Le gouvernement australien fait machine arrière pour la privatisation de Telstra

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La privatisation du groupe australien de télécommunciation pourrait être interompue. L'abandon de son projet d'investissement dans un réseau Internet haut débit a encore fait chuter la valeur du groupe.

La très attendue privatisation du géant australien de télécommunications Telstra pourrait bien ne pas avoir lieu... En effet, le gouvernement australien, qui détient 51,8% du groupe, pourrait renoncer à céder ses parts, alors que Telstra a vu sa valeur chuter inexorablement de puis un an. Le groupe a encore vu son titre reculer de plus de 2% hier, en raison de l'abandon d'un projet de 2,3 milliards de dollars (voir ci-contre).

En effet, Telstra a annoncé le 7 août qu'il renonçait à investir dans un réseau Internet haut débit qui devait comprendre l'installation de fibres optiques dans cinq grandes villes australiennes. A la suite de l'interruption des négociations avec l'autorité de régulation des télécommunications australienne au sujet de ce programme d'une valeur de 2,3 milliards de dollars, auquel l'équipementier Alcatel était d'ailleurs associé, la valeur de Telstra a encore chuté hier, portant à plus de 25% la baisse du titre sur un an.

Ainsi, la ministre des Communications Helen Coonan a déclaré aujourd'hui que le gouvernement allait reconsidérer la privatisation de Telstra. "Nous avons toujours dit que nous ne céderions pas Telstra à n'importe quel prix, nous devons nous assurer que cette transaction aura un intérêt. Nous devons donc décider si nous vendons et de quelle manière", a-t-elle indiqué.

Le gouvernement australien avait annoncé de longue date son souhait de privatiser Telstra. Mais ce projet avait été repoussé, alors que le gouvernement avait été obligé de revoir à la baisse ses prétentions. Alors qu'il comptait initialement retirer 34 milliards de dollars australiens de sa participation dans le groupe de télécommunication, il avait dû revoir ses prétentions à 26,4 milliards de dollars australiens (16,5 milliards d'euros) en décembre 2005 (voir ci-contre).

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