Heyer (OFCE) "Le programme économique de Fillon diviserait la croissance par deux"

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Eric Heyer, Directeur du département Analyse et Prévision de l'OFCE, enseignant à Sciences Po Paris
Eric Heyer, Directeur du département Analyse et Prévision de l'OFCE, enseignant à Sciences Po Paris (Crédits : DR)
Pour Eric Heyer, la politique de compétitivité ne peut fonctionner dans un contexte de croissance mondialement faible. Le programme d'austérité de François Fillon conduirait à diviser par deux la croissance française, et donc à augmenter fortement le chômage

François Fillon estime que la mise en œuvre de son programme permettrait une accélération progressive de la croissance en France. C'est aussi votre estimation ?

 Je ne crois pas. C'est plutôt le contraire qui risque de se produire, si ce programme est appliqué. Je m'explique. En économie fermée, baisser la dépense publique fortement est synonyme de choc négatif sur la demande. L'effet est clairement récessif. La politique préconisée par François Fillon, une politique de compétitivité,  pourrait donc réussir via l'extérieur. Les gains de compétitivité liés à la baisse des charges permettent en théorie de gagner des parts de marché à l'étranger, et donc d'augmenter la croissance via l'exportation. Mais ce qui fonctionne théoriquement peut-il réussir aujourd'hui?

On évoque souvent la réussite de la politique allemande des années 2000, dont s'inspire François Fillon, en oubliant cependant le contexte de l'époque : la croissance mondiale atteignait au moins 5%, les pays émergent étaient en plein boom. En Europe, l'Espagne connaissait une croissance très forte grâce au passage à l'euro, qui avait permis une chute des taux d'intérêt. Dans ce contexte, mener une politique de compétitivité via la baisse des coûts était donc concevable. Cela a fonctionné pour l'Allemagne, qui a profité de la croissance économique que connaissaient ses partenaires, en prenant des parts de marché en France, Espagne, etc... Le succès n'a d'ailleurs pas été immédiat. La croissance allemande n'a démarré qu'en 2005, dans un premier temps, le chômage a augmenté. Mais aujourd'hui, le contexte est radicalement différent, avec une croissance mondiale clairement sous les 3%.

A quelles conditions la stratégie de François Fillon pourrait-elle réussir ?

 Le FMI, l'OCDE, la commission européenne, préconisent une politique de relance. Il serait donc possible de profiter de cette politique, de la relance chez nos partenaires, tout en conduisant une stratégie inverse. C'est la théorie du passager clandestin. Mais elle ne fonctionne que pour des petits pays, très ouverts, dont les politiques économiques n'ont pas d'effet sur la zone à laquelle ils appartiennent. Ce n'est pas le cas de la France. En outre, les appels à des politiques de croissance émis par les organisations internationales ont toutes les chances de rester lettre morte. Le gouvernement allemand a clairement opposé une fin de non recevoir aux préconisations de -petite- relance de la commission européenne.

Aujourd'hui, la zone euro affiche un excédent de sa balance extérieure courante, proche de 4% du PIB. Le Royaume Uni se situe au contraire à plus de 5% de déficit, les Etats-Unis à plus de 2,5% de déficit également. Comment peut-on croire que ces pays laisseraient encore dégrader leur commerce extérieur, sans réagir ? Ou alors, il faudrait que la France prenne des parts de marché en Italie ou en Espagne. Mais ces pays sont encore plus mal en point. C'est très peu probable.

Pourquoi François Fillon défend-il, alors, une telle politique, vouée à l'échec ?

Il y a beaucoup d'idéologie. Depuis quelques années, les économistes ont, dans leur ensemble, admis l'existence du multiplicateur keynésien : en termes simples, une baisse de la dépense publique ou une hausse des impôts ont un effet négatif sur l'économie, on l'a vu notamment dans les pays du sud de l'Europe. Mais les responsables politiques sont restés sur la vieille idée, d'avant crise, selon laquelle le multiplicateur peut être nul, voire négatif. François Fillon semble toujours croire qu'une baisse du déficit public est favorable, car ses effets négatifs sont compensés par un retour de la confiance et donc un dynamisme accru de l'économie. Les économistes ne croient plus en cette théorie, certains responsables politiques affectent encore de lui accorder du crédit.

Quel serait l'effet de la stricte mise en œuvre du programme de François Fillon ?

Ce programme prévoit 100 milliards d'euros de dépenses publiques en moins, et une trentaine de milliards d'euros d'allègements fiscaux -en net-. La baisse voulue du déficit peut donc être évaluée à 70 milliards sur cinq ans, soit 14 milliards par an. Cela représente 0,7 point de PIB d'austérité chaque année, soit, avec une hypothèse conservatrice d'un effet multiplicateur égal à 1, une amputation de la croissance de 0,7 point. Autrement dit, on passerait de 1,5% de croissance par an à 0,8%.

Cette division quasiment par deux aurait pour effet d'annuler quasiment les créations d'emplois. Compte tenu de la hausse naturelle de la population active, le nombre de chômeurs augmenterait de 100.000 à 120.000 par an. Et ce avant mise en œuvre des autres politiques. La suppression de 100.000 emplois publics chaque année -dont de nombreux emplois aidés, probablement-, le décalage du départ à la retraite, contribueraient aussi à la hausse du chômage. Il peut en être de même pour l'allongement de la durée du travail. S'il a lieu à salaire constant -39 heures payées 35-, cela revient à une baisse du salaire horaire. C'est une politique de compétitivité dont j'ai dit les limites. Si le salaire est augmenté à concurrence de la hausse du temps de travail, alors cela représente autant de créations d'emplois en moins, et donc une hausse supplémentaire du chômage.

La flexibilisation du marché du travail peut-elle au contraire réduire le chômage ?

Les stratégies de « flexisécurité » peuvent fonctionner. Mais dans le programme Fillon, où l'on voit surtout la baisse de la dépense publique, et donc des prestations qui assurent une sécurité, je ne vois que la flexibilité. C'est « flexi, flexi, flexi ». Cela ne peut donc que contribuer à augmenter un sentiment d'insécurité économique, qui incite à épargner. Une hausse du taux d'épargne n'est évidemment pas favorable à la demande et à la croissance.

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Commentaires
a écrit le 19/04/2017 à 1:12 :
C est une vision au mieux court termiste qui est présentée dans cet article.
1. La programme de Fillon prévoit une baisse des charges pour les salariés ce qui contribuera a une hausse du pouvoir d achat
2. Le déficit chronique dans lequel nous nous trouvons ne fait qu amplifier la dette ce qui rencheris le coût relatif du financement. Oblige a prévoir plus d impôt et détruit la croissance.
3. La baisse du coût du travail améliorera mathématiquement la compétitivité a niveau économique équivalent. Donc fera baisser le chômage et relancer la croissance.
4. La baisse tendantielle sur plus longue période du poids de l état couplée au transfert du poid des charges sociale sur les importations améliorera de fait les coût de production. Produit moins cher, meilleures ventes, meilleurs salaires grâce au système de répartition français.
a écrit le 10/12/2016 à 20:50 :
A diffuser largement... encore des mensonges des politiques
a écrit le 04/12/2016 à 10:04 :
EXAT? MON ANNALYSE ET UN MILLION ET DEMI DE CHOMEURS EN PLUS EN FIN DE MANDAT FILLON ET AU PROHAINE ELECTION DEVANT LE RAS BOL POPULISTE ? MARINE RISQUE DE PRENDRE LE POUVOIR? JESPERES QUE CES ELECTIONS N ABOUTISENT PAS AVEC LA DROITE AU POUVOIR SINON LES CLASSES POPULAIRES RISQUENT DE SOUFRIR PENDAN T/// 10 ANS/// DE SUITE???/// N ATTENDEZ PAS DES SOLUTIONS DES HOMMES POLITIQUE CE SONT EUX QUI EN SONT LA CAUSSE///
a écrit le 02/12/2016 à 8:10 :
Oui dans un premier temps... qu il faudra pour assainir les pratiques et comptes publics... comme un malade à qui on demande de rester au lit pour se soigner....il ne marche plus .. mais il guerit...plutot que de mourir à terme....
A t on une vision pour la France à LT ou à echeance politique...???
a écrit le 01/12/2016 à 22:37 :
Vous avez déjà vu l'OFCE dire du bien d'un programme économique de droite?
a écrit le 01/12/2016 à 21:06 :
Evidemment que certaines des mesures du programme de Fillon vont faire baisser la croissance. Ce n’est pas une surprise. Mais d’autres de ses mesures vont l’améliorer, le but étant qu’au final elle soit globalement supérieure à l’actuelle, qui est pitoyable. La baisse des charges, par exemple, est indispensable à l’investissement, et l’investissement est lui-même indispensable à la croissance.

Etrangement (pour quelqu’un qui appartient à l’OFCE, vu que l’OFCE le dit justement sur tous les tons) l'interviewé ne signale pas l’intérêt de l’investissement pour la croissance. Il est certes très occupé à lancer ses prévisions catastrophistes. Après, si certains ont envie de se faire peur pour le plaisir du frisson, ça les regarde : c’est indéniable que lire un article de la tribune coute moins cher que d’aller voir un film d’horreur au cinéma.

Je suis au moins d'accord sur un point avec ce monsieur. Il s'agit d'une opposition idéologique. Les Néo-Keynésiens, dont il fait à l'évidence partie, n'ont pas été capables de régler une seule crise, et ça ne les empêche pas de de considérer comme plus visionnaires que les autres. Peut-être que certains politiques vivent dans un autre temps, mais comme les économistes aussi, ça fait une moyenne.
Réponse de le 02/12/2016 à 14:11 :
Oui, ceci dit les néo-libéraux n'ont pas été non plus capables de régler la moindre crise économique. Et l'influence du néo-libéralisme et de la dérégulation sur la dernière en date ne fait pas débat.
a écrit le 01/12/2016 à 13:12 :
A lire la grande majorité des économistes de la bien-pensance de gauche, nous vivons dans une Franche merveilleuse ou il ne faut surtout rien changer : résultat 6 millions de chômeurs, de plus en plus de pauvres sous Hollande, une bureaucratie digne des Soviets, des taxes et des impôts qui nous étouffent, des riches qui partent et des catégories moyennes qui en prennent plein la gueule en taxes !!! Mais surtout ne rien changer. Ce pays finira comme la Grèce, et sera entre les mains du F.M.I.
a écrit le 01/12/2016 à 12:45 :
La dépense pour la dépense ne génère aucune valeur ajoutée et le problème est surtout celui de l'optimisation de la dépense publique. Oui il y a des services publics efficients, ceux qui s'adaptent et évoluent. Mais tant qu'à dépenser, mieux vaut investir dans le privé car il faut tout de même admettre que les entreprises du secteur privé évoluent plus vite (ou disparaissent), ce qui n'est pas le cas du public qui continue à fonctionner efficacement ou pas. Et donc à coûter. Souvent dans le public, les ressources ne sont pas là ou elle seraient utiles à voir d'un côté les sous effectifs d'enseignants, policiers, infirmiers (es),etc.... et d'un autre côté les multicouches ingérables, donc nos gérés.

Avec notre endettement, on ne peut se payer le luxe de dépenser sans exiger des services en retour. Or le compte n'y est pas et comme aucun élu ne semble capable réformer ce qui est devenu un État dans l’État, il ne reste que la solution "bête et méchante" du coup de rabot. Avec le risque de casser ce qui est efficient.
a écrit le 01/12/2016 à 12:28 :
Mr.Heyer oublie les spécificités françaises:
le déficit commercial plus élevé de la zone euro
désindustrialisation beaucoup plus forte que en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas
manque d'investissement privé
retard technologique de l'industrie
déficit public record dans la zone euro (sauf Espagne)
dépenses publiques à 56% du PIB, 10% plus que l'Allemagne.....
Il est évident que la France doit appliquer une politique de rupture, différente de celle des autres pays européens et que elle est la seule à vivre éternellement à crédit
a écrit le 30/11/2016 à 16:53 :
Il faudrait que ceux qui se définissent "économistes" aient le début du commencement d'un "track record" de création d'emplois.
La vision macro, essentiellement empirique, a conduit les mêmes "experts" à nous garantir l'élection de Sarkozy ou Juppé à la primaire de la droite et du centre ...
Et si nos journaux interrogeaient des chefs d'entreprises, de ceux qui ont créé et développé leur business, de ceux qui savent ce qui fait bouger une société ?
a écrit le 29/11/2016 à 19:00 :
Diminuons les prélèvements obligatoires sans autoriser de nouveaux déficits et tout repartira.Mais diminuons de manière unilatérale,pas de nouvelles niches.On ne peut pas continuer a augmenter la fiscalité pour combler les déficits.
Réponse de le 29/11/2016 à 21:33 :
Enfin oui mais il faut quand même attendre avant de baisser le déficit. D'ailleurs Fillon compte le faire, puis il le baissera.
Réponse de le 30/11/2016 à 9:11 :
Franchement, avez-vous lu l'article ?
Réponse de le 30/11/2016 à 16:08 :
Fiscalité à Simplifier Considérablement. Taux Supérieur de T.V.A à passer de 20 à 27eu% : une marmite de 10eur, coutera 10.58eur et celle de 60eur coutera 63.50eur. Le produit de cette hausse servant à supprimer intégralement l'impot sur le revenu, et donc à stimuler les talents créateurs de croissance. Impot sur le revenu 40 millions de déclarations, 462 niches, 15 millions à porter tout le fardeau. Impot sur les Sociétés à 5%, pour multiplier par 10 le rendement, en le divisant par 7 : afflux de Sièges Sociaux en Fr et donc de croissance et d'invest. Et code du travail aboli à 90% pour l'emploi : les 10% de fondamentaux dans la Constitution, et le reste négos de Branches ou d'Entreprises. Plafonner à 50% gravé dans la Constitution : le taux des prélèvements directs sur les foyers fiscaux : impots nationaux et territoriaux additionnés.
a écrit le 29/11/2016 à 14:12 :
En perspective de son élection en mai 2017, j'ai déjà commencé à mettre mon budget en phase "économie de guerre". Je suis en train de résilier tout le superflus : abinement, gym, magazine et autre. Remboursement accrus au maximum de mon emprunt immobilier. Consommation réduite aux seules nécessités. Car je sais maintenat une chose : demain sera pire.
a écrit le 29/11/2016 à 11:38 :
Pour faire plus simple, un emploi direct égale 2 emplois indirects.

En supprimant 500000 fonctionnaires qui consomment tous les jours, sans rien mettre en face pour contrebalancer, Fillon va détruire un million d'emplois dans le privé !

Les mensonges de Fillon sur l'exemple Allemand.

L'Allemagne se sert de l'Europe pour exporter ses voitures à fortes valeurs ajoutées vers la Chine, en contrepartie, les chinois peuvent exporter massivement dans toute l'Europe afin que de pouvoir financer leurs achats automobiles.

Et tous les politiciens d'Europe se couchent devant l'Allemagne toute puissante et laissent leurs peuples se faire dépouiller !

Donc la réussite allemande, c'est des voitures de luxes à l'export + des machines outils aussi + une main mise européenne.

Mais l'Allemagne c'est aussi des landers et un tissu remarquable de PMI/PME, alors que nous avons une France ultra centralisée, héritage royale auquel s'ajoute les énarques planificateurs de la république qui ne vivent qu'à et pour Paris. Cette concentration est totalement destructrice d'emplois et de pouvoir d'achat par le biais de loyers au moins deux fois trop chers.

A cette spéculation immobilière inconnue en Allemagne, et mise en place par notre état en personne, s'ajoute une forte natalité qui n'existe pas non plus outre-Rhin. De fait, la France redistribue énormément de prestations sociales pour permettre à une misère qui se démultiplie de survivre.

Le nombre important d'immigrés et d'enfants d'immigrés (26% de la population) appartenant à la classe sociale la plus défavorisée, génère aussi un besoin de personnel tout azimut dans les services publics, maternités, crèches, écoles, lycées, stades, police, justice, prison, métro, hlm, parkings, autoroutes, raisons pour lesquels nous avons autant de dettes et de déficits financiers et humains.

L'Allemagne n'a pas ses problèmes, et c'est sans minimum salariale qu'elle a engrangé les excédents commerciaux pendant des années, sans soucier le moins du monde du niveau de vie des plus bas salaires, qui sans consommer, ont participé aussi à l'excédent.

C'est cette solution là que retient Fillon avec en plus la retraite à 67 ans, Sauf que rien n'est pareil chez nous, encore moins le temps de travail et les soi-disant néfastes 35h !

Le temps partiel est extrêmement développé partout en Europe du Nord, et les mères allemandes ne travaillent pas !

Ce qu'il faut comparer c'est le ratio heures travaillées par habitant, et non pas heures travaillées par salariés.

Et effectivement nous verrons que les plus malthusiens s'en sortent le mieux, c'est à dire l'inverse de la politique familiale de Fillon, et en plus, ils ont la spéculation foncière en moins.

Mais il est vrai que ceux qui réussissent sont les moins administratifs, et les plus industrieux, c'est pour ça que les barbares ont fait tomber l'empire romain, juste parce qu'ils savaient faire des épées et des cotes de mailles.

Fillon, petit clerc de notaire, commis de la république, administrateur parmi tellement d'autres, n'a strictement rien d'un imperator, encore moins d'un chef barbare !

Ce n'est ni Clovis, ni Brennus, même pas Vercingétorix, et l'église importée qui le porte, est juste en train de mourir !

Vae Victis M. Fillon, Vae Victis, en souhaitant que vous n'entrainiez pas tout un peuple dans votre chute !
Réponse de le 29/11/2016 à 15:49 :
Bien que je partage votre point de vue sur les effets catastrophiques du programme éco de Fillon,
je tique pas mal sur la description que vous faites des points de difficultés de notre pays et des points de comparaison que vous donnez avec l'Allemagne, ce pays que l'on adore détester.

Tout d'abord je ne vois pas en quoi la population immigrée mobilise plus que le reste de la population les services publiques que vous citez :
"maternités, crèches, écoles, lycées, stades, police, justice, prison, métro, hlm, parkings, autoroutes, raisons pour lesquels nous avons autant de dettes et de déficits financiers et humains", vous vous alimentez et vous alimentez le cliché de l'immigré et du descendant d'immigré qui vient embouteiller les files d'attentes des caisses sociales pour vivre sur le dos du service public. C'est un biais assez choquant, voire xénophobe ?
Il est bon de rappeler que si les budget fédéral et régional publiques Allemands sont plus restreints en terme de dépenses sociales, c'est parce que l'Allemagne a dévolue une grande partie de ses service hospitaliers et d'assistance au milieu associatif (religieux souvent) qui vit des dons du public (d'ailleurs, on peut faire un don à l'Eglise directement via sa fiche d’impôt pour cela). En France, nous avons choisi un modèle plus "Républicain" (à ce qu'on dit) qui centralise et ne laisse pas à des institution privés la charge de soigner nos malades. Voilà d'ou vient une partie de la différence budgétaire.

Ensuite, vous réduisez l'Allemagne à un pays qui exporte des voiture et des machines vers... la Chine ! Hors le premier partenaire commercial de l'Allemagne sont les autres pays Européens.

Vous dites que l'Allemagne n'a pas de minimum salarial : c'est faux. D'ailleurs, dans certaines branche du secteur secondaire, le salaire minimum y est plus élevé que le SMIC français.

Vous associez de manière hasardeuse dans un même paragraphe tissus industriel et prix de l'immobilier...

Enfin, si les barbares devaient leurs conquêtes uniquement à la qualité de leur matériel, cela se saurait. C'est ignorer les failles du système politico-militaire de l'Etat Romain que de réduire le déclin de Rome à une infériorité du matériel militaire.

Voilà, tous cela pour conclure que, pour vous, comme pour les autres qui me lirons, j'en ai marre de lire des analyses de café du commerce dans les commentaire de la presse national. Apprenez à mesurer et nuancez vos opinions et vos propos.
Un lien, en passant, pour votre culture :http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Incurie-budgetaire-francaise-vertu-allemande-les-statistiques-tronquees_3591.html
Réponse de le 15/04/2017 à 16:29 :
vous devriez poter dans l'humanité pour préparer la concordance avec des réussites comme cuba ou le venezuela
a écrit le 29/11/2016 à 8:44 :
M.Heyer est l'exemple le plus frappant en France (Champion donc) du mélange des genres qui s'établit, dénoncé par M.Tirole, entre les scientifiques et les politiques, - l'emprise de leur idéologie peut nuire à la rationalité d'une pensée. M.Heyer est aussi un exemple frappant de ce que M.Cahuc et Zylberberg appellent un négationniste. On se demande quelles sont ses grandes qualités et sa reconnaissance de ses pairs pour lui permettre un tel accès aux médias... Il doit être très fort pour avoir déjà calculé les conséquences d'un programme.... Qui paient ses gens?
Réponse de le 29/11/2016 à 9:39 :
Démontrez donc qu'il a tort ?
Réponse de le 29/11/2016 à 10:51 :
" Il doit être très fort pour avoir déjà calculé les conséquences d'un programme"

Il n'applique que les calculs de la macro standard. Le profit de l'un est la dépense d'un autre. Mr Fillon part de l'hypothèse que l'on peut réaliser des profits sans salaires ni taxes. C'est tout simplement une impossibilité mathématique. Tout au plus on peut 'voler' la demande de ses partenaires commerciaux comme l'a fait l'Allemagne en pratiquant une dévaluation interne. Mais ce type de dévaluation ne fonctionne que si l'on est le seul à la pratiquer. Sinon les autres font de même et l'on se retrouve au même point comme l'a découvert le Chancelier Brüning en 1931 lorsque la Grande Bretagne dévalua de plus de 20% en réponse à sa dévaluation de 20%.

L'économie française souffre d'un manque criant de demande avec un écart de production négatif depuis 2008 (demande - offre). Mr Fillon ne fait que suivre un programme idéologique sans tenir compte des faits. Sa politique est identique à celle menée au début de la Grande Dépression aux USA, Grande Bretagne et plus tard en Allemagne avec un nouveau service en Grèce en 2008. Cela n'a JAMAIS fonctionné. Et on démontre pourquoi en moins de 10 minutes chrono avec un graphe ou un système d'équations linéaires.

Cela échoue, on sait parfaitement pourquoi, donc on persiste. Cette idéologie Haykienne c'est comme le Communisme. Ce n'est pas que cela ne marche pas c'est qu'on en pas assez fait. Et comme cela ne marchera pas on réitérera les même erreurs en clamant que c'est la faute de l'Etat trop 'gros' et des pauvres qui se vautrent dans l'assistanat. En attendant la que le déflation Fillon entre dans l'histoire on pourra toujours se rappeler de Brüning qui lui avait au moins l'excuse de ne pas savoir exactement ce qu'il faisait...
Réponse de le 29/11/2016 à 11:43 :
Heyer et l'OFCE ont été pour moi sur les 0 dernières années ceux qui ont fait les meilleures prévisions. Leur modèle semble le plus fiable.

Par ailleurs, ayant lu les deux bouquins (Tirole est passionnant et Cahuc médiocre) essayer de faire dire à Cahuc et à Tirole des choses qu'ils n'ont pas dites est assez dangereux. Cahuc a écrit pas mal de bêtises dans son ouvrage mais il a un chapitre entier pour expliquer que la relance keynésienne fonctionne lorsqu'on a une insuffisance de la demande.


La questions d'un point de vue scientifique c'est pourquoi le pouvoir politique et médiatique a quasiment empêché les scientifiques qui ne concluent pas qu'il faut satisfaire les intérêts de la classe dominante ont été exclu de la sphère publique.

Ce que dit Heyer c'est ce que pense l'immense majorité des scientifiques libres.
Réponse de le 29/11/2016 à 13:33 :
L'OFCE fiable ? L'organisme qui a préconisé une hausse d'impôt avant d'avouer qu'ils n'auraient jamais dû faire ça. L'organisme qui a surévalué la croissance française plusieurs fois. Non pas très fiable.
Ce qui me fait rire c'est le mot multiplicateur keynésien. Les États-Unis et le Japon mais aussi la France sont des exemples frappants de sa non existence. Je m'explique, s'il y a multiplicateur, il ne peut y avoir d'augmentation de la dette. À quoi bon avoir 2% de croissance si c'est pour avoir 7% de déficit ? C'est sûr qu'en utilisant des modèles simplifiés on arrive à en avoir, mais modèle ne veut pas dire réalité ... On oublie que les déficits ne rassurent pas les gens et qu'ils ne sont pas naïfs mais savent qu'il devra y avoir hausse d'impôts tôt ou tard pour rembourser la dette.
Les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont des exemples frappants que l'austérité marche si elle se fait pas brusque et si elle accompagne des baisses d'impôts et de dépenses publiques.
Réponse de le 29/11/2016 à 13:35 :
L'OFCE fiable ? L'organisme qui a préconisé une hausse d'impôt avant d'avouer qu'ils n'auraient jamais dû faire ça. L'organisme qui a surévalué la croissance française plusieurs fois. Non pas très fiable.
Ce qui me fait rire c'est le mot multiplicateur keynésien. Les États-Unis et le Japon mais aussi la France sont des exemples frappants de sa non existence. Je m'explique, s'il y a multiplicateur, il ne peut y avoir d'augmentation de la dette. À quoi bon avoir 2% de croissance si c'est pour avoir 7% de déficit ? C'est sûr qu'en utilisant des modèles simplifiés on arrive à en avoir, mais modèle ne veut pas dire réalité ... On oublie que les déficits ne rassurent pas les gens et qu'ils ne sont pas naïfs mais savent qu'il devra y avoir hausse d'impôts tôt ou tard pour rembourser la dette.
Les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont des exemples frappants que l'austérité marche si elle se fait pas brusque et si elle accompagne des baisses d'impôts et de dépenses publiques.
Réponse de le 29/11/2016 à 19:36 :
Pour moi qui suit régulièrement les prévisions économiques je peux vous assurer que les prévisions de l'OFCE ont été plus précises que l'INSEE, le gouvernement, la commission, le FMI, l'OCDE...

Je n'ai pas de tableau de comparaison, je peux me tromper mais ils ont été plutôt dans le juste ces dernières années et plus que les autres. Est-ce à dire que leur modèles sont plus précis? Je le pense.

Sur le multiplicateur, vous faites semblant de ne pas comprendre son mécanisme. L'OCDE, le FMI, la commission... ont revu leur position sur ce point mais évidemment si vous voulez pas le voir vous pouvez vous enfermer. Le petit passage sur Ricardo-Barro avec une petite touche d'anticipation rationnelle a une petite touche has-been que j'apprécie. Il fallait oser face à la réalité de faits!
Réponse de le 29/11/2016 à 21:18 :
C'est vous qui ne voulez pas ouvrir les yeux. Je ne remets pas en cause le principe même. Mais le principe que l'intervention de l'État peut en créer. C'est une question de bon sens quand même quand je parle des Etats-Unis et du Japon. S'il y a multiplicateur, 3% de déficit est synonyme de plus de 3% de croissance. Donc la dette n'augmente pas. Or les États-Unis, le Japon ou même la France en est un exemple. Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de relance. Je dis qu'il faut arrêter la pensée magique. Surtout que les français sont très épargnants. Quand j'entends l'OFCE qui annonce 2% dd croissance pour la France (alors que l'Insee table sur 1,6%)en 2016 puis 1,6% et que 1,3% semble être la réalité (chiffre donné par l'OCDE ou proche), on peut pas dire fiable. Surtout le mieux, la pensée magique se la réduction du temps de travail comme lutte contre le chômage, je ris.
Moi je propose de regarder la dette des États-Unis et du Japon. Qu'on parle de multiplicateur keynésien est osé.
Ouvrez les yeux. Si la France avait fait les réformes structurelles pendant sa relance keynésienne et que tous les pays de la zone Euro l'avait fait, la relance aurait largement mieux fonctionner. Qu'on fasse couler le déficit plus longtemps pendant que les Pays-Bas et l'Allemagne augmentent le leur ok. Mais qu'on oublie pas qu'il faut flexibiliser le marché du travail et continuer les baisses de charges sur les sociétés. Faire jouer la demande en France serait dangereux avec un déficit commercial élevé.
Après, il faudra réellement baisser les dépenses pour se désendetter. Mais stop avec la pensée magique de la plupart des keynésiens !
Réponse de le 01/12/2016 à 19:17 :
Si les économistes étaient des scientifiques ça se saurait.
Il faut savoir que le prix "nobel "d'économie n'existe pas et que le vrai nom de ce prix est : Prix de la banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel. Donc ,Nobel n'a jamais considéré l'économie comme une science.C'est la banque de Suède, partisane de l'ultra-libéralisme et de l'indépendance des banques centrales qui veut nous faire croire que l'économie est une science exacte. Science sociale oui ,mais pas exacte comme la chimie ou la physique.
a écrit le 29/11/2016 à 8:30 :
Il faut établir un point d'équilibre entre cout du travail et prix de l'énergie, progressivement, et respecter l'équité de cette mesure avec une allocation universelle.
a écrit le 29/11/2016 à 3:30 :
Si Fillon applique son projet sur la Sécurité Sociale, les primes des mutuelles devront passer de 100€ par mois et par personnes à 300€ pour avoir le même niveau de remboursement. Les retraités qui représentent la moitié des votants à la primaire n'ont rien vu venir, et n'ont pas mesuré le risque d'autant qu'ils financent entièrement leur primes de mutuelle . Mr Juppé avait au contraire une approche plus sociale, mais il est trop tard et si F Fillon ne fait pas machine arrière sur la Sécu, il aura du mal à convaincre les gens éclairés de voter pour lui !
a écrit le 28/11/2016 à 22:07 :
Combien d'absurdités dans cette interview. Les Keynésiens ne comprennent strictement rien à l'économie c'est affligeant. Et aucun économiste sérieux ne croit encore à leurs théories fumeuses. Mais ils squattent les postes dans les grandes organisations internationales.
Réponse de le 29/11/2016 à 11:50 :
Vous délirez, les Keynésiens sont exclus de partout. Des plateaux téle aux institutions internationales.

Cependant dans les fait ils ont eu totalement raison ces 10 dernières années.
Les USA, la GB, la Chine... nous ont fait une démonstration de relance keynésienne.
Pendant ce temps nous sommes en train de rénégocier la dette grecque après par pur idéologie avoir fait durer une crise qui aura fait décrocher durablement l'Europe.

Vous n'avez pas encore de recul mais l'histoire reteindra ce que je vous exprime.
Réponse de le 29/11/2016 à 13:46 :
La Grande-Bretagne au contraire a mené une politique libérale de baisse du déficit qui s'élevait à plus de 10% en 2010. Un autre exemple est les Pays-Bas qui a mené une politique d'austérité et s'en sort. Mais eux ils ont baissé les dépenses.
Au contraire, la Chine et les États-Unis nous montrent les déjà des politiques keynésiennes: les bulles pour la Chine et les États-Unis (plus le Japon) pour l'endettement massif et du coup l'absence de multiplicateur keynésien.
C'est fou mais l'ofce est souvent invité sur les plateaux de f24, dur itele la plupart des débats oppose gauche et droite, pareil sur bfmtv. Le chef économiste du FMI est un économiste de la nouvelle économie keynésienne.
Quant à la dette grecque, elle a été réduite mainte et mainte fois. Le problème de la Grèce c'est que c'était un pays riche qui se comportait comme unpays du tiers-monde. Après la cure d'austérité était beaucoup trop dure mais faut aussi dire que la Grèce n'a pas vraiment fait de réformes.
Souvent les keynésiens se réclament de Keynes mais Keynes était un social-libéral de base. Lui il aurait laissé le déficit couler tout en gardant une flexibilité.
a écrit le 28/11/2016 à 21:37 :
Petit rappel d'économie de base, les politiques keynesiennes ne sont possibles dans la durée que si, de temps en temps, on reconstitue la capacité d'intervention de la puissance publique en dégageant des excédents et en se désendettant. Or la France a connu de telles périodes en 1988-90, en 1998-2001 et encore en 2006-2008. Pas une seule fois et contrairement à la plupart de ses partenaires, elle n'a été capable d'afficher une seule année d'excédent budgétaire. Qui pis est, malgré un déficit budgétaire qui se réduit à peine alors que le gros de la crise est passé (ce qui prouve qu'on continue à faire de la stimulation budgétaire sans le reconnaître), la croissance reste plus faible que dans des pays plus austéritaires. Bref, les faits invalident totalement les théories de M. Heyer....Il est temps d'essayer autre chose, qui a marché au Royaume-Uni avec Thatcher et en Allemagne avec Schröder-Merkel. Une austérité bien menée est le préalable nécessaire à un rebond économique.
Réponse de le 29/11/2016 à 11:57 :
Vous avez du sécher les cours d'économie. Vous ne comprenez ni la théorie ni ne maitrisez les données.

Vous ne comprenez pas que relance n'entraine pas une augmentation des déficits publics (sauf lors de l'impulsion de départ) et que l’austérité n'entraine pas une réduction des déficits publics (sauf au début).

La réalité est même inverse, et si vous observez les USA augmentation des déficits public a permis une forte croissance qui a réduit la dette et même le déficit.

C'est compliqué mais si vous ne comprenez pas vous pouvez aussi faire une effort pour essayer de comprendre!
Réponse de le 29/11/2016 à 13:48 :
Pas du tout ! La dette des Etats-Unis a explosé. Le plafond a même dû être relevé
Réponse de le 29/11/2016 à 19:54 :
La dette des USA a explosé suite à la crise du fait des couts liés à l'explosion de la bulle les défaillance d'entreprise et la nationalisation d'une partie du système bancaire.
Ce n'est pas un choix économique c'est la conséquence d'une catastrophe.

Par la suite ils ont fait le choix d'une politique Keynésienne qui a porté ses fruits!

Regardez les trajectoires depuis 2010!
Réponse de le 29/11/2016 à 21:24 :
Non ! L'endettement est continue depuis 2009 !
On oublie souvent que si les keynésiens de la FED avait laisser la récession durer le court temps qu'elle aurait durer aux USA après l'éclatement de la bulle internet, il n'y aurait pas eu ces bêtises de taux d'intérêts bas à l'origine de la crise en donnant trop de possibilité à un système financier trop déréglementé et dérégulé.
Une réussite mouais. Le multiplicateur pour le coup....
Sans oublier que s'il y a une croissance (molle par rapport à l'argent investi), la baisse du chômage est lié à la baisse de la population active.
Réponse de le 30/11/2016 à 9:23 :
Franchement n'importe quoi. L'austérité mène à la récession et au déficit par la baisse des rentrées fiscales. Un étudiant de première année sait ça.
Réponse de le 30/11/2016 à 15:53 :
Cool l'argumentation, un étudiant de première année sait ça.
Oui, la baisse des déficits amène une récession à court-terme, mais si celle-ci se répercute par la baisse des prélèvements, avec des réformes et selon la manière dont elle se fait, très vite la croissance revient. Les exemples du Royaume-Uni et des Pays-Bas le montrent. Mais évidemment si on décide de diminuer drastiquement et rapidement les déficits sans faire de réformes, ça ne marche pas. La France est un exemple, et encore plus la Grèce.
Et Heyer doit être très mal renseigner car Fillon veut augmenter les déficits à 4% pendant deux ans...
a écrit le 28/11/2016 à 19:15 :
Le truc c'est que fillon s'en moque des pauvres, donc le chômage, la précarité pour lui ça n'existe pas à partir du moment ou un individu est pauvre c'est sa faute donc tant pis pour lui.

Si l'économie a été prospère pendant longtemps et la croissance abondante c'est parce que mêmes les foyers les moins fortunés pouvaient consommer, donc ils auront beau faire et dire surtout d'ailleurs tout ce qu'ils veulent ils ne relanceront jamais l'économie autrement.

La logique oligarchique est une impasse à long terme et nous évoluons depuis longtemps avec donc nous nous vautrons dans l'échec oligarchique depuis trop de temps maintenant, et ça continue.
Réponse de le 28/11/2016 à 21:50 :
Par contre la gauche aime tellement les pauvres qu'elle en crée par centaines de milliers. Les 30 glorieuses ont laissé une illusion de progrès rapide mais c'était surtout un rattrapage à la suite de la seconde guerre mondiale et en partant de très bas (pays en ruines). Il n'est pas sûr que tout le monde ait envie, pour retrouver une croissance forte de revivre la période 1940-1955... Pour le reste une relance de la consommation en France ferait surtout, faute d'une offre adaptée, la joie des entreprises chinoises, allemandes, espagnoles, italiennes. Comme en 1981-82 mais en pire, ouvrant la voie à un tour de vis sévère à échéance rapprochée. Il n'y a en France aucune alternative à une politique de l'offre résolue avec une forte baisse des cotisations salariales patronales si ce n'est même des salaires directs , et compensées budgétairement par de la TVA sociale.
Réponse de le 29/11/2016 à 9:42 :
"Par contre la gauche aime tellement les pauvres qu'elle en crée par centaines de milliers. "

Les socialistes ne sont pas de gauche, je vous l'ai répété une bonne centaine de fois, quelqu'un de gauche reni le capitalisme, or non seulement les socialistes le valident mais en plus ils valident le néolibéralisme et mieux encore ils votent une loi qui permet de détruire le droit du travail, il faut que vous arrêtiez d'avoir peur cela fausse sérieusement votre analyse et la rend particulièrement pompeuse, un perroquet ne ferait pas pire.

"Les 30 glorieuses ont laissé une illusion de progrès rapide mais c'était surtout un rattrapage à la suite de la seconde guerre mondiale et en partant de très bas (pays en ruines). Il n'est pas sûr que tout le monde ait envie, pour retrouver une croissance forte de revivre la période 1940-1955..."

Les 30 glorieuses sont une période économique connue de croissance importante, c'est un repère macro-économique que j'utilise comme telle permettant de faire un lien avec une époque révolue, qui ne se reproduira pas, c'est justement ce que j'essaye d'expliquer à ce vieil électorat qui croit encore que l'on trouve du travail à tour de bras et que si on travaille pas c'est qu'on est obligatoirement un feignant, bref je m'adresse aux vôtres, laissez moi je vous prie leur parler sans me barrer la route.

"Pour le reste une relance de la consommation en France ferait surtout, faute d'une offre adaptée, la joie des entreprises chinoises, allemandes, espagnoles, italiennes. Comme en 1981-82 mais en pire, ouvrant la voie à un tour de vis sévère à échéance rapprochée."

ça aussi vous n'arrêtez pas de me le rabâcher votre manque d'argumentation devient franchement triste, et comme je vous l'ai dit vous parlé d'une époque qui a 35 ans, or les temps ont changé depuis les années 80, le monde a évolué, sans vous c'est un fait, les schémas économiques sont particulièrement compliqués donc oui forcément que la Chine serait contente mais nos entreprises françaises également étant donné que l'achat de produits français est en augmentation chaque année du fait de la volonté de refuser cette mondialisation économique qui s'est traduite à cause des actionnaires milliardaires en délocalisations massives afin de faire grossir leurs marges bénéficiaires.

"Il n'y a en France aucune alternative à une politique de l'offre résolue avec une forte baisse des cotisations salariales patronales si ce n'est même des salaires directs , et compensées budgétairement par de la TVA sociale."

ET vous finissez comme à chaque fois par le fameux dogme TINA, "there is no alternative", de ronald reagan qui a elle aussi 35 ans, bref vous avez du mal à décoller d'une période rêvée dans laquelle vous étiez actif mais nous autres n'y pouvons rien, nous vieillissons tous mais à la différence de vous nous assumons et nous n'avons pas besoin de faire reporter nos ressentiments liés à ce phénomène sur les autres.

Bref encore un commentaire sans intérêt que vous m'avez délivré une bonne centaine de fois, la prochaine je signalerais votre message comme trollage, merci à adieu svp.
Réponse de le 29/11/2016 à 12:13 :
La gauche crée des pauvres? Aucun fondement statistique si ce n'est une récente évolution négligeable due à la crise.

Franchement vous savez que vous écrivez de bêtise en écrivant cela?

Les 30 glorieuses qui débutent en 1940?!? En 1940 sous l'occupation allemande mes grands parents souffraient de mal nutrition en bouffant un morceau de pain par jour, on ne peut pas parler de croissance!

Vous zappez la période la plus intéressante de 55 à 70. Vous imputez une croissance globale à un seul effet de rattrapage faisant l'énorme erreur d'analyser un phénomène mondial sous le seul regard français. Au passage vous remarquerez que les pays qui n'ont pas été keynésiens comme l'Argentine ont bien décroché pendant les 30 glorieuses!

Enfin expliquer que la relance profiterait uniquement aux pays étrangers n'est pas très sérieux. Les services constituent l'essentiel de la consommation, et une grande partie n'est pas délocalisable. De plus les produits étrangers sont vendus par des commerçants français qui captent une bonne partie de la VA. Cet argument est à tempérer fortement (sans être totalement faux pour une fois de votre part).
Réponse de le 29/11/2016 à 13:58 :
Arrêtons avec ces "oligarchies" par là et néolibéraux par ici. Ça n'a aucun sens. Les socialistes pas de gauche ? Non de centre-gauche. Bien sûr que Fillon se préoccupe des pauvres. Il veut régresser dans les allocs chômage mais pour essayer de relancer l'emploi. Au contraire il veut préserver la sécu pour les pauvres. Après je ne soutiens absolument pas la hausse de la TVA de Fillon, pour mes raisons.
Les 30 glorieuses étaient une exception. Les pays d'Europe étaient l'équivalent des brics à cette époque. Mais cela ne peut pas perdurer longtemps.
Les 30 glorieuses ont démarré avant le plan Marshall. Ce n'est pas l'effet d'un plan keynésien. Une relance en France favoriserait les entreprises étrangères du fait de son déficit commea relance mitterandienne l'a montré car les entreprises françaises ne sont pas prêtes.
La mondialisation n'est pas le fait d'actionnaires. C'est normal qu'il y ait une mondialisation. Le libre-échange est l'un des rares points d'accord des économistes. Elle permet des économies d'échelle et de jouer la concurrence. Elle permet le transfert de technologie. Historiquement, le libre-échange a commencé en enlevant les barrières à l'intérieur des pays.
Réponse de le 29/11/2016 à 14:39 :
Fiable l'OFCe: Vous ne faites qu'asséner des phrases sans aucune argumentation, strictement aucune, revenez avec du concret je vous prie et de grâce ne me lisez pas en diagonale par peur de découvrir des vérités trop gênantes, osez penser.

Merci.
Réponse de le 29/11/2016 à 17:50 :
Juste votre commentaire montre que vous n'avez pas d'argumentation. Vous utilisez des clichés ou de la démagogie. Arrêtez de croire que vous avez une argumentation. Vous me rappelez beaucoup les complotistes (les autres sont justes incapables de penser).
Réponse de le 30/11/2016 à 9:29 :
@bruno_bd
There is no alternative ! On connaît le refrain. Cette politique a pourtant échoué. L'industrie anglaise a été laminée par Thatcher. Seule une politique de relance peut marcher en France à la condition toutefois de quitter l'Euro et de dévaluer la monnaie.
Réponse de le 30/11/2016 à 9:36 :
ofce: Votre second commentaire prouve le mien, vous ne faites que troller je vous signale donc.
Réponse de le 30/11/2016 à 16:00 :
@jmp48, l'industrie a reculé et alors ? Où est le problème ? C'est dans l'ordre des choses. Croire que l'industrie ne peut pas reculer est un fantasme. Seules les industries innovantes et robotisées peuvent rester. Celles qui nécessitent de la main d'oeuvre peu qualifiée coûte trop cher pour produire en France. Alors que les produits à faible valeur ajoutée produits dans des pays plus pauvres sont moins chers et ajoutent du pouvoir d'achat.
Quitter l'Euro serait littéralement du suicide. Quid de la dette possèdee par des monnaies plus fortes ? Une explosion. Quid des exportations de la guerre des monnaies ?
@citoyenblasé : faîtes donc ! C'est sûr que vous, vous ne trollez pas...
Réponse de le 01/12/2016 à 10:18 :
"Fiable l'OFCE"

Ben je l'ai fais mais comme vous pouvez constater la modération vous aime bien.

Non je ne suis pas un troll puisque vous ne pouvez pas me mettre dans un camp tandis que moi je peux vous mettre dans le camp des néolibéraux ceux qui affirment qu'il faut que les riches soient encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres.

Mais bon comme vous semblez adorer avoir le dernier mot à n'importe quel prix c'est avec plaisir que je vous le laisse, si ça peut vous enlever rien qu'un peu de ressentiment c'est toute l'humanité qui un peu va y gagner.
a écrit le 28/11/2016 à 17:36 :
Heyer a raison , dans un premier temps on va déguster....vision court thermiste , Fillon
travaille pour le futur , ce pourquoi il a prévu de s' endetter au début et repartir sur des fondamentaux plus solides. La consommation mondiale est atone raison de plus pour solidifier le socle industriel et ne pas subir .
Réponse de le 28/11/2016 à 20:55 :
" s' endetter au début...." après, c'est sûr, il rase gratis ...
N'oublions pas qu'en tant que premier ministre il a accumulé 1000 milliards d'euros de dette.
Réponse de le 30/11/2016 à 11:04 :
Pas 1000 milliards, 500 et c'est déjà énorme. Ceci étant lui a duré 5 ans comme premier ministre, et si on regarde ses deux successeurs, ils sont bien partis, en 5 ans également, pour creuser la dette d'autant alors que le gros de la crise est passé.
Réponse de le 30/11/2016 à 11:59 :
@physicien : non c'est 600 milliards de dette en plus et c'est déjà pas mal. Vouloir à nouveau confier les rênes du pays à un si mauvais gestionnaire, en le faisant passer pour un homme nouveau, c'est tout bonnement hallucinant. Mais ça en dit long sur le degré de manipulation des masses.
a écrit le 28/11/2016 à 17:27 :
si sa recette etait bonne ,elle est appliquée depuis 40 ans touT le monde le saurait

quand il parle d'ideologie ,,,,,,,,????? IL DOIT ETRE DEVANT UNE GLACE
a écrit le 28/11/2016 à 17:06 :
augmentation du quotient familial,
suppression de l'ISF,
augmentation de la TVA,
rétablissement des allocations familiales en plus des fortes déduction fiscal/enfants,
tout bon pour les plus riches !
je voterais contre le conservateur catholique Fillon en 2017 !
Réponse de le 29/11/2016 à 14:00 :
Non, pour les classes moyennes aussi. Mais en même temps, c'est dur de faire plus pour les pauvres avec 0 impôt et 30% du PIB qui va en allocs. Sauf réduire la TVA et pas les impôts sur les gens. Mais électoralisme...électoralisme.
a écrit le 28/11/2016 à 17:04 :
Les économistes de gauche ont conseillé Hollande et pourtant le chômage n'a pas diminué. Déjà sous Chirac et Sarkozy ,ce sont les mêmes qui avait l'oreille des Présidents. Ils savent toujours ce qui va faire augmenter le chômage mais jamais ce qui va le faire diminuer sinon çà se saurait.Ou sont les résultats ???
a écrit le 28/11/2016 à 16:20 :
petit rappel d'algebre sur le corps des reels
x*0 =0
0 / 2 = 0
la croissance potentielle de la france est nulle, vu qu'elle a mis tt le monde dehors et possede moins de robots que lallemagne, l'italie ou... l'espagne qui sont ravis de lui tailler des croupieres
alors au lieu de jouer au pas liberal qui fait du miserabilsime d'epicier pour que les gens deviennent pauvres et soient dependants de l'etat providence pour leur survie, faut se poser les bonnes questions............
et la bonne question est ' pourquoi la france va ou elle va?'
Réponse de le 29/11/2016 à 12:23 :
La croissance potentielle n'est pas nulle mais elle est basse (autour de 1.5)

Notre croissance est en dessous de la croissance potentielle il y a donc un petit gap.

L'investissement améliore la croissance potentielle et stimule la demande effective... joue donc sur l'offre et sur la demande à court terme et à long terme... La stimulation d l’investissement ne semble pas au programme de Fillon car les profits sans anticipation de demande ne débouchent pas sur de l'investissement.

Inutile de proposer un programme destructeur.

Il faut vous poser les bonnes questions et éviter les réponses simplistes!
Réponse de le 29/11/2016 à 21:29 :
Le fait de prendre moins d'argent aux entreprises est justement un moyen de booster l'investissement. La baisse des impôts aussi.
La croissance potentielle augmente aussi si plus de personnes travaillent ou travaillent plus.
Une politique de rigueur par baisse des dépenses suivi dd baisse des recettes avec augmentation du temps de travail peut tout aussi bien marcher.... Et sans endetter un pays.
a écrit le 28/11/2016 à 15:59 :
Foutaises !
La croissance est déjà proche de zéro. Bref heyer le keynésien fait l'intéressant.
Mais son analyse ne tient pas.
Réponse de le 28/11/2016 à 17:43 :
Votre remarque ne change rien à son analyse. La politique proposée ne permettra pas de relancer la croissance et encore moins de faire baisser le chômage d'autant que les entreprises auront tout loisir d'augmenter le temps de travail jusqu'à 48h par semaine sans heures supplémentaires et finalement ne remplaceront même pas les départs en retraite.
La baisse du revenu disponible et la peur de la précarité réduiront d'autant la consommation.
Réponse de le 29/11/2016 à 14:03 :
Eric vous croyez vraiment que les entreprises vont vous faire travailler jusqu'à 48heures ?
On verra bien. Disons que son programme serait mieux sans hausse des allocs pour les classes moyennes et plus. Mais dire que son programme est destructeur c'est faux !

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