Chaque semaine, les journalistes de « La Tribune Dimanche » partagent leurs informations sur les coulisses de la politique.Maréchal, son premier livre
Ce serait son premier ouvrage en librairies. La nièce de Marine Le Pen a bouclé le manuscrit sur lequel elle planche depuis quelque temps. Il sera publié chez Fayard, succursale phare du groupe Bolloré qui héberge les best-sellers d’autres figures d’extrême droite comme Jordan Bardella, Éric Zemmour ou Philippe de Villiers, le chroniqueur vedette de CNews. Marion Maréchal aura d’ailleurs la même éditrice que ces deux derniers, à savoir Lise Boëll.
La date du 28 janvier est évoquée pour la parution, mais un proche de l’eurodéputée affirme que les choses ne sont « pas aussi finalisées ». Concentrée sur ses activités à Bruxelles, où elle est vice-présidente du parti national-conservateur ECR et soigne ses liens avec le camp de Giorgia Meloni, Marion Maréchal cherche toujours sa place sur la scène politique national, où elle milite pour l’union des droites. Ses rapports avec le RN sont plombés par l’hostilité que lui voue Jordan Bardella. La concurrence d’Éric Ciotti, allié privilégié du parti lepéniste, sur le créneau ultralibéral et autoritaire complique aussi sa tâche.
Les mauvais payeurs de LR
Au plus fort des tensions internes au sein des LR cet automne, certains de leurs députés ont menacé – sur ordre de leur chef, Laurent Wauquiez, d’après l’entourage de Bruno Retailleau – de ne pas signer leur rattachement financier au parti. Soit un manque à gagner de 37000 euros par tête. Ils sont deux à avoir été au bout de la démarche : Jean-Pierre Taite (Loire) et Jérôme Nury (Orne). Agacé, Bruno Retailleau leur a rappelé qu’il était « curieux » de faire ce choix alors qu’ils sont présidents de fédération.