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Fabrice Gliszczynski | 19/03/2010, 06:43 - 306 mots
Le ciel de la Baie des Anges est dégagé pour Easyjet. Air France renonce, pour l'heure, à lancer sa filiale « mi-charter-mi-low-cost » à Nice pour exploiter, à la place de ses filiales régionales Britair et Regional en pertes, des lignes intérieures vers quatre grandes villes de régions. Cela aurait constitué une grande première. Baptisé Mimosa (voir « La Tribune » du 22 janvier 2010), ce projet s'accompagnait de vols vers plusieurs destinations du bassin méditerranéen (Maroc, Crète) pour augmenter l'utilisation des avions.
« Ce projet ne se fera pas cette année », a déclaré ce jeudi le PDG de Transavia France, Lionel Guérin. « Cette année, on se développe suffisamment (28 % de hausse de capacité), nous allons vers l'équilibre et nous ne voulons pas prendre de risques inconsidérés », a-t-il indiqué, sans préciser si au-delà de l'année en cours, ce projet pouvait ressortir des cartons.
Accord de périmètre
En outre, ce projet nécessitait de réviser l'accord de périmètre signé par la direction d'Air France et ses pilotes, lors de la création de Transavia fin 2006. Cet accord interdit les transferts d'activité du pavillon Air France vers Transavia. Or, les pilotes d'Air France, mais aussi de Britair et Regional, ont mis des bâtons dans les roues. Ceci, alors que le projet de réforme du réseau moyen-courrier d'Air France fait l'objet de contestations. « Il y a eu une situation de blocage. C'était pourtant un dossier facile », explique un dirigeant d'Air France.
Mimosa visait à anticiper une éventuelle offensive d'Easyjet à Nice. C'est en effet envisageable. Alors que son directeur France François Bacchetta a indiqué mercredi qu'il ouvrirait « de nouvelles lignes transversales à l'avenir », Easyjet étudie, selon nos informations, depuis plusieurs mois la possibilité de baser des avions à Nice, le premier aéroport régional, pour développer à la fois des lignes transversales et vers le bassin méditerranéen. De quoi renforcer les difficultés de Britair et Regional.
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Gilles a écrit le 19/01/2011 à 21:31 :
Les compagnies anglo-saxonnes peuvent dormir sur leurs 2 oreilles avec les syndicats bornés français. Elles ont encore de beaux jours devant elles. Tôt ou tard AF disparaîtra. C'est une question de temps. Ne resteront que 2 grandes compagnies en Europe : Lufthansa et British.
deloize a répondu le 01/02/2011 à 12:22:
Ce sont surtout les charges et la concurrence deloyale qui portent prejudice a AF.Les syndicats corporatistes connaissent bien l aéronautique par definition et ont tout intérêt a preserver leur compagnie. Seules les grandes centrales syndicales peuvent parfois être nuisibles
DRB06 a répondu le 10/02/2011 à 22:32:
C'est parce que les syndicats français touchent de l'argent des concurrents des français, et celà sur des comptes sur des paradis fiscaux ! Il suffisait d'y penser ! C'est comme pour les décentralisations !
jeanluc a écrit le 13/01/2011 à 09:50 :
Les compagnies low cost sont de nos jours bien plus subventionné que les grosses compagnies telles Af ou BA. Pour une simple raison, elles sont trop grosses pour tricher. Ryanair, Vueling, Germanwing and co se partage des subventions également. Ryanair par exemple a touché 700 millions en 2009. Rien qu'en Espagne pour 2010 c'est 80 millions d'euros d'argent public. Donc lorsque vous prenez Ryanair c'est souvent une liaison subventionnée, mais sans le service...
CAPCHA a écrit le 04/01/2011 à 10:37 :
Pour signer l'accord de périmètre, Air France aurait pu d'abord demander aux contribuables leur accord... Se sont eux qui depuis les lustres finances déficits et titres de transport. Dans un service public, je conseille aux syndicats de regarder naturellement l'intérêt de leurs salariés, mais aussi celui des usagers. C'est comme çà que j'interprète lors de leurs manifestation les banderoles "SOLIDARITE"...
papah a répondu le 01/02/2011 à 11:59:
Faux!! AF est une compagnie privee qui ne touche AUCUNE subvention, contrairement aux low cost. La derniere recapitalisation a eu lieu en 1994 (3 milliards d'euros) et l'Etat a depuis vendu 84pc du capital ... Une bonne affaire (pour une fois) pour le contribuable. Merci AF...