La tension monte

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Marc Fiorentino.
Marc Fiorentino. (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

On parle beaucoup de l'affrontement entre les États-Unis et la Chine.

Et c'est normal.

Comme le dit The Economist dans sa Une, c'est "a new kind of cold war".

On parle moins de l'affrontement qui se profile avec l'Iran.

Et là, la guerre ne sera pas froide.

L'ESCALADE
Les États-Unis et l'Arabie Saoudite sont entrés dans une phase de confrontation directe avec l'Iran.
Les États-Unis, pour l'instant, sur le terrain des sanctions de plus en plus restrictives.
L'Arabie Saoudite sur le terrain militaire. Pour l'instant, le terrain d'affrontement entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, c'est le Yémen.
La rébellion houthi soutenue par l'Iran a fait sauter des installations pétrolières saoudiennes.
L'Arabie Saoudite a bombardé des positions houthis dans la capitale, Sana'a.

ET CELA NE VA PAS S'ARRÊTER
Les États-Unis évacuent leurs ressortissants d'Irak.
L'Iran semble se préparer à une offensive à travers les groupes terroristes qu'elle contrôle en Irak, ou encore en Syrie.
Les faucons de la Maison Blanche ont gagné: les États-Unis vont aller plus loin.
Trump n'a pas peur que le cours du pétrole s'envole puisque l'Arabie Saoudite a promis de compenser le déficit éventuel de barils sur le marché et que les États-Unis sont totalement indépendants énergétiquement.
La donne a changé.
C'est une guerre chaude. Pas froide.

L'AUTRE GUERRE
Tiède.
On a appris hier que la Chine avait vendu massivement des emprunts d'État américains au mois de mars.
Rappelons que la Chine est devenue le premier créancier des États-Unis.
Une manière de rappeler à Trump qu'il n'a pas toutes les cartes en mains.
La Chine compte bien aussi utiliser l'arme de sa monnaie en provoquant une forte dépréciation "compétitive" si nécessaire.

LE TITRE DU JOUR
Les Échos: "Chômage: pourquoi la baisse se poursuit".
Alors que le taux de chômage n'a...
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Commentaires
a écrit le 17/05/2019 à 17:05 :
Si la Banque de Chine revend des tonnes d'obligations du Trésor Américain, c'est bon pour les taux. Toutefois, le taux court est dans la fourchette 2.25-2.5% donc égal à celui du 10 ans qui est actuellement à 2.37%.
Cette situation s'est déjà produite mais je ne me souviens plus quelle était la raison (vente des obligs US par les Japonais ?)
Cordialement
a écrit le 17/05/2019 à 12:35 :
"Comme le dit The Economist dans sa Une, c'est "a new kind of cold war"."

Ouais ben encore à la ramasse sur un de mes commentaires "the economist" puisque je l'ai fais bien avant cette diffusion... :-)

"“On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ; car on ne l'évite jamais, on la retarde à son désavantage.”" Nicolas Machiavel

Notre si puissante culture européenne, si notre oligarchie l'a complémentent délaissé par dégénérescence au moins profite visiblement à notre enfant prodige qu'est l'amérique.


"jeudi 9 milliards à des taux négatifs."

Pourrait on vous confier la mission de surveiller si ces taux négatifs seront bien payés par les banques svp ? Après la déclaration des autorités européennes qui veulent que les finances publiques leur remboursent les taux négatifs j'ai un sérieux doute là...

"C'est le retour des 90km/h sur les départementales,"

Quelle dramatique faiblesse de notre gouvernement et de son président, j'espère que Philippe va acter cette stupidité purement électorale et démissionner. C'est là qu'on va voir s'il en a vraiment... Pour ma part je continuerais à rouler à 80.
a écrit le 17/05/2019 à 12:04 :
et Lire la suite Pourquoi pas nous ? Je répons oui mais ? car dans les pays anglo-saxons les entreprises lors de leur recrutement ne sont pas arc-boutés sur les diplômes faisant valoir le savoir-être, l'expérience... question de culture... La France noyée par la bureaucratie et administrative de ses hauts fonctionnaires ont fait de notre pays un pays de diplôme... Lorsque l'on regarde les grandes réussites des entrepreneurs anglo-saxons beaucoup n'ont pas le Bac simplement se sont formés dans leur domaine qui les passionnés qui est un gage de réussite.

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