Le "Make Money" est mort, vive le "Love Money" !

A l'heure où trouver des financements pour donner naissance à un projet relève du parcours du combattant, voir de la mission impossible, voici une nouvelle façon de permettre à ceux qui portent en germe une idée lumineuse de trouver les premiers fonds indispensables à l'ébauche de leur business plan, et pour les business angels, de faire une place à l'affectif dans leurs choix d'investissement. Bienvenue au concept de "Love money'"...

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(Crédits : REUTERS)

Cette nouvelle façon d'investir, que les techniciens ont rebaptisée « l'investissement affectif de proximité » permet aux investisseurs d'accompagner le développement de projets dans lesquels ils croient, jusqu'à la création de jeunes pousses qui peuvent parfois donner lieu à des belles success story, comme celle de Groupon aux Etats-Unis ou celle de the Kooples en France. Pour ces business angels, le but premier n'est la maximisation du gain, mais plutôt l'accompagnement du projet jusqu'à son aboutissement. En pariant sur un projet, ils acceptent ainsi le risque de subir une éventuelle perte, et restent à ce titre bienveillant et à l'écoute des apprentis entrepreneurs qui bâtissent leur business plan.

Incitations fiscales

Pour l'entrepreneur, le principal avantage du "love money" réside dans le fait qu'il permet de mobiliser 100% de son temps et des ses ressources intellectuelles à la construction de son business plan et non à l'accès au financement comme c'est trop souvent le cas pour le circuit classique. De plus, l'apport de capitaux arrive au moment le plus essentiel, alors que l'activité de la société n'est encore qu'au stade de projet, ce qui permet au chef d'entreprise d'avoir toutes les cartes en mains pour se consacrer sereinement au développement de l'activité et dans une autre optique que la quête exclusive de la rentabilité.

Enfin, il existe pour les investisseurs adeptes du "love money" quelques incitations fiscales pour les particuliers désireux de mettre une partie de leur patrimoine dans des entreprises non cotées. Un couple peut ainsi déduire de son impôt sur le revenu jusqu'à 18 000 euros par an investis dans une entreprise en création. Ceux qui sont assujettis à l'ISF peuvent également déduire 50?% de leur participation au capital d'une PME, avec un plafond de 45?000?euros.

Une quarantaine de sites en France

Mais plus que les incitations fiscales, c'est grâce à l'essor d'Internet que le « love money » pourrait connaitre son apogée. Alors qu'auparavant, faire rencontrer le « bon » business angel avec le créateur de projet était difficile pour toutes sortes de raisons (par manque d'information, éloignement géographique.. etc) désormais, ils peuvent passer par une plateforme Internet dont l'objet est exclusivement de mettre en contact les uns avec les autres. Cette technique, le "crowdfunding", permet de multiplier le nombre des investisseurs, tout en réduisant le montant moyen engagé. En France, Kiss kiss bank bank est l'un des leaders de cette nouvelle technique de financement. Il existe déjà dans l'Hexagone une quarantaine de sites de ce type, qu'ils soient généralistes ou spécialisés. Transposé au domaine de la création musicale, le site Mymajor.com, permet ainsi aux particuliers de financer un artiste qu'ils apprécient pour qu'il produise son album. A peine crée, le site, tout comme les artistes qui ont récolté suffisamment d'argent pour produire leur album, font déjà un carton plein. Si le 'love money' et le 'crowdfunding ' n'en sont qu'à leur premiers pas, cette forme d'investissement alternative est promise à un avenir radieux.

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Commentaire 1
à écrit le 13/01/2013 à 18:37
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C'est "MyMajorCompany.com" et non "MyMajor.com"

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