Tiscali serait en négociations avancées pour vendre sa filiale allemande

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Le fournisseur d'accès à Internet discute de la cession de sa filiale allemande, selon l'agence Reuters. La banque suisse UBS aurait été engagée pour mener l'opération. Tiscali ne fait pas de commentaires.

Le fournisseur d'accès à Internet Tiscali serait en discussions avancées pour céder sa filiale allemande. L'annonce de cette éventualité a fait monter le titre de 1,4% à 2,35 euros à l'ouverture des marchés à la Bourse de Milan. Mais le titre Tiscali a clôturé en baisse de 0,24% à 2,31 euros. Selon des sources proches du dossier interrogées par l'agence de presse Reuters, Tiscali aurait engagé la banque suisse UBS pour procéder à cette cession d'actif. Les acquéreurs potentiels sélectionnés seraient des entreprises et non pas comme on l'a vu dans de nombreuses opérations ces derniers temps, des fonds d'investissement. Les offres définitives seraient attendues sous peu. L'opération est donc en bonne voie.

Tiscali ne fait pour l'heure aucun commentaire sur ces informations. Sa filiale allemande pèse peu dans ses résultats et n'est donc plus stratégique. Le chiffre d'affaires de Tiscali outre-Rhin était de 89 millions d'euros en 2005, ce qui représente 12% du chiffre d'affaires total du groupe, tandis que l'excédent brut d'exploitation de la société en Allemagne atteignait l'an dernier 4 millions d'euros, soit à peine 3% de l'ensemble. Par ailleurs, fin 2005, Tiscali n'avait que 215.000 abonnés à Internet haut débit outre-Rhin, soit seulement 2% du marché. Au vu de ces faibles performances, Tiscali souhaiterait donc quitter l'Allemagne. Selon des analystes de Citigroup, Tiscali pourrait également se retirer des Pays-Bas, une autre zone géographique peu porteuse où il ne possède que 7% du marché Internet haut débit, soit 250.000 abonnés. Côté chiffre d'affaires, les Pays-Bas ne génèrent que 14% du chiffre d'affaires du groupe avec 109 millions d'euros en 2005.

En abandonnant ses bases en Allemagne et aux Pays-Bas, Tiscali se concentrerait donc sur son marché d'origine, l'Italie, et sur un marché à fort potentiel, la Grande-Bretagne. Tiscali UK détient une part de marché de 10%. La filiale a contribué à 44% du chiffre d'affaires de Tiscali en 2005 et à près de la moitié de son excédent brut d'exploitation. Dans cette logique, Tiscali a renforcé ses positions outre-Manche. Il a annoncé samedi la fusion de sa division britannique avec la société non cotée Video Networks International. Cette société qui propose des services de télévision, de téléphonie et d'Internet haut débit sous la marque Home Choice va lui permettre d'étoffer sa palette de services proposés aux internautes. De quoi être plus attractif pour ses clients. En échange, Video Networks International va prendre une participation de 11,5% dans le capital de la filiale de Tiscali en Grande-Bretagne.

Tiscali suivrait ainsi la stratégie de son concurrent AOL qui fait le ménage et veut se séparer de ses divisions Internet en Allemagne, France et Grande-Bretagne. Dans l'Hexagone, AOL a annoncé le 2 août dernier qu'il avait engagé des négociations exclusives avec l'opérateur de télécoms Neuf Cegetel pour la cession de sa branche française. Outre-Manche, AOL discute notamment avec BSkyB et Orange, la filiale de France Télécom. Enfin, en Allemagne, les Néerlandais Versatel et KPN et les Allemands freenet.de et United Internet lorgnent sur la filiale du groupe américain. Selon Reuters, ces mêmes groupes pourraient également s'intéresser à la branche de Tiscali outre-Rhin. Le marché de l'accès Internet en Allemagne est donc en passe de changer de visage dans les prochains mois.

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