Energie : pour l'Europe, la solution passe par le gaz de schiste

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(Crédits : DR)
L'accord conclu entre la Chine et la Russie qui va lui exporter son gaz risque de fragiliser encore l'approvisionnement européen en énergie. La solution est pourtant simple, aujourd'hui: c'est le gaz de schiste. par Bjorn Lomborg, directeur du Copenhagen Consensus Center et professeur adjoint au Copenhagen Business School

La semaine dernière, la Russie et la Chine ont signé un accord commercial de 400 milliards de dollars sur une durée de 30 ans portant sur l'approvisionnement de la Chine en gaz naturel par Gazprom,à raison de 38 milliards de mètres cubes par an. Cela risque d'exacerber la crise énergétique dans les pays membres de l'UE, cependant le bloc semble s'obstiner à ignorer une solution évidente - la facturation hydraulique (ou fracking), et à vouloir rester dans les marges avec les énergies renouvelables (EnR).

 L'Europe largement dépendante de la Russie

La vérité, c'est qu'une grande partie de l'Europe dépend largement de l'importation du gaz provenant de la Russie : ces importations représentent 100% de l'approvisionnement de la Finlande, la Lituanie et la Bulgarie, et environ 40% pour l'Allemagne. C'est pour cette raison que l'UE reste réticente quant à la prise de sanctions à l'égard de la Russie, malgré les condamnations quasi-universelles des actions de ce pays dans le dossier ukrainien. Selon les avertissements adressés par le premier ministre polonais Donald Tusk à la chancelière allemande Angela Merkel : "La dépendance de l'Allemagne au gaz russe peut limiter réellement la souveraineté européenne".

 En Europe, un mythe des énergies renouvelables

Beaucoup de politiciens européens considèrent l'expansion des énergies renouvelables (EnR) comme un moyen pour libérer l'Europe de sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. Selon Connie Hedegaard, la commissaire européenne au Climat, la crise ukrainienne devrait être "la sonnette d'alarme" pour les pays européens pour passer du gaz russe aux sources d'énergies renouvelables.

Cela revient tout simplement à tourner le dos à la réalité. L'Europe tire seulement 1,3% de ses besoins énergétiques des EnR de types solaire et éolien, les 98% restants étant essentiellement alimentés par les énergies fossiles (à 75%) et par le nucléaire. Même dans le scénario le plus optimiste des prévisions de l'Agence Internationale de l'Énergie, l'Europe ne pourra pas générer plus de 8% de ses besoins énergétiques via ces EnR en 2035. Se focaliser sur les technologies vertes actuelles se rapporte plus à un populisme sans réalisme qu'à autre chose.

Des subventions exorbitantes au solaire et à l'éolien

Par ailleurs, subventionner encore plus d'énergies vertes se révélerait non viable financièrement. Actuellement, l'Espagne paie déjà le double de ce qu'elle dépense dans l'éducation supérieure pour les subventions allouées au solaire et à l'éolien, créant dans la foulée une augmentation excessivement surréaliste. Cela étant, la meilleure illustration de cette incohérence reste l'exemple de l'Allemagne qui représente aujourd'hui la plus large économie de l'UE la plus investie dans les EnR.

En Allemagne, une hausse de 80% du prix de l'électricité pour les ménages

Rien que pour l'année dernière, les consommateurs allemands ont dû subventionné les EnR à hauteur de 20 milliards d'euros, contribuant ainsi suivant le cours de l'inflation à une augmentation de 80% du prix de l'électricité domestique depuis l'an 2000. Outre cela, l'intermittence de ces EnR a augmenté la dépendance du pays aux énergies fossiles depuis sa sortie du nucléaire en 2011. Comme le souligne le journal Spiegel : "Les défenseurs des consommateurs et les associations caritatives ont affirmé que le point de rupture a déjà été atteint. Aujourd'hui, plus de 300 000 foyers par an voient leur électricité coupée par faute de moyen pour s'acquitter de leurs factures." Et selon des analyses effectuées sur des modèles économiques européens, les politiques climatiques actuelles vont générer un coût exhorbitant de 280 milliards de dollars par an.

 Grâce au gaz de schiste, l'Europe pourrait se libérer de la tutelle ukrainienne

Heureusement, nous pouvons résoudre le problème du gaz russe d'une autre manière, mais il faudrait pour cela que l'Union Européenne révise ses réticences face aux nouvelles technologies et qu'elle se penche sérieusement sur l'extraction du gaz de schiste. L'UE possède suffisamment de gaz dans ces gisements de roche-mère pour se libérer de sa dépendance au gaz russe pour au moins 28 ans.

 La fracturation hydraulique suscite un grand nombre d'inquiétudes environnementales, dont certaines sont suffisamment valables pour garantir une réglementation stricte, cependant beaucoup sont largement exagérées. La plus infamante est sans doute le clip, tiré du film Gasland, montrant un robinet qui prend feu, qui s'est avéré infondé dans la mesure où le gaz était entièrement d'origine naturelle.

 Le gaz de schiste permet une réduction des émissions de CO2

Ce que les militants climatiques et les politiciens techno-sceptiques n'ont pas mentionné, c'est qu'avec une régulation appropriée, le gaz de schiste ne représente pas seulement une solution pour nous délester de notre dépendance du gaz russe, elle s'avère aussi être la meilleure solution de cette décennie pour réduire les émissions de CO2 et améliorer la qualité de la vie. Aussi surprenant que cela puisse être, il s'est avéré que le fracking a réussi là où le protocole de Kyoto et les taxes carbones ont échoué. Le boom du gaz de schiste aux États-Unis a permis au gaz naturel de gagner 10% sur le marché du charbon, largement plus polluant - un fait sans précédent. En 2012, le passage de ce pays au gaz de schiste a réduit ses émissions de CO? d'environ 300 mégatonnes (Mt), et cela en tenant compte de l'augmentation des installations éoliennes et de la crise économique.

A titre de comparaison, la réduction des émissions de CO2 engendrée par la totalité des installations éoliennes et solaires dans le monde entier s'élève au maximum à 275 Mt. En d'autres termes, "la révolution du gaz de schiste" aux États-Unis a réduit à elle seule plus d'émissions de CO2 que toutes les installations éoliennes et solaires actuelles réunies.

 La technique du fracking économiquement avantageuse

Outre cela, le fracking s'avère indiscutablement plus avantageux en termes d'économie : si les prix du gaz naturel ont doublé dans les états membres de l'UE depuis l'an 2000, ils ont chuté de 75% aux États-Unis ces dernières années. D'autre part, si les subventions consacrées au solaire et à l'éolien engendrent annuellement un coût global de 60 milliards de dollars, les États-Unis produisent au minimum 100 milliards grâce une énergie nettement plus abordable.

Certains politiciens européens - dont William Hague, le Secrétaire d'état britannique aux Affaires Étrangères, proposent l'importation du gaz naturel liquefié (GNL) provenant des États-Unis pour sortir du dilemme russe. Et il semble effectivement que cette option ait été discutée à la table des négociations sur les accords commerciaux entre l'UE et les États-Unis (PTCI). Mais ne serait-il pas plus évident pour l'Europe d'aller de l'avant et d'exploiter ses propres ressources ? Même la Commission européenne, dont l'agenda environnemental est fortement influencé par les principes de précaution, est en train de considérer le gaz de schiste en vue de la sécurité énergétique des États membres.

 Une promesse de baisse du prix du gaz

Les avantages de la production locale du gaz de schiste sont nombreux et ils dépassent largement le contexte du gaz russe et de la politique étrangère qui s'y rattache. Le filon du fracking européen peut remettre sur les roues une économie mise à mal par la crise, et constitue une promesse de baisse des prix du gaz, avec les avantages substantiels que cela implique au niveau des industries et des consommateurs. Mieux encore, cette option pourrait être à l'origine de la plus grande réduction d'émissions de carbone de cette décennie.

 Avant le passage aux énergies vertes...

Certes, le fracking n'est pas la solution miracle qui va résoudre le changement climatique. Sur le long terme, nous devrons passer à l'énergie verte. Cependant, tant que les technologies vertes coûteront plus chères que les énergies fossiles, ce passage n'aura jamais lieu. Le gaz de schiste peut nous aider à réduire nos émissions de carbone pendant que nous concentrons nos efforts sur la recherche et le développement des EnR afin de réduire leurs coûts. Représentant à ce jour la solution verte la plus viable de cette décennie, le gaz de schiste est une opportunité que l'on peut difficilement laisser passer.

Ironiquement, Vladimir Poutine se sert des arguments environnementaux pour dissuader l'Europe d'exploiter ses propres réserves de schistes. Il a même plaidé en faveur de l'interdiction du fracking en Europe, soi-disant au nom de la sauvegarde de l'environnement. D'après ses déclarations,"Si vous adoptez le fracking, du pétrole sortira de vos robinets." En attendant, la Russie explore les possiblités de fracturation hydraulique à grande échelle en Sibérie. En résumé, les actions de Poutine visent à maintenir la dépendance de l'Europe à la Russie.Nous ne devons pas laisser faire cela.

 

Traduit par Ninah Rahobisoa

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Commentaires
a écrit le 06/06/2014 à 17:09 :
L’auteur de cet article propose le gaz de schiste comme solution pour que l’Europe ne dépende plus du gaz Russe. C’est peut-être une voie intéressante pour l’Allemagne et d’autres pays comme la Finlande qui importent 40 à 100% de leur gaz de Russie. Moins pour la France, qui n’en est qu’en 16%.
L’autre argument est que le gaz, quand il est utilisé à la place du charbon, diminue les émissions de CO2 ce qui est bon pour la planète. Là aussi, c’est vrai pour l’Allemagne qui est un des plus gros pollueurs d’Europe avec ses centrales au lignite (charbon pauvre), mais pas pour la France qui n’émet pas de CO2 pour sa production électrique grâce au nucléaire.

DE CE FAIT, sa proposition de débloquer l’autorisation d’exploiter les gaz de schiste n’est donc pas pertinente pour notre pays.
D’autre part, il propose que le gaz de schiste soit une solution transitoire en attendant de résoudre le problème de stockage des Energies Renouvelables (solaire et éolien) qui ne peuvent être actuellement que des énergies d’appoint (au maximum 30% dans le mix sous peine de provoquer l’instabilité du réseau électrique). Or, la solution de stockage massif de l’électricité reste un mythe ; cela fait des décennies que l’on n’arrive pas à résoudre ce problème dans les véhicules électriques, penser le faire à une autre échelle pour alimenter nos logements et usines est encore plus utopique.
La seule conclusion logique, et il est étonnant qu’elle ne soit pas énoncée, est d’utiliser l’énergie nucléaire, bon marché et qui n’émet pas de CO2. Cette technologie est mature, et on peut encore améliorer son niveau de sûreté et résoudre le problème des déchets grâce à la transmutation.
a écrit le 05/06/2014 à 11:14 :
MERCI à vous tous commentateurs de nourrir le débat et de ne pas laisser l'opinion monolithique de cet article intacte.
La liberté d'expression qui est donnée sur ce site est courageuse et salutaire.
a écrit le 05/06/2014 à 0:15 :
Attendez vous que les nappes phréatiques soient empoisonnées par les liquides des forages, comme aux USA ! On ne pourra plus boire l'eau du robinet ?
a écrit le 04/06/2014 à 22:11 :
Est-ce que j'ai bien lu ??
Le gaz de schiste "solution verte la plus viable de cette décennie" !! Comment ne pas y voir un puissant lavage de cerveau orchestré par quelque lobby.
Par ailleurs, on peut lire dans le magazine Challenges "En s'établissant autour de 28% en 2013, les énergies renouvelables ont légèrement dépassé le charbon et le nucléaire comme source première de production d'électricité en Europe" . Loin des 1,3% évoqué dans l'article, donc...
a écrit le 04/06/2014 à 19:05 :
Dans le détail cette analyse globale est fausse comme il devient fréquent avec Lomborg dont on devine par qui il est financé ! La part des énergies renouvelables en Europe est bien plus forte; les aides en Espagne sont fortement réduites voire absentes; la problématique allemande et le coût ne dépendent pas que des renouvelables mais de la spécificité du réseau et de l'abandon du nucléaire, de même que du rôle de pionnier; autrement il y a eu des abus et ils sont évitables, on voit bien que le prix des renouvelables varient beaucoup d'un pays à l'autre dans le monde ce qui révèle les abus notamment en France (en Espagne par exemple les rendements vont être plafonnés); l'ensemble des solutions et techniques en pointe n'est pas envisagé; les forages pour le gaz de schiste et les pipelines de transport et le stockage coûtent plus cher que pour la géothermie qui est bien moins polluante et plus durable; les pays les plus dépendants au gaz russe ne sont pas toujours ceux qui ont le plus de gaz de schiste; une politique globale de transition énergétique en Europe avec des partenariats multiples n'a pas encore été véritablement mise en place; 28 ans de perspectives c'est peu pour le continent européen, il y a des délais pour le gaz de schiste et des déceptions etc. En bref la majorité des experts et pas seulement des politiciens sont d'accord pour dire que les voies principales résident notamment dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique; le nucléaire de 4e génération malgré son coût est sans doute un atout pour certains pays comme la France dont c'est une spécialité afin de réduire la quantité, durée ultra longue et coût de stockage des déchets et d'intégrer dans la combinaison de réacteurs la filière thorium ce qui ouvre des perspectives bien au delà des 28 ans du gaz de schiste sur des siècles en étant moins polluant. Une des solutions aussi est une relative hausse du CO2 par abaissement des quotas car çà oblige pas seulement les entreprises et autres à faire des efforts mais permet de taxer la pollution importée ce qui finance les énergies renouvelables et évite les abus d'autres pays qui seraient tentés de ne faire aucun effort pour le climat.
a écrit le 04/06/2014 à 18:31 :
L’opinion n’est pas solide qui vient de plus de Danemark où l’énergie renouvelable représente 22% de la consommation totale et 40% de la production de l’électricité. L’augmentation du cout d’électricité en Allemagne depuis 2000 est montrée, mais rien n’est dit sur la hausse très importante des matières premières énergétiques (un baril à <30 USD à 2000 et >100 USD aujourd’hui). Pour la fiabilité d’approvisionnement par le gaz russe il suffit de ne pas empêcher la construction du gazoduc South Stream et l’augmentation des capacités de Nord Stream et/ou vendre les gazoducs ukrainiens à Gazprom, mais on voit que plusieurs acteurs font exactement l’envers (par contre il est évident que la dépendance du gaz russe doive pas être totale).
a écrit le 04/06/2014 à 18:19 :
Escroquerie intellectuelle et technique!... Pourquoi passer sous silence que quasiment aucun puit aux US et au Canada n'est rentable, et que ceux qui le sont voient déjà leurs rendements s'effondrer? Des vraies lectures sont indispensables, mais celles si sont scientifiques et non économico-spectaculaires!
Réponse de le 07/06/2014 à 14:40 :
Escroquerie dites vous ?....On peut constater tout de même que le redémarrage de la croissance aux USA est lié à l'exploitation du gaz de schiste !
a écrit le 04/06/2014 à 17:57 :
Ce pseudo-expert ne fait que relayer la position d'acteurs bien connus sur ce thème.
Pourquoi continuer à puiser dans des ressources géologiques alors que les ressources des cycles biologiques de surface ne sont pas bien exploitées. Ce radoteur n'expose ainsi ni les hydrates de méthane, ni la méthanisation des déchets organiques. Si les émissions de méthane s'emballent, les préoccupations économiques seront alors bien ridicules. Pour le niveau actuel de technologie et de régulation, cette planète est une prison. Réfléchissons.
a écrit le 04/06/2014 à 17:27 :
Ou en est la situation économique Us ..depuis qu'ils exploitent le gaz de schiste .
Pour les exportations rien à l' horizon ...
a écrit le 04/06/2014 à 16:50 :
L'hydrofracturation n'est certainement pas la solution ni pour notre pays ni pour la zone Europe. La raison en est fort simple : les besoins sont artificiellement maintenus à bon niveau pour permettre aux entreprises du secteurs d'organiser un redéploiement. Ainsi les effort d'économie sont faits au ralenti. L'énergie impacte positivement toute l'économie en faisant augmenter les prix et le PIB. C'est la solution qui a été retenue et que l'on peut discuter mais qui constitue une réalité. Chaque acteur national, avec son personnel, est alors en train de tenter de se transformer. Chacun son option y compris pour certains les éoliennes ou le solaire. Bien entendu on agite de temps à autre et pour d'autres raisons (faire monter l'espoir boursier) la question de l'hydrofracturation à la manière d'un marronnier journalistique. La Russie joue donc le rôle de voiture balai en permettant par les services qu'elle rend que les replis nécessaires soient effectués de meilleure façon. L'exemple de UK cité dans l'article est peu documenté puisque le pays a commandé 2 centrales nucléaires à la France parmi un projet de 6 (l'ensemble permettant d'obtenir un prix autorisé de commercialisation convenable). Nous voyons que la thématique de chaque nation est différente et que le suivisme atlantiste idéologisé comme l'adopte par posture ici le posteur n'est plus de mise. Pour les américains la question énergétique devient un axe financier dangereux et systémique. Les pétroliers ont ainsi accumulé dérivés, survalorisation, surconsommation induite et déclin économique dont ils tentent de se défaire. Leur problème n'est pas notre problème et nous éviterons de faire en sorte qu'il le soit. Ne laissons pas entrer haine et conflit dont ils sont coutumiers d'investir les autres.
Réponse de le 04/06/2014 à 17:42 :
j'ai rien compris!
a écrit le 04/06/2014 à 15:46 :
Pour info, le Danemark est couvert d'éoliennes. Ils doivent donc acheter leur courant à la Norvège à prix d'or... Allez, les Danois, montrez l'exemple en mettant une foreuse tous les Kms histoire d'essayer de trouver le gaz... Vous verrez la tête de votre "grand" pays...
Réponse de le 04/06/2014 à 19:11 :
Le Danemark n'achète pas à "prix d'or" son courant en Norvège, elle en est fournisseur, le stocke et c'est un échange de bons procédés. Le prix des renouvelables au Danemark a commencé sa baisse durable donc il faut juger sur plusieurs années. Le problème tout comme pour l'Allemagne venait surtout d'une extension nécessaire du réseau avec les voisins, c'est désormais acté.
a écrit le 04/06/2014 à 14:40 :
Soit ce Bjørn Lomborg est complètement frapadingue, soit il a de gros intérêts à balancer autant d'inepties. Je préfèrerais la première hypothèse, ce serait moins dangereux pour la planète. Mais je pense surtout qu'il s'agit d'un russophobe qui ne sait pas comment s'y prendre pour justifier son atlantisme. Car qui serait le fournisseur du gaz de shiste sinon les USA?
a écrit le 04/06/2014 à 14:33 :
c'est un delit ce qu'il sont en train de faire .
nous faire croire et nous mentir pour nous vendre leur M....e de gaz de schiste
qui n'est en fait qu'une faste arnaque , il y a d'autre moyen de faire du gaz ou de la fermentation organique qui produire du gaz . bien moins cher et plus facile à repartir sur le territoire .
a écrit le 04/06/2014 à 14:25 :
Donc l'avenir de l'Europe c'est le gaz de schiste US et celui de leurs copains Polonais ?
a écrit le 04/06/2014 à 14:20 :
Les études les plus sérieuses montrent que le coût exploration + production du gaz de schiste en Europe permettra d'avoir un prix du gaz au mieux égal à celui du prix moyen de marché actuel... C'est toujours mieux que d'importer du gaz au même prix, mais cela n'apportera pas de compétitivité-prix pour les consommateurs.
a écrit le 04/06/2014 à 14:06 :
Les lobbyiste du gaz de schiste sont ressortis. Que de rêves pourtant vont se briser contre ce miroir aux alouettes !
a écrit le 04/06/2014 à 13:43 :
Assez d'accord dans l'ensemble. Il serait effectivement économiquement suicidaire de se passer des gaz de schistes, n'en déplaisent aux stakhanovistes de l'écologie. Ce ne peut évidemment être qu'une solution transitoire dans l'attente de la rentabilisation des ENR.

A ce propos, mais quand se décidera-t'on enfin à utiliser les ENR pour produire de l'Hydrogène? Parce que la véritable énergie du futur est là. Elle est de plus totalement vertueuse. H2 extrait de l'eau par électrolyse (H2+O), et retournant à l'état aqueux après combustion. On ne peut pas rêver mieux! Et qu'en disent les écolos... Rien. Ce qui prouve bien qu'ils sont complètement à côté de leurs pompes...
Réponse de le 04/06/2014 à 18:20 :
Ah bon? Alors que la consommation d'énergie commence enfin à décroître en France, il faudrait produire plus??
Et pour le H2, vous avez une idée des rendements ridicules à chaque étape?... ça ne tient pas la route...
Réponse de le 04/06/2014 à 19:23 :
Les écologistes sont pour la production d'hydrogène, voire pour des questions de quantités de stockage bien supérieures la méthanation, qui entraîne toutefois une perte de rendement. L'hydrogène doit toutefois être produit ce qui suppose une quantité substantielle d'énergies renouvelables et n'a pas vocation à remplacer entièrement le gaz, vous ne voudriez pas que tante Marguerite soit pulvérisée en cuisinant des cookies à l'hydrogène ! Quant au gaz de schiste il n'est pas spécialement rentable en Europe où la densité d'habitat est forte de même que les nappes phréatiques et les réserves à priori très variables. Comparez aux différents types de géothermie à différentes profondeurs qui demandent nettement moins de forages, stockage, risques etc
a écrit le 04/06/2014 à 13:08 :
Pendant 28 ans !!!!
Ou est l’intérêt de détruire notre environnement si le gaz schiste nous donne un sursis de même pas 30 ans ?
Réponse de le 04/06/2014 à 18:21 :
28 ans, vous plaisantez... en 5 ans de vraie exploitation, les volumes décroissent déjà aux US malgré des investissements de plus en plus conséquents!
a écrit le 04/06/2014 à 12:51 :
Les Américains en reviennent.
Ça commence à leur revenir trop cher, l'environnement est complètement détruit.
et on veut nous vendre cette technologie pour des raisons uniquement géopolitiques : chercher des noises à Poutine qui ne demande qu'à faire du commerce avec l'Europe et tout cela pour faire plaisir aux Etats unis.
Regardez comment on s'est tiré une balle dans le pied en
Iran, L'affaire alsthom, L'affaire BNP.
Nous sommes leurs laquais.
a écrit le 04/06/2014 à 12:25 :
L'Energie de nos électrons sont là et inépuisable , c'est l'énergie de l'Univers , il faut mettre la science au cœur du projet , il y a certainement d'autres moyens que de concocter des locomotives nucléaires(ou charbon , gaz) pour faire tourner des turbines .
a écrit le 04/06/2014 à 12:02 :
En Europe, 2/3 du gaz naturel est utilisé pour produire de la chaleur et peut être remplacé aucun sans problème.

En Europe, 2/3 du gaz naturel est utilisé pour produire de la chaleur (secteur résidentiel, tertiaire et industriel) contre 1/3 dans les centrales électriques.

Soit environ 330 milliards de m3 de gaz par an pour la chaleur et 170 milliards de m3 par an pour les centrales électriques.

La technologie, permettant de remplacer le gaz naturel utilisé pour produire de la chaleur, est disponible depuis plus de 200 ans.

Avec l’isolation, la géothermie, le chauffage solaire (dans le sud de l’Europe) et les chaudières biomasses, l’Europe pourrait diviser 3 sa consommation de gaz naturel de l’Europe. Ceci jusqu’à la fin des temps.

Si l'Europe avait investi dans l'isolation après 1973, nous n'en serions pas là.
Réponse de le 04/06/2014 à 12:16 :
Vous avez oublié les centrales nucléaire pour produire de grandes quantités d'électricité avec très peu de combustible (et dans quelques décennies, quasiment plus du toute grâce aux surgénérateurs).
a écrit le 04/06/2014 à 12:01 :
Et la sobriété énergétique, vous y avez pensé ?
a écrit le 04/06/2014 à 11:39 :
Excellente démonstration qui s'appuie sur un postulat: l'argent maintenant est plus important que l'avenir de la planète...dans 28 ans, nos enfants n'auront plus d'énergie à leur disposition et l'Europe sera ravagée au niveau environnemental. Magnifique perspective!! ok les énergies vertes ne sont pas encore prêtes à subvenir à nos besoins actuels mais ceux ci sont beaucoup trop importants: quid des économies d'énergie? les maisons passives existent mais le gaz de schiste permettra de construire comme au 20è siècle, youpi?????
a écrit le 04/06/2014 à 11:36 :
avant on avait le gaz de lacq et ce n'est pas pour cela qu'on étaient dépendant de l'Ukraine ;arrêtez vos salades

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