Ouattara a libéré... le cacao ivoirien

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Son rival hors jeu, Alassane Ouattara, a annoncé la reprise des exportations de cacao qui avaient été stoppées pour sanctionner le président sortant Laurent Gbagbo. D'importants stocks se sont accumulés. Mais quelques obstacles empêchent encore un retour à la normale.

Dès vendredi dernier et avant même l'arrestation de Laurent Gbagbo lundi, l'Union européenne a, à la demande du président Alassane Ouattara, levé ses sanctions sur les ports ivoiriens. Ce mercredi, le chef d'Etat ivoirien reconnu par la communauté internationale a annoncé que la reprise des exportations de cacao était "immédiate". En outre, l'un de ses porte-parole, a déclaré à Reuters que "les activités portuaires vont reprendre cette semaine et nous nous attendons à ce que les premiers bateaux arrivent la semaine prochaine".

Cette interdiction, imposée par Ouattara en personne en janvier dernier et combinée à des sanctions de l'Union européenne, a pratiquement provoqué une paralysie de ce secteur agricole. Ainsi, quelques 500.000 tonnes de fèves brunes, d'après les estimations des négociants, se sont accumulées dans les ports ivoiriens d'Abidjan et de San Pedro.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d'Ivoire fournit 35% de l'offre mondiale. L'interruption des exportations avaient donc fait flamber les prix sur le marché à terme pour atteindre début mars un plus haut à 2.323 livres sterling la tonne (2.609 euros) avant de redescendre depuis sous les 2.000 livres (Liffe à Londres) les opérateurs anticipant la victoire du camp Ouattara et l'afflux sur le marché des importants stocks ivoiriens.

Mais avant que les exportations ne redémarre complètement, quelques nuages persistent, à commencer par l'insécurité encore prégnante dans le pays. De même que le système bancaire local encore paralysé.

En 2010-2011, L'Organisation internationale du cacao (ICCO) mise sur une récolte de 1.320 tonnes, en hausse de 7% sur un an, grâce à une météo exceptionnellement favorable. En ce qui concerne la consommation, l'ICCO estime qu'elle devrait augmenter de 2,8%. Pourtant, un surplus de production est attendu à l'échelle mondiale.

 

 

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