Tiwal, le dériveur gonflé qui a de plus en plus d'adeptes

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Le Tiwal se range dans le coffre d'une voiture, s'assemble en vingt minutes pour partir en famille affronter les flots. / DR
Lauréat d'un prix de l'innovation du concours « Boat of the Year 2014 » décerné par le magazine Sailing World, le dériveur gonflable de Tiwal fait des adeptes. La PME entre en phase d'industrialisation pour fournir ses clients français et internationaux.

Les « voileux » purs et durs feront peut-être grise mine, mais Tiwal, le premier dériveur gonflable, séduit un nouveau marché de marins amateurs : ceux qui, de toute façon, n'auraient pas investi dans un bateau à voile classique, plus contraignant en termes de préparation ou d'entretien.

Avec le Tiwal, ce public friand de loisirs sportifs en famille dispose d'un dériveur à coque gonflable de 3,20 m pour une surface de voile de 5,20 m2 ou 7 m2. D'une charge utile de 180 kg maximum, soit un ou deux adultes et deux enfants, il est également léger (50 kg) et pliable : deux sacs de rangement suffisent pour le placer dans le coffre d'une voiture.

« L'assemblage ou le démontage du bateau s'effectue en vingt minutes. Le Tiwal est idéal pour les urbains désirant un bateau nomade et familial, tout en offrant une vraie qualité technique », assure Emmanuel Bertrand, président de la société Tiwal basée à Vannes (Morbihan).

En 2013, cette entreprise de conception, de design et d'industrialisation de produits sportifs innovants et gonflables a honoré plus de 60 commandes, passées en direct via son site. Elle franchira la barre des 200 bateaux vendus avant l'été prochain. Ses premiers clients sont français, russes et américains. Vendu à partir de 5.490 euros, le dériveur, conçu par la designer Marion Excoffon, vise un public de niche mais plutôt haut de gamme.

Pour répondre à la demande, Tiwal, PME fondée en août 2012, passe aujourd'hui à une nouvelle étape de son développement. Elle met actuellement en place un réseau international de revendeurs, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Russie, en Chine et aux États-Unis.

La phase délicate d'industrialisation du produit

Dans cette optique, la petite structure de deux personnes s'apprête à recruter un ingénieur pour renforcer sa R&D et intervenir sur l'amélioration des procédés de fabrication. Entre la conception du projet et le lancement de ce premier produit, breveté et alliant aluminium et plastique, Tiwal a accompli trois ans de tests et de prototypage.

« Nous assemblons à Vannes des pièces issues de 40 fournisseurs dont les trois quarts sont français, précise Emmanuel Bertrand. Pour fournir un bateau démontable, solide et performant, nous avons inventé des méthodes de travail qu'il faut adapter à un mode plus industriel. Nous souhaitons aussi travailler sur de nouveaux projets. »

Pour financer son stock et son développement, Tiwal bouclera début mars une levée de fonds (montant non communiqué). D'ici à 2015, l'entreprise espère quadrupler sa production et s'ouvrir au marché professionnel : écoles de voile, loueurs, club de vacances...

 

 

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Commentaires
a écrit le 17/03/2014 à 17:33 :
Est il possible d'utiliser du Lin hightech français plutôt que du plastique ? Autres modèles plus grand et performants a venir ? Très bonne initiative en espérant que ça devienne une grande industrie en Bretagne qui en a grand besoin, bravo Hollande pour la baisse des charges enfin sur les entreprises et la recherche !
a écrit le 12/03/2014 à 18:19 :
-Un excellent produit. La niche/produit est tout simplement fabuleuse.
Cela va marcher du tonnerre de Dieu.
Bonne route...:-)
Réponse de le 13/03/2014 à 11:05 :
Bon vent serait mieux adapté...
Réponse de le 13/03/2014 à 15:07 :
OK , pas de clapot pourri et un bon vent , un grand largue , force 2 !!! :-)
a écrit le 12/03/2014 à 16:05 :
Dans 2 ans : introduction en bourse, effectif en france : 150 personnes. Dans 3 ans : rachat par un fond d'investissement, effectif en France : 250 personnes. Dans 4 ans : plan social et délocalisation, effectif en France 30 personnes (administratif). Pessimiste ?
Réponse de le 12/03/2014 à 18:18 :
Vous avez raison Chich, autant ne rien faire, puisque tout est condamné depuis le début.
Réponse de le 12/03/2014 à 19:28 :
Vous avez l'extrapolation aussi facile que moi

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