La Banque de France parie sur un timide retour de la croissance

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Au regard de la conjoncture dans l'industrie et les services, la banque centrale vise une croissance de 0,1% au premier trimestre.

Morosité quand tu nous tiens. Selon la première estimation de la Banque de France dévoilée ce vendredi, la croissance française sera de 0,1% au premier trimestre. Semblable à celle de l'Insee, cette prévision repose sur la situation conjoncturelle de l'industrie et des services. Cinq points en dessous de sa moyenne de longue période, le climat des affaires reste désespérément glacial. Une situation guère brillante, marquée par la perte de vitesse de la zone euro qui a vu son PIB reculer de 0,4% en 2012.

« La production industrielle recule en janvier, après un léger ressaut observé en fin d'année. La construction automobile réduit ses cadences, comme plusieurs autres secteurs industriels. Le taux d'utilisation des capacités de production baisse », observe la Banque de France. Estimé à 75,2%, celui-ci touche un point bas depuis mars 2012.

Le niveau élevé de l'euro pose problème

« Les livraisons se sont ralenties. Elles s'étaient significativement développées en décembre pour rattraper les retards pris durant les mois précédents. Malgré l'assez bonne tenue des commandes de l'étranger, les prises d'ordres se sont globalement réduites et les carnets de commandes se sont resserrés », poursuit la banque centrale présidée par Christian Noyer. Point positif, l'institution table sur une légère progression de l'activité en février. Reste à savoir si cette prévision sera longtemps valable au regard du niveau actuel de l'euro.

Cet état des lieux ne surprend pas. La dernière enquête PMI de la société Markit faisait déjà état de la dégradation de l'activité dans l'industrie. Dans les services, l'heure n'est pas non plus à l'euphorie. « L'activité marque légèrement le pas ; le travail temporaire, l'hébergement - restauration et les activités de services aux ménages se sont repliés. Les effectifs se sont légèrement érodés », observe la banque centrale. Comme dans l'industrie, une reprise de l'activité est attendue en février.
 

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Commentaires
a écrit le 09/02/2013 à 6:57 :
Ben voyons
a écrit le 08/02/2013 à 23:12 :
La banque de France ou l'INSEE sont dirigés par des gens qui sont au service du gouvernement en place, un seul mot d'ordre: les chiffres doivent êtres positifs.
Réponse de le 09/02/2013 à 13:52 :
Alors la banque de France a désobéi au gouvernement pour ses prévisions publiques de croissance pour le troisième trimestre 2012...
a écrit le 08/02/2013 à 16:30 :
L'euro fort nous pénalise mais l'Allemagne ,les Pays Bas avec la même monnaie sont excédentaires!! Un euro faible et la facture énergétique explosera pénalisant les exportations ...le problème est ailleurs
Réponse de le 09/02/2013 à 1:08 :
Je ne vois pas ce que change la facture énergétique pour les exportations.
Si il faut 15 dollars de petrole pour fabriquer un pneu dans la zone euro, si l'euro baisse, le pneu sera plus cher dans la zone euro. Mais vu des usa, le pneu n'aura toujours que 15 dollars de facture energétique.
a écrit le 08/02/2013 à 16:08 :
Comme il suffit de défoncer une route et de la reconstruire ou bien augmenter une dépense publique pour créer du PIB, il est facile de faire varier le PIB, donc la croissance, d'un pou-ième de % dans un sens ou dans l'autre.
Aux journalistes de La Tribune, pourriez-vous SVP communiquer sur le PIB marchand et non marchand afin de donner une vraie info à vos lecteurs ? Merci d'avance.
a écrit le 08/02/2013 à 15:54 :
J'ai une brillante idée !
Une nouvelle TAXE !
a écrit le 08/02/2013 à 15:52 :
Nous devons toujours attendre la déclaration officielle de l'INSEE (et non PAS de la bdf) que la France est en RECESSION! Puis, après, techniquement j'ignore si un trimestre de "croissance" à + 0.1% (le chiffre le plus bas supérieur à 0, pour nos experts) suffit pour déclarer qu'il y a une sortie de la récession, car il en faut 2 trimestre pour y rentrer. RDV le 14 février pour enfin avoir l'estimation de l'INSEEdu recul du PIB du 4 eme trimestre en France,( et donc du 2eme trimestre de suite) après une longue, longue attente. Nous pouvons également faire confiance que ce chiffre estimé du 14/02 sera réviser à la baisse par l'INSEE courant 2013. En dehors de cela, la bdf ne semble plus se soucier de sa crédibilité, car les autres indicateurs économiques sont tellement mauvais, qu'une telle prévision de +0.1 % ne peut que se baser sur un retour de la croissance de l'endettement de l'état qui ne tiendra pas ses engagements européens au niveau du déficit budgétaire 2013 : 3 % du PIB.
Réponse de le 08/02/2013 à 23:23 :
Au troisième trimestre 2012, la croissance a été de +0.1%, donc une croissance négative au quatrième trimestre n'entrainera pas de récession (au sens de deux trimestres consécutifs de recul du pib).
La seule chose dont on peut être sur (même si l'insee trouvera toujours le moyen de dire le contraire), c'est que notre pouvoir d'achat baisse .
Réponse de le 09/02/2013 à 13:48 :
non, vous avez raté le moment crucial; la révision du chiffre: PIB 3eme trimestre estimé à +0,2 % (comme le PIB allemand, pas de révision de chiffre outre-rhin et -0,5 % au 4eme trimestre) et corrigé à -0,1 %; les révisions à la baisse sont systématique comme je le répète déjà depuis un moment (et avant cette nouvelle révision); mais là, c'était une révision de 0,3 % à la baisse, rare que cela arrive; la stratégie est claire; il faut absolument éviter "la récession" même si nous pouvons maintenant en être sûr que la France est rentrer en récession; le 14/02 février les chiffres du 4eme trimestre seront publié; dans tous les cas, et comme toujours il seront révisées à la baisse; Passionnant de voir, dans une semaine, comment la récession sera évitée (virtuellement et provisoirement)
a écrit le 08/02/2013 à 15:27 :
Je propose une solution pour l'Euro : qu'il y ait un taux de change bas pour les exportations et un autre haut pour les importations ! (n'oubliez pas de m'envoyer le prix Nobel par la poste)
Réponse de le 08/02/2013 à 16:50 :
@ solution : pas mal; mais j'en une meilleure: Revenons au francs, librement pour ceux qui le veulent et gardons l'euro pour ceux qui le veulent, les 2 monnaies seraient les monnaies officielles de la France; avec le francs nous exporteront alors et avec l'euro nous importerons; Alors là, le Nobel, c'est pour moi? Non? Il y a un problème? Le retour au francs, mes chers compatriotes, c'est ça le problème? hein?
Réponse de le 08/02/2013 à 18:52 :
Probablement un Euro vaudra 30 francs.
a écrit le 08/02/2013 à 15:26 :
De doux rêveurs ces fonctionnaires de la Banque de Quoi déjà!!!!!!!!!!!
Ils sont dans une bulle, peut être prête à exploser...........
Réponse de le 10/04/2015 à 23:03 :
tant que nos politiques (droites et gauche) ne comprendront pas que la confiance et donc l'investissement ne se décrètent pas, la France continuera a aller dans le mur. Sans airbags.
a écrit le 08/02/2013 à 13:58 :
Un coup il y à une timide relance économique et le lendemain une catastrophe, c'est comment se faire passer pour un abruti avec ce gouvernement
a écrit le 08/02/2013 à 12:56 :
Ils ne manquent pas d'humour à la Banque de France!
a écrit le 08/02/2013 à 12:04 :
le secret d'une bonne politique de redressement : envoyer du positif, plein de positif ! Tous les indicateurs sont catastrophiques,Michel Rocard lance un cri d'alarme ("il y a le feu, la crise va s'aggraver") ? Pas grave : note Banque de France nous balance sans sourciller une prévision de croissance absurde apte à nous remonter le moral. Si avec cela, vous partez pas au ski le coeur léger, c'est à ne plus rien comprendre !
Réponse de le 08/02/2013 à 13:04 :
Il faut se réveiller coco , la fin du monde n' aura pas lieu .....
Réponse de le 08/02/2013 à 13:28 :
vous voyez : ça marche !!
Réponse de le 08/02/2013 à 14:08 :
Ils ont du demander à moscovici ce qu'il fallait raconter...

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