La Bourse de Paris parvient à rebondir

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Après une journée noire de part et d'autre de l'Atlantique, jeudi, les indices boursiers européens, encore engourdis par les dégagements de la veille, sont finalement parvenus à rebondir. Mais sans grande conviction.

Il est des lendemains plus difficiles que d'autres. En l'occurence, la vague baissière qui a emporté hier l'ensemble des indices mondiaux sur fond de craintes d'entrée en récession des économies occidendales, a laissé des traces. Après être passé jeudi, pour la première fois depuis le 31 mars 2009, sous la barre des 2.800 points en clôture, le CAC 40 a bien eu du mal à rebondir mais il y est finalement parvenu.

A la clôture des marchés l'indice vedette de la place parisienne a conclu sur un gain de 1,02 % à 2.810,11 pts. Une hausse certes mais qui n'efface bien sûr pas les stigmates de jeudi puisque sur la semaine, le CAC 40 enregistre un recul de 7,29 %.

Les marchés ont été paralysés, vendredi, par les risques qui pèsent sur l'économie mondiale, en particulier aux Etats-Unis et en Europe et se montraient desespérés du manque de réponses politiques. Même si les propos d'un membre du conseil des gouverneurs de la BCE, laissant entendre une réintroduction des opérations de refinancement à un an pour les banques ont profité au secteur bancaire. 

Les grands argentiers des principaux pays de la planète, réunis depuis jeudi à Washington à l'occasion d'un sommet du G20, se sont engagés à préserver la stabilité et la liquidité du secteur bancaire, mais aucune mesure précise n'a été annoncée.

"Les véritables décisions sont renvoyées au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra à Cannes, les 3 et 4 novembre", déplorent pour leur part les analystes d'Aurel BGC. Ces inquiétudes s'ajoutaient à la persistance de la crise de la dette en zone euro et des doutes quant au sauvetage de la Grèce.

Toute la question est maintenant de savoir si le marché est entré dans une phase de capitulation, caractérisée par de forts mouvements de ventes sans distinguo entre les différentes classes d'actifs comme au lendemain de la chute de Lehman Brothers, ou si l'heure du rebond a sonné. Difficile à dire.

" La violente correction des marchés actions, la chute de l'euro, le recul du pétrole et l'envolée des marchés obligataires sont impressionnants et traduisent l'adhésion des investisseurs à des scénarios très noirs. Le risque de récession, la crise grecque et le risque de contamination à d'autres pays souverains, un crédit crunch, les craintes de crise de liquidité ou de solvabilité d'une banque... tous ces éléments peuvent justifier les mouvements extrêmes sur les marchés." note les équipes d'Aurel-BGC. Et d'ajouter : "le risque souverain est un élément justifiant une décote durable des actions européennes, et notamment des valeurs financières."

Alors que la journée a été plutôt pauvre en statistiques macroéconomiques, les valeurs cycliques ont été une fois de plus affectées par les craintes d'une récession économique.

Les valeurs bancaires ont tout de même profiter des déclarations des ministres des finances du G20. A l'image des hausses de BNP Paribas (+9,79%), de Société Générale (+8,76%) et de Crédit Agricole (+4,78%) qui ont signé les trois plus fortes hausses du CAC 40.

A conrario, les valeurs cycliques ont subi de forts dégagements . Pour preuve, Technip (-3,93% ), Alstom  (-2,52 %) et Safran (-2,08 %) figurent parmi les plus fortes baisses de l'indice.

Sur les marchés des changes, l'euro cèdait toujours du terrain face au billet vert. A la clôture des marchés, un europ s'échangeait moins de 1,35 dolllar. Dans le même temps, du côté des matières premières, les cours du pétrole s'enfonçaient dans le rouge à l'image du baril de brent qui s'échangeait moins de 80 dollars tandis que l'once d'or reculait de 4 % à 1670,94 dollars.

 

 

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