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Romain Renier | 25/10/2012, 08:54 - 610 mots
Les États-Unis seraient-ils en passe de devenir le premier producteur mondial d'hydrocarbures ? Ils en prennent en tout cas le chemin, si l'on en croit les prévisions du département à l'Énergie américain qui inclut dans ses statistiques le "crude", mais aussi d'autres formes d'hydrocarbures sous forme liquide tels que les biocarburants.
Le "nouveau moyen-orient"
D'après le département à l'Énergie (EIA), la production devrait atteindre un record à 11,4 millions de barils par jour en 2013, faisant des États-Unis le deuxième producteur mondial derrière l'Arabie Saoudite qui devrait atteindre les 11,6 millions de barils par jour la même année. Rien que cette année, la production totale est sur les rails pour progresser de 7% par rapport à l'an dernier et atteindre une moyenne de 10,9 millions de barils par jour. Soit sa plus forte progression en un an depuis 1951, surprenant même jusqu'aux experts. Selon Citibank, on peut attendre une production de 13 à 15 millions de barils par jour en moyenne en 2020, faisant des États-Unis un "nouveau moyen-orient".
Réduction par deux des importations
Les États-Unis, qui brûlent en moyenne l'équivalent de 18,7 millions de barils par jour, auront toujours besoin d'importer une partie de ce qu'ils consomment. Mais grâce à cette augmentation de la production domestique et aux progrès en matière de consommation de carburants des véhicules de transport, les importations pourraient chuter de moitié à la fin des dix prochaines années. Mais cela ne devrait pas avoir pour effet de faire baisser les prix à la pompe en raison d'une demande mondiale qui reste élevée, des coûts importants causés par les modes d'extraction utilisés. Cela devrait toutefois avoir pour effet de dynamiser l'économie américaine grâce aux créations d'emplois et au rééquilibrage de la balance commerciale.
Des méthodes d'extraction couteuses...
Cette hausse soudaine de la production américaine est le résultat de deux facteurs. Au début des années 2000 a été mis au point un nouveau mode d'extraction par fracturation hydraulique qui permet d'aller chercher le pétrole et le gaz prisoniers dans la roche. Principalement dans du schiste. Ce nouveau procédé, plus cher que les procédés traditionnels, a été rendu possible grâce à l'augmentation du prix du baril. D'ailleurs, selon les experts, ce procédé ne deviendrait plus rentable en dessous de 75 dollars le baril, et les foreurs seraient contraints de réduire leur production en conséquence.
... et très controversées
Il faut noter par ailleurs que l'extraction d'huile et de gaz par fracturation hydraulique, pourvoyeuse de nombreux emplois, n'est pas sans soulever un certain nombre de problèmes. Pour extraire les huiles et gaz du schiste, les pétroliers utilisent de l'eau, du sable et des produit chimiques sous pression qui font éclater la roche. Par ces fractures dans la roche s'échappe le gaz. Mais le risque est que certaines fractures atteignent les nappes phréatiques et polluent les sols. Depuis que les États-Unis ont autorisé ce nouveau système de forage, de nombreuses voix s'élèvent pour demander son interdiction.
Tout dépend du prix du baril et de l'Arabie Saoudite
En fait, tout va surtout dépendre de la stratégie qu'adoptera l'Arabie Saoudite en fonction de l'évolution des cours sur les marchés mondiaux. L'Arabie Saoudite est assise sur les plus grosses réserves de pétrole au monde, et a pour habitude d'augmenter ou de réduire sa production pour maintenir la stabilité du prix du baril. Toutefois, d'après l'Agence internationale de l'énergie, l'Arabie Saoudite devrait garder une production régulière au cours des 5 prochaines années. Quand à l'extraction par fracturation hydraulique, elle devrait continuer d'être rentable car le prix du baril ne devrait pas passer sous la barre des 89 dollars d'ici à 2017. Les États-Unis devraient donc rester divisés entre les pro et les anti-fratcuration hydraulique, mais aussi profiter de cette manne nouvelle, encore quelques temps.
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Sandrine a écrit le 26/10/2012 à 10:03 :
Bonjour, juste pour info, si la France venait à exploiter les gaz de schiste, elle n aurait pas la meme rentabilité vu qu elle n a aucun savoir ni technologie pour le faire, elle serait totalement dépendante des groupes pétroliers nord-américains, bonjour l ingérence américaine à ce niveau là. Je suis totalement contre cette façon d exploiter les sous-sols, on ne peut mettre en compaison des revenus potentiels et les dangers pour l humanité (pollution des eaux, pénurie d eau, séismes), lorsque le litre d eau sera plus cher que le litre d essence, il sera trop tard, l humanité va à sa perte totale et elle le vaut bien.
Corso a écrit le 25/10/2012 à 17:35 :
La fin du pétrole, pas de l'offre mais de la demande. les américains découvrent que l'énergie pétrole/gaz est sur la pente descendante. Jusqu'à présent leur stock national était sous terre, inexploité. Ils le gardaient en réserve préférant utiliser les énergies des autres. Désormais ils se rendent compte qu'il est urgent d'exploiter ce qui existe de peur que cela ne vaille à terme plus rien. Une follie dévastatrice les prend. Chacun veut sa part de richesse immédiate. Le pays devra bientôt arriver au niveau d'une autosatisfaction avant que la production ne commence à s'exporter. Une manière de relance de l'économie qui ne s'en porte pas pour autant beaucoup mieux. c'est dire le gap qui frappe le pays.
Steph a écrit le 25/10/2012 à 14:33 :
Et quid de l'evolution de chaque puit ? Cet article est un peu leger sur les notions de reserves exploitables ou potentielles. Sommes-nous a la veille de l'explosion de la bulle des gaz et petroles de schistes ? Quant a l'Arabie Saoudite, un facteur est a suivre de tres pres : la consommation nationale d'hydrocarbure et donc la capacite du pays a exporter.
KONEBIEN a écrit le 25/10/2012 à 14:07 :
vous lisez l'anglais? vous n'êtes pas un propagandiste vert ;mais vous voulez vous faire une opinion personnelle voila un site trés complet http://www.energyindepth.org/2010/06/debunking-gasland/
José a répondu le 25/10/2012 à 15:29:
Un site très complet et indépendant en effet: Energy in depth est une émanation de l'IPAA, association des producteurs de pétrole américains indépendants. On a l'indépendance qu'on peut...
KONEBIEN a écrit le 25/10/2012 à 14:03 :
Genial on pourra en importer
Tuti_2004 a écrit le 25/10/2012 à 13:20 :
Vous n'auriez pas pompé votre article sur USA Today.... le journalisme de nos jours... Vous devriez également faire un article sur la population qui vit aux alentours de ces "nouveaux" gisements : eau contaminée et inbuvable, maladie, agriculture totalement morte... Journalistes incultes!!! C'est désolant!!!
Tuti_2004 a répondu le 25/10/2012 à 13:28:
imbuvable sorry
JACK a écrit le 25/10/2012 à 12:54 :
J'aime bien cet article qui nous fait culpabiliser FRANCAIS VOUS ETES DES PIGNOUFS ET LES AMERLOCS DES WINNERS...
Looping a écrit le 25/10/2012 à 11:33 :
Et il finiront par boire de l'or noir par manque d'eau !!! Ils gagnent du temps et prennent des risques importants pour leur écologie, produire toujours plus dans un monde fini c'est nier l'évidence ....
négatif a répondu le 25/10/2012 à 13:33:
Les US ont de très importantes réserves d'eau, et ces forages se font dans des zones "désertiques" ou presque. D'où la très grande différence avec la France, qui au contraire serait catastrophique pour l'environnement. Le débat sur le gaz de schiste va beaucoup plus loin que la pollution des nappes phréatiques, il y a derrière toute la logique industrielle du pays, le coût de l'énergie pour les Français, l'indépendance énergétique qui va devenir un facteur clé de la prochaine décennie.
FATCAT a répondu le 25/10/2012 à 16:26:
Ah bon ? Je vous invite à lire sur l'avenir du Colorado qiue l'on est en train d'assecher (pour d'autres raisons) et il y avait récemment un excellent reportage qui montrait l'explosion du prix de l'eau dans un certain nombre de villes petites et moyennes aux USA ou justement on l'on extrait des gaz de Schiste, tant et si bien que les gens arrêtent leur ancien métier pour devenir transporteur d'eau. vous êtes bien naifs.
luc.b a répondu le 25/10/2012 à 17:16:
En 2021, le lac Mead, le plus grand réservoir d'eau des États-Unis qui alimente Las Vegas et une partie de la la Californie, risque de disparaitre.
luc.b a écrit le 25/10/2012 à 11:02 :
Correction. En 2010, les USA produisaient 10,3 millions de barils par jour de carburant liquide. Donc 5,7 millions de barils de pétrole, 2,2 millions de barils de condensats de gaz naturel 0,9 million de barils de biocarburants et 1,1 million de barils de liquide récupérés dans l'industrie. Or comme la production de biocarburants ne peut pas augmenter, car elle demande trop de surfaces agricoles, et la production de pétrole conventionnel diminue de 1 million de barils tous les 10 ans, c'est la production de pétrole de schiste qui devra fortement augmenter, passant de 1,2 à au moins 4,5 millions de barils par jour alors déjà, cet été, l'eau a commencé à manquer pour permettre la fracturation hydraulique.
Robert a répondu le 25/10/2012 à 17:16 depuis un Iphone :
Mais ils sont en train de répondre à la question avec récupération et recyclage.