Dépenses publiques : le match France-Suisse

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La réduction de la dépense publique de la France semble de plus en plus difficile à mettre en oeuvre. En 2013 encore, le gouvernement prévoit de dépenser 20% de plus que le montant de ses recettes. Pour notre blogueur Pierre Chappaz, résident en Suisse, c'est l'occasion de comparer la politique d'un état "fit", allégé, et notre Etat-providence, dont le modèle atteint ses limites.

Je suis né dans un pays devenu l'un des plus collectivistes du monde occidental : la France (voir le tableau ci-dessous). Et j'ai choisi de vivre dans un pays plutôt libéral: la Suisse. Cela me permet de faire quelques comparaisons intéressantes ...

L'Etat-Providence est au bout du rouleau
Comme je l?ai expliqué dans mon précédent article pour la Tribune, la politique d'incitation au crédit des principaux gouvernements et des banques centrales est à l'origine de la crise. En France, l'Etat-Providence accumule les dettes depuis 38 ans (1974). En 2013 encore, le gouvernement prévoit de dépenser 20% de plus que le montant de ses recettes. La Suisse a évité cette dérive du crédit, en actionnant le frein aux dépenses dès 2002. Le pays n'a que très peu de dette (tableau ci-dessous).

La France est une société malheureuse, qui n'a plus confiance dans l'avenir. Le modèle de croissance à crédit est épuisé. En Suisse, la société, libérale sur le plan économique comme sur le plan social, fonctionne bien. Nulle trace de la déprime qui régne dans l'hexagone. La solution: opter pour un Etat modeste et efficace, et libérer les initiatives. Les très grands écarts constatés entre les pays les plus et les moins collectivistes montrent bien que nos sociétés n'ont pas besoin d'un état obèse pour fonctionner. Vouloir un état "fit" est un choix politique.

Revoir les missions de l'Etat
En France il y a 34 ministres, en Suisse 7 (18 dans le gouvernement Monti en Italie, 15 dans celui de Merkel). Combien de ministères français pourraient être supprimés sans dommage? Certainement la majorité.

Il y a peu de missions pour lesquelles l'Etat est indispensable: la sécurité, l'administration de la justice, le soutien des personnes incapables de subvenir à leurs besoins, la défense et les relations internationales. Il faudrait ajouter l'enseignement, mais le "mammouth" français aurait besoin d'une sérieuse réforme. L'enseignement privé, qui fonctionne mieux que le public, ne coûte-t-il pas moins cher ? Et l'économie ? Moi qui suis chef d'entreprise, je ne vois pas la nécessité de ce ministère, qui dépense l'argent public de manière inopportune en cherchant à prolonger la survie d'industries condamnées, ou en lançant des projets sans avenir.

La question de la protection sociale
En Suisse, l'assurance-maladie est privée. Elle n'accumule pas les déficits. Et la qualité des soins n'a rien à envier aux pays voisins. L'assurance-chômage est particulièrement coûteuse en France, sans parler du RSA et des autres dispositifs d'assistanat. Ici en Suisse il y a moins de "protection sociale" mais quasiment pas de chômage (3,7%) : quand on perd son emploi, on se bouge et on en retrouve généralement un très vite.

L'école forme les jeunes en tenant le plus grand compte des besoins de l'économie, il n'y a pas de "code du travail" (3300 pages de règlements imposés aux entreprises françaises), les gens ont envie de travailler et les entreprises sont extrèmement compétitives (malgré le haut niveau du Franc suisse). Logiquement, en Suisse, les charges sociales sur les salaires sont beaucoup plus faibles : 6,25% pour les salariés et l'employeur, plus une cotisation maladie de 7 à 18%. En France c'est 25% pour le salarié et 50% pour l'employeur, ce qui explique le niveau très bas des salaires nets dans l'hexagone.

La Suisse, un état "fit"
La Confédération helvétique est un état fit. Léger. Très décentralisé: les cantons décident presque tout à leur niveau, sans pour autant être atteints de folie des grandeurs comme les régions et départements français. En Suisse, l'Etat a une influence limitée : les citoyens ont toujours le dernier mot grâce aux referendums et aux initiatives populaires. L'Etat consomme 35% de la richesse produite en Suisse. En France c'est 56%. Qu'est-ce que l'Etat Français fait de plus avec ses dépenses supplémentaires? Rien de bon.

En Suisse, les transports fonctionnent, la sécurité est relativement bien assurée, même si cela se dégrade, la population est davantage connectée à Internet qu'en France, l'industrie a bien mieux résisté, le chômage est à 3,7%, et j'ai déja dit qu'il y a peu de dette. C'est un exemple de pays libéral, certes imparfait: l'impôt sur le revenu atteint le niveau élevé de 45%, il y a un ISF à 1% dans le canton de Genève. Mais pas de CSG ou d'impôt sur les plus-values mobilières pour les particuliers, et le taux de TVA est la moitié du taux français.

La société suisse a établi un consensus sur la nécessité de travailler beaucoup, on l'a vu avec l'échec de l'initiative qui proposait de passer de 4 à 6 semaines de vacances. Ici, les entrepreneurs se sentent encouragés. Mes compatriotes français devraient se défaire de leur complexe de supériorité face à la Suisse. Leur excuse ("si ça marche, c'est parce que c'est un petit pays!") ne vaut pas un clou. Quand les socialistes français auront échoué comme c'est prévisible, la France aura une opportunité de prendre enfin la direction du libéralisme. Mais en en aura-t-elle le courage ?

 

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a écrit le 20/06/2013 à 19:32 :
Les lecteurs de la Tribune connaissent bien Pierre Chappaz dont les convictions reposent sur des analyses simplistes de phénomènes complexes. La réussite de la Suisse est évidente, reste à savoir si elle constitue un modèle ou une originalité dans le paysage international. Tous les pays pourraient-ils devenir des paradis fiscaux, attirer les capitaux avec des taux d'intérêt négatifs, et financer leur richesse extraordinaire avec l'argent des autres ? Je ne crois pas. Retirez le dynamisme incroyable lié à la place financière et aux organismes internationaux, et toutes les qualités réelles de la Suisse (esprit de responsabilité, démocratie directe, amour du travail bien fait...) ne suffiraient pas à sauver ce pays des maux que tous les autres pays d'Europe subissent. Son industrie pointue permettrait de ne pas couler trop vite, mais d'ici deux décennies, lorsque les pays émergents fabriqueront eux même leurs machine-outils et leurs ingénieurs, il faudrait en Suisse comme partout ailleurs songer à s'aligner sur le modèle chinois ou indien pour rester compétitif.
Je pense que Pierre Chappaz aime son pays qui est également le mien, c'est très beau, mais pas suffisant pour faire une analyse économique crédible.
Réponse de le 21/06/2013 à 14:34 :
M. Chappaz ne semble pas avoir l'exclusivité des analyses simplistes. En Suisse, la finance représente que 9% du PIB du pays, les 91% restant concernent l'économie non liée é l'aspect "paradis fiscal". Avant de jouer au maître d'école, il faudrait voir pour réviser ses cours Monsieur Suisse
Réponse de le 24/06/2013 à 8:16 :
C'est une manière de présenter les choses... La finance, c'est aussi 15 % des rentrées fiscales, la capacité pour notre économie d'offrir un crédit extrêmement facile et bon marché aux entreprises (+6% contre -7% dans le reste de l'europe), et toute une économie induite (informatique, transport aérien, hôtelerie, luxe, sécurité...).
Je ne prétends pas que la finance ou les organisations internationales sont la seule source de richesse en Suisse, simplement que ces secteurs donnent un avantage compétitif décisif par rapport aux autres pays, et que cet élément rend les comparaisons tout à fait complexes.
La Suisse n'est pas un pays simplement libéral, c'est un pays intelligent qui sait être protectioniste pour protéger son agriculture et la gestion de son territoire, et libéral pour accueillir 27% de la gestion de fortune transfrontalière. C'est un pays ayant une place historique et géopolitique tout à fait particulière. C'est un pays dont les déterminants sociologiques de la population sont aussi importants dans sa réussite que les déterminants économiques. Assimiler la réussite de la Suisse à celle de la doctrine économique libérale est juste une escroquerie intellectuelle.
a écrit le 14/06/2013 à 21:43 :
"Quand les socialistes français auront échoué comme c'est prévisible, la France aura une opportunité de prendre enfin la direction du libéralisme. Mais en en aura-t-elle le courage ?"
L'opportunité de prendre enfin la direction du libéralisme a perduré de 1995 à 2012. Ce fut un échec extraordinaire. Cette opportunité a d'ailleurs été saisie, et a résulté, comme vous le soulignez très bien, en une montagne de dettes depuis 1974.
Vous évoquez le "haut niveau du franc suisse", et le fait que malgré tout, l'économie suisse reste compétitive (parce que les suisses, ils bossent eux !). Heureusement que la banque centrale de suisse joue son rôle d'amortisseur à plein régime, ce que nous (enfin l'Allemagne) nous interdisons fermement...
En suisse, l'assurance maladie est privée. C'est si merveilleux que les frontaliers profitent tous des soins gratuits en France (CMU inside), et viennent couler paisiblement leur retraite sur la côté d'azur, en rejoignant leurs amis ex-collègues "expat'". Preuve de l'excellence du système suisse, et de la trop grande générosité du système français qui offre le gîte et le couvert à ceux qui ont fait le - choix - de quitter la France (mais pas renoncer aux avantages de la nationalité)...
L'école privée fonctionne mieux que l'école publique, c'est un fait, mais dire qu'elle coûte moins cher est soit une erreur involontaire, soit de mauvaise foi. L'école privée, dont les frais sont pris en charge au l'état (égalité toujours...) sont bien plus élevés que dans le public. Et plus on monte dans les années, plus ces coûts explosent (mais restent en grande partie pris en charge par l'état, hors frais d'inscription des écoles privées post bac, qui ne représentent qu'une goute d'eau dans l'océan de dépenses en "indemnités" versées aux "intervenants extérieurs"...)
Concernant les ministères de tout et n'importe quoi, vous avez entièrement raison, et vous oubliez de mentionner le sénat dont l'inutilité patente continue pourtant à coûter a l'état.
Vous ne mentionnez pas un sujet : les conditions d'accès a la suisse, qui n'accueille - que - les immigrés quelle peut accueillir, contrairement à la France, qui accueille tout le monde, et en particulier, toute la misère du monde.
Enfin, vous omettez également d'évoquer que la réussite suisse tient surtout à son "secret bancaire", machine à cash sans limite, quitte à fermer les yeux sur la provenance de l'argent. Un pays qui a laissé se mettre en place aux yeux de tous un immense système de blanchiment d'argent (et en particulier de fraude fiscale) mérite, c'est sur, d'être érigé en modèle. Pour revenir à la comparaison avec la france, on a la même chose ici, mais c'est le "marché" de Barbès.
Pour terminer, je renverrai ceux qui soutiennent le modèle suisse et accablent le modèle français sur la sacro-sainte "compétitivité" et le fameux "coût du travail". L'industrie est très développée en Suisse, les charges très faibles. Mais les salaires nets deux fois plus élevés qu'en France. Au final, le coût réel (pas les taux de charges, qui ne signifient rien) d'un salarié suisse est strictement le même qu'un français. Je n'évoquerai pas la productivité des salariés, qui depuis les 35h-ou-le-début-de-la-catastrophe-francaise-qui-a-vu-les-entreprises-réclamer-des-compensations-supérieures-aux-coûts-engendrés (et elles continuent, les bougresses, soutenues par le patronat ! Des exonérations en milliards qui sont financées par impôts et charges nouvelles...) s'est envolée ici.
Effectivement, on peut conclure que c'est mieux la Suisse. Pas de Barbès, la couverture sociale française, un rythme de vie zen, une image de mecs bien. Je vais peut être y aller aussi tiens !
a écrit le 11/06/2013 à 12:36 :
En plus en suisse ils peuvent même s'assurer en assurance complémentaire chômage, pour recevoir le 100 % de leur dernier salaire si ils sont licenciés. C'est une nouvelle assurance We Club qui a été lancé l'année passée. C'est dire si même les assureurs helvètes croient à la stabilité du marché du travail suisse.
a écrit le 11/06/2013 à 12:01 :
Bien qu'enrichit par les différentes guerres (préteurs aux états par les banquiers, mercenaires au service des états en guerre, paix intérieure au profit des entrepreneurs et des organisations interationales fuyant l'instabilité ), la Suisse était un pays pauvre après la 2nd guerre mondiale, à la fois conservateur (dans les campagnes) et socialisant (dans les quelques grandes villes). Ceci avec presque la même organisation (les femmes ayant eu le droit de vote très tardivement). Un protectionnisme fort (comme sur l'immobilier par un financement et une fiscalité très favorable aux citoyens suisses), une discretion et une stabilité politique, un état d'experts (donc pas élus par le peuple) devenant toujours plus fort, des cantons très pragmatiques dans leur gestion du quotidien (un sou est un sou), une monnaie de confiance (avec une forte réserve en or), une organisation mentale militaire (cohésion d'une confédération avec 3 langues principales et des attitudes et spéciailisations très différentes, plus 50% de mariages avec des "étrangers"), faible population (7millions), armée forte, position centrale en Europe (rente des transports), chateau d'eau (energie hydroélectrique bon marché), paradis fiscal (au moins pour les grandes mutinationales, qui apportent énormement plus que le particulier), hyperprotectionisme du marché du travail (les chômeurs sont renvoyés dans leurs pays, autorisation spéciale de travail pour les étrangers récemment remis en place). Ce n'est donc pas qu'une organisation locale pragmatique qui fait la force de la Suisse. C'est une place forte militarisée, à la fois centrée sur elle-même (conservatisme paysan, pas de rêve européen puisque l'instabilité externe enrichit la Suisse) et totalement ouvert au monde (quand il s'agit d'attirer des devises et des compétences), avec beaucoup de rentes protégées par l'Etat (quelques grandes familles possèdent tout; Carrefour même n'y a pas réussi), beaucoup de travailleurs pauvres (problème du coût du logment) et de petites retraites privées, le staut de fonctionnaires (emplois à vie) n'existe plus. Il fait bon d'être riche en Suisse (surtout venant de l'étranger), mais pas d'être pauvre (mais on ne manifeste pas). Pour résumer, tout est bien plus complexe qu'il n'y parrait et il ne peut pas avoir beaucoup de Suisse dans le monde (dont une des rentes premières est l'instabilité du Monde contre sa réputation de stabilité), comme de Monaco ou de Quatar (la Suisse n'a plus de matières premières, mais à une part importante d'énergie bon marché avec son hydroélectricité). Quand à la famuese démocratie directe, peu d'électeurs vont voter à tous les mini-referendum (votation presque chaque dimanche selon les périodes). Nos référendums français sont souvent des échecs (pas, encore, dans notre culture). Pour mémoire, la France, avant la première Guerre Mondiale, était le pays le plus riche du monde. Rien n'est donc irreversible, même sans empire. A mon sens, l'Etat français attent d'être mis sous tutelle du FMI pour oser entreprendre les réformes, car il craint les troubles dont elle serait le centre (en Suisse, il n'y a pas de centre bouc émissaire). Si nous étions dans le cas Grecque, tout serait déjà réglé ce jour. Triste constat pour un démocrate.
Réponse de le 11/06/2013 à 22:49 :
Certain de vos arguments sont tres pertinents. Cependant la réalité est que la Suisse et plus particulièrement les Suisses sont convaincus que seul le travail merite salaire. La France achoisi de protéger les plus faibles à un tel point que travailler est moins "rentable" que de travailler. Ce systeme ne peut pas perdurer. La réforme des retaites va le démontrer. Le secteur publique va nous pourrir la vie alors que leur système de retraite est déficitaire (les contributions sont largement inférieur aux dépenses, environ 4 milliard d'euro annuel). Est ce une situation que nous debons tolérer dans une société où l'esperance de ie augmente chaque jour?
La Suisse a choisi de ne pas être communiste, la France est le dernier pays où l'on ontinue à penser que le modèle communiste est un exemple. La chute du mur de Berlin aurait du conduire â une réflexion sur l'inanité de ce système mais il est plus facile pour un candidat à la présidence de promettre plus d'avantage que de parler vrai quitte à renier ses pomesses une fois élu. Vous critiquez la démocratie directe alors que c'est le seul moyen pour la popultion de pouvoir réellement controler la politque menée par les élus. En France une foi élu, le gouvernement a carte blanche pour 5 ans pour mener une politique souvent irresponsable, la pluprt du temps à l'encontre du souhait des Français. Que vous souhaitiez profiter du système est très compréhensible mis l limite est atteinte et sans réforme le modèle grec sera très vite d'a tualité en France
a écrit le 11/06/2013 à 11:56 :
autant comparer un pays communiste light avec une democratie libérale.
ici tout n est qu assistanat ce qui donne une société tendue car quand le chien n est plus nourri il devient aggressif
a écrit le 11/06/2013 à 11:12 :
Pour travailler en Suisse, je rigole beaucoup en lisant cet article à charge. D'abord, le pays a une rente inouïe provenant de son statut de neutralité (Combien de personnes payées plus de 100 000?/an à Genève dans les organisations internationales et les ONG... sur le dos des contribuables pauvres du monde entier??? Et quel est l'impact économique de cette rente ???... des milliards), ensuite, la Suisse rassemble quantités de sièges européens de sociétés qui ... font leurs bénéfices en Europe (ce n'est pas le marché suisse qui justifie leur présence là-bas). Enfin, concernant les infrastructure, un professeur d'économie de Neuchâtel expliquait que la différence d'endettement provenait juste du fait que rien n'avait été investi dans les infrastructures du pays depuis des lustres (Genève est à elle seule un musée à la gloire de la RDA tant tout y est vieux et sale, c'est Derrick).
Donc cet article est de mauvaise fois et en se voulant objectif, n'est qu'un ramassis de banalités sans fondement... Ce qui n'enlève rien à l'incompétence qu'on peut sans mal reprocher à nos gouvernants.
Réponse de le 11/06/2013 à 12:14 :
Et à Paris, il y a l'OCDE...
Réponse de le 11/06/2013 à 22:48 :
@lorrain pour Genève, je suis en partie d'accord avec vous... Mais pour le reste de la Suisse, des centaines de milliards ont été dépensés ces dernières années en infrastructures dans le domaine du rail, des routes, des universités, des hôpitaux, etc.... Rien qu'à Zurich, il y a une forêt de grues et ça se construit partout...nouveaux quartiers, agrandissement de plusieurs gares, nouvelles voies etc. Donc ce que vous dites s'agissant des infrastructures est totalement faux.

Par ailleurs, les institutions internationales et les ONG rapportent à Genève en terme d'image, mais elles lui coûtent très cher.
Réponse de le 12/06/2013 à 2:01 :
1) Les fonctionnaires des organisations internationales et celles-ci ne paent aucun impôt en Suisse donc ne rapportent rien à l'état suisse à part des frais comme la sécurité, la mise à disposition de locaux, etc.
2) Si la France veut avoir des sièges de sociétés internationales comme en Suisse, c'est très simple: Ne pas avoir une fiscalité confiscatoire et le plus important: Avoir une sécurité du droit (pas des politicards qui une fois arrivés au pouvoir détruisent toutes les lois mises en place par leur prédécesseurs... Derniers exemples en date: la défiscalisation des heures supplémentaires ou le statut d'auto-entrepreneur). En Suisse, les règles sont simples et surtout stables dans le temps. Une société peut s'y installer en sachant que les règles du jeu ne vont pas changer tous les 6 mois!
a écrit le 11/06/2013 à 11:07 :
Très bon article. Pour transformer la France en un état "fit" il y à du travail, mais ça finira par s'imposer car il n'y à pas d'autre choix.
a écrit le 11/06/2013 à 10:22 :
Pour avoir travaillé quelques années en Suisse, je confirme en tous points les propos de Pierre Chappaz. La Suisse est probablement le pays du monde qui fonctionne le mieux, et à mon avis sa démocratie directe (unique au monde également) en est une des causes principales : lorsque le peuple peut directement se prononcer et avoir le dernier mot, il réalise très vite que les dépenses publiques inconsidérées ne sont pas dans son intérêt, et il appuie sur le frein. Même chose pour tout ce qui touche aux "services publics", qui ont intérêt à être performants pour recueillir l'approbation directe du citoyen. Par contre, quand on a des politiciens qui n'ont plus aucun compte à rendre une fois élus, la tentation de l'achat de clientèle électorale avec l'argent des autres est irrésistible...
a écrit le 11/06/2013 à 9:53 :
Une seule différence. En Suisse, on gagne beaucoup plus, on paie beaucoup plus et tout est plus cher. En France, on gagne beaucoup moins, l'état engrange plus mai paie pour vous, il redistribue lui-même. Le résultat est le même, sauf qu'en Suisse vous apprenez à vous prendre en charge et en France vous vous attendez à être pris en charge (avec donc une augmentation massive du nombre de fonctionnaires pour traiter tout ca). Il s'agit juste de 2 visions différentes, pas comparables.
Réponse de le 11/06/2013 à 18:13 :
Pas tout a fait vrai, le niveau de vie est quand meme plus eleve, meme si tout est plus cher.
a écrit le 11/06/2013 à 8:19 :
par rapport aux régions qui vivent des investissements suisses,voir Alsace-Jura-et toute la
zone autour Genève,les résidents fiscaux,les frontaliers:150.000,etc.la France n'a rien a
apprendre et juger les suisses sur l'organisation de l'état,le sociale,la politique,la finance,etc.
Mieux de se taire et essayer de les copier pour améliorer notre état à la dérive.
Dans 80% des domaines de la vie quotidienne la Suisse est supérieure à la France.
C'est cela qui compte et pas chercher les poils sur l'estomac des autres...
a écrit le 11/06/2013 à 8:00 :
Dire que la suisse est un pays ou l administration est peu présente relève de la méconnaissance. Office des poursuites, contrôle des habitants, assurances en tous genres, régie immobilière toute puissante, usage de la dénonciation a tout va, régie industrielle communale...qui ne connait pas ça ne connait pas les charmes du pays alpin.
Si je vous dit qu un Genève Lausanne en train (40 km) coûte 20? vous comprendrez peut être mieux le vrai coût du désengagement de l état.
Rien de radical mais les propos de l auteur ne prennent en compte qu une partie des choses
Réponse de le 11/06/2013 à 11:03 :
Ce que dit Chappaz est vrai ...
Après 40 ans en Suisse je confirme.

Mais en France pour justifier votre résidence ...
il vous faut une facture FT, EDF, Véolia ou autre ...
pour être politiquement correct l'Etat français ne connais pas le nombre de ses résidents, français, étrangers réguliers et quelle nationalité, étranger irréguliers et dito ...

Comment peut-il être géré ainsi ?

En Suisse le fronton du contrôle de l'habitant ose mentionner d'un côté suisses et confédérés, de l'autre étrangers, et même aide au retour pour les irréguliers .

Pour le reste tout ce que vous dénoncez existe en France, assurances, régies, poursuites , quel que soit le terme et la forme employé c'est la même chose pour un plus mauvais résultat.
Réponse de le 11/06/2013 à 18:19 :
Je vis en suisse depuis 12 ans, et c' est le meilleur choix que j' ai fait dans ma vie. Je suis salarie, pas rentier, je precise ! Au moi s ici on reconnait le gens pour leurs competences et pas leur diplome uniquement. La force de la suisse c'est sa formation avec de multiples passerelles, pas de passe droit pour un diplome prestigieux. Resultat des gens qui s'investissent parcequ'ils savent que leurs competences seront reconnues par la societe. Et quelle qualite de formation... Je peux vous le dire les gars sortant du plus modeste apprentissage connaissent leur boulot..
a écrit le 11/06/2013 à 6:56 :
Il ne sera jamais possible de comparer la Suisse et la France.
en voici une raison : il y a quelques années, la Suisse va mal, très mal. Les dirigeants de ce pays évaluant la situation décident d'envoyer des gens parcourir le monde pour 1) voir les pays qui vont bien 2) pour voir comment la Suisse peut s'en inspirer.
Résultat : la Suisse d'aujourd'hui. Pensez-vous que dans la situation d'aujourd'hui la France ferait de même ???
a écrit le 10/06/2013 à 22:57 :
Divisons le "taux d?endettement" par la "dépense publique". On s?aperçoit que la Suisse a un taux d'endettement de 110% d'1 année de dépense. C'est vertueux, çà??
D'ailleurs, la France, avec 146%, est plutôt dans la bonne moyenne.
a écrit le 10/06/2013 à 22:42 :
J'ai travaillé en Suisse et pour se loger décemment c'est pratiquement impossible. Le coût pour se soigner convenablement est très élevé. En contrepartie les salaires sont élevés. Comparer une fiche de salaire en Suisse et en France et vous comprendrez combien le modèle Français est à bout de souffle. De plus les contraintes administratives y sont moindre qu'en France ou nous sommes écrasés par l'administration.
a écrit le 10/06/2013 à 22:38 :
Richesse relative. Combien de Suisse rêvent-ils de devenir propriétaires de leur logement ? Combien ne possèdent rien d'autre que leur force de travail ?
Réponse de le 11/06/2013 à 7:30 :
Le taux de propriété en Suisse est en effet très bas. Il a été à env. 30 % il y a 20 ans et il est près de 50 % en 2003.
Réponse de le 11/06/2013 à 15:22 :
oui mais d un autre cote, ne pas etre proprietaire, c est l assurance de pouvoir facilement prendre un travail ailleurs. c est pas pour rien qu en france, le fait d etre proprietaire augmente le risque d etre chomeur

et c est pas parce qu on a pas de parpaing a soi qu on a rien. les suisses ont des placements financiers
a écrit le 10/06/2013 à 22:09 :
La France est un pays de "glandeurs".. Avec 8 fois plus d'habitants que la Suisse, le PIB global français est seulement 4 fois plus élevé que le PIB global de la Suisse..Et cela n'a rien à voir avec le secret bancaire... La richesse de la Suisse est encore une fois essentiellement liée à son industrie très diversifiée..
Réponse de le 10/06/2013 à 23:41 :
Rappelez-nous le PIB par tête au quatar qu'on rigole ... Enfoncés les suisses !
Réponse de le 11/06/2013 à 9:22 :
Le Qatar est une dictature qui est assis sur d'énormes réserves de gaz et de pétrole..Ce pays n'a aucun mérite Sa richesse provient majoritairement de ces matières premières. On ne mélange pas les serviettes et les torchons...
a écrit le 10/06/2013 à 22:04 :
L'article compare des pays si peu comparables, la Suisse est une structure tripartie, tandis que la France est un pays centralisé où chaque échelon administrative a une compétence générale ce qui lui permet de faire ou de refaire ce que l'échelon inférieur a fait. Il est vrai que tout se dégrade à grande vitesse, la dépense de l'état n'est qu'une moyenne et cela dépend du revenu, mais il est vrai que le travail reste une valeur en Suisse tandis qu'en France c'est un mal.
Réponse de le 11/06/2013 à 7:08 :
en Suisse, le travail est une valeur, mais aussi, quelqu'un qui gagne beaucoup d'argent est admiré, alors qu'en France, c'est MAL !!!
Si on regardait les pays ou l'enrichissement est admiré et ceux ou l'enrichissement est considéré comme scandaleux (la France), on pourrait y voir les raisons de leurs problèmes
a écrit le 10/06/2013 à 21:43 :
Dans les 56% de la richesse produite, 33% sont pour la protection sociale. Il suffit qu'un Etat ai un système assuranciel privé pour que ces dépenses sortent des dépenses obligatoires. Pourtant une dépense allouée au privée est elle moindre qu'une dépense allouée au public ? Non, c'est juste une manière partiale de présenter ( et les stats internationales ont tendance à montrer que les dépenses privées de santé sont moins efficaces que les publiques : plus chères et couvrant moins de population). Rien que ce point carbonise totalement ce point de vue. Et je ne parlerais même pas de ce que je pense de quelqu'un qui fuit sa patrie et vient après donner des leçons... fausses en plus.
Réponse de le 10/06/2013 à 22:32 :
Plus du tiers des dépenses d'assurance maladie en France ne sont consacrées qu'à la gestion administrative. Et pour être couvert convenablement en France, il faut souscrire une complémentaire santé, en sus du coût de la sécurité sociale. La médecine à double, voir à triple vitesse a déjà commencé. On constate des déserts médicaux. Des médecins spécialistes se dé-conventionnent. Des chirurgiens consultent en clinique et à l'hôpital, mais pas au même tarif ni dans les mêmes délais. Et pour finir de marcher sur la tête, on continue de vouloir réguler les professions de santé par des numerus clausus tandis que pour faire face à la pénurie on doit acueillir des infirmières et des médecins étrangers. Et puis, on n'a même pas parlé des maladies nosocomiales contractées dans les hôpitaux, et encore moins de la mortalité infantile!!! Franchement, la santé n'est pas un point exemplaire pour la France.
Réponse de le 11/06/2013 à 8:44 :
si si tout va bien en France, tout ça c'est des rumeurs, on est très bien soigné, on a la meilleur éducation au monde avec 100% de diplomés et il n'y a pas un seul pauvre, sincèrement je rigole, on est au bout et d'autres font mieux que nous, prenons exemple
Réponse de le 11/06/2013 à 18:30 :
Meme avec les assurance maladies prises dans les prelevemnts obligatoires on n' en qu au maximum a 20 % en suisse pour un salarie non qualifie... Et sans compter les aides sociales et encore pour une famille de 4 personnes. Non, franchement il vaut mieux etre ici qu'ailleurs... Sur. En ce qui me concerne, j'ai emigre en suisse pour trouver du travail, car ici au moins on ne base pas tout sur le nom d'une ecole, mais bien sur le potentiel et les resultats des employes. En france avec mon diplome universitaire mes chances d'etre employe dans une entreprise auraient ete quasi nulles. C'est pas de la trahison, c'est juste l'envie tres raisonnable d'offrir a mes enfants un droit a vivre decemment. Les immigres qui viennent en france sont ils des traitres a leur pays?
a écrit le 10/06/2013 à 19:24 :
Cet article dit l'essentiel : charges et mauvaise gestion de nos ponctionnaires plombent les comptes nationaux et paupérisent la masse ... le reste des commentaires c'est de l'orgueil mal placé franchouille -
a écrit le 10/06/2013 à 18:41 :
Comparer un paradis fiscal et un pays normal,comble de la betise....La suisse vit bien grace aux impots des pays qu'elle pille via l'evasion fiscale.
Et dire que le RSA c de l'assitanat, quel cynisme, les gens au rsa ont travaille, ont eu a un moment donne un probleme dans leur vie prive ou personnel et sont tombe dans la trappe a pauvrete. Le rsa c la poubelle sociale de la France, En quoi c de l'assitanat de vivre sous une tente dans le bois de vincennes?!
Si les entreprises acceptaient leur role social, arretaient de n'embaucher que des cdd, des stagiaires, et apres 40 ans tes plus embauchable....Les entreprises sont largement responsable de la situation de pauperisation du pays.
Réponse de le 10/06/2013 à 19:22 :
foutaise, les riches suisses échappent à l'impôt en habitant Monaco qui est le paradis fiscal de toute l'Europe créé par la France. La Suisse est une vraie démocratie, pas une monarchie déguisée comme la France.
Réponse de le 10/06/2013 à 19:34 :
"La Suisse vit bien grâce aux impôts des pays qu'elle pille via l'evasion fiscale". Poids du secteur bancaire dans l'économie suisse = 9,6% (source : swissbanking), et cela comprend toutes les banques, donc également celles n'ayant rien à voir avec la gestion de fortune et donc l'évasion fiscale... L'évasion fiscale représente donc au maximum 1/20 du PIB. La Suisse, au contraire de la France, dispose d'une industrie en parfaite santé et près de la moitié de ses exportations proviennent des produits pharmaceutiques et chimiques (source : Office fédéral de la statistique). Cessez donc, je vous prie, de mettre en exergue votre ignorance.
Réponse de le 10/06/2013 à 21:53 :
Le secteur financier suisse ne représente que 10% de son PIB. La vraie richesse de la Suisse c'est son industrie. Il y a une quantité incommensurable de PME industrielles suisses actives dans les secteurs à haute valeur ajoutée tels que la micro technique, les nanotechnologies, la biotechnologie, la chimie, la pharmacie et l'électronique. Sans compter les multinationales industrielles suisses comme Nestlé, Roche, Novartis, ABB, Oerlikon, Sulzer, Schindler, Syngenta, Swatch Group, Leica Geosystem, Stadler Rail, Richemont, et bien d'autres encore. La Suisse est le pays le plus industrialisé au monde proportionnellement à son nombre d'habitants... Elle est également l'un des pays les plus compétitifs et les plus innovants.... D'autres questions?
Réponse de le 10/06/2013 à 23:06 :
vous oubliez beaucoup de choses : qualité des cliniques, des ecoles........
a écrit le 10/06/2013 à 18:26 :
La Suisse n'a pas les memes obligations que la France :nous sommes obligés de siéger au conseil de sécurité de l'ONU,les Suisses n'ont pas de marine militaire.Il ya plein de raisons pour lesquelles notre pays doit dépenser plus,c'est un faux débat
Réponse de le 10/06/2013 à 18:41 :
chez nous ce n'est pas mieux' avec des dépenses militaire somptueuses NOUS N'AVONS RIEN GAGNE DEPUIS NAPOLÉON!!
Réponse de le 10/06/2013 à 18:46 :
Exactement, qu'on compare la France avec le r-u, ou si on veut rester dans les comparaisons fantaisistes comparons la France et le soudan
Réponse de le 10/06/2013 à 21:04 :
ah les gens de mauvaise foi, et oui tous vos arguments pour essayer de justifier la mauvaise gestion de la France pour les politiques anti libéraux, et ce n'est pas l'armée qui coute le plus cher en France, mais les millions de fonctionnaires en trop, l'hyper fiscalisme, l?assistanat généralisé et les privilèges éhontés des ministères, des députés et des hauts fonctionnaires, en passant par toutes les mafias payées avec l'argent des contribuables comme les syndicats, etc..Et oui la France est devenue un enfer fiscal à cause de tout cela, que cela vous plaise ou non.
Réponse de le 11/06/2013 à 10:07 :
"élu ps" est un troll, ne le nourrissez pas... toutes ses interventions sont totalement absurdes, même si parfois bien comiques il faut le reconnaître (le coup de la marine militaire fallait quand même oser, ça doit représenter même pas 1% du PIB...)
a écrit le 10/06/2013 à 18:04 :
Moi je ne connais pas la Suisse mais je connais beaucoup de gens qui vont placer ou ont placé des fortunes en Suisse que leurs banquiers ont accueilli a bras ouvert dans des comptes anonymes numérotés alors la démocratie suisse peut être mais reconnaissez que le bien être des Suisses vient aussi de ce qu'elle est une place financière mondiale de blanchiment d'argent!
Réponse de le 10/06/2013 à 19:38 :
Les comptes anonymes numérotés n'existent plus depuis 1992. Quant au blanchiment d'argent, la Suisse dispose des règles les plus strictes en la matière (faites des recherches sur le formulaire T visant l'identification de l'ayant droit économique, l'art. 9 de la Loi contre le blanchiment d'argent ainsi que l'art. 305bis & 305ter du Code pénal). Peut-être serait-ce utile de se renseigner avant d'avancer pareilles contre-vérités ?
a écrit le 10/06/2013 à 17:52 :
Les chiffres de deficit cités dans le tableau de M Chappaz son en % du PNB, ce qui ne veut rien dire, c'est une ellipse reprise en ch?ur par les ignares journalistes -pardon pour le pléonasme-. Et un deficit de 5% du PNB avec 20% d'endettement n'est pas la même chose qu'avec 90% . Le chapeau d'article parle de dépenses supérieures de 20% aux recettes, le chiffre réel semblerait pus proche de 35%, -mais personne ne va chercher les chiffres-et encore, provisions pour retraites zappées). Les français s'en fichent. Les Suisses, eux ont refusé que leur pays adhère à l'ONU, pour économiser la cotisation à ce club. Ce qui ne les empêche pas d'héberger l'un des sièges de l'ONU. Moralité, la France est tellement au bout du rouleau que comme l'a dit le CEMA récemment, l'armée de terre va tomber presque au format de l'armée suisse: Opinel contre Victorinox.
A méditer.
Réponse de le 11/06/2013 à 8:52 :
La suisse fait partie de l'ONU depuis 2002:
http://www.swissinfo.ch/fre/Suisse-ONU:_une_longue_histoire&%238230%20.html?cid=2913570

Faut actualiser ces infos :D
a écrit le 10/06/2013 à 17:36 :
http://agefi.com/fileadmin/user_upload/documents/Hollande_en_Suisse/Agefi_Supplement_France_19.11.2012_PDF_light.pdf
Réponse de le 10/06/2013 à 22:32 :
Excellent document!!
a écrit le 10/06/2013 à 17:26 :
l auteur oublie aussi une caracteristique du systeme suisse. On traite son personnel bien mieux qu en france (enfin dans la partie alemanique, pour les romand je ne sais pas).
Le systeme francais c est : si tu es pas content, tu prends la porte. Et on va essayer de gratter autant que possible (d ou des situations antagonistes de type CGT/medef. l un va justifier que les gens soient paye a rien faire et l autre trouve normal de faire travailler les gens gratuitement (heure sup gratuite ou stagiaire). Ce n est d ailleurs pas limite aux traveaux avec peu de VA, on a le meme phenomene en SSII avec des societes de type Altran
Réponse de le 10/06/2013 à 17:41 :
Bonjour, pourriez vous m'expliquer comment on met à la porte quelqu'un qui n'est pas content sans que cela coûte de six mois à un an de salaire?
Suis je le seul patron à qui cela est arrivé?
Je suis preneur de toute suggestion sur la meilleure façon de mettre à la porte les mécontents et les faignants sans que cela coûte un bras?
D'avance merci
Réponse de le 10/06/2013 à 17:58 :
Déjà si vous avez du personnel mécontent et/ou feignant(et non FAIgnant), il faudrait peut être vous poser la question de savoir pourquoi et pour les paresseux comment il se fait que vous les ayez embauchés??? un salarié mécontent si cela existe encore il y a toujours ou presque une raison rationnelle(faible rémunération, conditions de travail limites). Que FDA ballai déjà devant sa porte!
Réponse de le 10/06/2013 à 18:15 :
Balaie avec un e et sans l, monsieur le donneur de leçons. Je faisais référence à la phrase de ex altran. Je le cite :"Le système français c est : si tu es pas content, tu prends la porte."
Il parle bien d'un système et c'est pour cela que je lui demande conseil.

Pour votre information, on peut avoir des paresseux sans les avoir embauchés dans le cas d'une reprise d' entreprise. Et puis certains ne sont pas les mêmes pendant et après la période d'essai.
Réponse de le 10/06/2013 à 20:33 :
Attention, pour les SSII on ne parle pas d'agissements de patrons. On parle d'agissements de salariés! Ces salariés sont des commerciaux issus de formations très faibles, souvent très peu éduqués, et qui ont été dressés à forcer les ventes (c'est à dire à mentir de façon éhontée pour arriver à leur fin). Ces petits caïds sans morale, les SSII en font des managers... Et ils ne durent que le temps que le client se lasse ou se fâche. On est arrivé à ce système parce que les SSII ne servent plus qu'à fournir de la main d'oeuvre. Les ingénieurs ne représentent plus rien d'autre qu'une marchandise!
Réponse de le 11/06/2013 à 15:31 :
@FDA
Mon texte disait que c etait une menace "si tu n es pas content, tu peux demissionner, la porte est grande ouverte. VU qu il y a plein de chomeurs, c est facile de te remplacer"
Sinon pour virer quelqu un, il y a plein de methode vicieuses en france. par ex faire craquer les gens comme a france telecom. Vous pouvez aussi muter les gens a l autre bout de la france (tres efficace si la personne est mariee et proprietaire)
Il y a aussi la rupture conventionnelle. et vu que le preavis est au plus de 3 mois en france, un licenciement ne vous coutera jamais 6 a 12 mois de salaire
a écrit le 10/06/2013 à 17:24 :
la bande a LÉNINE devrais nous remercier de notre contribution ,mais je vous rassure au train et aux vitesses des prélèvements il ne vas pas rester grand chose a part des dettes quand IL N'Y A PLUS D'ARGENT LES SOCIALISTES DISPARAISSENT (SIR W. CHURCHILL"
a écrit le 10/06/2013 à 17:24 :
Pourquoi ce jeune homme qui prétend qu'il suffit de se "bouger" pour résoudre les pb de chômage est-il parti en Suisse ? Il pouvait tout aussi bien se bouger en France. Ça fait des années qu'il y a des français qui bossent et ne connaissent pas les 35h non plus y compris parmi les salariés pas tjs complètement rémunéré pour ça (comment expliquer que par plus d'exploitation notre taux de productivité ?). Mais c'est vrai - là je le rejoins sans rejoindre toutes ses conclusions - qu'on a juste l'impression que c'est pour 2 choses : 1/ accroître la part des profits, 2/ accroître la part des prélèvements. Au milieu des 2, effectivement, on n'a plus qu'à se flinguer.
a écrit le 10/06/2013 à 17:23 :
La comparaison est bonne mais aussi un peu facile.
La France est exsangue à cause de beaucoup de choses, en autre la médiocrité d'une partie de ses élites.
La Suisse n'est cependant pas le paradis que vous decrivez. J'y vis depuis + de 16 ans, et si j'admets que leurs systeme éducatif est bien meilleur que le systeme français qui est une machine à produire chomeurs et contestataires, le droit du travail Suisse est trés rudimentaire, et une grande partie du business, principalement en Suisse alemanique, et très "mafieux".
Un très fort corporatisme protege des entreprises absolument pas competitives,
Quand au temps de travail, vous obliez de parler des particularités locales qui font qu'il y a un nombre important de jours non travaillés ( fêtes cantonales, sabtical, 3 semaines d'armée tous les ans jusqu'à 38 ans,...).
Cependant la Suisse a un très grand avantage, c'est qu'ils ont fait du "Made in Switzerland" un gage de qualité mondial, qui leurs permet de vendre des oeufs de saumon au prix du caviar...!
Felicitations au Suisse pour leurs excellent "branding".
Réponse de le 11/06/2013 à 9:57 :
Ben les entreprises peu compétitives font visiblement de la Suisse le pays le plus stable, le plus innovant et le plus productif du monde, devant les USA. (C'est même les américains qui le disent).
Alors imaginez si la Suisse avait des entreprises compétitives! ;-)
a écrit le 10/06/2013 à 17:13 :
Mais si votre grand père ou grand mère n'est pas suisse, même avec votre fort accent, vous ne serez jamais un "bon" suisse.
Et pour les autre métèques comme moi, et bien le permis C : un peu comme les pakistanais au Qatar !
Pas d'argent, pas de Suisse ... pas suisse, point d'argent
Réponse de le 10/06/2013 à 17:37 :
Oui. Vous avez raison. Pour les Suisses, le monde est organisé de la façon suivante: Il y a Dieu, puis les bons suisses, et enfin le reste du Monde. La Suisse étant le Paradis que le reste du Monde jalouse...
Il peut bien evidemment y avoir quelques places au paradis, mais pour les riches uniquement...
Réponse de le 10/06/2013 à 18:01 :
Wilfried il n'y a pas qu'en Suisse ou c'est le paradis puisque l'enfer c'est la France, avec Cuba et la Corée du Nord.
Réponse de le 10/06/2013 à 19:44 :
...des pauvres zigues venus en France pour voir s'ils furent mieux traités par les Gaulois !
Ca m'étonnerait qu'ils l'aient été. Tous les peuples du monde sont les mêmes : t'es pas de chez nous ? t'as pas tous les droits... C'est un fait. Je constate, sans défendre. Les Italiens qui ont précédé les Espagnols, et puis les Portuguais, sans parler de tous les autres... Le Français est dans la norme de l'être humain c'est tout... Il ne vaut guère plus (ni moins). Il adore par contre donner ses conseils... La France partage encore une chose avec la Suisse : les derniers pays européens à avoir accordé le droit de vote aux femmes !!!
a écrit le 10/06/2013 à 16:55 :
Je note que l'auteur n'a pas jugé bon de préciser les taux d'endettement des Etats-Unis et du Japon, curieux hasard...

N'osons pas évoquer le Danemark qui, malgré des dépenses publiques supérieures, a une dette moitié moindre que la France.

Beaucoup de poncifs dans cet article, et peu de fond.

Bien qu'étant libéral, je trouve l'article digne d'un lycéen de 1ère économique, c'est dire.
Réponse de le 10/06/2013 à 18:08 :
Les USA et le Japon font de la sur impression monétaire au quotidien, ce que ne font pas les Suisses, et le Danemark a un autre modèle ou les impots payent tous les services publiques, pas en France ou l'on paie deux fois (un fois entant que contribuable et une autre entant que client) et trois fois trop cher pour des services qui se dégradent car mal gérés.
a écrit le 10/06/2013 à 16:55 :
Merci pour cet article de grande qualité, ça change de Santi. La réussite de la Suisse est son libéralisme qui prouve, encore une fois, qu'il est d'abord favorable aux plus modestes, comme à tous. Merci encore.
a écrit le 10/06/2013 à 16:53 :
La suisse est une société moderne; vous créez votre entreprise, vous pouvez licencier facilement, retrouver un job facilement et il y a des entreprises compétitives; Nestlé, Roche, ABB et des milliers de "grosses" ETI, un vrai Mittelstand Suisse. C'est une fédération, elle est démocratique et il y a des entreprises privés avec un état au service des citoyens, c'est tout. Et elle profite de l'euro, du marché intracommunautaire, mais elle n'y participe pas...
a écrit le 10/06/2013 à 16:50 :
Ce qui marche en suisse ne marchera pas en france. L auteur l ecrit lui meme: "Très décentralisé: les cantons décident presque tout à leur niveau, sans pour autant être atteints de folie des grandeurs comme les régions et départements français"
En france, un homme politique s il veut etre elu doit depenser, entretenir sa clientele electorale. S il vit sur la bete, c est aussi parfaitement tolere. Les elus pourris se font reelire sans probleme (cf tiberi ou balkany)
Quant a croire que l UMP au pouvoir va prendre une direction sensiblement differente de l actuelle, c est rever. L UMP a aussi ses clienteles: paysans, taxi, notaire, pharmaciens ...
Réponse de le 10/06/2013 à 16:58 :
L'UMP c'est le conservatisme, les socialistes et autres sont des collectivistes, aucun d'entre eux, l'UMPS, ne prone pas le libéralisme, qui fonctionne partout ou on veut bien l'accepter, mais pour cela il faut comprendre que ceux qui critiquent le libéralisme le font la plus part du temps uniquement pour préserver leurs interets personnels bien souvent issus de l'argent des autres, des contribuables. C'est possible que la France devienne libérale, il n'ya aucune raison du contraire, d'autant plus que c'est elle qui l'a inventé. Lisez les écrits de Bastia, par exemple, grand penseur humaniste et libéral du 19 eme siècle.
Réponse de le 10/06/2013 à 17:21 :
la france actuelle n a plus grand chose a voir avec celle de Bastiat (mort en 1850)
On est malheureusement englue dans un systeme qui favorise l immobilisme (si on reforme on mecontente des gens qui le font payer aux prochaines elections. les resultats sont eux visible bien plus tard, trop tard pour se faire reelire)
Pire, avec une population vieillissante, on va aller vers plus en plus de conservatisme. Et tout sera sacrifie pour payer les retraites et assurer aux baby boomers des soins medicaux
Réponse de le 10/06/2013 à 18:00 :
à cdg effectivement on est plus au 19 eme mais les principes du libéralisme fonctionnent, la preuve puisque la Suisse (et d'autres) les applique et les résultats sont décrits ci dessus. Libre à la France de le faire, mais on vit effectivement dans un pays tellement conditionnée par l'anti libéralisme que les résultats de cette politique du pire sont visibles par tous. Il n'en tient qu'à nous de changer pour ce qui fonctionne plutot que de s'accrocher à ce qu ne fonctionne pas.
a écrit le 10/06/2013 à 16:49 :
Oui, oui, tout est simple, il nous manque les hommes politiques capable de faire ça, en attendant ceux qui travaillent payent...

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