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Le FMI n'a pas brillé, avant la crise de 2008, par sa lucidité sur les dangers que faisait courir à la finance et donc l'économie mondiale l'extravagante bulle d'endettement des ménages américains, qui a explosé sous le terme désormais bien connu de « crise des crédits subprimes ». Un homme averti en valant deux, Dominique Strauss-Kahn, dans ses fonctions de directeur général du FMI, a tenté de prévenir une nouvelle crise, venant cette fois des dettes souveraines, en prônant un rééquilibrage de la croissance mondiale, en appelant les pays qui en avaient les moyens à la relance keynésienne pour soutenir ceux dont les finances publiques étaient fragilisées par la récession. Que n'a-t-il été écouté. Le même DSK a dit, en off, aux rédactions qu'il a rencontrées lors de son dernier passage à Paris, que sa principale préoccupation était de voir la vitesse avec laquelle les marchés financiers ont repris leur pouvoir sur le destin des nations. À trois jours de la réunion, à...
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