Les dominos européens

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino...

L'Europe bascule à nouveau. Et le fossé est à nouveau en train de se creuser entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. Après la Grèce, après le Portugal, c'est au tour de l'Espagne de sanctionner le gouvernement sortant. L'Allemagne et l'Europe sont à nouveau pointées du doigt: elles seraient responsables de tous les maux de ces pays et de la colère de leurs électeurs.

LE BASCULEMENT

Et de trois. Après la Grèce qui a donné le pouvoir à Syriza, après le Portugal qui a basculé vers une coalition de gauche, c'est au tour de l'Espagne de sanctionner un gouvernement sortant sans même donner la majorité à une coalition stable. Si on ajoute à ça le basculement de la Pologne, un autre bon élève Européen, vers le populisme, on a un effet de dominos qui a toutes les raisons d'inquiéter. D'inquiéter les marchés, mais d'inquiéter aussi l'Allemagne qui se retrouve de plus en plus isolée.

L'ALLEMAGNE, BOUC ÉMISSAIRE

L'Allemagne est pointée du doigt après cette série de revers électoraux : le leader de Podemos s'est précipité de déclarer que l'Espagne ne serait plus le vassal de l'Allemagne. Matteo Renzi lui-même donne ce matin une interview au Financial Times dans laquelle il juge que c'est l'austérité imposée par l'Allemagne qui provoque ce mini-séisme. Il est très inquiet. Et considère qu'il a maintenant le droit de critiquer et l'Allemagne et l'Union Européenne, car il a fait le job qu'on lui avait demandé. Il a réformé, il a coupé certaines dépenses publiques. Pour lui l'heure est venue de privilégier l'Europe de la relance à celle de l'austérité si on ne veut pas voir tous les pays basculer vers le populisme ou devenir ingouvernables.

SI L'EUROPE ET L'ALLEMAGNE N'ÉTAIENT PAS LÀ

Cette critique est-elle justifiée ? L'Allemagne et l'Europe sont les boucs émissaires. Sans l'Allemagne et sans l'Europe, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, et le Portugal, seraient en faillite. Ils n'auraient pas pu surmonter leurs crises de la dette. La baisse des taux grâce à la BCE mais aussi grâce à la garantie de l'Allemagne permet à tous ces pays, et à la France aussi d'économiser des dizaines de milliards...

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