Découvrez cinq refuges où pantoufler avec style cet automne

Voici 5 adresses cosy à ne pas manquer cet automne.
LTD/Martin EINER - Clement Renaut - Pierrick Verny - verneuilladouce - Eloise Van Der Heyden

Voici 5 adresses cosy à ne pas manquer cet automne.
LTD/Martin EINER - Clement Renaut - Pierrick Verny - verneuilladouce - Eloise Van Der Heyden
La pantoufle reprendrait-elle du galon ? Le terme semble désuet. Mais l’objet figurait dans les défilés qui présentaient les collections de cet hiver 2025-2026, et on les repère aux pieds de Rihanna, Meghan Markle ou Justin Bieber. « Depuis l’explosion des ventes en ligne durant le Covid, le marché du chausson connaît une embellie », constate Dorval Ligonnière, responsable des études à la Fédération française de la chaussure.
Ainsi, en 2024, la croissance était de 3 % par rapport à 2023, avec plus de 35 millions de paires vendues, pour un chiffre d’affaires global de 540 millions d’euros. Selon une enquête menée par la fédération en juin dernier, un Français sur trois avoue recevoir ses amis en chaussons. Mules en soie, charentaises aux couleurs pop, babouches, bottines fourrées… à chacun son modèle pour pantoufler en liberté. Dans le dictionnaire, ce mot désigne familièrement le fait de « quitter le -service public pour entrer dans une entreprise privée ». Le voilà doté d’une nouvelle signification le week-end : le plaisir de traîner, prendre son temps.

À Marsanne, village de la Drôme provençale, ce nouvel hôtel ose la pantouflerie… Le mot est écrit à la verticale dans une typo chic, à l’entrée d’une vaste pièce vitrée emplie de jeux de société. On s’y rend bien sûr en pantoufles, et pas n’importe lesquelles : triple épaisseur pour une semelle terriblement moelleuse. Les clients devront juste se déchausser pour faire un sauna, piquer une tête dans la piscine (fraîche) ou s’offrir un massage. « Je voulais créer un cocon qui soit une ode à la paresse, avec une pointe d’insolence et un ton décalé », revendique Jeanne Jouvet, qui a repris l’établissement au printemps. Cette entrepreneuse de 28 ans fait le pari de lancer une marque d’hôtellerie dans une bourgade rurale, « une nouvelle façon de partir en vacances ».
Elle est épaulée par son père, à la tête d’une société locale de logistique. L’adresse trône sur cette place depuis les années 1900. Il a juste fallu changer le nom, en lettres rouges sur la façade jaune, à moitié cachées par un platane centenaire. Les habitants viennent y boire leur café en terrasse, dont Robert, éleveur de chèvres. « Autrefois, on y dansait au bal du dimanche, parfois on s’y castagnait », sourit David Fejer, cofondateur de la librairie Libertexte voisine, idéale pour faire le plein avant de se la couler douce.
Pourquoi pas un bouquin sur la IIIe République, en souvenir de l’un des enfants du pays, Émile Loubet, président de la République de 1899 à 1906 ? Marsanne est restée une commune bien vivante, perchée à la lisière d’une forêt où les champignons foisonnent cet automne. On se résout à réenfiler de vraies chaussures pour grimper jusqu’à l’église Saint-Félix, du XIIe siècle, à travers un dédale de ruelles pavées.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

💡 Dix-sept chambres réparties en pointures selon leur taille, du 37 au 44, autour de 150 euros (sans petit déjeuner).

Ce refuge bohème se niche à l’orée de la forêt de Fontainebleau. Il n’y a qu’à traverser le jardin pour s’y perdre, chaussé de bottes à dispo à l’entrée. À l’intérieur, on pantoufle près de la cheminée, dans une enfilade de salons. Lancée en 2020 par Lionel Bensemoun, figure de la nuit parisienne (le Baron), la Folie Barbizon a rouvert cet été après de longs travaux. -Chacune des 21 chambres a été redécorée par un artiste différent, depuis la fresque UV d’Antoine Carbonne qui ne se révèle que dans l’obscurité jusqu’aux vitraux organiques de Loumi Le Floc’h à base d’épluchures d’aubergines… De quoi méditer en observant les jeux de lumière, qu’importe que la nuit tombe tôt.
💡 Double 160 euros, activités incluses (yoga, concert, soirée films…). L’astuce pour éviter les bouchons du week-end : en TER depuis Paris (30 minutes), puis à 10 minutes de la gare en taxi.

C’est un voyage immobile, pour se détendre dans l’une des huit chambres, toutes différentes mais décorées sur le même thème des horizons lointains. L’hôtel La Particulière, ouvert en ce début d’automne à Caen (Calvados), offre aussi un voyage dans le temps, dans un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, dans le centre historique de la ville aux cent clochers. Pas de machine à café près du lit, « car on incite les clients à prendre possession des canapés des salons feutrés, où un vrai bon café torréfié par un artisan local est à libre disposition », souligne PaulHenri Brunet-Arnoux, 36 ans, l’un des trois cofondateurs.
Un large éventail de thés est proposé, ainsi que des chocolats chauds à la douceur réconfortante. Le bar accueille la clientèle extérieure, avec une belle collection de spiritueux, certains rarissimes. Pour mettre tout de même le nez dehors : l’appel des festivités du millénaire de Caen.
💡 Double autour de 250 euros (petit déjeuner inclus).

Ce petit château normand vient d’être transformé en hôtel galerie, inauguré le mois dernier à -Verneuil-d’Avre-et-d’Iton (Eure). La maîtresse des lieux, Camille Omerin, souhaite faire de ce sanctuaire une ode à l’art. Chaque espace commun est habité par des œuvres murales signées de sept artistes, dont Ben Arpéa et Yassine Mekhnache. Ces fresques peuvent être admirées en chaussons, que l’on laisse ensuite devant la porte du sauna ou du hammam du spa, de la marque Holidermie. Histoire de pantoufler au chaud.
💡 Double 400 euros (petit déjeuner inclus).

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Là, on contemple le coucher de soleil au-dessus des pins, sur la terrasse en bois ou dans la partie salon, la frontière entre intérieur et extérieur effacée par une immense baie vitrée. À Beauziac (Lot-et-Garonne), les 17 nouvelles « maisons dans les arbres » du Center Parcs Les Landes de Gascogne sont à l’image d’un nid dans lequel se blottir cet automne. La chambre d’enfants évoque une tanière, celle des parents est surplombée d’une fenêtre ouverte sur le ciel. Pour une échappée au rythme de la nature.
💡 À partir de 355 euros les deux nuits pour quatre.