Crise agricole : la France peut-elle se passer de paysans ?

 |   |  134  mots
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, la France peut-elle se passer de paysans ?

À la veille de l'ouverture du Salon de l'agriculture, le monde agricole appelle au renouveau. L'industrie agroalimentaire est un des piliers économiques de la France mais ne cesse de reculer au niveau mondial, et les années difficiles dominent.

Les répercussions sont douloureuses : le revenu des agriculteurs n'a jamais été aussi faible, plus d'un tiers des agriculteurs a touché moins de 350 euros par mois en 2015. Et les problèmes de l'agriculture ne sont pas qu'économiques : la pression sociale, familiale, le retranchement, aggravent leur statut. La France est le plus gros producteur agricole d'Europe, le changement est à concevoir avec nos agriculteurs, avec des alternatives : quel modèle d'agriculture souhaitons-nous ?

Pour en parler, Yannick Bodin, agriculteur en Normandie, Isabelle Saporta, journaliste et documentariste ainsi que Samuel Vandaele, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/02/2017 à 14:03 :
Il faudrait profiter de la prochaine élection présidentielle pour proposer de rétablir la TVA sociale sur les produits agricoles destinée au financement des charges sociales des agriculteurs. A étudier en liaison avec une fiscalité sur l'énergie.
a écrit le 27/02/2017 à 12:46 :
Le problème, c'est pas l'agriculture, c'est la DISTRIBUTION qui est trop gourmande. Par exemple, un agriculteur vend son lait 5 euros au commerçant, et le commerçant le revend 10 euros. Vous trouvez ça normal ? Du coup, l'agriculteur devrait vendre directement ses produits aux consommateurs , c'est gagnant gagnant ! Du coup, le problème serait résolu. Alors ils attendent quoi ? Beaucoup d'agriculteurs le font déjà. Et ça marche !
a écrit le 25/02/2017 à 7:53 :
bien sur que la France peut vivre sans nous paysans ...... Mais finis la France premier pays touristique, car c est nous qui façonnons et entretenons les territoires....bonjour les ronces et les friches .......Finis l indépendance alimentaire , comment on dis , l agriculture c est l arme verte ,et oui on dépendras de tel ou tel pays , sons bon vouloir ......je te vend de la bouffe si tu fais ce que je te demande.......et quand un pays a faim ,il est prêt a faire beaucoup de chose....... finis aussi la diversité de nos produits et de nos terroirs .....on vas tous manger la même chose hamburger pour tous le monde plus de st Marcellin, Beaufort , noix Grenoble , fois gras ,chapons camembert , bon vins la liste et tres longue mais deviendras simple ,si plus de paysans divers et varier pour les produire On demande pourtant pas grand chose, un peu de considération , pour notre travail et surtout pouvoir en vivre , normalement , dessament ,pas de l assistanat mais du fruit de notre travail .....afin de pouvoir oublier tous les rêves de corde que nous avons actuellement au dessus de nos tète ,vus la conjoncture actuelle .......quelle choix de vie nous voulons a vous de nous le dire .....Franck agriculteur dans les alpes
a écrit le 24/02/2017 à 18:54 :
le nombre de faillites est de moitié supérieur a celui d avant la crise.*3% de plus que l année 2016..les responsabilités incombent certe au politique.* aux normes imposées par BRUXELLES. ° un syndicat ne doit pas etre politisé...depuis le référendum de 1992 un désastre
a écrit le 24/02/2017 à 18:52 :
le nombre de faillites est de moitié supérieur a celui d avant la crise.*3% de plus que l année 2016..les responsabilités incombent certe au politique.* aux normes imposées par BRUXELLES. ° un syndicat ne doit pas etre politisé...depuis le référendum de 1992 un désastre
a écrit le 24/02/2017 à 17:32 :
Un bon débat, il suffit de laisser parler les représentants de la FNSEA pour tout comprendre. A noter que le jeune Samuel, de la FNSEA, s'est mit brusquement à regarder méchamment tous les journalistes en disant que ce n'était vraiment pas le moment de critiquer Beulin, d'un air indigné presque dégouté, alors que le seul a avoir dit "désolé de le dire mais l'ancien directeur, feu xavier beulin, n'a pas fai correctement son travail", la seule fois dans toute l'émission, c'était son collègue situé juste à côté de lui et c'était vraiment loin d'être agressif mais interdiction formelle d'engager le sujet c'était flagrant.

Cette incroyable scène démontre le décalage énorme entre un représentant de la fnsea et un agriculteur, pourtant de la fnsea, mais bon si vous n'êtes pas à la fnsea vous n'avez pas droit à toutes les subventions il faut le savoir quand même, qui pourtant ne s'attaquera jamais à la fnsea.

"la pression sociale, familiale, le retranchement, aggravent leur statut"

C'est vrai et ô miracle la filière bio résolve également tout ces problèmes étant donné que l'agriculteur a un contact direct avec le client qui valorise en permanence son travail, le truc qu'il n'a plus entendu depuis des décennies.

Les solutions sont là sous nos yeux, faciles, mais le lobby de l'agro-industrie et toute la compromission qu'elle a engendré, freine des deux pieds.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :