Fake news : Google lance son outil de fact-check

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Comme Facebook, Google est accusé de laisser proliférer les fake news depuis l'élection présidentielle américaine.
Comme Facebook, Google est accusé de laisser proliférer les "fake news" depuis l'élection présidentielle américaine. (Crédits : Reuters)
Le moteur de recherche va afficher un label "vérification des faits" dans Google Actualités, sans pour autant, en assumer la responsabilité. Il a établi trois degrés de véracité pour les articles : "vrai", "faux" ou "partiellement vrai".

Chacun y va de sa solution. Alors que Facebook a déployé, jeudi 6 avril, un nouvel outil pour lutter contre les fake news, Google lui a emboîté le pas ce vendredi. Le moteur de recherche le plus utilisé au monde a annoncé, sur son blog, avoir développé un outil de fact-check qui apparaîtra sur Google Search et Google Actualités. A l'instar des réseaux sociaux comme Facebook, la firme de Mountain View est accusée de laisser proliférer les "fake news" depuis l'élection présidentielle américaine.

Dans Google Actualités, un label "vérification des faits" s'affichera prochainement à côté des articles apparaissant comme fiables. Sur les pages de recherche Google, lorsqu'une requête aura été vérifiée par un site Web, une fenêtre s'affichera en-dessous du résultat certifié avec "la déclaration vérifiée, l'auteur de la déclaration, le nom de l'éditeur vérifiant les faits et un résumé de la vérification des faits", liste Google.

Trois degrés de véracité sont établis : "vrai", "faux" ou "partiellement vrai""L'éditeur à l'origine de la vérification des faits doit être une source d'information reconnue (déterminée par un algorithme)", ajoute Google, sans donner de précision. La fonction "fact-check" ne sera, cependant, pas disponible pour toutes les requêtes.

Google lance un outil de fact-check pour lutter contre les fake news

Google ne "cautionne aucune vérification des faits"

Le moteur de recherche collabore avec des sites de fact-checking américains comme PolitiFact et Snopes, sans contrepartie financière, assure un porte-parole. Il devrait ouvrir son système au Washington Post et au New York Times, précise Bloomberg"En théorie, les médias pourront s'en servir pour faire des fact-check entre eux. Ou donner un verdict différent sur la véracité du même article", poursuit le journal. Google justifie : "Nous pensons qu'il est toujours utile pour les gens, de comprendre le degré de consensus autour d'un fait particulier et de disposer d'informations claires sur les sources qui conviennent."

Faire appel à des sites de fact-checking permet à Google de ne pas en assumer la responsabilité. Le géant américain assure d'ailleurs qu'il ne "cautionne aucune vérification des faits". Il dit aussi ne pas améliorer le référencement des publications ayant été certifiées.

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Commentaires
a écrit le 08/04/2017 à 16:15 :
Si ce sont des organismes institutionnels qui vérifient, on sera dans la manipulation habituelle des médias. Par exemple, les Snowden ou Assange seront forcément rayés, alors que leurs infos sont vraies même si elles ne plaisent pas :-)

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