La Grèce a toutes les raisons d'espérer un allongement de la dette en 2018

Lors de la réunion de l'Eurogroupe, les ministres des Finances de la zone euro se sont engagés à alléger à terme la dette grecque si certaines conditions sont réunies, ce qui a convaincu le Fonds monétaire international de soutenir un nouveau plan de sauvetage en faveur d'Athènes.
(Crédits : Reuters)

Lors de la réunion de l'Eurogroupe, les ministres des Finances de la zone euro se sont engagés à alléger à terme la dette grecque si certaines conditions sont réunies, ce qui a convaincu le Fonds monétaire international de soutenir un nouveau plan de sauvetage en faveur d'Athènes.

Les ministres des finances ont donné leur feu vert au déblocage de 10,3 milliards d'euros de fonds destinés à la Grèce, une mesure qui récompense notamment les efforts budgétaires consentis par la coalition d'Alexis Tsipras. Une première tranche de 7,5 milliards d'euros sera allouée le mois prochain, suivie d'une autre de 2,8 milliards.

Plus important encore, les ministres des Finances se sont mis d'accord sur le principe d'un allègement de la dette en 2018, dans le cas de figure où le pays en aurait besoin pour se conformer aux critères du plan de sauvetage.

Toutefois, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble s'est abstenu dans l'immédiat de tout engagement de rééchelonner la dette grecque par crainte de se mettre à dos le parlement avant les élections législatives. Mais l'Allemagne tenait à ce que le FMI prenne part au nouveau plan de sauvetage, tout en résistant aux demandes d'allègement de la dette.

L'accord est un "acte de confiance" envers la Grèce d'aujourd'hui, a déclaré Michel Sapin en sortant de la réunion. Le ministre français des Finances a précisé que l'accord était exhaustif et comprenait des mesures à court, moyen et long terme sur la dette.

Les grecs eux se réjouissent. "Nous avons des raisons d'être optimiste et de penser qu'il peut s'agir d'un nouveau départ, transformant le cercle vicieux grec de 'mesures de récession - récession' en une situation où les investisseurs ont la voie libre pour investir en Grèce", a dit le ministre des Finances grec, Euclide Tsakalotos.

Le FMI quant à lui estime depuis longtemps qu'un allègement du fardeau de la dette grecque est indispensable pour permettre au pays de rendre ses finances publiques soutenables.

L'accord n'offre toutefois pas d'allègement immédiat, et ne promet pas que les remboursements grecs seront réduits, mais il énonce un critère pour que la dette soit allégée : Athènes doit maintenir ses besoins de financement bruts en-dessous de 15% du PIB à moyen terme, et à long terme en-dessous de 20%.

"L'Eurogroupe a donné son accord à une série de mesures sur la dette qui seront mises en place progressivement, selon les besoins, afin de se conformer aux seuils convenus sur les besoins de financement bruts", précise un communiqué.

Cet allègement pourra s'effectue par différents moyens comme un allongement des échéances, mais pas par une réduction du montant nominal de la dette, ont indiqué des responsables de la zone euro.

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