Les Bourses européennes reprennent leur souffle

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Paris a terminé en légère baisse (-0,11%), la Bourse de Francfort a terminé en léger repli (-0,20%) et Londres en quasi-équilibre (+0,06%).

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse mercredi (-0,11%), après trois journées de hausse d'affilée, dans un marché qui a tourné au ralenti en raison de la fermeture des marchés américains.
L'indice CAC 40 a perdu 3,45 points à 3.267,75 points, dans un volume d'échanges très faible de 2,045 milliards d'euros.
Le marché parisien a connu une séance peu animée en l'absence de nombreux investisseurs puisque Wall Street, boussole habituelle des places boursières européennes, était fermée pour cause de jour férié (Fête de l'Indépendance).
Il en a profité pour reprendre son souffle après avoir gagné 7,19% lors des trois précédentes séances grâce aux avancées du sommet de Bruxelles concernant la zone euro vendredi dernier.
"Les volumes sont peu conséquents. Le marché est en roue en libre après le fort rebond depuis le sommet", souligne Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse.
Du coup, l'heure est à la prudence "à la veille d'une réunion de comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE)", estiment les analystes chez IG Markets.
Les investisseurs sont nombreux à anticiper une baisse d'un quart de point du taux directeur de la BCE, actuellement à son plus bas niveau historique (à 1%), au moment où l'inflation semble maîtrisée et où l'activité économique de la zone euro patine.
Parmi les valeurs, les banques ont évolué en ordre dispersé. BNP Paribas a perdu 0,64% à 31,02 euros tandis que Crédit Agricole a pris 0,19% à 3,76 euros et Société Générale 0,96% à 18,85 euros.
Vivendi a gagné 0,44% à 14,93 euros, malgré la menace de Standard and Poor's sur la note du groupe, placée sous surveillance négative en raison "des incertitudes sur la stratégie". Vivendi est secoué par une crise de gouvernance après le départ du président du directoire Jean-Bernard Lévy.

 

La Bourse de Francfort a fini mercredi en légère baisse au terme d'une séance calme, ralentie par la fermeture de Wall Street, qui lui a permis de reprendre son souffle après trois jours de forte progression.
Le Dax des trente valeurs vedettes a lâché 0,20% pour terminer à 6.564,80 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a grappillé 0,43% à 10.690,58 points. Le Dax avait pris plus de 1% respectivement lundi et mardi, après une envolée de plus de 4% vendredi, et s'est accordé une pause en ce jour de fête de l'Indépendance aux Etats-Unis.
Fresenius (+0,55% à 83,60 euros) a repris quelques couleurs après avoir dégringolé en raison de l'échec d'une tentative de rachat dans le secteur des cliniques privées.
Dans le rouge EON a lâché 1,57% à 16,92 euros. Déjà chahuté la veille, le numéro un allemand de l'énergie n'a guère séduit le marché avec son relèvement de prévisions, conséquence d'une renégociation fructueuse de ses contrats d'achat de gaz au russe Gazprom.
JPMorgan a d'ailleurs décidé de dégrader sa recommandation pour le titre, à "neutre" contre "surpondération" auparavant. La banque a salué l'accord trouvé avec Gazprom, mais jugé dans le même temps que le potentiel de hausse de l'action d'EON se trouvait désormais épuisé.
L'action du grand rival RWE, lequel n'a pas encore bouclé ses discussions avec Gazprom, a pris au contraire 0,42% à 33,46 euros.
Sur le MDax Sky Deutschland s'est apprécié de 0,27% à 2,92 euros. Selon certaines rumeurs le groupe de télévision payante, abonné aux pertes depuis plusieurs années, aurait réalisé un bénéfice d'exploitation au deuxième trimestre. Les investisseurs attendaient de voir avant de se réjouir trop vite. Les résultats trimestriels de la société sont attendus le 14 août.

 

La Bourse de Londres a terminé la séance de mercredi en quasi-équilibre, avec une petite baisse de 0,06% à 5.684,47 points, dans une séance sans relief en raison d'un jour férié aux Etats-Unis et dominée par l'audition de l'ancien patron de Barclays par des députés sur le scandale du Libor.

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