Startups : la French Tech est bien de l'investissement (d'avenir)

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« Bonne nouvelle : le budget consacré à l’attractivité de la French Tech est sanctuarisé » s’est réjoui Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au numérique sur Twitter
« Bonne nouvelle : le budget consacré à l’attractivité de la French Tech est sanctuarisé » s’est réjoui Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au numérique sur Twitter (Crédits : Reuters)
Le gouvernement a validé les 15 millions d’euros promis pour des opérations d’attractivité internationale de l’écosystème de startups français. Un dispositif sera aussi mis en place pour faciliter l’implantation de talents étrangers en France.

La French Tech est soulagée. L'écosystème de startups français s'était inquiété cet été que les 15 millions d'euros promis pour des « opérations d'attractivité internationale » ne soient toujours pas débloqués et soient menacés par les coupes budgétaires. Leur sort a été enfin tranché et l'enveloppe est confirmée. La secrétaire d'Etat au Numérique Axelle Lemaire s'est elle-même félicitée hier de cette « bonne nouvelle » à la sortie du conseil de ministres où elle a présenté ses priorités pour faire de la France « une République numérique » (voir le résumé de sa communication dans le compte-rendu du conseil des ministres).

« Le budget consacré à l'attractivité de la French Tech est sanctuarisé » s'est réjoui la ministre sur Twitter.

La French Tech c'est bien de l'investissement

La ministre a obtenu « l'accord politique. Il ne reste plus qu'à signer la convention, entre la Caisse des Dépôts et le Conseil général à l'investissement (CGI) » explique une source proche du dossier. Le CGI avait des « interrogations » sur ce volet de 15 millions d'euros, perçu par certains comme de la communication, de la publicité : il a fallu lui expliquer que ces opérations de promotion (visite de capitaux-risqueurs américains en France, conférences, stands dans les grands salons mondiaux, etc) n'étaient pas de la publicité mais « constituaient bien un investissement et avaient toute leur place dans le programme des investissements d'avenir » décrypte-t-on à Bercy.

La signature de la convention, qui devrait intervenir fin septembre, début octobre, permettra de donner un nouveau souffle à l'initiative French Tech, lancée il y a près d'un an par la ministre déléguée à l'Economie numérique de l'époque, Fleur Pellerin. Les premières labellisations des métropoles French Tech devraient elles aussi intervenir début octobre.


Un French Tech ticket pour les talents étrangers

Cette convention French Tech couvrira ces 15 millions ainsi que les 200 millions d'euros que Bpifrance investira dans des programmes privés d'« accélération » de startups. Il faudra trouver un financement pour un dispositif baptisé le « French Tech ticket », destiné aux talents étrangers, et qui n'est pas compris dans les 15 millions. Inspiré de programmes existants au Royaume-Uni et au Chili, ce projet de mesure, évoqué en février dernier lors du Conseil stratégique de l'attractivité, devrait comprendre une aide financière de l'ordre de 20.000 à 30.000 euros, une aide logistique à l'installation, un interlocuteur référent chez Bpifrance et l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et la facilitation d'obtention d'un visa (a priori de quatre ans renouvelable).

L'idée est d'attirer des startups étrangères, en priorité américaines, qui viendraient établir une filiale en France afin de se lancer sur le marché européen. Le programme devrait être lancé au début de l'année prochaine et pourrait attribuer à terme une centaine de bourses French Tech par an. Pour les jeunes pousses françaises les plus prometteuses, Bpifrance expérimente depuis mars le « Pass French Tech », une initiative conjointe avec les pôles de compétitivité Cap Digital et Systematic, la DGCIS, Ubifrance, la Coface, l'INPI, qui donne un accès privilégié et personnalisé aux services des institutions soutenant les startups.

Nouveau régime d'actions gratuites

L'ambition de la ministre est de « faire de la France l'usine du monde des ingénieurs », déclare-t-elle dans une interview aux Echos. Axelle Lemaire annonce aussi son souhait de créer « des actions gratuites « d'intrapreneurs » pour attirer les talents lors des embauches dans les petites structures », alors que le régime actuel des actions gratuites est critiqué comme complexe et inopérant (nécessité de payer l'Urssaf pour la patrie patronale dès la distribution notamment). Le périmètre des bons de créateurs d'entreprises (BCE) pourrait aussi être élargi, selon une source bien informée à Bercy. Confirmée à son poste dans le gouvernement Valls II, Axelle Lemaire espère voir son futur projet de loi sur le numérique débattu au Parlement au premier trimestre 2015.

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Commentaires
a écrit le 05/09/2014 à 14:20 :
C'est de l'investissement, sauf dans la langue française, massacrée par ces anglo-maniaques !
a écrit le 05/09/2014 à 13:41 :
On en reparle dans 5 à 10 ans de la French Tech... Très rares sont les investissements de l'Etat en matière de développement économique qui ont portés leurs fruits. Cela profitera toujours à une poignée de chefs d'entreprises intégrés dans les bons réseaux et qui finiront ainsi par capter de l'argent public.
a écrit le 05/09/2014 à 10:57 :
Elle porte bien son nom Delphine
a écrit le 05/09/2014 à 1:32 :
Et nous ? + zéro !
a écrit le 04/09/2014 à 21:53 :
faut etre incense pour creer une boite qui a vocation a se developper dans un pays comme la france!
a écrit le 04/09/2014 à 17:22 :
J'aime beaucoup l'idée de filer 30 KEUR à un étranger pour s'installer alors que quand tu habites déjà en France et que tu crées une entreprise, on ne te donne pas un kopek.
Réponse de le 05/09/2014 à 1:29 :
Toujours les mêmes atteintes à la logique ou au bon sens...
a écrit le 04/09/2014 à 16:14 :
Guignols !!! Le droit du travail en France fait de tout créateur de Start Up un délinquant qui risque la prison !! 48 heures pas semaine maximum (ces fonctionnaires ont déjà mis les pieds dans une vraie start up ???), travail interdit le dimanche, pas plus de 12 heures d'affilée, etc. Totalement incompatible avec une "vraie" start up. Quant aux stocks options, n'en parlons même pas, ça fait des années qu'elles sont mortes. En gros, du blabla de politicien totalement incompétents, de fonctionnaires pour qui le mot "risque" n'est qu'une définition dans un dictionnaire. Pauvre France, gouvernée à la fois pas des socialistes et des fonctionnaires. Arsenic et Mort au rats, difficile d'en réchapper !!!
Réponse de le 04/09/2014 à 17:18 :
48 heures par semaine? C'est faux. Les entreprises de l'informatique sont sous convention collective Syntec. Ce qui signifie que la durée du travail est annualisée: pas plus de 218 jours travaillés par an. Pas de compensation si on travaille le week-end/jours fériés tant que ces 218 jours ne sont pas atteints. Pas de limitation de durée journalière du travail. La seule limite c'est l'obligation de donner au moins 11 heures de repos continu par jour au salarié. En France, on peut travailler dans une start-up 91 heures par semaine sans problème.
a écrit le 04/09/2014 à 16:13 :
French tech oui, mais pas en France pour ensuite se faire plumer par cet état spoliateur. Il vaut mieux construire ailleurs que chez les jaloux de gauche car ils ont le pouvoir. Donc tout le monde dehors ! Ce pays est sans avenir.
a écrit le 04/09/2014 à 15:22 :
Pipeau...pipeau
Qu'on aille dans le mur, bon on ne sera pas les premiers, mais que cela se fasse en klaxonnant, voila qui me gène un peu.

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