Les assurances habitation vont-elles devenir plus chères ?
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Pour les professionnels du secteur, difficile d'imaginer une future baisse des assurances habitation.
LTD/Shutterstock
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Pour les professionnels du secteur, difficile d'imaginer une future baisse des assurances habitation.
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6 % d’augmentation en moyenne par rapport à l’an dernier, voilà l’évolution des prix de l’assurance habitation. « Le temps où les tarifs pouvaient baisser ou, au pire, ne bougeaient pas est révolu », explique Audrey Bodin, la directrice de l’offre du courtier Mieux Assuré. « La multiplication des événements climatiques, la nécessité d’alimenter le fonds d’indemnisation lié aux catastrophes naturelles, le renchérissement des coûts de construction : impossible d’imaginer que la tendance puisse s’inverser », confirme Arthur Martiano, directeur général de Lelynx.fr, qui considère tout de même que notre système assurantiel permet de limiter les dégâts.
La mutualisation du risque permet effectivement de répartir le coût des clients les plus risqués sur tous les assurés. « Certes, explique Arthur Martiano, on nous demande souvent pourquoi les Bretons, qui paient en moyenne la plus faible assurance habitation, iraient financer les sinistres liés aux sécheresses dans le Sud-Est. Mais cela permet à une majorité de Français d’être encore assurables. »
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Cette solidarité permet d’éviter des situations à l’américaine. Dans les territoires les plus risqués, comme la Californie avec les incendies, l’assurance habitation oscille autour de 2 300 dollars par an. « En France, on peut atteindre une assurance annuelle de plusieurs milliers d’euros mais ce sont des cas très particuliers », explique Arthur Martiano, qui insiste plutôt sur un coût moyen inférieur à 180 euros par an.