« Nos voix pour toutes », On n’est pas des racailles, Clovis Henriot, alias le télétravailleur… Notre sélection média de la semaine

Notre sélection média de la semaine.
LTD/DR

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Pour la deuxième année de suite, TMC diffuse mardi en prime time « Nos voix pour toutes », un grand show solidaire organisé par la Fondation des femmes à l’Adidas Arena de Paris, avec au casting une pléiade d’artistes. Parmi eux, Barbara Pravi, Gaëtan Roussel, Nana Mouskouri, Lio, Nolwenn Leroy, Vincent Dedienne, Bilal Hassani, Christophe Willem ou encore Louane.
Objectif : récolter de l’argent, le « nerf de la guerre », selon Muriel Robin, qui présente à l’antenne cette soirée avec son épouse, Anne Le Nen. « On en a besoin pour offrir aux femmes victimes de violences des hébergements d’urgence et de quoi redémarrer, car quand elles quittent leur foyer elles sont dans une détresse totale et, très souvent, sans un centime sur elles », explique l’humoriste, excédée par le peu d’avancées en la matière.
« Pourtant, poursuit-elle, les chiffres sont là. Terribles, glaçants. L’an passé, 107 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon [un chiffre en hausse de 11 % en un an]. Un féminicide tous les trois jours ! Qu’est-ce qu’il faut de plus ? Imaginons que l’on mette ces 107 femmes ensemble devant un mur et que, d’un coup, tatatatata [elle imite le bruit d’une mitraillette], on les tue toutes en même temps. Là, il y aurait peut-être une véritable prise de conscience. »

Et de citer dans la foulée l’exemple de l’Espagne, beaucoup plus volontariste à ses yeux que la France. « Un milliard d’euros a été investi [de 2019 à 2024] et cela a permis de diviser par deux les féminicides. Aujourd’hui, dans notre pays, on se rend bien compte que ce dossier n’est pas en haut de la pile. Les associations font un travail formidable mais elles sont obligées de quémander des subventions. J’ai envie de dire aux responsables politiques que ces femmes battues, ça pourrait être leur fille, leur cousine, leur nièce, ou que ça a peut-être été leur mère, car les femmes ne disent pas tout à leurs enfants pour les protéger. »
En 2018, Muriel Robin avait marqué les esprits en campant Jacqueline Sauvage dans une fiction poignante diffusée sur TF1 (Jacqueline Sauvage – C’était lui ou moi). « Pour moi, il y a eu un avant et un après, estime la comédienne. À ce moment-là, la presse a commencé à s’intéresser à ce combat. Depuis, j’essaie de me servir de ma notoriété pour faire bouger les lignes. J’accompagne Anne-Cécile Mailfert [présidente et fondatrice de la Fondation des femmes] en rendez-vous dès qu’elle a besoin de moi. » Une pression qu’elle entend accentuer à l’approche de l’élection présidentielle. « Je suis prête à rencontrer tous les candidats, quels qu’ils soient. Il est urgent d’agir et de prendre de véritables -engagements. »
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Argenteuil (Val-d’Oise), 25 octobre 2005. À son arrivée sur la dalle du Val-d’Argent, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, lâche cette phrase passée à la postérité : « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser. »
Dans la foulée, un habitant âgé de 19 ans l’interpelle et l’invite à ne pas mettre tous les jeunes « dans le même sac ». Son nom : Djamel Mazi. Quelques jours plus tard, il sera reçu par le ministre à Beauvau sur invitation de sa conseillère de l’époque, Rachida Dati. Vingt années ont passé et celui qui a réalisé son rêve de devenir journaliste télé – il présente La Matinale week-end de Franceinfo et est joker du 13 Heures de France 2 – propose ce dimanche à 23 h 20 sur France 5 un documentaire baptisé On n’est pas des racailles. Un film plein d’humanité dans lequel il ouvre son placard à archives.
« En 2001, mon grand frère m’avait offert une caméra numérique, explique-t-il. C’était la grande curiosité dans le quartier, je filmais tout mon quotidien. » Sur ces images capturées à une époque où les smartphones n’existaient pas, on le découvre avec ses potes Rafik, Toufik, Hakim ou encore Abdellah, qui a fondé en 2013 la très populaire Dictée pour tous. À travers leurs portraits d’hier et d’aujourd’hui, c’est l’histoire de la dalle d’Argenteuil qui se dessine, un quartier dans lequel résonne encore la sortie de Nicolas Sarkozy.

Il s’appelle Clovis Henriot. Mais sur les réseaux sociaux, c’est sous le pseudo « le télétravailleur » qu’il signe ses vidéos hilarantes consacrées au monde du travail. Bienvenue en Absurdie, au cœur de l’entreprise moderne. Là où « on utilise un langage un peu particulier, le bullshit », observe ce virtuose de l’« humour corporate ».
Au menu : réunionite, anglicismes en pagaille – on navigue entre feedbacks, workflows et onboarding – et concepts RH fumeux comme l’« engagement collaborateur ». Traduction : « C’est arriver avant tout le monde, partir après tout le monde et, entre-temps, brasser tout l’air de la pièce et se montrer par mail, par téléphone et par Teams », explique Clovis Henriot.
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Cette atmosphère au parfum LinkedIn, le jeune homme de 35 ans la connaît sur le bout du clavier pour avoir occupé pendant une dizaine d’années des postes à responsabilité dans l’univers de la banque avant d’en claquer la porte. Une satire fine et sans pitié dans laquelle les managers en prennent pour leur grade !