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Le syndicat fait douze propositions concrètes pour atteindre 25% d'énergies renouvelables dans la consommation en 2020, ce qui pourrait, selon ses calculs, créer près de 125 000 emplois directs et indirects d’ici à 2020, soit un total de près de 225 000 emplois dans le secteur contre 100 000 aujourd'hui. De quoi inciter les candidats à l'élection présidentielle, destinataires de ce Livre blanc, à soutenir le développement des énergies vertes ! Les filières qui offrent le plus de perspectives en termes d'emplois sont l'éolien, qui pourrait atteindre 57 000 emplois en 2020, contre 8 100 aujourd'hui, et le solaire photovoltaïque, qui pourrait représenter 56 200 emplois en 2020, contre 18 800 aujourd'hui.
Un coût important
Mais pour bénéficier des emplois verts, l'Etat doit d'abord mettre la main à la poche. Le SER évalue à 7 milliards d'euros, en année courante, à l'horizon 2020 les besoins pour un développement soutenu des énergies renouvelables, qui passe, par exemple, par un relèvement des objectifs de production pour le solaire et l'éolien. "Nous demandons de moins en moins d'aides, mais nous en demandons toujours", résume Jean-Louis Bal. Pour les consommateurs, ce soutien passerait par une augmentation de leur facture d’électricité, via un relèvement de 12% de la CSPE. "Les énergies renouvelables ont besoin de soutien. Mais elles ne sont pas les seules responsables de l'augmentation des factures d'électricité", insiste Jean-Louis Bal.
Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la facture d'électricité des consommateurs augmentera de 30% d'ici à 2016, soit une hausse de 6% par an.
Le SER propose 12 points pour développer les énergies renouvelables en France et partir à la conquête du marché extérieur. Parmi ses principales suggestions :
• Eolien terrestre : "Pour atteindre les objectifs il faut des projets, et pour avoir des projets il faut des permis", indique Nicolas Wolff, président de France Energie Eolienne, la branche éolienne du SER. Une réglementation simplifiée, "desserrer le carcan administratif" et la réduction du nombre de recours "abusifs" font partie des recommandations pour développer entre 1,2 et 1,3 GW par an, contre 1 GW aujourd'hui.
• Eolien en mer : l’accélération du deuxième appel d’offres est nécessaire pour assurer les objectifs de 2020 (6 GW).
• Solaire photovoltaïque : "Malgré des chiffres impressionnants, 2011 a été une année assez destructrice pour la filière solaire. Il faut la reconstruire, martèle Jean-Louis Bal. En 2010 nous avions estimé que la filière pourrait compter 25 000 salariés en 2011. Finalement, nous avons perdu 7 000 emplois. (…) Nous pouvons développer une filière, mais il faut mettre un terme à l’instabilité tarifaire et réglementaire". Le SER propose de fixer l'objectif en termes de capacités installées à 20 GW en 2020 (contre 5,4 GW prévus par le Grenelle), d'étendre le système des tarifs d'achat aux installations de plus de 100 kW à 12 MW et de modifier le système de décroissance des tarifs (établi actuellement chaque trimestre, selon les entrées dans la file d’attente d’ERDF).
• Chaleur renouvelable : le Fonds chaleur fonctionne bien mais il faudrait faire passer sa dotation de 250 millions d’euros par an à 500 millions d’euros et réserver une enveloppe dédiée aux filières qui ne se développent pas aussi vite que la biomasse comme la géothermie, le biogaz ou le solaire thermique.
Pour plus de précisions : consulter le Livre Blanc du SER
Energie a écrit le 22/01/2012 à 00:21 :
On se plaint des aides données à la filière renouvelables, qui ont certes été excessives et mal faîtes mais de courte durée et bien moindres que celles du nucléaire qui durent depuis des décennies. Et pourtant personne ne souligne par exemple que seul l'éclairage public en France représente 48% de la consommation électrique des collectivités locales et 20% de leur budget énergétique. Ce sont près de 7 milliards de kWh qui sont chaque année consommés par l'éclairage public, avec d'après le ministère, une perte d'énergie de 30 à 40% en raison d'installations vétustes ou inadaptées. Afin de réduire cette consommation, le ministère de l'Ecologie a d'ailleurs décidé le mois dernier d'imposer une extinction des enseignes lumineuses commerciales entre 1h00 et 6h00 du matin. Une mesure qui entrera en vigueur dès le mois de juillet. Et rien que ces pertes représentent quelques milliards d'euros (7 milliards de KWh x 30 ou 40%) qui partent en fumée. De même l'électroménager des particuliers (surtout les frigo) remplacés par des appareils classés A+++ économiserait la production de près d'une dizaine de réacteurs nucléaires en Europe. Donc ce serait bien d'aider les foyers les plus modestes à s'équiper mieux et à chacun de faire des progès dans le domaine de l'énergie entre autres car on voit des grosses voitures lourdes rouler avec une seule personne à bord pour rien et les importations d'énergies fossiles (80% de nos énergies primaires) nous coûtent plus de 50 milliards d'euros par an et creusent le déficit. Les aides relatives et d'assez courte durée aux investissement dans les énergies renouvelables doivent être adéquates mais les coûts véritables sont ailleurs, dans la gabegie énergétique de nombreux postes que je ne peux tous citer ici et la plupart de nous, donc chacun, sommes responsables.
Olive a écrit le 21/01/2012 à 23:34 :
Un point important est : "Le livre blanc note qu'"il est maintenant établi qu'en France, dès 2016, l'électricité photovoltaïque sera d'un coût inférieur au prix de l'électricité acheminée chez le client domestique". Il faut appuyer voire soutenir les filières efficacité énergétique et économie d'énergies (isolation etc), la filière biogaz (traitement des déchets, recyclage etc), la filière énergies marines (on a encore des atouts), et particulièrement la filière stockage d'énergies et hydrogène, le potentiel est énorme. Et évidemment en création d'emplois locaux et en qualité de vie les retombées sont évidentes. Les prix de l'énergie vont diminuer à terme et il est impératif que les particuliers puissent de plus en plus produire voire stocker leur énergie (exemple pile à combustible Panasonic etc), les solutions ne manquent plus, peu importe si çà coûte un peu plus dans l'immédiat c'est un investissement profitable car plus les énergies renouvelables se développent mois elle coûtent et plus elles rapportent comme pour d'autres secteurs, l'important est l'avenir d'autant que l'inflation va revenir et la crise est un bon moment pour développer ces secteurs porteurs et de toutes façons incontournables.
VERDEBON a écrit le 21/01/2012 à 19:38 :
C'est assez pathétique de constater que le chantage à l'emploi prend dorénavant le relai des slogans usés du non moins pathétique et mensonger "sauvons la planète". La ministre de l'environnement avait déjà dit n'importe quoi sous pression du SER en annonçant un million d'emplois dans le secteur. Le licenciement par Vestas de 2500 personnes dans le monde dans la filière éolienne, le dépôt de bilan d'un grand opérateur, les renoncements aux éoliennes dans plusieurs pays du Nord sont là pour tempérer les ardeurs mais pas les promesses qui, selon la formule habituelle, n'engagent que ceux qui les croient. En tout cas le mensonge à l'emploi, même en période électorale, n'a jamais fait l'emploi. Et si toutes les filières bénéficiaient de garanties d'achat à 3 ou 5 fois celui du coût des concurrents, on aurait un tableau économique assez enthousiasmant pour l'avenir et le chômage de masse. Imaginez l'Etat acheter 5 fois le prix les véhicules des fonctionnaires pour encourager la filière automobile ! on marche sur la tête !
Olive a répondu le 21/01/2012 à 23:49:
Le Ser joue son rôle de soutien aux professionnels qu'il représente. Cela étant il est exact que les énergies renouvelables créent des emplois dans le monde. Le cas de Vestas et d'autres ne fait que confirmer la période de plus grande matûrité du secteur après des croissances très élevées et la concurrence chinoise (qui a bénéficié des multiples soutiens de la Chine mais dont ce pays va récolter les fruits ô combien énormes et durables dans l'énergie). Il y a eu de courts excès en France pour le solaire et l'éolien mais après des excès dans l'autre sens, à savoir que le nucléaire a reçu plusieurs dizaines de milliards de soutiens et ce pendant des décennies dont n'a jamais profité les renouvelables avant ce qui industriellement et à l'export nous a coûté bien plus. Il ne faut pas avoir la mémoire courte ni oublier de regarder l'avenir et de voir que plus les énergies et solutions se développent au plan éuropéen et plus nous allons bénéficier d'une énergie dont après investissement les prix baisseront de nouveau, c'est le cas du solaire dont les prix ont été fortement en chute et ce n'est pas fini. Dans les autres domaines il y a parfois des soutiens à faire mais ensuite là également les retombées sont importantes. Ce n'est donc pas une politique du tout ou rien mais une politique raisonnable, adaptée et visionnaire qu'il faut comme toujours.
lola a écrit le 21/01/2012 à 10:17 :
Les riverains se plaignent, demandent justice ? Qu'on fasse taire ces manants !! Belle époque...... nos promoteurs se croient dans une République bananière ?
JP Lad a écrit le 21/01/2012 à 08:28 :
'Réduction du nombre des recours abusif' ! Le SER demande le passage en force. Il me semble que c'est un droit des citoyens et des associations que de se défendre juridiquement et que seule une requête présentée à un juge pourra être qualifiée. Les promoteurs ne font-ils pas la même chose en attaquant l'administration quand celle-ci ne va pas dans leur sens.
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L'impact environnemental s'avère plutôt positif globalement car ces sont des gîtes pour faune et flore marine, çà évite les multiples passages de navires et la surpêche donc permet aux poissons de se reproduire. C'est le constat fait...
par Energie le 23/01/2012 à 21:29
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B hvidsten a écrit le 23/01/2012 à 14:36 :
concernant , oui il faut vite lancer la deuxième appel d'offre avant que les gens ne réalisent les impactes et effets pervers de la première tranche ! dans cette affaire les impactes environnementaux , sociologiques graves et économiques ont été occultés . .... ont également été oubliés ...la balance emplois créés / emplois détruits ...et le co2 ...ces machines étant en France couplées avec des nouvelles centrales thermiques .
Energie a répondu le 23/01/2012 à 21:29:
L'impact environnemental s'avère plutôt positif globalement car ces sont des gîtes pour faune et flore marine, çà évite les multiples passages de navires et la surpêche donc permet aux poissons de se reproduire. C'est le constat fait par des universités de manière indépendante sur les sites déjà existants de longue date comme en Scandinavie et en Ecosse entre autres. Pour la création d'emplois le bilan est également nettement positif et durable grâce à la maintenance notamment. Et pour le C02 en l'état actuel des choses et tant que la production des énergies intermittentes est inférieure à 30% (on en est loin) cà ne pose aucun problème d'intégration comme le souligne ERDF. Par la suite les réseaux plus important (ENTSOE-E) et technologies développées vont permettre plus d'intégration que la barre des 30% sans faire appel au thermique. C'est mieux d'économiser l'énergie par un meilleur urbanisme, des bâtiments mieux conçus, très isolés et une très grande efficacité énergétique mais il était important d'être présent sur la technologie éolien offshore qui a encore un très grand potentiel dans le monde. Donc il ne faut pas être trop extrême dans un sens ou dans un autre mais voir la réalité même s'il faut privilégier avant tout l'efficacité énergétique.