La grenouille et la licorne : la fable de la valorisation

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Marc Fiorentino.
Marc Fiorentino. (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Le milliard ! le milliard ! le milliard !

C'est devenu l'objectif, le rêve, le Graal pour les start-ups.

Valoir plus d'un milliard d'euros.

Vite. À tout prix.

Devenir une "licorne".

C'est même devenue une obsession.

Mais ces valorisations sont-elles réelles ou faciales, pour ne pas dire factices?

Je vous avais promis de traiter le sujet de la valorisation des entreprises : allons-y...

TANT MIEUX
Oui, tant mieux.
Quand on aime les entreprises et surtout les entrepreneurs et les entrepreneuses, on ne peut que se réjouir de cette envolée, de cet enthousiasme, de cet engouement.
Créer des entreprises.
Les développer.
Les faire croître.
Bravo.
Tout ce qui peut aider les start-ups, les start-uppeurs/uppeuses, surtout en France où nous accusons encore du retard, est bienvenu.

MAIS
attention.
Cette course à la valorisation, cette obsession de la valorisation, peut devenir dangereuse.
Contre-productive.
Désolé d'être rabat-joie mais on l'a vu lors de l'explosion de la bulle internet.
Il faut de la croissance.
Mais il faut aussi de la rentabilité, aujourd'hui ou, au moins, demain.
Aujourd'hui, le critère de succès d'une start-up est bien souvent le montant de sa levée de fonds et sa valorisation.
Ce sont d'ailleurs les critères qui ont été retenus pour le Next40, le nouvel indice des "stars et futures stars de la tech".
Mais le jour où pour des raisons exogènes, on n'arrive plus à lever de fonds, si on n'est pas rentable, c'est la fin de l'histoire.

LES MÉTHODES CLASSIQUES DE VALORISATION
Mais revenons à la valorisation.
Comment valorise-t-on une entreprise ?
Il existe trois méthodes classiques pour valoriser une société.
- La première, le DCF (Discounted Cash Flow) repose sur l'idée que la valeur d'entreprise est égale à l'ensemble de la trésorerie qu'elle générera jusqu'à la fin de sa vie... Cette...
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Commentaires
a écrit le 20/09/2019 à 16:09 :
Les possédés veulent du gros c'est logique, afin d'avoir de suite des gros dividendes car repus au dumping fiscal et social, sponsorisés par les états ils sont devenus bien trop exigeants, ils veulent le beurre et l'argent du beurre.

Si on était au sein d'un véritable libéralisme, les investissements non subventionnés et donc non protégés par l'argent public iraient dans de bien plus nombreuses mains, il serait bien plus intéressant pour un investisseur de financer toutes petites entreprises, de ne pas voir gros de suite afin de prendre des risques certes mais sur une multitude de cas dont nombreux par probabilités réussiront car là aussi il est plus facile de faire des profits quand on commence petit.

On aurait une économie bien plus saine car englobant bien plus d'acteurs !

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