Investissement : Hollande peut-il convaincre les entreprises ?

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Investissez, il en restera toujours quelque chose !
Investissez, il en restera toujours quelque chose ! (Crédits : reuters.com)
Lors des Assises du financement de l'investissement et de l'innovation, le président de la République a fait quelques annonces et ouvert plusieurs chantiers. L'investissement a reculé au premier semestre.

Quelques annonces et quelques chantiers ? Lors de son discours de clôture des assises du financement de l'investissement et de l'innovation, François Hollande a plutôt joué la carte de la modération. Certes, quelques annonces ont été faites par le président de la République pour relancer le secteur de la construction. Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et l'Etat débloqueront bientôt une enveloppe de 1,9 milliard d'euros provenant de cessions de participations pour permettre la construction de 25.000 logements intermédiaires sur cinq ans " dans les zones tendues ", a précisé le chef de l'Etat. Une mesure qui avait déjà été présentée par Manuel Valls, le Premier ministre à la fin du mois d'août. Autre mesure annoncée par le président de la République, la mise en place prochaine par Bpifrance d'un fonds de garantie des crédits de trésorerie pour 10.000 très petites entreprises (TPE). Il portera sur des crédits allant jusqu'à 50.000 euros.

La titrisation des prêts à l'étude

En revanche, les chefs d'entreprises qui attendaient un coup de pouce spectaculaire à l'investissement après le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et les allègements de cotisations contenues dans le pacte de responsabilité en ont été pour leurs frais ! Plusieurs chantiers ont été ouverts pour orienter davantage l'épargne des Français vers les entreprises et pour développer de nouveaux outils de financement tels que la création de bourses locales. Il a également évoqué évoqué le projet de la banque publique d'investissement Bpifrance d'expérimenter la titrisation de crédits accordés à des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) afin d'inciter les banques à leur prêter davantage. Concrètement, ce mécanisme permet de fractionner des créances bancaires et de les revendre à d'autres investisseurs, en l'occurrence des assureurs, les faisant ainsi sortir du bilan de la banque qui a consenti le prêt.

L'investissement est en berne

Après avoir cédé 0,6% en 2013, l'investissement des entreprises devait augmenter de 4% cette année. C'est en tout cas ce que prévoyaient les chefs d'entreprises en début d'année. C'était avant que la conjoncture se dégrade et calme leurs ardeurs, douchant du même coup les espoirs du gouvernement d'une reprise progressive de l'activité. Résultat, l'investissement des entreprises a reculé, de 0,7% au premier trimestre et de 0,8% au second.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 12:22 :
Non il est totalement discrédité!!!
a écrit le 16/09/2014 à 10:34 :
SEUL LINVESTISEMENTDANS LE MODERMISE PEUT SAUVE LES ENTREPRISES. L INFORMATIC ET LA ROBOTIQUE NA PAS ENCORE PENETREZ DANS TOUTES LES ENTRPRISES CEUX QUI LE FONT SONT CONTANT DES RESULTAS ? LE PATRONNAT ET FRILEUX ET ARRIERE SEUL LES AUDACIEUX S EN SORTIRONT .CAR LE MONDIALIME NE LEUR FERAS PAS DE CADEAUX???
a écrit le 16/09/2014 à 9:21 :
L'avenir proche est bouché économiquement et politiquement.
En effet, l'Europe va devoir subir le resserrement monétaire Américain qui donne le la dans le monde (le découplage n'existera pas malgré la BCE).
Et localement, le socialisme Français encore à connotations marxistes dont le seul objectif est la redistribution des richesses est loin de faire rêver les entreprises avec lesquelles ce gouvernement n'accepte que de pactiser (...comme on pactise avec le diable).
a écrit le 16/09/2014 à 8:47 :
La confiance ne se décrète pas et l'investissement est le résultat!
a écrit le 16/09/2014 à 3:33 :
Hollande voit les entreprises comme un outil pour servir sa carrière momentanément. C'est un fonctionnaire socialiste, il a vécu de réunions, de discours, d'idéologie. Il méprise les hommes d'entreprises, pour lui, ce sont des gens cupides, des exploiteurs qui n'ont pour utilité que celle de servir de base taxable. Combien de Français voient les choses comme lui? Ce pays sombrera pour ça.
a écrit le 16/09/2014 à 0:21 :
Les entreprises investissent si le marché le permet et si le fric est au rendez - vous ( ... )
a écrit le 15/09/2014 à 21:25 :
dans le deuxième semestre de 2013 ,un économiste, classé conservateur avait fait un papier sur le sujet ,peut-on faire confiance aux entreprises pour prendre le relai des mesures en faveur des entreprises ,prises par les différents gouvernements? la réponse était non ,car il estimait ,les entreprises conservatrices ,ayant une aversion aux risques ,surcapitalisées ,pensant à la transmission et non au développement .
Réponse de le 16/09/2014 à 8:59 :
je ne sais pas ou vous avez lu que les entreprises francaises sont surcapitalisees! vous allez nous dire que c'est les plus rentables de la planete aussi?...... il se trouve que c'est juste... le contraire, pas de rentabilite, et pas de fonds propres, avec le cercle vicieux bien enclenche... pour la transmission, on n'a pas non plus les memes retours... maintenant pour le developpement, ok !!! personne ne veut developper son entreprise et prendre des risque pour se faire insulter
Réponse de le 16/09/2014 à 10:56 :
@churchil .voir le point fr du 15 07 2013 "l'éco sans tabou par M.Patrick Artus
a écrit le 15/09/2014 à 20:46 :
La France, elle m'a laissé tombé.
a écrit le 15/09/2014 à 20:34 :
Non, car le discours de ce pouvoir est totalement circonstanciel. IL ne s'intéresse pas aux entreprises, mais à sa survie politique qui passe par un relâchement momentané du corset socialiste qui étouffe la France.
Réponse de le 15/09/2014 à 20:51 :
L'impôt est encore essentiellement organisé par idéologie et pas par pragmatisme. Pour relancer l'investissement il faut que celui qui puisse investir ait l'impression qu'il va faire une bonne affaire. Aujourd'hui tout est tellement lourd à gérer qu'on a inversé le mouvement, on investi si on ne peut plus faire autrement, c'est l'investissement à reculons, ca ne marche pas.
a écrit le 15/09/2014 à 20:08 :
Vous en connaissez, vous, des entreprises qui vont investir en pleine crise économique mondiale alors qu'elles n'ont plus de clients..?? Moi, pas.
Réponse de le 15/09/2014 à 20:56 :
C'est le moment d'y aller pour celui qui a du cash et un peu de visibilité. Il y en a encore... mais le probleme n'est pas là, c'est tout le reste autour qui est à réformer, on est englué dans des réglements et un code du travail qui freine les élans, pas qui les encourage, ce qui est vraiment stupide.
a écrit le 15/09/2014 à 19:17 :
A part Sapin, je ne vois qui il peut convaincre.
Réponse de le 16/09/2014 à 2:20 :
genial !!!!!
a écrit le 15/09/2014 à 19:10 :
discutez avec des entreprises... des petites, des moyennes, des multinationales.... vous aurez vite la reponse a votre question! le 4% d'investissement, faudra arreter de rever... l'heure est au desinvestissement massif, sauf renouvellement indispensable, le temps de reduire la voilure sur le long terme
Réponse de le 15/09/2014 à 21:38 :
il ne fallait pas commencer le quinquennat en insultant les chefs d'entreprise. Il ne fallait pas faire le surplus d'ISF en arrivant. Il ne fallait pas créer la taxe à 75%. Il ne fallait pas déclarer que la finance était l'ennemi. Il ne fallait pas MENTIR
Réponse de le 15/09/2014 à 23:19 :
Vous avez parfaitement raison! Par idéologie ils ont détruit le pays. Il fallait faire immédiatement l'inverse: donner un élan, réduire les taxations au lieu d'étouffer...
Réponse de le 16/09/2014 à 8:56 :
fallait pas coller une taxe additionnelle a l'IS, fallait pas sortir une loi florange inapplicable, fallait pas insulter mittal et taylor, fallait pas expliquer qu'il faut faire des investissements pas rentables pour que l'etat puisse coller des taxes pour financer ses gabegies, etc.... et la liste est longue comme un mois sans pain

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