Ruée vers l'Ouest

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Une nouvelle fusion géante dans le secteur de la banque vient d'être annoncée aux Etats-Unis, celle de Wachovia et de la bien nommée Golden West.

Go West! Aux Etats-Unis, la Californie, et de manière générale tous les Etats de la côte Ouest, font plus que jamais figure d'Eldorado. La fusion annoncée lundi entre Wachovia et Golden West, pour 25 milliards de dollars, ne fait que confirmer cette tendance de fond. Cette région ouverte sur le Pacifique et l'Asie se caractérise par une double croissance, à la fois démographique et économique. Les deux étant bien évidemment étroitement liées.

L'Ouest américain, un siècle et demi après la ruée vers l'or, attire donc toujours massivement les émigrants et les entreprises, y compris financières. Un phénomène qui n'a pas échappé à BNP Paribas, la seule banque française à avoir pris pied sur le marché de la banque de détail aux Etats-Unis. A partir de Bank West, acquise il y a une vingtaine d'années, la banque dirigée par Baudouin Prot a peu a peu tissé un réseau qui court de la côte Pacifique aux Rocheuses, à coup d'acquisitions "ciblées" d'environ 1 milliard de dollars à chaque fois. Et l'ensemble a désormais atteint une taille respectable, tout en restant loin des géants qui continuent de se fortifier au pays de l'Oncle Sam.

Avec plus de 8.000 établissement, le secteur bancaire américain est en effet entré dans une phase de consolidation. Cela passe par des méga-fusions mais aussi par de multiples opérations de taille moyenne qui passent inaperçues ou presque de ce côté-ci de l'Atlantique.

En prenant le contrôle de Golden West, Wachovia parfait la couverture géographique de son marché domestique et complète son portefeuille d'activités. Notamment dans le domaine de l'immobilier qui continue de tirer le secteur bancaire nord-américain malgré la hausse des taux d'intérêt qui fait redouter un ralentissement de cette activité.

Surtout, cette acquisition permet à Wachovia de consolider sa position avec une capitalisation qui dépasse désormais nettement les 100 milliards de dollars. Cette taille lui permet de se mettre à l'abri d'éventuels prédateurs. Il ne reste désormais plus qu'une seule grande banque indépendante dans la région, Wells Fargo. Rien d'étonnant à ce qu'elle fasse désormais de plus en plus figure de cible potentielle.

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