Aides rallongées pour les PME en France

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Le président de la République a annoncé une enveloppe supplémentaire d'un milliard d'euros pour financer des contrats de développement participatifs.

Invité mercredi à inaugurer la première réunion « physique » des 2.000 membres de la communauté Web « Oseo Excellence », Nicolas Sarkozy n'est pas venu les mains vides. Pour que ce réseau d'entreprises - créé en 2010 par les experts de terrain de la banque publique - mais aussi les autres PME aient des perspectives de croissances plus prometteuses, le président de la République a annoncé qu'Oseo serait doté d'une enveloppe supplémentaire substantielle de 1 milliard d'euros pour financer des contrats de développement participatifs permettant d'augmenter leurs fonds propres sans perte de contrôle de l'entreprise. La banque publique Oseo a déjà financé 1.000 contrats de ce type avec le milliard d'euros initialement prévu.

Par ailleurs, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) bénéficiera de 400 millions d'euros supplémentaires pour augmenter ses participations dans les entreprises stratégiques (lire aussi page 26). Le président de la République a également tenu à préciser que le crédit d'impôt recherche (CIR), « un dispositif qui marche », ne sera plus modifié ni pour les PME ni pour les grandes entreprises et ce malgré son coût pour les finances publiques.

Le voeu des entreprises

Reste que les entreprises ont une idée bien précises des mesures qui pourraient les aider à se développer. En effet, interrogées par François Drouin, le président d'Oseo, dans le cadre d'un sondage mensuel, les entreprises expriment leurs voeux et ces derniers se résument en quelques axes. Le premier mis en avant est l'allégement du coût du travail, « gage à la fois d'amélioration de la compétitivité, notamment à l'international, et de plus grande stabilité des emplois en période de transition », mais aussi des contraintes administratives. Sur ce point Nicolas Sarkozy a annoncé que le nombre de déclarations pour réaliser une embauche serait bientôt divisé par 4. Un allégement de l'impôt sur les sociétés sur les résultats reportés, est aussi réclamé pour renforcer les fonds propres, et donc faciliter le financement de la recherche, de l'export et du développement.

Les patrons questionnés veulent également plus de simplicité dans les dispositifs d'aides diverses, à l?export, à l'investissement, à l'emploi. Sur ce thème, il suggèrent notamment une simplification du bulletin de paie qui pourrait se résumer à 5 lignes, et ne plus distinguer les charges patronales des charges salariales.

Enfin, la dernière revendication porte sur la stabilité des règlements, législations, et autres dispositions fiscales ce qui redonnerait confiance dans les mesures annoncées.

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