L’édito de Philippe Mabille. Ce krach qui (ne) vient (pas) !

Philippe Mabille évoque la question des municipales, dernière élection prévue avant la présidentielle de 2027.
LTD

Philippe Mabille évoque la question des municipales, dernière élection prévue avant la présidentielle de 2027.
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Le célèbre trader américain Michael Burry, celui qui avait parié avec succès sur le krach des « subprimes » juste avant la grande crise financière de 2008, vient de récidiver. Selon ce financier, la chute actuelle du bitcoin pourrait bien être le déclencheur d’un nouveau krach boursier entraînant les marchés dans une « spirale auto-entretenue » de baisses.
À l’image des subprimes, ces crédits immobiliers transformés en actifs titrisés, le bitcoin et les cryptomonnaies associées sont des actifs purement spéculatifs dont la valeur ne repose sur rien de tangible. Pire, en « commodisant » le bitcoin dans des actifs financiers accessibles via des ETF, la finance américaine a permis une diffusion large de ces outils en renforçant la corrélation avec les marchés boursiers.
Tous les signes avant-coureurs de l’éclatement d’une nouvelle bulle financière se sont manifestés en ce mois de janvier : la chute du bitcoin a provoqué des pertes massives chez les investisseurs les plus exposés, entraînant avec lui l’or et l’argent, mais aussi le dollar américain.
Et, depuis début février, c’est au tour de la bulle de l’intelligence artificielle de craquer, les investisseurs se rendant compte (enfin) que les promesses de rentabilité sont décorrélées des gigantesques investissements en trillions de dollars consentis. Et que l’IA était une arme de destruction massive des rentes des entreprises technologiques.
Premières victimes boursières de cette prise de conscience, Microsoft, mais aussi Salesforce, Adobe, Accenture ou le constructeur de semi-conducteur AMD. Seul Nvidia résiste encore à la curée, ainsi qu’Apple, qui a renoncé à financer la course folle à l’IA.
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Il est bien sûr trop tôt pour paniquer, mais ce climat plus anxiogène doit inciter à se méfier d’une probable correction sur les marchés. L’Europe et l’Asie semblent moins exposés que les États-Unis.
2026 sera probablement une année de rééquilibrage des investissements mondiaux, en espérant que l’imprévisible Donald Trump ne précipitera pas la crise de confiance actuelle dans le « golden age » qu’il a promis à l’Amérique en krach tout court !