Contenu :
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/opinions/20090907trib000419011/espoirs-en-rafale.html
La Tribune.fr - 07/09/2009 | 09:45 - 298 mots

C'est une histoire bien française : dénigrer un produit national tant qu'il n'a pas emporté de premiers succès. Renault l'avait stigmatisé il y a quelques années dans une publicité au slogan choc : "Ça ne marchera jamais". Dassault, avec son avion de combat le Rafale, peut le reprendre à son compte. Que n'a-t-on pas dit sur le successeur des Mirage et autres Mystère ? Trop cher, trop complexe, inadapté à l'après-guerre froide.
Même les militaires français qui devaient en prendre livraison ont fait la fine bouche. L'armée de l'air trouvait que ses Mirage 2000 faisaient très bien l'affaire. La Marine, avec ses porte- avions, affichait initialement ses préférences pour le F18 venu d'outre-Atlantique. Du pain bénit pour les concurrents européens mais surtout américains, sans parler des Russes. Il est vrai que les échecs répétés du Rafale dans les compétitions à l'exportation n'ont pas plaidé en sa faveur. Les explications sur le poids du lobbying politique américain, toutes convaincantes qu'elles soient, peinaient à dédouaner complètement le dernier-né des avions de combat français.
Aujourd'hui, la donne est en train de changer. Voilà le Rafale donné favori au Brésil, aux Emirats arabes unis, également sérieusement en lice en Libye, voire en Suisse. De quoi donner raison, avec quelques années de retard tout de même, aux dirigeants de Dassault qui promettaient à terme une belle carrière au Rafale. Pour en faire la promotion, les industriels du programme, Dassault mais aussi Thales, Safran, EADS et consorts, peuvent en outre compter sur un VRP de choc, Nicolas Sarkozy. Ce dernier sait que chaque contrat à l'export pour l'industrie française équivaut à des emplois sauvés dans l'Hexagone (qui peuvent lui assurer autant d'électeurs potentiels). Ce n'est pas pour rien qu'il vient de reprendre l'idée du patron de la CGT de grands états généraux de l'industrie.
oprovost@latribune.fr
fredericperonel a écrit le 11/09/2009 à 16:44 :
lu dans l'AGEFI ( GENEVE ) Pas de Rafale en Suisse! Le Rafale français n?a plus aucune chance de l?emporter en Suisse. Cela devient de plus en plus clair. Les tirs d?artillerie dans les dossiers fiscaux et le bluff arrogant d?Eric Woerth auront saboté le travail relationnel de fond mené (auprès des sous-traitants notamment, et des politiciens) depuis plusieurs années par les collaborateurs du groupe de lobbyisme français installé à Berne.
Didier a écrit le 08/09/2009 à 15:57 :
Le contribuable paie pour enrichir M. Dassault et pour équiper le Brésil, qui produira dans dix ans des avions à notre place.
du Bresil a écrit le 07/09/2009 à 21:49 :
Well, as a Brazilian Citizenship, I can say you French guys that I am really happy my country has bought 36 Rafales, 51 EC 725, 5 Scorpenes, (one nuclear powered), and now I hope we can buy from you the Fremm Frigates and the Felin system for the Army. I think our partnership is totally worthful and I hope it will get better in the future. Vive La France, Vive le Bresil, Romildo
will a écrit le 07/09/2009 à 18:20 :
fallait que le rafale arrive au standard F3 pour qu'il soit terminé et exportable, le seul reproche a faire aux autorité francaise dans cette affaire...
euqnabed a écrit le 07/09/2009 à 16:48 :
Le Rafale s'il est vendu aux Émirats ne correspondra en rien (avionique, motorisation, armement) à celui qui est dans l'inventaire de Marine et de l'Armée de l'Air. Cette refonte "complète" de l'avion sera en outre lourdement facturée aux contribuables français.
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :