CDD plus long, CDI dépendant de la croissance : ce que propose la CGPME

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Stabiliser le chômage exigerait a minima la création de 100.000 emplois par an, selon la CGPME.
Stabiliser le chômage exigerait a minima la création de 100.000 emplois par an, selon la CGPME. (Crédits : reuters.com)
À l'instar du Medef, la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises annonce ses propres propositions pour maintenir les emplois et inciter à la création de postes.

La CGPME a anticipé la présentation officielle des propositions du Medef pour créer un millions d'emplois, prévues pour mercredi 24 septembre. Selon la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises, "stabiliser le chômage exigerait a minima la création de 100.000 emplois par an". L'organisation a ainsi annoncé, mardi 23 septembre, dix mesures pour maintenir les emplois et pousser les entreprises à en créer. Revue de détail.

Comment la CGPME veut pousser les entreprises à créer des emplois

  • La viabilité d'un CDI liée à l'activité économique de la France

"Le contrat de croissance". Tel est le nom que la CGPME veut donner à un nouveau type de contrat de travail qu'elle propose. il s'agit d'un CDI remanié. Ce dernier "serait basé sur des objectifs collectifs liés à des indicateurs économiques annuels prédéterminés, de maintien ou de progression de l'activité économique de l'entreprise".

Si les objectifs ne sont pas atteint "au bout de trois ans par exemple", cela "motiverait la
rupture éventuelle du contrat de travail des personnes embauchées dans le cadre de ce dispositif".

  •  Exonérer les TPE qui créent des emplois de charges

Pour tout nouvel emploi créé dans les TPE, concernant un jeune ou un senior, l'organisation veut remettre "en vigueur le dispositif d'exonération de charges". Cette mesure supprimée en juin 2010. a permis de créer au total "1 million d'emplois", selon la confédération.

  • Un CDI à la fin de la formation en apprentissage

La CGPME évoque la création d'un mécanisme pour que l'employeur garantisse au jeune apprenti un CDI dès la signature du contrat. Une mesure pour garder des travailleurs qui, en cours de formation, risquent de rejoindre "une grande entreprise offrant des conditions sociales et salariales plus attractives"

  •  Des mesures pour réduire le nombre d'emplois non pourvus

Première proposition dans ce sens: une prime forfaitaire de 1.200 euros serait versée aux salariés, à la fin de la période d'essai, "pour toute reprise d'un emploi en CDI ayant fait l'objet d'une offre régulièrement déposée à Pôle Emploi depuis plus d'un an".

Seconde proposition: "adapter les formations à long terme par une véritable perspective d'évolution des métiers". Concrètement, la CGPME veut permettre aux organismes paritaires collecteurs agréés, "susceptibles de détenir des offres d'emplois, de prescrire des préparations opérationnelles à l'Emploi à des demandeurs d'emplois sélectionnés par Pôle Emploi".

La CGPME rappelle que "selon Pôle Emploi, plus de 250.000 postes ont été proposés pendant plus d'un an sans être pourvus".

Comment la CGPME espère maintenir l'emploi

  • Une durée des CDD maximale allongée

Selon la confédération, certaines entreprises peuvent être réticentes à transformer des CDD en CDI, à cause d'un manque "de visibilité pour l'année 2014". La CGPME souhaite porter la durée maximale du CDD (renouvellement compris) en cours au 1er septembre à 30 mois, contre 18 mois aujourd'hui, excepté les cas particuliers.

  • Accroître l'importance de l'intérim

Autre proposition: la fin du principe de limitation des missions d'intérims pour les seniors, en particulier les chômeurs de longue durée. Pour ces personnes "l'intérim est, l'aboutissement d'un long combat pour retrouver une activité salariée et reprendre pied dans le monde de l'entreprise", selon l'organisation.

Pour les jeunes, elle propose la suppression "du délai de carence pour les missions
d'intérim d'une durée supérieure à 15 jours" et la conservation d'"une durée maximale
d'enchainement des contrats de travail temporaire".

  • Crédit  à taux zéro pour les personnes "en mobilité professionnelle"

L'organisation milite également pour l'instauration "d'un crédit relais à taux zéro" sans "pénalité e remboursement anticipé" à destination des personnes qui se voient proposer un emploi loin de leur domicile actuel.la mesure leur permettrait, selon la CGPME, de remédier aux problèmes de logement. Elle avance "le cas fréquent chez les demandeurs d'emplois ou victime d'un plan social".

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Commentaires
a écrit le 24/09/2014 à 15:18 :
Je ne sais pas si les petits patrons réalisent bien la situation, mais ils sont en train de se faire bouffer par les grands. Et ce n'est pas en mettant encore plus d'incertitudes sur les salariés que le CA va augmenter : il n'y aura bientôt plus de clients !!
a écrit le 24/09/2014 à 9:35 :
Enfin! Il était tant que la CGPME se réveille : Il faut bouter le MEDEF et sa provocation hors de France.
Dans une économie de marché, si les emploi ne sont pas pourvu, c'est que les salaires ne sont pas assez hauts. Il faut savoir jouer le jeux, et 1200€ c'est bien, mais peut-être un salaire plus haut, c'est mieux.
Réponse de le 24/09/2014 à 15:16 :
"Dans une économie de marché" Pardon..?? Dans une économie de marché, moins les salariés sont payés, plus les patrons et actionnaires touchent. Faut vous réveiller, là...
a écrit le 24/09/2014 à 9:35 :
Vos commentaires négatif concernent les grandes entreprises surtout.
on parle de petite et moyenne entreprise qui ont peur de signer un CDI pour une nouvelle embauche car il n'ont aucune visibilité economique a moyen terme.
et le gros problèmes du CDI est qu'il coute très cher a défaire.
(ce qui en soit est trés bien pour protéger les salariés d'une grande entreprise avec actionnaires mais est un gros frein a l'embauche pour les PME/TPE)
Fléxibilisons le code du travail en protegeant les salariés progressivement en fontion de la taille des entreprises.
a écrit le 24/09/2014 à 6:56 :
Vive la France des entrepreneurs, des vrais...!
Assez des provocateurs, des fils à papa, (Gattaz, Bouygues et consors...).
Vive le progrès dans tous les domaines dont le social, sortez tous les apprentis esclavagistes, ...
Un salarié qui veut vire avec son temps !
a écrit le 24/09/2014 à 5:00 :
La précarité, c'est l'avenir de la France. Les employeurs s'y emploient.
a écrit le 24/09/2014 à 2:01 :
et si les entreprises ne veulent plus investir. Que l'état prenne leur place, nous avons perdu des métiers que l'Allemagne continue elle à développer dans l'électroménager (SIEMENS, BOSCH...) et l'outillage (AEG, SPLIT, BOSCH...). Ces métiers existaient en France, recréons les. Fagor Brandt renaît, soutenez les en achetant les produits français.
a écrit le 24/09/2014 à 0:08 :
Il y a 3 points qui permettraient de relancer l’embauche, sans que cela coute LE MOINDRE CENTIME à l’état :
- Réévaluation des seuils sociaux ( qui bloquent les embauches…)
- Création d’un nouveau CDI, dont la rupture, par le salarié comme par l’employeur, n’aurait pas à être motivée (comme la rupture conventionnelle actuelle). En contrepartie, l’employeur verserait une prime de départ au salarié correspondant par exemple à 10% du cumul des salaires nets (ainsi, 1mois de salaire pour 10 mois d’ancienneté ; 1 an de salaire pour 10 ans d’ancienneté !)
- Simplification du code du travail par :
+ d’une part, la réécriture du code du travail francais, à partir d’une base simple telle que le code du travail suisse, ou le code du travail autrichien (pays au taux de chômage exemplaire !)
+ d’autre part, le non cumul du code du travail et de la convention collective : lorsqu’elle existe, cette dernière doit annuler et remplacer le code du travail, charge aux partenaires sociaux d’inclure les droits prévus par le code du travail… à défaut, ils ne s’appliqueront pas pour la branche concernée (car si les partenaires sociaux ne sont pas capables de tenir compte du code du travail pour passer leurs accords dans la rédaction de la convention collective, ce n’est ni à l’employeur ni au salarié de mieux savoir en tenir compte !!!

Ces 3 points cumulés permettraient une relance des embauches : ça ne coute rien d’essayer…on tente ?
Réponse de le 24/09/2014 à 5:24 :
Cela ne suffira pas à relancer l'embauche car pour stimuler l'activité il faut du capital mobile, or la bulle immobilière pénalise durement la consommation de ménages de plus en plus pauvres (célibataire, couple séparé ou divorcé).

De plus, remplacer le code du travail par les conventions collectives est une aberration menant directement à la précarité des travailleurs et à la régression sociale.
Réponse de le 24/09/2014 à 9:44 :
l'encadrement des loyers améliorera la mobiliter des salarié mobile en rendant du pouvoir d'achat aux ménages.
Il faut se faire a l'idée que le temps est révolu pour un salarié de rester dans la méme entreprise toute sa vie malheuresement.
a écrit le 23/09/2014 à 20:47 :
toujours pareil, ils nous donnent des leçons mais ne donnent jamais l'exemple, c'est comme les politiques
Réponse de le 23/09/2014 à 23:21 :
Ils vous le donnent l'exemple en créant des entreprises et des emplois : et vous en avez-vous déjà créés !?
Réponse de le 23/09/2014 à 23:35 :
Donnez l'exemple : créez des emplois ! Mettez vous à votre compte ! Non?...finalement vous seriez comme les politiques et les entrepreneurs alors ? Juste bon pour donner des leçons ? Seriez vous un de ces syndicalistes qui critiquent et ne s'implique pas ? ...non : je n'ose y croire !!!
Réponse de le 24/09/2014 à 19:37 :
pauvre ami ola, vous ne comprenez rien à l'entreprise.
a écrit le 23/09/2014 à 19:46 :
Pas mal passé de 18 mois a 30 mois encore une arnaque de plus
a écrit le 23/09/2014 à 19:45 :
Pas mal passé de 18 mois a 30 mois encore une arnaque de plus
a écrit le 23/09/2014 à 19:36 :
Faut pas rêver un CDI ne protège pas quand l'amour propre d'une direction préfère torpiller une chaine d'information plutôt que d'étudier la proposition de reprise par un trio comme B.N.P. (Bergé, Niel et Pigasse)
Réponse de le 23/09/2014 à 23:27 :
Beaucoup d 'usines à gaz supplémentaires sans qu'on sache très bien qui a à y gagner. ..A quand le contrat de travail unique type simple si possible ???
a écrit le 23/09/2014 à 19:33 :
Pourquoi proposent ils cela? C'est déjà ce qu'ils font et voir même actuellement ils font même bien pire avec l’intérim sur 1 a 3 jours... Et ils ne sont pas prêt de changer.

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