Publicis verse un méga-bonus de 16 millions d'euros à Maurice Levy

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Le président du directoire de l'agence de publicité va recevoir cette année un bonus "différé".

Maurice Levy va recevoir le plus gros chèque de sa vie : près de 16 millions d'euros. C'est le méga-bonus que Publicis versera sous peu au président de son directoire. En effet, le gourou de la publicité bénéficiait depuis 2003 d'une « rémunération différée » : une partie de son salaire variable a été mise de côté pour lui être versée en 2012. Ce bonus était soumis à plusieurs conditions (être toujours chez Publicis à fin 2011, et remplir des objectifs financiers) qui ont toutes été remplies.
Ce super bonus s'ajoutera à la rémunération régulière de Maurice Levy. Celle-ci était composée jusqu'à présent d'un salaire fixe, plus un bonus variable, sans compter des actions et des stock options. Toutefois, à compter de 2012, Maurice Levy a renoncé à son salaire fixe pour ne plus toucher qu'un bonus variable. Mais ce "sacrifice" -sur lequel il a communiqué à l'automne- pourrait ne pas en être vraiment un. 

Un vrai-faux sacrifice

En effet, il pourra paradoxalement toucher plus d'argent dans ce nouveau système: son salaire sera désormais plafonné à 5 millions d'euros par an, alors qu'auparavant le plafond était de « seulement » 3,6 millions d'euros - un plafond qui a d'ailleurs été atteint ces trois dernières années. Précisément, il bénéficiait jusqu'à présent d'un salaire fixe de 900.000 euros, plus d'une partie variable dépendant des performances et plafonnée à 300% du salaire fixe, soit au mieux 2,7 millions d'euros... un maximum qui a été atteint en 2009, 2010 et 2011 -mais en 2009, Maurice Levy avait renoncé à toucher sa partie variable. 

A ce salaire se rajoutent actions et stock options. En 2011, Maurice Levy a ainsi récolté 6,6 millions d'euros supplémentaires en exerçant des stock options. Et en 2010, il s'était vu attribuer pour 2,6 millions d'euros en actions de performance, mais zéro en 2011. A noter enfin que, lors de son départ du groupe, il touchera en outre une indemnité de non concurrence de 5,4 millions d'euros. En revanche, il ne bénéficie pas de « golden parachute »

Selon les statuts de la société, Maurice Levy, qui vient d'avoir 70 ans, peut rester membre du directoire jusqu'à 75 ans, soit jusqu'à début 2017. A l'automne, il a vu son mandat de président du directoire renouvellé pour quatre ans, soit jusqu'à fin 2015. Rappelons qu'il s'était prononcé à l'été 2011 pour une "contribution exceptionnelle des plus riches", mais s'est récemment élevé contre la proposition de François Hollande de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par an.

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