Le nucléaire, une technologie du passé sans avenir

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Pour Bernard Laponche, Docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires, expert en politiques de l'énergie, il faut tirer les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Le nucléaire, tel qu'il a été développé depuis la découverte de la fission, comme celui que l'on nous promet doit être abandonné.

Du point de vue énergétique, un réacteur nucléaire est comparable à une chaudière classique. Au lieu d'être produite par la combustion du charbon, la chaleur, ensuite transformée en électricité, y est produite par la fission de noyaux d'uranium (et de plutonium produit dans le réacteur). Les fragments issus de la fission et les transuraniens sont des produits radioactifs extrêmement dangereux. Des dispositifs de protection considérables sont nécessaires pour éviter qu'ils ne s'échappent du réacteur : gaines des combustibles, cuve du réacteur, enceinte de confinement, systèmes de sécurité...

En fonctionnement normal, les combustibles usés retirés du réacteur ne sont pas des « cendres » inertes mais des déchets qui restent radioactifs pendant des siècles, voire des millénaires pour certains composants. On les stocke en l'état, ou bien après retraitement et extraction du plutonium, on ne sait pas quoi en faire, si ce n'est de proposer de les enfouir : legs redoutable aux générations futures...

On peut arrêter la réaction en chaîne et les fissions à l'aide des barres de contrôle. Mais il faut absolument continuer à refroidir les éléments combustibles car leur radioactivité est telle que la chaleur dégagée, si elle n'est pas évacuée, provoque la détérioration puis la fusion des combustibles et des risques d'explosion d'hydrogène.

D'où la nature de l'accident grave : la perte de refroidissement, soit par une défaillance technique interne au réacteur, soit par la coupure de l'alimentation électrique des systèmes de refroidissement normaux ou de secours. C'est ainsi que se sont produits les accidents de Three Mile Island en 1979 aux États-Unis, de Fukushima en 2011 au Japon et que l'on a frôlé l'accident à la centrale du Blayais en France en 1999. Les causes possibles sont multiples : rupture de la cuve ou du circuit de refroidissement, dysfonctionnement de vannes, perte du réseau électrique et non-fonctionnement des diesels de secours, séisme, inondation noyant les systèmes d'alimentation électrique, erreurs dans la conduite du réacteur, acte de sabotage ou de piraterie informatique déréglant le système de contrôle commande (le cerveau du réacteur). Chaque type de réacteur peut avoir des « faiblesses » différentes : par suite d'une expérience ratée, un accident de criticité (emballement de la réaction en chaîne) s'est produit à Tchernobyl en 1986.

La confiance en l'accumulation des « barrières » ou des systèmes de secours se heurte à ce que l'on reconnaît aujourd'hui : la possibilité de l'accident grave. La mesure des conséquences d'un tel accident nous est donnée par ceux de Tchernobyl et de Fukushima dont la caractéristique est qu'ils se perpétuent dans l'espace et dans le temps, sans que l'on puisse véritablement dire un jour - sinon très lointain - que « l'accident est terminé. »

Il faut en tirer les conséquences. Le nucléaire, tel qu'il a été développé depuis la découverte de la fission, comme celui que l'on nous promet (une « génération 4 » basée sur l'utilisation banalisée du plutonium, le corps le plus dangereux que l'on connaisse), doit être abandonné. Et ce n'est pas Iter, expérience de laboratoire pharaonique d'essai de « maîtrise » de la fusion et dont le physicien Pierre-Gilles de Gennes disait que c'était justement ce qu'il ne fallait pas faire, qui peut nous donner quelque espoir.

Comme on l'a fait après une vingtaine d'années de fonctionnement pour les réacteurs à uranium naturel, graphite, gaz construits en France dans les années 1960, il va falloir arrêter définitivement les réacteurs actuels à uranium enrichi et eau ordinaire sous pression de deuxième génération au bout d'une trentaine d'années de fonctionnement et ne pas construire le réacteur EPR qui n'en est que le dernier modèle et qui présente les mêmes défauts intrinsèques.

Le XXIe siècle a les moyens de se passer de ce nucléaire-là. Surtout lorsqu'il est appelé à se développer dans un univers concurrentiel. La sécurité a ses contraintes que la compétition ignore parfois. Mais rien n'empêche de penser que des savants pourraient un jour découvrir une façon moins violente d'utiliser l'énergie nucléaire.

 

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a écrit le 22/07/2011 à 8:09 :
Franchement vous n'avez pas honte? la radioactivité au Japon est deux fois superieure à la norme, et les impact de la radioactivité se verront dans le temps, comme cela s'est passé à Tchernobyl, Leucemie, cancer, malformation congénitale, plus de 6 000 personne ont été touché gravement et définitivement par cet accident, Fukushima et le Japon avec sa densité urbaine beaucoup plus forte risque de faire des milliers de victime à terme...Vos propos sont proprement radioactif !!!
a écrit le 19/05/2011 à 20:55 :
On a supprimé un peu vite, pour des raisons essentiellement idéologiques, le réacteur expérimental Superphénix. Il devait à terme présenter beaucoup d'avantages (pas de déchets nucléaires à longue vie, plus de problème de renouvellement du combustible). On l'utilisera dans 20 ans sous licence Hitachi ou Westinghouse, parce que l'on n'aura pas pu se passer totalement de l'énergie nucléaire.
a écrit le 18/05/2011 à 16:59 :
d avenir dans de bonne main . supprimer la roue aussi sa devait ètre une mauvais invention
a écrit le 17/05/2011 à 13:46 :
Je n'ai pas de connaissances suffisantes pour aborder le sujet par un cheminement scientifique. Aussi, contrairement aux nombreux " experts " autoproclamés qui ont fleuri ici et là dans les médias et dans certains milieux politiques ou associatifs depuis la catastrophe de Fukushima, je m'abstiendrai de développer des théories fumeuses qui ne feraient que mettre en exergue mon ignorance en la matière. Néanmoins, comme dans votre article il est fait référence à Gilles de Gennes je rappelle qu'un collectif pro-nucléaire de scientifiques émérites s'est constitué il y a quelques années et qui comprenait en son sein, entre autres, le professeur Georges Charpak personne pour laquelle j'avais, je l'avoue, une grande admiration.
Dire que le nucléaire est dangereux, c'est une lapalissade. Il y a énormément de choses dangereuses dans notre vie et pourtant elles se pratiquent tous les jours en faisant beaucoup plus de victimes que le nucléaire.
Savez-vous combien y a-t-il eu de tués sur les routes de France ces 50 dernières années ? Officiellement 532232 morts et des millions de blessés. Aux Etats-Unis, dans le même temps il y a eu près de 2 millions de morts sur les routes ( plus de 33000 en 2009 ce qui est le meilleur résultat depuis 1950 !!!! ). Imaginez un peu ce que peut être le nombre de victimes au niveau mondial.
Et le tabac ! On estime qu'en France il tue 60000 personnes par an soit 3 millions pour les 50 dernières années.
Qui supporterait de telles catastrophes annuelles à cause de nos centrales nucléaires ?
Alors, je vous le demande, quand ferme-t-on les usines de fabrique et d'assemblage de tous types de véhicules routiers, de pièces de toutes sortes, quand ferme-t-on tous les garages, toutes les stations-services et bien sûr les autoroutes.
En attendant que cela soit fait il faut construire des ponts ou des tunnels car traverser les routes est très dangereux.
Et puis il ne faut pas oublier de supprimer le tabac.
En conclusion je pense qu'il faut avoir confiance en nos chercheurs avec de fortes exigences de transparence pour qu'ils développent des technologies de plus en plus performantes et sûres. Ce n'est certainement pas en abandonnant une technologie qu'on peut l'améliorer.
Ce qu'il faut, c'est remettre le monde à l'endroit : que les avancées scientifiques et technologiques aient pour priorité le bien-être des hommes et non pas le montant du dividende.
Réponse de le 19/05/2011 à 11:22 :
tu nous sort quoi la "532232 morts et des millions de blessés en France ces 50 dernières années", mais un accident majeur nucleaire ferai ce nombre de mort (voir plus) en bien moins de 50ans !
a écrit le 17/05/2011 à 7:20 :
ok : on y va : on se passe du nucleaire et on diminue notre dépendance au pétrole : j'attends juste une réponse : combien d'éolienne, combien de m² de panneaux solaires, combien de méthaniseur pour nos déchets (il va falloir racler tout ce qu'on peut !!) ; et Quels montant en ? pour tout ça !
Ensuite : la maison individuelle avec jardin : c'est fini !! il va falloir vivre en mégapole dans des immeubles (et oui : c'est bien plus efficace energétiqument ! et en plus on économise des terres agricoles ) Quel investissemetn pour isoler tout ce qui existe et financer le rapatriement dans des immeubles ? (immeubles classes : car le passage de maison indiv à immeuble : il y a intéret à gagner en qualité de vie !!)
Bref si qq peut me mettre en chiffre devant tout ces changements ? (sans compter industrie de la voiture qui s'écroule ; et la perte de liberté des citoyens : liberté lié àla voiture , sensation de faire ce que je veux chez moi dans la maison individuelle) ...qui a dit que le nucléaire est fini ?
Réponse de le 18/05/2011 à 9:49 :
Si vous aviez jeté un petit coup d'oeil aux commentaires, il y a déjà quelques pistes de réponses.
a écrit le 16/05/2011 à 23:12 :
pour moi usine nucléaires est une bonne chose mais par contre quand il pollue en ne peut pas arrêté alors il vos mieux qu'ils trouve une solution pour sa
a écrit le 13/05/2011 à 7:00 :
Il faut tirer les conséquences de fukushima mais je ne vois rien dans l'article qui permette de dire comment! Aucune allusion a une alternative que pourrait être le thorium, le 21e siècle a-t-il les moyens de se passer du gaz de schiste? Aucune étude économique, une affirmation loin d'etre gratuite: "le 21e siècle a les moyens de se passer de ce nucléaire", une étude d'accenture barclays chiffre a 3000 milliards d'euros pour l'europe le cout pour obtenir 80% d'électricité a partir d'énergies renouvelables (eolien et solaire), soit le cout equivalent a 3 crises des subprimes, c'est ce moyen la qu'a le 21e siècle? Le GIEC conscient du problème nous dit que ça ne se fera pas sans une politique étatique forte, ce qui veut dire, en langage clair, que le contribuable sera fortement mis a contribution...nous voila bien avancés sur le chemin de la servitude.
Réponse de le 16/05/2011 à 5:23 :
Sur 20 ans, la consommation pétrolière de l'union européenne destination énergétique (c'est a dire en enlevant les 40% liés aux plastiques, chimie, etc ...) représentent, sur la base d'un cours du pétrole de 100$ le baril, 6000 Milliards de dollars (soit 6 crises subprimes selon votre référentiel). Le montant d'investissement en production renouvelable est-il toujours aussi aberrant maintenant ? :-)
a écrit le 11/05/2011 à 9:04 :
c'est bien facile de dire que c'est sans avenir, mais sans nucléaire, une bonne partie des ordinateurs sur lesquels vous tapez ne fonctionneraient pas
Réponse de le 13/05/2011 à 10:30 :
pfff ! et si ton environnement est pollué au césium 137 tu mourras et a fortiori tu pourras encore moins taper sur ton clavier ! Arrêtez de nous faire le coup de la bougie à chaque fois qu'on dénigre le nucléaire ! Le problème avec les gens comme vous, c'est que tant qu'il n'y a pas d'accident en France, on croit que ça n'arrive qu'aux autres... c'est un peu comme le cancer !
a écrit le 08/05/2011 à 7:19 :
Le nucléaire est une énergie dangereuse mais la France a des besoins énergétiques qui s'envolent du fait de sa croisssance démographique exponentielle. Seule l'Allemagne avec une démographie en baisse peut s'offrir le luxe de sortir du nucléaire. Les Français avec leurs nombreux bébés sur les bras n'ont pas fini de manifester contre le nucléaire !
Réponse de le 13/05/2011 à 10:32 :
idiot comme raisonnement car la population allemande est actuellement de 81 millions d'habitants versus 65 millions pour la France. Encore un lobbyste déguisé !
a écrit le 07/05/2011 à 19:54 :
Prenons un compas. Traçons un cercle de 20km autour de chaque centrale française et demandons nous pour chacune quel est le plan d'évacuation et le montant des indemnités pour les pertes de logements, travail etc.
Ces plans existent ils ? Saurions nous protéger les populations en cas de catastrophe ?
Réponse de le 13/05/2011 à 11:30 :
c'est un peu comme les stress tests : on ne choisit que les critères qui arrangent les lobbistes ! On exclut le risque terroriste, l'avion qui s'écrase etc...
Réponse de le 16/05/2011 à 23:21 :
fait pas l'intellect regarde autours de toi et arrête de donner des avis
a écrit le 05/05/2011 à 19:44 :
Si on coupait l'electricité à tous les écolos qui disent des conneries plus grosses qu'eux, je pense qu'on pourrait arreter au moins deux centrales nucléaires
Réponse de le 05/05/2011 à 21:32 :
Et en ajoutant les non écolos qui en racontent au moins autant, ca permettrait d'éliminer le reste des centrales :-) A ce propos, nous avons le plaisir de vous annoncer que vous et votre descendance êtes l'heureux gagnant du grand tirage au sort annuel pour recevoir en dépôt pour 100000 ans les 10000 tonnes de déchets produits cette année par notre fière et noble industrie d'alimentation de votre perceuse nucléaire?
a écrit le 05/05/2011 à 17:20 :
C'est vraiment un très mauvais article qui mélange beaucoup de choses, et je ne suis pas Docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires pourtant.
a écrit le 04/05/2011 à 16:18 :
Pour l'industrie classique basée sur la fission, l'article me parait convainquant - Mais pour la technologie de fusion (ITER), l'article se contente de 2 phrases méprisantes pour ITER et fait globalement un amalgame digne des meilleurs égouts. Ce n'est pas l'évocation du très remarquable PG de Gennes qui peut suffire comme argument, ni sur ITER, et ni sur la fusion. Par ailleurs j'ai moi aussi une recommandation : vivre est dangeureux, et fini toujours par la mort: evitez de vivre.
Réponse de le 05/05/2011 à 6:11 :
Seriez-vous donc un adepte de la fameuse maxime spécifiant que la plus répandue des MST est la Vie ? :-) Plus sérieusement, comment peut-on s'arroger le droit de léguer a nos descendants des milliers de tonnes par an de déchets radioactifs pour des dizaines de milliers d'années et oser faire les fiers ? Après les visites des terrils du nord, peut-être trouverons-nous excitant la visite des containers de futs radioactifs en combinaison antirad pour continuer a développer notre activité touristique ? Ha, c'est ballot, les japonais ont déjà tout ca a la maison.. flute...
a écrit le 04/05/2011 à 5:16 :
il faut réfléchir à une autre énergie , comme ce fut le cas pour le nucléaire
a écrit le 03/05/2011 à 15:29 :
Aujourd'hui en France, quand 1 euro est investit dans la recherche en énergie renouvelables, ce sont 9 euros qui sont investits dans la recherche nucléaire. La messe est dite, il est facile ensuite de reprocher aux ENR leurs défauts quand on ne leur donne aucun moyen. On ne demande pas à un enfant de 5 ans de courir aussi vite que son père, que je sache, non ? Est-ce pour autant qu'à l'âge adulte il ne courra pas plus vite que son père ?
Réponse de le 08/05/2011 à 9:28 :
ce n 'est pas une pub deguise?
Réponse de le 13/05/2011 à 7:02 :
Pour la métaphore sportive: en général on attend qu'un enfant courre au moins aussi vite que son père pour l'engager dans une compétition sportive.
a écrit le 03/05/2011 à 15:25 :
Lacoste cherchait a se faire de la pub médiatiquement en employant le terme, "moratoire", dont il ne connaissait pas la signification exacte au vu de ses rétropétalages postérieurs.
De Gennes n'a jamais critiqué ITER sur des motifs de sureté, mais sur des problèmes de d'accaprement des ressources financières au détriment des autres branches de la recherche fondamentale ainsi qu'au regard d'un retour sur investissement plus que faible, et ne concernant in fine que le micro domaine de la physique des plasmas. Et vous savez ce qu'il préconisait plutôt ? Renforcer la filière REP actuelle. Revoyez vos sources, mais c'est vrai qu'avec des ovnis de propagande comme cet article de Laponche, vous aurez bien du mal à vous tenir informé.
a écrit le 03/05/2011 à 13:24 :
Le corium est un mélange improbable des éléments de fonte du coeur d'un réacteur nucléaire. C'est aussi le léviathan d'une technologie qu'on domestique sans la maîtriser.
Réponse de le 03/05/2011 à 14:44 :
J'aime bien l'analogie. Cela me fait penser au dompteur de cirque qui prétend controler les tigres, et qui se fait tailler un steak de temps a autres sans vraiment comprendre pourquoi, sauf qu'il a fait une erreur :-)
a écrit le 03/05/2011 à 9:16 :
A.C. LACOSTE, pourtant d'une timidité de violette concernant les problèmes du nucléaire en France, a tout de même fini par avouer qu'une catastrophe était possible. P.G. de GENNES, a indiqué que ITER était exactement ce qu'il ne fallait pas faire. B. LAPONCHE rejoint leur avis. Ces 3 pointures devraient donner à réfléchir. Mais non, les pro-nucléraires ont confisqué le débat en arguant que l'abandon de cette merveilleuse filière nous ferait retourner à l'âge de pierre !... Pitoyable. Au fait, quel est le grand pays voisin de la France, où le soleil n'attire pas les foules touristiques, qui a 10 fois plus de photovoltaïque ? L'Allemagne.
Réponse de le 03/05/2011 à 9:52 :
Toute la question est là. Il faut que l'on ouvre les yeux, et que l'on admette que maitriser les énergies renouvelables dans l'habitat ou stocker de l?électricité pour les transports nécessite de la très haute technologie, glorifiante car non polluante (et c'est pas simple), humaniste car répartie, individualisable, et ... exportable :-)... Au lieu de cela, on continue a produire de l'eau chaude avec les effets de bord du pétard a charlot. Nous n'avons pas a renier notre passé, mais juste a comprendre qu'il faut faire un nouveau pas en avant, et cesser de vivre dans les livres d'histoire.
a écrit le 03/05/2011 à 8:47 :
On est confronté a trois barrières a franchir en ce qui concerne un programme de transformation de nos sources d'énergie. Tout d'abord, on peut difficilement avancer l'argument financier pour éliminer le nucléaire, sachant que l'achat de nos 10000 tonnes d'uranium par an ne coute en cash sortant de France qu'autour de 2 milliards. Il est donc plus raisonnable de mettre en avant l'inconvénient que représentent ces milliers de tonnes par an de déchets que nous léguons pour les millénaires a nos descendants. Ensuite, la seconde barrière encore plus difficile a réformer est que la production d'énergie est un enjeu de pouvoir entre les mains de peu de gens, qui ne sont pas près a accepter que l'énergie alternative est par nature diffuse, et donc difficilement concentrante (toutes les centrales géantes solaires, éoliennes ou hydrauliques aboutissent a des futures friches industrielles géantes). Enfin, il est une aberration flagrante dans notre modèle de production centralisée qui consiste en gros a faire bouillir de l'eau avec n'importe quoi, produire de l'électricité, pour finalement faire chauffer de l'eau a l'autre bout. Prenons donc le problème par le début, a savoir par le cash sortant du pays. Chaque année, nous dépensons 60 milliards d'euros en achat de pétrole brut et de gaz. Sur 20 ans, au même cours (peu probable) cela fera 1200 milliards d'euros de notre balance financière interne jetée par les fenêtres, et non pas investies en outil de production. Ces carburants fossiles servent pour 50% a chauffer nos maisons, et pour 20% a faire rouler nos voitures. Un chauffage de maison par combustion d'un carburant est au 21e siècle une démonstration de notre volonté de ne pas utiliser ce que nous savons parfaitement gérer, a savoir du chauffage solaire de base, qui fonctionne partout en France. Transformer notre habitat sur un grand programme de 20 ans (ou plus) ferait donc économiser à la nation un flux d'argent de 500 milliards dans ce délai. Ces 500 milliards ne seraient-ils pas mieux utilisés en flux financier interne pour construire en France ces amélioration de notre habitat, et au passage de créer plein d'emploi partout, au lieu d'en détruire en concentrant les quelques emplois nécessaires au sein des grands groupes ? Le carburant automobile quand a lui commence a voir sa solution au travers de voitures électriques , qui ne sont en fait des grosses batteries a roulettes que l'on branche au bureau en arrivant le matin, pour les recharger dans la journée, et que l'on branche chez soi le soir, pour donner du courant a son foyer (les batteries pressentent tirs des défaut, nécessitent de l'entretien du recyclage, et surtout doivent évoluer en technologie). Comment produit-on cette énergie de recharge des batteries ? et bien justement avec tout ce qui constitue les énergies nécessitant d'être stockées : solaire, éolien, . rappelons qu'ici encore, le cash out de la nation correspondant a ces 20% de carburants automobile font un total de 250 milliards d'euros sur 20 ans, jetés par la fenêtre. Pour produire l'intégralité de l'électricité équivalent au trajets automobile, il suffit de couvrir l'ensemble des toits des maisons individuelles de photopiles (ou un mixte solaire, éolien, . . .). Le cout des photopiles seules est de l'ordre de 100 Milliards, auxquels il faut ajouter l'installation, qui ici encore est un générateur de travail interne à la France dans l'univers du BTP. Nous avons ainsi deja transformé 70% des carburants fossiles en production autarcique et distribuée de l'énergie. Il ne nous reste qu'a produire les photopiles chez nous, chose que nous savions faire dans les années 70, mais que l'on a mis au rebut de la centralisation pétrolière et nucléaire. Regardons maintenant la production d'électricité nucléaire. 20% de celle ci est consommée par l'hérésie du chauffage électrique ou eau chaude domestique, qui au passage nous impose quasiment la moitié des réacteurs du fait du pic du chauffage hivernal? A l'évidence, ceci mérite une transformation en chauffage solaire. 30% sont constitués de nos habitudes de consommation électrique, frigo, plaques, lave-tout, électronique? Soit encore une production du même ordre que ce qu'il faudrait pour l'automobile. Nous voila donc en devoir de doubler la taille de nos toits ;-). Soit une centaine de milliards de plus d'investissement, renouvelables tous les 20 ou 30 ans. Ceci n'est qu'une version trop compacte d'un programme global de transformation de notre société sur une vingtaine d'années qui nous amènerait sans révolution de notre vie quotidienne a réduire de 70% notre consommation de carburants fossile et a diviser par 4 nos réacteurs nucléaire , tout en réduisant notre balance financière externe de 60Mds d'euros par an en pure perte a moins de 20 en carburants, et a un renouvellement d'investissement photopiles annuel de l'ordre de 10 milliards. On peut agir de même, sur un délai un peu plus long pour achever le processus, mais c'est un peu long ici. J'ai sorti volontairement les couts de main d?oeuvre du BTP qui ne peuvent qu'être une transformation du cout du social transformé également en travail pour tout le monde, et fortement mutualités avec le renouvellement classique du bâtiment, dès que l'on travaille sur des durées de 20 ou 30 ans (ou plus). Le problème est que tout ceci va a l'encontre des décisions centralisatrices des divers détenteurs de ce pouvoir centralisé.
a écrit le 03/05/2011 à 8:39 :
Dechets, tous les jours des milliers de tonnes d'ordures ménageres vont s'entasser dans toutes les décharges sur tout le pays, ça inquiète personne cà ...!! Pourtant on les aura aussi pour un bout de temps.
Les bretons refusent toute constructions de centrales et c'est le reste du pays qui les alimente. Faisons une expérience : autarcie énergetique bretonne avec des éoliennes et des panneaux solaires , on verra bien si ça marche. Mais attention plus d'alimentation d'électricité d'origine nucléaire venue d'ailleurs.
Réponse de le 03/05/2011 à 9:29 :
Tout à fait d'accord, mais les écologistes préfèrent le discours à l'expérimentation...
Réponse de le 03/05/2011 à 10:40 :
Encore une ânerie : les écologistes proposent des solutions, les rapports ne manquent pas. Ce sont les lobbies qui bloquent. Faut pas dire n'importe quoi, on s'informe avant de poster. De plus l'énergie ne se découpe pas par départements. Cà prouve votre incompétence totale en la matière.
a écrit le 03/05/2011 à 6:25 :
La sortie du nucléaire ne pourra se faire qu'avec des mesures d'accompagnement comme le développement des énergies renouvelables, les économies d'énergie mais aussi chose essentielle et fondamentale, la régulation de la démographie. A quoi servirait-t-il de réaliser une économie de 15% en 10 ans si en même temps la population augmentait de 15% ?
Réponse de le 03/05/2011 à 9:24 :
Il n'est pas prévu une augmentation de la population de 15% dans 10 ans. On chiffre à 67/68 millions le nombre de personnes en France en 2030, et cette augmentation est en partie due au vieillissement, pas à une natalité explosive.
Réponse de le 03/05/2011 à 16:27 :
Non Remy l'augmentation est due a la hausse de la natalite en FRANCE -
a écrit le 02/05/2011 à 23:30 :
si on mets des avocats au pouvoir, ils créeront des lois à la chaine, si on place des gens de lettres à la direction de l'éducation nationale ils privilègeront toujours les lettres, si veut tous continuer à rouler en voitures à essence on ne peut pas échapper à la collusion du pays avec des dictateurs de pays pétroliers, si on place des ingénieurs en nucléaire pour dicter la politique énergétique du pays ils rechercheront toujours des solutions en rapport avec l'atome.
La façon de penser qui a créé un problème ne peut pas le résoudre, de plus le principe de lobby et corporatisme si on lui laisse trop de pouvoir va empêcher l'émergence de toute autre solution qui sera raillée et ridiculisée pour empêcher tout changement, en clair, on obtient l'adage: "chacun plaide pour sa paroisse" ou son métier ou sa corporation.
De l'intelligence, il faut de l'intelligence pour arrêter les mauvaises décisions et arrêter d'avoir peur du changement et de l'adaptation. La France à ce qu'il paraît n'aurait pas de pétrole mais aurait des idées, j'attends.
a écrit le 02/05/2011 à 22:59 :
c'est une volonté politique qui a permis d'installer tout un parc de centrales nucléaires, et ce après une crise énergétique, c'est avec la crise énergétique actuelle qu'on peut de nouveau avec une volonté politique suffisante préserver l'indépendance énergétique du pays en développant fortement les filières d'énergie renouvelable et ne pas attendre que le marché choisisse.
imaginez que vous soyez un habitant de la france d'il y a 150 ans, et qu'on vous parle du futur avec des routes bitumées présentes partout( avec leurs panneaux), des poteaux et lignes électriques qui traversent tout le paysage et les bâtiments, des chemins de fer qui coupent en 2 le paysage et font blocage, vous aurez peur et vous trouverez impossible de mettre tout cela en place pour cause de dégradation du paysage, trop d'objets, de pylônes, de câbles, et pourtant.. cela a bien eu lieu. Voilà pourquoi remplacer toutes nos centrales nucléaires par de l'énergie renouvelable est possible parce qu'on ne fait rien de plus extravagant ni complexe que ce qu'on a déjà fait, et si le gars d'il y a 150ans avait déjà connu les centrales nucléaires, on aurait toujours aujourd'hui des problèmes avec leurs déchets nucléaires et des coûts et des mauvaises surprises, et les gens pesteraient contre les "irresponsables" d'il y a 150 ans.

le président: "il faut faire ceci", le conseiller:"impossible", le président:" pourquoi impossible?" , le conseiller "car cela couterait trop cher", le président "donc c'est possible!".
a écrit le 02/05/2011 à 22:08 :
A voir INTO ETERNITY :

http://www.youtube.com/watch?v=qoyKe-HxmFk

Un documentaire qui sort le 18 mai du finlandais Michael
Madsen sur les déchets nucléaire d'une durée de vie de 100.000 ans et les problèmes de stockages insurmontables sur une telle durée. La production d?énergie nucléaire aboutit en effet inéluctablement à une grande quantité de déchets nucléaires ultimes.
Ces derniers restent radioactifs et/ou radiotoxiques pendant au
moins 100 000 ans. On estime que la quantité totale de déchets radioactifs dans le monde se situe entre 250 000 et 300 000 tonnes et cette quantité augmente tous les jours.

Ils sont dangereux pour tous les organismes vivants et l?exposition aux rayonnements peut entrainer la mort, des maladies incurables ou la mutation du code génétique. Les normes de sécurités sont basées sur des hypothèses seulement théoriques

a écrit le 02/05/2011 à 21:39 :
A VOIR SUR ARTE MARDI 03 MAI à 20h40 L'ENERGIE AUTREMENT, VERS L'AUTONOMIE ENERGETIQUE (documentaire et débat)
Réponse de le 03/05/2011 à 13:14 :
j'ai peur que ce soit un peu trop intellectuel pour certains intervenants du forum..
certains ne savent compter que jusqu'à trois et risquent de ne pas trouver le canal d'Arte..
a écrit le 02/05/2011 à 16:15 :
Il faut éteindre le Soleil de toute urgence car cette monstrueuse chaudière nucléaire juste à 150 millions de KM de la Terre, est un danger inacceptable, le principe de précaution l'exige. Bon évidemment comme monsieur Laponche on ne sait pas par quoi on le remplacerait, mais ce n'est pas le problème. Comme Carthage, Sol delendus est, cela fait plus sérieux, Na !
Réponse de le 02/05/2011 à 23:05 :
pour cela que certains appellent l'énergie solaire, aussi énergie nucléaire. au lieu de chercher à créer des étoiles en miniature, on en a une à disposition, juste à coté, suffit de capter son énergie, comme les plantes et nos récoltes, en plus c'est gratuit( ce qui embête beaucoup de monde qui préfèrerait une source d'énergie "taxable" et rémunératrice).
Réponse de le 03/05/2011 à 13:12 :
Le soleil est le siège de phénomènes de fusion nucléaire et non de fission nucléaire !
Contrairement à la fission nucléaire, les produits de la fusion ne sont pas radioactifs.. Or c'est bien ça le problème du nucléaire à l'heure actuelle..
Réponse de le 03/05/2011 à 13:43 :
Renseignez-vous sur l'activation neutronique. La fusion (Tritium-Deutérium comme envisagée) générant un important flux de neutrons rapides. Au final, dans l'hypothèse où la fusion serait exploitée industriellement, elle génèrerait une certaine quantité de déchets radioactifs en quantité moindre que la fission, et à durée de vie plus courte. C'est d'ailleurs l'un des sujets de recherche actuel concernant ITER.
Réponse de le 03/05/2011 à 14:43 :
C'est justement la limite du modèle actuel, on ne parvient pas encore a fusionner l'hydrogène, qui produirait nettement moins de saletés que le mélange Deutérium-Tritium, qui nécessite des tonnes de lithium autour du tokamak pour absorber les radiations... donc qu'on recherche est nécessaire, mais on est encore loin de la fusion propre. Et encore une fois, cela servira a produire juste de la chaleur, alors que la quantité d'échanges électriques au sein de ce genre de réaction est gigantesque (c'est aussi le cas en fusion d'ailleurs). Mais voilà, on en est a l'age de pierre de notre compétence nucléaire.. On ne sait que faire bouillir de l'eau avec.
a écrit le 02/05/2011 à 14:33 :
salut les protectionnistes nous sommes bien au 21e siècles?!?
les maisons autonomes existent c'est pas nouveau, pourquoi ont parle jamais de piles a combustible (hydrogène) ou cogéneration bois cela fonctionne dans tous les autres pays sauf en France.????par contre ont vas bourré le crane pour de la pompe a chaleur avec un crédit d'impôts alors que ce n'est pas de l'énergie renouvelable mais simplement a économie d'énergie.
par contre si les voitures électrique arrive sur le marché il faudra surement 2 ou 3 centrales nucléaires en plus alors que certain pays ont développé les voitures hydrogène. quand ont veut ont peux...et avec des solutions.
Réponse de le 02/05/2011 à 23:16 :
et ton hydrogène, tu le crée comment ?
on va dépenser de l'énergie pour créer de l'hydrogène pour ensuite recombiner tout cela en dégageant de l'énergie. un peu inutile comme truc non? d'ailleurs ce n'est toujours pas rentable, il faut plus d'énergie au départ que ce qu'on reçoit à l'arrivée.
bah voilà, l'idée répandue de l'hydrogène énergie propre repose en fait sur le postulat que l'énergie servant à le créer provient de l'éolien ou du solaire, or pour produire en entretenir un parc de ce genre de centrales il faut bien dégager pas mal de carbone, ce qui semble être oublié par les écolos du dimanche.
par contre l'intérêt de l'hydrogène est qu'il peut servir de pile, c'est à dire stocker de l'électricité qu'on aurait préalablement récupérée grâce au photovoltaique( par exemple), pour ensuite la nuit resservir, et ainsi de suite, à la place des centrales nucléaires on pourrait avoir de grosses usines de stockage d'énergie.
Car le principal problème reste non la production d'électricité mais le stockage.
a écrit le 02/05/2011 à 12:39 :
Bonjour. je voudrais savoir ce que l'auteur, si il lit ces commentaires, pense du Thorium, que l'on présente comme une alternative beaucoup plus facile à maitriser à l'uranium ( et évidemment au plutonium ).
Le thorium, selon ses laudateurs, semble présenter l'avantage d'être présent en grande masse partout sur la planête, de ne présenter aucun risque lié à la radiocativité et de permettre la conception d'unité de production beaucoup plus petites en taille, moins couteuses en investissement.
Les indiens ont, je crois, commencé à construire un réacteur fondé sur ce matériau.

Les éléments que j'ai lu sur ce sujet jusqu'ici vont tous dans le même sens. c'est presque trop beau pour être vrai. D'où ma question.
Réponse de le 02/05/2011 à 22:21 :
Pas si simple. Pour info voir l'article ci-après assez complet sur le thorium :
http://lupus1.wordpress.com/2011/04/02/nucleairefiliere-thorium-quelques-avantages-et-inconvenients-%e2%80%93-le-cas-francais-par-olivia/#more-21478
a écrit le 02/05/2011 à 12:16 :
Monsieur Laponche, comme tous les antinucléaires primaires (il en est un, en dépit de ses diplômes) ne propose aucune alternative à l'actuelle production "nucléaire" d'énergie. Est-il prêt à revenir à l'usage massif des énergies fossiles telles que charbon, pétrole, gaz dont notre pays dispose de très faibles réserves?? Est-il prêt à voir s'élever au moins 100000 éoliennes pour remplacer (s'il le vent daigne souffler) nos centrales??. Est-il prêt à marcher à pied ou à faire du vélo ??? etc, etc, etc..
Réponse de le 02/05/2011 à 23:25 :
Hachel, comme tous les pronucléaires "primaires" vous bloquez le débat en nous annonçant qu'il n'y pas d'autres technologies comparables au nucléaire aujourd'hui. Je déteste votre fatalisme. Préférez-vous continuer à gaspiller l'énergie nucléaire et attendre la prochaine catastrophe ? Cela ne vous dérange pas de léguer des déchets hautement radioactifs aux générations avenir ? J'ai la conviction que nous pouvons changer notre politique énergétique et nous donner les moyens trouver des technologies de substitutions.
a écrit le 02/05/2011 à 11:33 :
A la lecture de la conclusion on reste sur sa faim Là est tout le problème de cet article des critiques des constats mais pas d'altrernatives viables de proposer.
a écrit le 02/05/2011 à 9:38 :
Bernard Laponche, comme tous les antinucléaires, est muet quant aux solutions de remplacement réalistes, c'est à dire en quantité comparable et sans production de CO2, parce qu'il sait bien qu'il n'y en a pas pour le moment.
Les accidents qu'il rappelle ne prouvent qu'une seule chose, c'est que la technologie actuelle est insuffisante.
Réponse de le 03/05/2011 à 10:10 :
On s'en fou de produire du CO2, un simple Arbre le recycle. il faut juste construire les centrales à charbon (par exemple) au coeur d'une grande foret.
Réponse de le 03/05/2011 à 10:42 :
Non ce serait plus intelligent encore dans votre jardin puisque vous vous foutez du CO2 et des émanations des centrales.
a écrit le 02/05/2011 à 9:35 :
OK, ITER coûte très cher. Je pense aussi qu'il n'en sortira rien, mais il faut bien mener l'expérimentation avant de prendre une décision. La fusion est une énorme promesse pour le futur; si elle ne s'avère pas maitrisable industriellement, autant le savoir le plus vite possible, ce qui prendra quand même une vingtaine d'années.
Réponse de le 02/05/2011 à 19:47 :
Hier, "jesfr" a laissé ici un commentaire semblable.

Je lui ai répondu : « Le problème, c'est qu'on n'a plus le temps. On est dans une urgence que ne semblent pas encore vraiment réaliser, malgré tout, les décisionnaires dont notre avenir dépend. »...

Merci de lire la suite un peu plus bas dans cette page !
a écrit le 02/05/2011 à 8:56 :
Il est facile de faire de belles diatribes contre le nucléaire. Mais quelles sont les solutions concrètes et viable apporte par ce monsieur: aucune, à l'instar de nombreux politiques ou prétendus tels.
La litanie des pseudo énergies renouvelable utilisable en remplacement du nucléaire est non seulement non viable actuellement mais risque d'avoir de nombreuses répercutions peut-être plus négatives encore. En effet, si vous prenez sans réfléchir trop d'énergie à la marée vous modifiez les courants et donc le climat. Si vous captez trop n'énergie solaire vous modifiez la chaleur de réflexion et donc les masse d'air et donc le climat. Les éoliennes polluent plus qu'elles font économiser: posez vous la question des raisons qui ont fait sortir Mr Beigdeber de Poweo...
Sans compter qu'il n'est pas vraiment possible de produire proche des lieux de consommation et que donc il faut produire encore plus pour compenser la perte en ligne.
La solution viendra des supra-conducteur via doublement les nano-technologies qui commencent à permettre des supra conducteur proches des températures ambiantes et des capteurs solaires à haut rendement. Nous pourrons alors faire la seule chose logique qui soit: stocker de l'énergie en période d'abondance pour les périodes de faible production.
a écrit le 02/05/2011 à 6:22 :
Bien ! les langues commencent à se délier ! C'est un peu normal, dans un contexte où l'homme prend peu à peu conscience qu'il court à sa perte avec ses croyances de maîtrise de technologie ! Il faut lutter contre les lobbies nucléaires : ils sont dangereux et contribuent à un pollution sur des millénaires pour faire quoi ? de l'énergie !!! Encore si c'était pour survivre, on pourrait se dire : "ok, on n'a pas le choix" !! Mais on produit du césium 137, du plutonium, de l'iode 131 et toute une cascade d'isotopes radioactifs ! Tout ça pour créer de l'énergie (et surtout faire beaucoup de pognon, bien sûr) ! C'est n'importe quoi !
Réponse de le 02/05/2011 à 11:40 :
Il est vrai que l'énergie est quelque chose de parfaitement inutile, n'est-ce pas eolivier? Comment avez-vous pu écrire votre message sans en utiliser ? Cela me fait penser aux riches qui nous expliquent que, pour eux, l'argent n'a aucune valeur et qu'ils n'y attachent pas la moindre importance!
Je suis sûr que si le gouvernement annonçait qu'à partir de maintenant, l'électricité ne serait plus distribuée que 2 ou 3 h par jour, vous seriez parmi les premiers à vous plaindre!
Réponse de le 03/05/2011 à 13:11 :
de là à faire la comparaison grotesque qu'on va revenir à la bougie si on sort du nucléaire - ce que le lobby nucléaire sait très bien faire - il fallait oser !
Ne vous inquiétez pas, les allemands vont vous faire rentrer dans le rang. Croyez moi ils sont au bord du pétage de plomb !
a écrit le 02/05/2011 à 2:04 :
100% de renouvelables, objectif réalisable en 2050 pour l'UE

http://www.euractiv.com/fr/energie/100-de-renouvelables-objectif-faisable-en-2050-selon-lue-news-448477

L?EREC (European Renewable Energy Council / Conseil Européen de l?Energie Renouvelable), un groupement d?industriels des énergies renouvelables, a publé un rapport « Re-thinking 2050 » qui démontre la faisabilité d?un modèle énergétique reposant à 100% sur les ENR, avec des bénéfices sociaux et environnementaux supérieurs aux investissements nécessaires.

http://www.rethinking2050.eu/fileadmin/documents/ReThinking2050_full_version_final.pdf

Le rapport « La bataille des réseaux » aboutit aux conclusions similaires et affirme que « les énergies renouvelables pourront assurer 99,5 % des besoins en électricité des pays de européenne en 2050 si le nucléaire perd l?accès prioritaire aux réseaux de distribution dont il bénéficie aujourd?hui ».

http://www.greenpeace.org/raw/content/eu-unit/press-centre/policy-papers-briefings/battle-of-the-grids.pdf?__utma=1.236419208.1304301424.1304301424.1304301424.1&__utmb=1.2.10.1304301424&__utmc=1&__utmx=-&__utmz=1.1304301424.1.1.utmcsr%3Dcolorwatt.com%7Cutmccn%3D%28referral%29%7Cutmcmd%3Dreferral%7Cutmcct%3D/article-100-d-energies-renouvelables-c-est-possible-69294268.html&__utmv=-&__utmk=-&
a écrit le 01/05/2011 à 19:52 :
Les solutions alternatives sont connues et peuvent être mises en oeuvre à grande échelle : hydroliennes, serpents à houles, à vagues... une production potentielle d'énergie renouvelable continue qui peut remplacer sans difficulté toutes les centrales de France...
a écrit le 01/05/2011 à 16:35 :
Pour chauffer de l'eau, il y a le magma.
Bon, c'est un peu profond, mais on doit pouvoir y arriver. Il faut juste injecter de l'eau et récupérer la vapeur pour faire tourner les alternateurs. Et de l'eau, il y en a plein la mer.
C'est ce que m'a dit le Professeur Tournesol.
a écrit le 01/05/2011 à 15:40 :
Les dangers des réacteurs nucléaires énumérés une fois de plus ici sont incontestables. L'accident japonais met l'accent sur la nécessité d'un refroidissement continuel, en marche comme à l'arrêt, caractéristique en général sous-estimée. Mais se contenter de prôner l'arrêt des réacteurs actuels en affirmant : "le XXIe siècle a les moyens de se passer de ce nucléaire-là" n'est guère constructif. Un tel arrêt, remplacé par une forêt d'éoliennes, des km2 de panneaux solaires et des bâtiments isolés, le rêve des "écolos", aux dépens de notre balance commerciale, ne peut être que très graduel, sous peine de nous ramener au rang du tiers-Monde........... Je serai un peu plus constructif. A mon avis, L'extension du parc nucléaire actuel devrait être arrêtée. La mise en route proche de deux EPR devrait
s'accompagner du démantèlement de trois des plus anciens réacteurs actuels, de
puissance totale équivalente. L'avenir devrait appartenir aux recherches sur la fusion
contrôlée. Non pas sur cet ITER international, gouffre sans fond de crédits dont il n'y a rien à attendre, à part assurer la carrière à long terme d'une cohorte d'ingénieurs; ni sur le confinement inertiel par lasers (Mégajoule), par suite de la cherté et du manque de fiabilité des lasers de puissance, mais plutôt sur les machines à striction axiale (Z-machine, Z-pinch), génératrices de rayons X, beaucoup moins coûteuses, telle celle développée par le laboratoire Sandia (USA). Il y a là un réel espoir d'obtenir une électricité inépuisable, sans ou avec un très faible niveau de radioactivité et sans aucun danger : l'arrêt de la machine est instantané et ne demande aucun refroidissement! A propos de cette voie, le silence des pouvoirs publics, du CEA, des médias est très remarquable. Les quelques recherches françaises préliminaires (Sphynx) semblent avoir été stoppées et le silence est de rigueur, au point de retirer du Web tout ce qui s'y rapportait. Le seul intérêt semble militaire, d'où la classification. Il est vrai qu'une machine aussi révolutionnaire mettrait à bas toutes les structures actuelles...
Réponse de le 01/05/2011 à 16:50 :
"La mise en route proche de deux EPR devrait s'accompagner du démantèlement de trois des plus anciens réacteurs actuels, de puissance totale équivalente."
Aucun réacteur actuel n'est prévu pour être arrêté lors de la mise en service des EPR. Fessenheim qui est la plus vieille centrale nucléaire en activité depuis 1979 doit être reconduit pour 10 ans de plus après sa visite décennale en cours.
EDF souhaite prolonger l'exploitation des centrales actuelles jusqu'à 60 ans.
Réponse de le 01/05/2011 à 21:43 :
C'est pour ça qu'il a dit "devrait".
Réponse de le 03/05/2011 à 9:36 :
A naïf.
Le projet existe. Il s'appelle HiPER. Alors que les médias ont parlé de la Z-machine de Sandia, personne ne parle d'HiPER (mais un site présente le projet).
a écrit le 01/05/2011 à 13:50 :
Alors d'abord le nucléaire ce n'est pas que des centrales électrique et ce n'est pas que de la fission. Ensuite, il ne parle pas du tout de la recherche et des réacteurs de 4ème génération. Et puis il n'apporte aucune solution! Vraiment il est beau cet expert!
a écrit le 01/05/2011 à 13:12 :
Merci à Bernard Laponche pour cet article si plein de sagesse et de bon sens. Mais je vois que nos indécrottables amis nucléocrates n'ont pas dit leur dernier mot. Cette invention humaine est si brillante qu'elle les aveugle pour l'éternité. Jamais ils n'en verront le côté diabolique. Le nucléaire menace l'humanité tout entière, présente et surtout future. Fukshima attend ses partisans: qu'ils y remplacent les liquidateurs, ils seront reçus à bras ouvert. Puisque ce n'est pas dangereux... Et même si ça l'est: il faut savoir se sacrifier pour ses convictions. Sinon, c'est facile, abrité derrière un clavier d'ordinateur...
a écrit le 01/05/2011 à 10:53 :
Je travaille dans un incinérateur et les gens ont le même discours nous concernant, moi le premier que ce soit pour l'incinération ou pour le nucléaire, je considère que ça n'est pas la meilleures des solutions, mais c'est la meilleures solution aujourd'hui.
Mais dans les 2 cas il est urgent de trouver des solutions plus perenne et surtout moins polluante, je ne m'inquiète pas, on y arrivera c'est juste une question de temps,
Réponse de le 01/05/2011 à 21:30 :
Le problème, c'est qu'on n'a plus le temps. On est dans une urgence que ne semblent pas encore vraiment réaliser, malgré tout, les décisionnaires dont notre avenir dépend. Entre réchauffement climatique (dont les climatologues nous disent que nous devons inverser la tendance de nos émissions de gaz à effet de serre dès 2015), déchets nucléaires (qui s'accumulent qu'on ne sait pas gérer ni stocker) et l'épée de Damoclès que représente chaque centrale nucléaire en termes de sécurité, nous ne pouvons plus perdre de temps à tirer des plans sur la comète. Pourtant, c'est ce que notre cher gouvernement fait, en consacrant 77 % de son budget de Recherche et Développement dans le domaine de l'énergie au nucléaire. Nos impôts servent à financer une recherche dont le but actuel est de rivaliser avec le soleil en maintenant une fusion nucléaire durant? 6 minutes ! Et ce gouffre financier monopolise des compétences et des sommes qui seraient tellement nécessaires dans le développement et le perfectionnement des énergies renouvelables, qui sont propres, sûres et durables, et qui nous permettraient enfin d'envisager une sortie du nucléaire.
a écrit le 01/05/2011 à 10:46 :
Et il propose quoi ce physicien?.
La critique est facile, l'art est difficile!.
a écrit le 01/05/2011 à 10:35 :
le XXI° s . a les moyens de se passer de ce nucléaire là. Une fois qu'on a dit cela il remplace les centrales, dans les 3ans qui viennent , par quoi? j'arrête car mon ordi. fonctionne a l'électricité et non à l'air du temps
Réponse de le 03/05/2011 à 10:03 :
Qand on veut, on se donne les moyens. Qand on ne veut pas on se cherche des excuses. Là on en est à se chercher des excuses. En france nous avont tout : Le solair, l'hydraulique (fluvial et maritime), la géotermie, l'éolien etc... nous pouvont cummuler toutes ses solutions pour que tu puisse garder ton ordi allumé.
a écrit le 01/05/2011 à 10:34 :
Il y a tout de même une évidence que peu de médias relèvent : le nucléaire est la première invention que l'homme a créé et qui à un moment donné, peut le dépasser, pour en perdre le contrôle et la maîtrise pendant des mois, voire des années. Depuis que l'humanité existe, l'homme ne s'est jamais confronté à une telle réalité. L'informatique risque d'être aussi la prochaine invention, que l'homme a conçu et qu'il ne parvienne plus à maîtriser.
a écrit le 01/05/2011 à 9:52 :
Il y a d'autres problèmes que Bernard Laponche aurait pu évoquer ... comme celui des fûts de déchets remplis de bitume qui devront probablement être reconditionnés.

Il est malheureusement courant de présenter le "risque" comme le produit de la probabilité et des conséquences. Cela n'est basé sur rien de sérieux mais donne l'illusion que si les conséquences sont graves, il suffirait de diminuer la probabilité.

A mon avis, il y a des conséquences qui sont inacceptables (surtout dans des pays densément peuplés), quelles que soient les probabilités.

Au vu de Tchernobyl et de Fukushima, l'énergie nucléaire n'en vaut pas la chandelle.

Il serait aussi intéressant de présenter le risque sismique via les probabilités de dépassement d'un séisme donné pendant une certaine période de temps. C'est en effet une loi de Poisson qui représente le mieux l'aléa sismique et le public ne comprend pas ce que signifie la "période de retour" selon cette loi.

Pour donner l'exemple de l'EUROCODE 8 utilisé en Europe pour les BATIMENTS COURANTS, la "période de retour" est de 475 ans, ce qui est équivalent à dire qu'il y a une probabilité de dépassement de 10 % en 50 ans. Un tel niveau de risque est évidemment inacceptable pour des réacteurs nucléaires. Il est important de comprendre que ce n'est pas (comme on le lit parfois) "le séisme maximal qui peut se passer en 500 ans" !
a écrit le 01/05/2011 à 9:04 :
Il est facile de surfer sur la catastrophe japonaise pour cingler le nucléaire, à l?instar de ceux qui font une loi sur un fait divers isolé. Il est non moins facile de profiter démagogiquement des sondages anti-nucléaires à la mode.

Avec la même démagogie, les pouvoirs se sont couchés devant l?Opinion avec les 70% de français opposés à la taxe Carbone, et les patrons qui refusent de payer. Le consumérisme et la beauferie des pollueurs avec leur très chère voiture empoisonnent l?air avec 50 millions de t de carburant brûlés par an, avec des conséquences gravissimes pour l?humanité menacée par le réchauffement climatique. Mais les français préfèrent vivre les yeux crevés en ignorant la pollution pétrolière qui a anéanti le golfe du Niger, l?un des trois plus importants éco-systèmes marins du monde, sans compter les innombrables forages off-shore à venir et les menaces de marées noires en série, qui représentent déjà 6 millions de t d?hydrocarbures rejetées en mer par an. Le non au nucléaire, c?est de la bonne conscience à trois sous : les conteneur stockent les déchets radioactifs?. Alors que c?est l?atmosphère toute entière ( !) qui stocke le CO2 des combustibles.

Enfin, ce monsieur Laponche dénie l?évolution des techniques, et même ment sur le futur car les nouvelles centrales dites à neutrons rapides utiliseront 95 % du combustible et pollueront beaucoup moins.
Réponse de le 02/05/2011 à 12:38 :
brillant !
a écrit le 01/05/2011 à 8:49 :
J'apprécie beaucoup cet exposé qui décrit parfaitement les risques mais "si le XXI siécle a les moyens de s'en passer" qu'en est il des solutions proposées? Car ni l'éolien ni le photovoltaïque ne peut le remplacer Alors quelles sont les "Solutions scientifiques" que vous proposez?
Réponse de le 01/05/2011 à 11:18 :
Geothermie : en suede, norvege et finlande, pays froid, les maisons positives permettent d'avoir une chaleur ambiante homogene de 24 degres en baissant sa consommation energetique de 95% par an.
Usines maremotrices mais bizarre, personne n'en parle en France
Réponse de le 01/05/2011 à 13:00 :
une usine marémotrice existe en France depuis les années 1960 . Comme pour tout il faut un site qui s'y prête...!!!
a écrit le 01/05/2011 à 8:28 :
dans la production d?électricité mondiale pourquoi se focaliser sur le nucléaire qui ne représente que 14% de la production mais décarbonée mais produisant du déchet;sans jamais aborder les 67% d'origine fossile (principalement charbon)qui sont a l'origine d'autant de mort annuellement que Tchernobyl déjà dans l'extraction du minerai (+ de 20 000 en Chine/an) , de leurs émissions de CO2,des désastres écologiques(feu souterrains représentant l?équivalent de deux pays comme Allemagne et la France réunies et que l'on ne peut arrêté) et que je juge de loin l?arrêt prioritaire au niveau planétaire mais là M Le Professeur je viens de supprimer plus de 80%de la production d?électricité mondiale mais si on reconnais les problèmes écologiques et les risques de la Grande hydraulique et qu'on doit aussi la supprimée enfin nous venons de supprimé presque 97% de la production mondiale d?électricité mais rassurer vous il nous reste tout de même les 3.1%de production d'origine renouvelable pour vivre (source Observ 'ER structure production 2009)
Réponse de le 01/05/2011 à 10:21 :
Euh, on ne peut pas utiliser le solaire non plus car les panneaux solaires nécessitent pour leur fabrication l'utilisation de "terres rares" dont l'exploitation est destructrice de l'environnent et contiennent des éléments lourds qu'on ne sait pas retraiter donc principe de précaution oblige, il faut exclure les panneaux solaires...
Réponse de le 01/05/2011 à 14:57 :
Merci Stormy mais une éolienne c'est aussi 650m3 de béton 250 tonnes d'acier 30 tonnes de fibres de carbone et de ce fait pour la fabriquer haut fourneau puis transport donc la encore CO2..... alors là comment on va faire ????
éolien - 1.3% et solaire -0.1% il ne nous reste plus que 2.1% de la production mondiale.....
Réponse de le 03/05/2011 à 14:52 :
@ eric 56 : Il est vrai que les éoliennes géantes vont constituer des friches industrielles notables. Il est aberrant de vouloir concentrer une énergie par nature diffuse, alors qu'il est plus simple, moins dangereux, et beaucoup plus raisonnable de la collecter de manière diffuse chez tout le monde. Mais cela a un gros inconvénient : comment l'Etat fera-t-il pour imposer ses volontés a un peuple qui produit l'énergie de manière répartie ? C'est pourtant bien cela la prochaine évolution necessaire de la société.
a écrit le 01/05/2011 à 8:07 :
D'après la NHK seuls huits travailleurs ont été exposés à des doses supérieurs à 150 mSievert mais inférieures à 250 mSieverts. C'est dommage pour les personnes concernés mais celà n'explique pas le déferlement de haine anti-nucléaire récent. Je pense que l'Occident devrait donner des excuses au Japon à ce titre.
a écrit le 01/05/2011 à 7:48 :
Enfin un peu de clairvoyance. Oui, nous aurons toujours un accident de retard, il y aura toujours un cause d'accident imprevue.

Nous avons eu le Blayais en 1999 qui a failli etre submergee par les consequences de la tempete, des incidents graves au Tricastin et a Creys-Maleville dus a des defaillances humaines.
Pourquoi croyez-vous que les viticulteurs des Coteaux du Tricastin veulent debaptiser leur produits ?

Et que dire des consequences d'un krach d'un simple jet d'affaire facilement detournable et bourre de kerozene sur un reacteur. Quand on sait que ca n'est pas le tsunami qui a cause l'accident de fukushima mais la vague detruisant les moteurs diesels de secours. Que se passerait-il si un avion se crashait repandant le kerozene qui empecherait l'approche du site et ainsi l'emballement ?

Que tous les detracteurs de comptoirs me repondent ?

A cote de cela, l'Allemagne demantelle ses reacteurs maintenant et sera capable de proposer ses services a l'etranger tandis qu'elle exporte deja ses panneaux et eoliennes, les EnR sont passees de 4% du mix energetique a 16% aujourd'hui et le charbon n'y est qu'un solution transitoire en attendant de passer a 100% d'EnR.
Quant a l'Espagne elle produit deja plus d'electricite avec l'eolien qu'avec le nucleaire.

Mais il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voire.
a écrit le 01/05/2011 à 7:09 :
Absurde. Encore un soixante huitard qui veut casser les plus baux jouets légués par les générations qui l'ont précédé. Petit bourgois, fonctionnaire, irresponsable.
Tous ces risques sont connus et bien connus depuis le début. Le problème avec le drame du Japon, c'est que le risque de Tsunami, qui n'existe pas en France dans ces proportions, a mal été evalué, mais pire encore, que les mouvements écologiques ont empèché depuis des années le remplacement de ces vieilles centrales, qui en sont à 2 x fois leur durée de vie initiale. En empéchant, le remplacement par de nouvelles centrales plus puissantes et plus sûres, les écologistes sont les co-responsables de ce drame.
Réponse de le 01/05/2011 à 8:30 :
Tous ceux qui sont pour le nucléaire ont et auront leur part de responsabilité sur les catastrophes actuelles et à venir. Il est ô combien indécent de critiquer celles et ceux qui ne veulent que le bien de l'humanité entière au détriment du lobby de la mort invisible mais bien réelle.
Réponse de le 01/05/2011 à 8:50 :
C'est tout sauf absurde... Que se passerait-il si un ennemi attaquait simultanément deux ou trois centrales nucléaires en France ? Voilà bien le moyen le plus rapide de mettre un pays à genou.

Si ça peut paraître improbable en France dans les proches années, qui peut parier sur le situation du monde dans 10 ans ?
a écrit le 01/05/2011 à 7:02 :
Que propose ce docteur es sciences pour remplacer le nucléaire et produire autant d'électricité ? les donneurs de leçon toujours prompts à dénoncer tous les excès n'ont guère d'imagination pour proposer des solutons....
Réponse de le 01/05/2011 à 8:33 :
Que proposez-vous aux millions de victimes de Fukushima?. Aux habitants de Tokyo?. Que proposez-vous lorsque toute la chaîne alimentaire sera contaminée?.
L'homme est le seul être vivant à avoir besoin de lunettes.
Réponse de le 01/05/2011 à 9:20 :
Millions de victimes? Je croyais que c'était des milliards.
Réponse de le 01/05/2011 à 9:39 :
L'Etat continue à soutenir le nucléaire. C'est une erreur fondamentale car elle empêche de développer dans ce pays les alternatives énergétiques (cf. la volte-face dans le voltaïque).
Il est pourtant bien évident que c'est le moment ou jamais de développer les autres sources énergétiques : recherche, exploitation voilà d'ailleurs de nouvelles sources d'emploi et d'exportations ! Et c'est tout le contraire qui se passe : on importe des panneaux photo-voltaïques de Chine, des éoliennes d'Allemagne. C'est incompréhensible.

D'autant plus que cela ne va pas mettre la filière du nucléaire sur la paille tout de suite... D'abord il faudra du temps pour que l'on puisse complètement sortir du Nucléaire. Ensuite il faudra des dizaines d'années pour réaliser le démantèlement de celles qui ont déjà été construites...
Réponse de le 01/05/2011 à 10:11 :
Oui, des milliards... Toute la population de la planète terre sera contaminé car la radioactivité continue à s'échapper de Fukushima et ni TEPCO, ni EDF, Areva et autres ne savent pas quand ils pourront arrêter LA CATASTROPHE qui devait arriver par l'aveuglement du bipède et, surtout, par la cupidité du lobby de la mort invisible mais, hélas bien réelle. Vous êtes de ceux pour qui le nuage de Tchernobyl c'était arrêté à la frontière... Quelques années plus tard on a mesuré jusqu'à 320.000 Bq au mètre carré dans les Alpes françaises... Il n'y a plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Réponse de le 02/05/2011 à 11:27 :
AZF, installation issue de l'industrie chimique a explosé et fait des degats materiels et humains à toulouse.... a t'on pour autant arreté toute l'industrie chimique ????? ...il est facile de dénoncer une partie des risques industriels (ceux qui interessent notamment les antinucleaire) surtout quand on ne propose rien à la place.... remplacer le nucleaire un jour par quelque chose, pourquoi pas, mais au lieu de polemiquer reflechissez d'abord par quoi ?
Réponse de le 03/05/2011 à 22:31 :
Si on considère les conséquences d'un tel risque industriel, qui est loin d'être un risque commun, à savoir la durée de vie des éléments radioactifs rendant une terre inhabitable pour des milliers d'années (plusieurs générations d'humans), l'irréversibilité de cette catastrophe (non, on ne pourra jamais retrouver les mêmes terres qu'autrefois, il suffit de regarder en Ukraine 25 ans après), et la rapidité d'apparition d'une telle catastrophe (moins d'une minute pour Tchernobyl pour faire exploser le réacteur, ou une catastrophe sismique comme semblaient pourtant les prévoir les Japonais), peut-on parler de risque industriel commun?
Nous ne sommes pas épargnés en France: la centrale du Blayais a failli connaître les mêmes conditions de perte de contrôle du système de refroidissement suite à la tempête de 1999.
Pourquoi utilise-t-on l'énergie nucléaire? Pour améliorer le confort des gens. Au lieu de vouloir remplacer cette énergie par une autre, pourquoi ne pas essayer de réduire la consommation électrique de ceux qui l'utilisent? Car en utilisant cette énergie nucléaire, nous prenons un risque de perdre la maîtrise de cette énergie. A combien s'évaluent les catastrophes de Tchernobyl ou de Fukushima, d'un point de vue écologique, ou même économique si l'on est cynique? Alors pourquoi ne pas investir cet argent dans les énergies renouvelables au lieu d'essayer de remettre en état des centrales qui ont déjà dépassé leur espérance de vie?
Réponse de le 22/05/2011 à 8:50 :
les alternatives au nucléaire existent et tout comme les alternatives au pétrole , les brevets sont racheté par les lobby nucléaire/pétrolier pour ensuite etre mis au fond d'un tirroir . Rendez-vous tous bien compte que le capitalisme aura mené l'humanité a sa déstruction

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