Le titre Heineken trébuche en Bourse après la révision des objectifs

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(Crédits : Heinz-Peter Bader)
Le brasseur néerlandais Heineken a vu son titre en Bourse chuter lundi suite à l'annonce de la révision à la baisse de ses objectifs malgré un bénéfice net en hausse de 9,1% à 950 millions d'euros pour le premier semestre.

Heineken, le deuxième brasseur mondial, a abaissé lundi son objectif de marge pour l'ensemble de l'année au vu d'un bénéfice inférieur aux attentes au premier semestre, ce qui l'a fait trébucher en Bourse.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 10,8 milliards d'euros, en hausse de 4,2%, mais tenant compte des marges encore inférieures à la moyenne du groupe au Brésil et de l'impact négatif des taux de change, le groupe néerlandais, propriétaire de la bière éponyme mais aussi des marques Tiger et Sol, prévoit que sa marge d'exploitation baissera de 20 points de base alors qu'il prévoyait une hausse de 25 points de base précédemment.

Les volumes vendus ont enregistré leur plus forte progression dans les deux marchés les plus rentables du groupe, le Vietnam et le Mexique, mais ont aussi augmenté au Brésil, au Cambodge, en Afrique du Sud, en Ethiopie et en Russie.

Coté à la Bourse d'Amsterdam, Heineken chutait de 5,65% à 87,14 euros vers 09h30 (07h30 GMT) dans un indice en baisse de 0,50%.

En avril, le groupe disait encore viser une amélioration de la marge opérationnelle d'environ 25 points de base, mais "cet objectif doit désormais être révisé", a déclaré Heineken.

Pas de réelle effet "Coupe du monde"

"Les conditions économiques devraient rester volatiles et nous attendons un impact négatif des taux de change comparable à celui de 2017 sur le chiffre d'affaires et le résultat d'exploitation", a indiqué le brasseur dans un communiqué.

"La marge a été inférieure à celle de l'année dernière, principalement en raison de la consolidation de Brasil Kirin, des effets de change défavorables et de la hausse des coûts de production", a déclaré le PDG Jean-François van Boxmeer dans un communiqué.

Après diverses acquisitions l'an dernier (Brasil Kirin au Brésil, Lagunitas aux États-Unis...), Heineken a ouvert fin février une brasserie à Meoqui au Mexique, sa septième dans ce pays, un investissement de 500 millions de dollars.

Le brasseur peut toutefois se réjouir de la hausse des ventes de bière: sur la première moitié de l'année 2018, Heineken enregistre une progression des volumes de 7,5%, poursuivant ainsi sur une dynamique positive dans toutes les régions, avec notamment une croissance à deux chiffres au Brésil, Afrique du Sud, Russie, Nigeria, Mexique et dans plusieurs pays d'Europe.

Le groupe continue de bénéficier de plateformes de sponsoring mondiales telles que la Ligue des champions de l'UEFA et la Formule 1, indique le brasseur, notant également une "forte performance" de la bière sans alcool Heineken 0.0, lancée au deuxième trimestre 2017 et désormais disponible sur 33 marchés.

Fondé au XIXe siècle à Amsterdam, le groupe produit et vend plus de 250 marques de bière et de cidre, dont Heineken, Strongbow et Amstel. Heineken emploie 80.000 personnes dans plus de 70 pays.

(avec agences)

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