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Peut-on encore avoir une résidence secondaire à moindre coût ?

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Marie Cœurderoy

Publié le 01 juin 2026 à 05:00

Pour un budget médian de 264.000 euros selon le spécialiste de l'achat de résidences secondaires Green Acres, on estime les frais annuels entre 1 % et 5 % de leur valeur, soit au moins 2 640 euros par an.

Pour un budget médian de 264.000 euros selon le spécialiste de l'achat de résidences secondaires Green Acres, on estime les frais annuels entre 1 % et 5 % de leur valeur, soit au moins 2 640 euros par an.

LTD/jan van der wolf/pexels

La Tribune Dimanche

N145 ● 12 juillet 2026

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Certains propriétaires optent pour de la location saisonnière afin de limiter les coûts de leur résidence secondaire. Une façon de rentabiliser au mieux son bien en le louant sur une plateforme.

Entre le prix d’achat, l’entretien et la fiscalité, la résidence secondaire a beau être le rêve des Français, elle reste un véritable gouffre financier. Pour un budget médian de 264.000 euros selon le spécialiste de l’achat de résidences secondaires Green Acres, on estime les frais annuels entre 1 % et 5 % de leur valeur, soit au moins 2 640 euros par an.

Pour faire coïncider l’envie de ceux qui n’ont pas de maison de vacances et le désir de rentabiliser leur bien de ceux qui en possèdent déjà une, l’entreprise Barak propose depuis trois ans une solution à mi-chemin entre la location saisonnière et l’achat : la location avec abonnement. Les locataires prennent des crédits de nuits sur une période donnée, la moyenne étant de 30 nuits à utiliser sur un an.

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« On peut prendre plusieurs week-ends dans l’année et panacher avec une ou plusieurs semaines complètes », explique Stéphanie Berger, la cofondatrice de Barak. Plus les locataires réservent de nuits, plus les prix baissent. « Nos logements reviennent 30 % moins chers que sur les sites de location saisonnière avec des avantages supplémentaires, détaille Stéphanie Berger. Le linge, la possibilité de laisser des affaires sur place, l’absence de contraintes horaires. » L’idée est de permettre à ces locataires, appelés « barakeurs », de se sentir eux aussi un peu propriétaires d’une résidence secondaire.

Quant aux 1 700 vrais propriétaires qui proposent leurs biens sur le site, ils y trouvent aussi leur compte. La plupart sont des déçus de la location saisonnière classique. « Des touristes qui se plaignent qu’il n’y a que de l’huile de tournesol et pas d’huile d’olive, d’autres qui informent le propriétaire qu’ils ont laissé la porte d’entrée ouverte à leur départ, n’ayant pas réussi à la fermer correctement, les expériences passées de nos loueurs valent le détour, raconte Stéphanie Berger. Il y en a même un qui a été noté une seule étoile parce qu’il n’avait pas prévu d’après-shampoing. »

Taux d'occupation plus élevé

Sur Barak, les contacts sont suivis, et le sentiment de partager le même bien sécurise aussi les loueurs quant au respect de leur maison. « Des barakeurs font du bricolage, d’autres entretiennent le jardin, l’un d’eux a carrément laissé de l’argent dans le vide-poche car il considérait avoir surconsommé l’abonnement Internet, décrit Stéphanie Berger. C’est une vraie relation de confiance qui se crée grâce à notre modèle. »

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Et des revenus supplémentaires pour les propriétaires. Car si les prix à la nuit sont plus faibles qu’en location saisonnière classique, le taux d’occupation est nettement plus élevé, ce qui finalement rapporte davantage. Propriétaire d’une maison de 90 mètres carrés à une heure de Paris, Agathe gagnait 4 000 euros par an en louant sur Airbnb. Elle est passée à 7 000 euros sur Barak.

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Des revenus à ce point alléchants que certains anciens barakeurs souhaitant acheter à leur tour leur propre résidence secondaire demandent à l’entreprise de leur fournir des arguments pour convaincre les banques de leur accorder un crédit. Si Stéphanie Berger reconnaît qu’à ce stade cela aura peu de chance de peser dans les négociations bancaires, elle espère tout de même que ce sujet de l’occupation finira par s’imposer.

Car le principe de Barak est clair : ne pas augmenter le nombre de résidences secondaires mais mieux occuper celles déjà existantes. L’entreprise commence d’ailleurs à séduire certaines municipalités qui luttent contre ces maisons aux volets fermés huit mois sur douze. La mairie de Talloires, au bord du lac d’Annecy, a déjà fait la promotion de Barak dans l’une de ses newsletters, et la ville de Ouistreham, dans le Calvados, a même publié un article sur le sujet dans son journal municipal. 

Marie Cœurderoy

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