1000Mercis organise la rencontre entre internaute et annonceur

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La société, née pendant la bulle Internet, fait bientôt ses premiers pas en Bourse. Surfant sur le taux de croissance exponentiel de la publicité sur Internet, elle rêve maintenant de développement international.

Réaliser - grâce à Internet - le rêve du marketing, qui n'est rien d'autre que de percer à jour les désirs de l'individu, tel est le pari de 1000Mercis, qui s'introduit le 8 février prochain sur Alternext. 1000Mercis a été créé en 2000 sur l'idée qu'Internet constituait "une véritable rupture en termes de marketing", selon sa PDG, Yseulys Costes. "Internet permet une industrialisation des procédures entre acheteurs et vendeurs", ajoute-t-elle. Autrement dit, pour la première fois, grâce à ce nouveau média, l'annonceur peut toucher du doigt le consommateur, le suivre à la trace, anticiper et s'organiser pour répondre à ses désirs.

Pas étonnant dans ces conditions que la publicité sur Internet enregistre des records, d'autant que sur le Web, l'impact économique d'une opération marketing se mesure très finement. Selon Credit Suisse First Boston, les investissements en ligne devraient croître de 32% en 2006 pour dépasser les 16 milliards de dollars. Sur ce créneau, 1000Mercis s'est spécialisé dans la publicité interactive (47% d'un chiffre d'affaires 2005 de 4,1 millions d'euros) et le marketing interactif (52% des ventes).

Pour 1000Mercis, le nerf de la guerre, c'est sa base de données, baptisée "Elisa", qui regroupe 6 millions d'internautes. Ces noms, la société, les a d'abord récoltés sur son site de liste de cadeaux 1000mercis.com, en incitant les internautes à s'enregistrer. Depuis, elle a noué des liens avec 21 sites partenaires d'audience, tels que e-TF1, Meetic, etc, qui lui fournissent les adresses de leurs internautes.

Lorsqu'un annonceur veut promouvoir un produit sur le Web, il sélectionne la partie des contacts d'Elisa la mieux adaptée, et lui envoie son message publicitaire. 1000mercis rétrocède ensuite une partie du chiffre d'affaires de l'annonceur au site partenaire, qui aura fourni l'audience. Le marketing interactif permet ensuite à l'annonceur de prolonger le lien avec le client ou le prospect, en lui faisant parvenir des newsletters à son profil et à ses goûts.

Avantage pour les annonceurs: ils peuvent mesurer très précisément les retombées des campagne, connaître leurs clients, être au plus près de leurs désirs. C'est pourquoi, même s'ils ont mis du temps à s'y mettre, ils arrivent en force sur ce nouveau média. "En 2004, 70% des investissements publicitaires étaient répartis sur 6 secteurs. 2005 a vu arriver le secteur bancaire, la presse et la grande consommation. 2006 devrait marquer la montée en force de la grande consommation, de l'automobile et du luxe", explique la PDG. "Actuellement, Internet représente 20% du temps de média consommé mais seulement 5% des investissements publicitaire", précise-t-elle.

Après six ans d'existence, 1000Mercis fera bientôt ses premiers pas en Bourse. Avec les 10 millions d'euros levés sur le marché, la société compte se développer "dans les grands pays européens", afin de répondre aux besoins de clients de plus en plus internationaux.

Né pendant la bulle Internet, 1000Mercis a réussi à franchir le difficile cap des excès qui ont fait plonger nombre de start-ups. "On n'a pas levé d'argent pendant la Bulle, mais après", explique Yseulys Costes. Pour 1000Mercis, cette bulle aura en fait été providentielle. "J'étais enseignante chercheur en marketing interactif en France et aux Etats-Unis. C'est rare en France de se lancer dans l'entrepreunariat après cela, alors que c'est courant de l'autre côté de l'Atlantique. Si cela n'avait pas été à cette période, je ne l'aurais peut-être pas fait", confie-t-elle.

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