépenses publiques !! D'ailleurs la notion de "majorité" est de moins en moins vrai quand on sait que seul 1 ménage sur 2 paie l'impôt sur les revenus !! Flamby peut compter sur l'autre moitié de la population pour approuver les augmentations d'impôts, vu qu'ils ne paient pas d'IR ! Sauf que là F.H sera obligé de taper sur tout le monde en passant par la TVA et/ou la CSG... Ceux qui croyaient pouvoir "resquiller" en sont pour leur frais. Et évidemment toutes ces hausses d'impôts ne serviront qu'à assurer le train de vie quotidien et SURTOUT pas à investir dans les économies de demain (hautes technologies ex ) la ré-industrialisation de la France etc
mince aors a répondu le 17/08/2012 à 14:24:
Comme l'ont exprimé avec force voix plusieurs salarié(e)s au cours des derniers mois : ce n'est qu'un début, continuons le combat ... reste à savoir lequel et dans quel but.