15 303 Pts (c)
+0,06 %
14 612 Pts (c)
+0,89 %
|
|
François Roche | 16/05/2012, 20:28 - 330 mots
Ceux qui attendaient un gouvernement où les pouvoirs allaient être partagés entre tous les caciques du Parti socialiste, sont amèrement déçus. François Hollande montre qu'il a une certaine conception du pouvoir et de l'autorité. Certes, il fait apparaître dans son équipe des personnages nouveaux, dont beaucoup de femmes. On pourra sourire à l'énoncé de certains ministères qui fleurent bon les thèmes récurrents des travaux du parti socialiste (le redressement productif, la réussite éducative, l'égalité des territoires...) mais c'est une sorte de coutume, depuis François Mitterrand et son ministère du temps libre, à laquelle on s'habitue sans peine, d'autant que les libellés ont beau être ampoulés, les réalités qu'ils recouvrent sont assez brutales et s'imposent assez vite aux nouveaux ministres. Pour autant, on ne peut pas dire que la philosophie qui inspire la composition de cette équipe échappe à la logique du pouvoir présidentiel. Les postes clés sont tenus par des cadres d'expérience, Jean-Marc Ayrault en tête et Laurent Fabius, Michel Sapin, Pierre Moscovoci, Stéphane Le Foll, Yves Le Drian, Manuel Valls, Jérome Cahuzac. Ils concentrent les postes clés, ceux autour desquels sont regroupés les enjeux majeurs du mandat de François Hollande: la croissance, les comptes publics, la politique européenne, la sécurité, la défense, le social. Deux électrons libres ou assimilés héritent de missions bien difficiles: Arnaud Montebourg au redressement productif qui aura la lourde tâche de freiner le mouvement de délocalisation et de faire renaître en France des activités industrielles qui ont tendance à la fuir. Et Cécile Duflot, en charge de l'Egalité des territoires et du Logement, deux sujets sur lesquels les enjeux économiques et financiers sont lourds, les acteurs divers et puissants, et la liberté de manoeuvre du ministre pas aussi grande que l'on croit. Enfin, celles que l'on nomme déjà les "hollandaises", sont récompensées: Fleur Pellerin, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine, Aurélie Filippetti, Nicole Bricq, accèdent au gouvernement pour la première fois et dans des postes importants. Ce sera donc l'occasion de constater en quoi la politique peut être différente lorsqu'elle est confiée aux femmes.
|
|
sexiste ! a écrit le 18/05/2012 à 13:41 :
Mais qu'est-ce que c'est que cette dernière phrase sexiste ? "l'occasion de constater en quoi la politique peut être différente lorsqu'elle est confiée aux femmes". Cette remarque -sûrement involontairement- sexiste montre bien que le chemin est encore long et que la parité ne va pas de soi pour beaucoup. Dommage que cette réaction conservatrice soit émise par un chef de la Tribune.
john galt a répondu le 21/05/2012 à 13:47:
la parité est une absurdité. Pourquoi pas un % de fonctionnaires, d'artisans, de chefsd'entreprises etc ? Pourquoi pas un % égal de moches et de beaux ? Pourquoi pas un % égal de normaux et de mongoliens ?
GAUCHO a répondu le 21/05/2012 à 21:16:
Rien à cirer
Aya a répondu le 29/05/2012 à 21:00:
Cest pourtant pas compliqué a comprendre. Les hommes et les femmes ont des points de vues différents des priorités différentes. Et au travers de tout ça la politique sera certainement différente si des femmes la décident que si des hommes la décident. Connaissez-vous des sociétés matriarcales ? Ils en existent, renseignez-vous dessus et rendez vous compte de la différence. Au lieu de crier au sexisme, racisme trucmuchisme tout le temps, ouvrez vous l'esprit.